• Accueil
  • > Archives pour septembre 2012

La religion des cons

Posté par calebirri le 21 septembre 2012

S’il y a bien une chose que partagent les croyants de toutes les religions, c’est la connerie ! Il faut me pardonner ce langage quelque peu abrupt (qui reviendra plusieurs fois), mais il y a un moment où les termes classiques ne suffisent plus pour exprimer cette insondable bêtise humaine qui consiste à défendre une religion censée prêcher l’amour universel par la haine des autres religions qui prêchent…. la même chose !

Ce qui est en train de se produire en ce moment dans le monde à propos des différentes obédiences religieuses montre à quel point les partisans de l’une ou de l’autre des religions n’ont rien compris aux messages délivrés par celles-ci, car le Dieu qu’ils croient pourtant tout puissant ne peut décemment être sensible à ce genre de preuves d’affection. Qui peut croire enfin qu’on peut s’offusquer d’une caricature d’un prophète dont l’image n’existe pas, qui peut croire qu’en brûlant un livre on entache la toute-puissance supposée d’un Dieu qui se doit d’être au dessus de ces enfantillages, qui peut croire qu’en attaquant un fonctionnaire d’Etat on puisse défendre une religion qu’on croit attaquée ?

Tout ceci est parfaitement ridicule, et ne fait que participer à décrédibiliser toute la philosophie (commune aux trois religions musulmane, juive ou chrétienne) qui se trouve contenue dans des textes qui professent la tolérance et l’amour de son prochain. Aussi ridicules sont les musulmans qui se croient attaqués par un film stupide que le pape qui prêche la tolérance en refusant de tolérer l’extrémisme (on est tolérant ou on ne l’est pas, que diable !), aussi ridicules sont les catholiques qui se croient attaqués par des musulmans que les musulmans qui se croient attaqués par les catholiques…

Tous autant que vous êtes, vous les partisans des diverses religions auxquelles vous n’avez manifestement rien compris, en réalité vous êtes en train de vous faire manipuler. Pas par les musulmans, ni par les catholiques ni par les juifs non plus, mais bien par des politiques avisés qui de tout temps se servent des religions pour vous conduire à des comportements haineux, voire à la guerre, pour mieux cacher les véritables enjeux qui se trament derrière toute cette propagande scandaleuse. Vous vous croyez plus évolués que les hommes du moyen-âge que l’on faisait partir en croisade, vous vous croyez plus savants que vos semblables d’autres cultures et vous croyez même que votre culture est supérieure à celle des autres ? Mais vous n’êtes que des cons, arrogants et sans aucune culture, sans aucun sens historique, sans aucune réflexion.

A quoi, et à qui croyez vous que le choc des civilisations profite ? A votre Dieu, à vous-même ? Non, bougres d’imbéciles, vous servez les intérêts de ceux qui veulent vous cacher qu’à part la guerre et la violence ils n’ont aucune solution à vous proposer pour améliorer votre quotidien ; parce qu’ils ont tellement piqué dans la caisse que plutôt que de l’avouer publiquement et d’attendre que vous vous révoltiez, ils préfèrent vous arnaquer encore une énième fois en détournant votre attention… et vous tombez encore dans le panneau !? Après tous ces siècles de guerres, de massacres inutiles, vous croyez encore aux sornettes qu’on vous vend pour diriger votre colère contre votre semblable, votre frère humain ?

Quand allez-vous donc comprendre que la guerre est ce que recherchent nos dirigeants à court d’idées pour sauver leur peau ? quand comprendrez-vous que la guerre a toujours été le seul moyen de relancer l’économie sans avoir à rechercher les coupables de la misère engendrée par l’action de ceux qui vous envoient sur les champs de bataille ?

Vous vous apprêtez encore une fois à salir les valeurs que vous prétendez défendre, et le pire c’est que pour la plupart, ici comme ailleurs, vous n’y croyez qu’à peine à votre Dieu d’amour universel ; car en réalité vous avez oublié ou renié toutes Ses valeurs dont vous vous revendiquez. Le pardon, la fraternité, la paix, l’amour, qu’en avez-vous fait ? La compassion, la générosité, le partage, où sont-ils passés ? Alors que l’objectif avoué de la plupart des êtres qui peuplent cette planète est la réussite financière qui se crée dans l’individualisme le plus « anti-religieux » qui soit, vous voulez faire la guerre au nom de Dieu? Mais ce Dieu « tout-puissant » a-t-il besoin de votre aide pour le défendre ?

Vous n’êtes qu’une bande de cons, vous les défenseurs d’un Dieu qui doit pleurer de rage devant tant d’incompréhension, et vous vous en mordrez les doigts quand il faudra compter les morts, quand les chefs seront restés les chefs et que vous (et « nous » que vous avez entraîné avec) les esclaves, serez restés esclaves, plus misérables après avoir défendu vos soi-disant « valeurs » qu’avant, après avoir envoyé vos fils et vos filles au casse-pipe soit-disant au nom d’un Dieu (qui ne vous les rendra pas), mais en réalité au nom du capitalisme qui vous aura tout pris. Misérables cons.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans double coup, misère, politique? mensonges | 32 Commentaires »

Et vous, qu’attendez-vous pour vous engager ?

Posté par calebirri le 17 septembre 2012

Lorsque je demande autour de moi ce qui serait susceptible de les faire « bouger », la plupart de mes interlocuteurs me répondent qu’ils en ont déjà assez, mais qu’ils iront « quand les autres y seront allés ». Et c’est tandis que j’interrogeais un ami qui passait par là qu’il me répondit tout de go par cette variante : « j’irai quand tu y seras allé ».

Me voilà donc coincé : cela fait maintenant plus de quatre ans que je pratique le blog de façon plus ou moins intensive, lançant par-ci par-là quelques perches, à vrai dire sans grand espoir de réussite. Mais cela ne m’engage jamais à rien, et me rapporte seulement une sorte de « bonne conscience » à peu de frais . « J’ai fais ce que j’avais à faire », me dis-je plein de compassion pour moi-même, et puis « si rien ne bouge après ça ce ne sera pas de ma faute »… Je lis Paul Jorion, Olivier Berruyer, Frédéric Lordon, Georges Ugeux et plein d’autres encore ; je m’informe dans plein de journaux, j’écoute la radio, tous les jours sans faute. J’envoie parfois des commentaires indignés, souvent des liens vers mes propres articles, espérant désespérément déclencher chez mes lecteurs « l’étincelle » qui emballerait tout… Et à part ça ?

Et c’est sans surprise que certains de mes commentateurs me raillent justement sur ma naïveté. Car ce n’est pas comme ça que les choses se passent.

« Se reposer ou être libre, il faut choisir » disait Thucydide. Et bouger, c’est risquer quelque chose, lui ajouterai-je sans vergogne du haut de mon impudence ; c’est se mettre en danger, son petit confort et ses petites habitudes, ses convictions peut-être…

Alors on préfère aller manifester, en s’achetant pour pas cher une tranquillité qui confine à la lâcheté : cela n’engage à rien – et c’est justement ça le problème. Car si nous ne sommes peut-être pas responsables des événements qui nous oppressent, nous sommes coupables de ne rien faire pour l’empêcher.

Parlons du Bankrun par exemple. Pour ma part je n’irai pas si je suis le seul à le faire ; je sais que tout le monde pense comme moi, et c’est pour cela qu’il ne se passera rien. Je ne peux tout de même pas prendre le risque de me nuire à moi-même !
Tandis que si j’étais certain des autres, j’irai tout aussi certainement qu’eux. J’en conclue donc qu’en réalité ce n’est pas simplement « quand les autres y seront allés » que j’irais, mais quand je serai sûr que les autres iront aussi. Et cela change tout.

Cela implique la confiance en « l’autre », ce qui sous-entend déjà une certaine forme de « lâcher-prise » de notre part, un engagement moral envers les autres qui eux-aussi vous font confiance. Car si nous savons qu’il suffirait que nous nous rassemblions tous derrière une action unique et coordonnée pour qu’elle fonctionne, nous sommes pour le moment incapables de croire sérieusement que cela arrive. Et pourtant « nous sommes les 99% », comment pourrions-nous donc ne pas réussir ?

Avant toute chose c’est donc la confiance qu’il nous faut retrouver. La confiance est le préalable à l’engagement, plus fort que l’indignation. L’engagement est un risque, une mise en danger, mais en même temps le chemin du retour à la liberté. C’est presque une révolution intérieure qui transpirerait à l’extérieur, une remise en cause empirique des lois du capitalisme : faire confiance aux autres, dans ce monde où l’intérêt individuel prime sur toutes les autres considérations, imaginez le renversement de paradigme !

Avec les conséquences que cela implique. Car si nous parvenions à rassembler réellement tous les mécontents que compte le monde capitaliste, c’est le système tout entier qui se retrouverait obsolète en un instant… Avec les incertitudes que cela comporte, avec la frayeur que procure toujours l’inconnu, mais aussi avec l’espoir qu’il suscite. C’est cela s’engager. C’est répondre à la question initiale par « je ne sais pas ce qui va se passer, mais je suis sûr de ne pas vouloir ce qu’on m’impose aujourd’hui ».

Maintenant, comment faire pour retrouver la confiance, et comment rassembler les millions, les dizaines ou les centaines de millions de mécontents autour de cet objet qui nous est commun à tous, le refus de voir nos conditions de vie se dégrader, pour nous et pour nos descendants ?

Et bien pourquoi ne pas juste commencer par faire le premier pas ? Juste un petit pas, celui qui dirait à tous « moi aussi, j’en suis ». Un premier pas qui permettrait à tous de « se compter », pour que le jour où il faudra agir vraiment, pour un bankrun ou pour une autre action qu’il plaira au peuple de mener, nous sachions tous que nous pouvons compter les uns sur les autres pour y participer vraiment.

Ensuite, il faut un média capable de rassembler plusieurs millions de citoyens derrière une seule et même volonté, mais qui le possède ? Personne ?

Et bien si, tout le monde ou presque ! Facebook , twitter, google+ et les autres, le « bouches-à-oreilles », le mailing, les blogs et sites, nous avons LE média qui convient (encore pour le moment à notre disposition) capable de réunir et rassembler les hommes et d’instaurer cette confiance qui nous manque tant. Il nous faut aussi un site, un vrai, sans parti ni idéologie, juste un site de recensement des « bonnes volontés », réunies autour d’une seule chose : la volonté de faire bouger les choses, la volonté d’en finir avec ce système injuste qui veut nous asservir chaque jour un peu plus. Et une fois que nous serons suffisamment nombreux pour dépasser le seuil de basculement qui permet d’obtenir « la force du nombre », rien ne nous sera impossible.

Que ceux qui ont les capacité techniques de mettre un tel site en marche me contactent, et que tous ceux qui « veulent faire quelque chose » -mais qui attendent les autres- fassent un premier pas qui ne coûte rien, celui de diffuser cette information : « nous avons confiance en nos concitoyens, et s’ils s’engagent sur le site pour participer à un grand mouvement contestataire , nous irons avec eux ». Ce premier pas une fois réalisé, il ne fait aucun doute que les autres suivront aisément : car alors la peur qui nous terrorisait et nous empêchait d’agir disparaitront : nous saurons que nous ne sommes pas seuls… Et nous pourrons enfin avancer.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans révolution? | 17 Commentaires »

Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ?

Posté par calebirri le 11 septembre 2012

Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ? dans La voie des peuples bank-run-300x266Le 30 septembre, le gouvernement « socialiste » français va entériner l’entrée effective de la France dans le nouvel empire européen. Tout le monde se réjouira bien sûr de cette belle victoire contre la démocratie, et l’austérité deviendra alors la seule politique économique possible. Confrontés à la mainmise du pouvoir financier sur le pouvoir politique, il apparaît désormais clairement que ce qui est dénoncé dans le documentaire sur Goldman Sachs (Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde) n’est pas le fruit d’un complot organisé mais bien plutôt le résultat d’un système qui échappe complètement à ceux qui sont censés le dominer. Et c’est donc « naturellement » que gouvernants et financiers travaillent main dans la main, au détriment des millions d’êtres humains qui doivent se préparer à des sacrifices jamais vus, au nom de la sauvegarde du système qui nous oppresse depuis si longtemps.

Face à cette perspective, la nécessité d’une réaction des peuples se fait sentir, plus fort que jamais, et il ne fait pas de doute qu’aucune manifestation, de quelque importance qu’elle soit, n’est susceptible de faire changer d’avis nos bons gouvernants qui nous veulent tant de bien (même contre notre gré) ; mais qui sont pieds et poings liés avec ceux qui nous veulent tant de mal (si les banques font faillite les Etats s’écroulent -enfin leurs gouvernants pas le pays, et si les Etats cessent d’aider les banques ce sont elles qui font faillite). Si à la fin « Goldman Sachs gagne toujours », le peuple lui perd à chaque fois. Et cela est injuste, et dangereux. Les peuples ont donc le devoir d’organiser la sédition pour réclamer que soient entendues -et écoutées -leurs revendications.

Parmi les actions de résistance possibles (et que j’avais énumérées ici) aucune ne semble satisfaisante, à part une seule : le bankrun.

Cette option est sans doute la plus radicale mais aussi la plus efficace : elle créerait un chaos financier sans précédent, et aurait bien sûr des conséquences mondiales. Mais à force de ne pas agir, nous devenons aussi coupables que les dirigeants que nous critiquons par ailleurs : nous sommes de plus en plus nombreux à « savoir » ce qui se passe et nous ne faisons rien. Alors qu’en touchant à l’argent, celui qui existe et que nous transpirons chaque jour au travail, nous avons l’occasion (il est à nous !), à chaque instant, de reprendre la main face aux gouvernants et aux financiers, car ils ont beaucoup plus à perdre que nous. Et pas besoin de fédérer tous les pays en même temps : un seul pays comme la France est en capacité de montrer au monde entier à quel point le système est scandaleusement fragile.

Et puis il y a autre chose aussi : avec un bankrun, ceux qui le peuvent retirent leur argent, et tous les petits porteurs sont garantis par l’Etat en cas de faillite des banques. Pour ceux qui n’ont pas d’argent, ou qui n’ont que des dettes envers leurs banquier, ou qui sont en rouge tout le temps, ils n’ont pas non plus à s’inquiéter de la faillite des banques : soit ils ne devraient alors plus rien, soit leurs dettes seront revendues à l’Etat après nationalisation des banques en faillite. Les seuls qui perdront tout seront les financiers, et ceux qui vivent sur notre dos.

En plus, une telle action peut très bien ne pas se produire, sachant qu’il suffirait que la rumeur du bankrun s’étende suffisamment loin et soit suffisamment crédible pour faire plier tous les banquiers et les gouvernants du monde, car leur plus grande peur est qu’on s’aperçoive que « le roi est nu », et que tout leur argent n’existe pas. Il suffirait que seuls les pauvres, même ceux qui sont toujours dans le rouge, menacent de retirer tout ce qui se trouve sur leur compte pour que les moins riches y aillent aussi. C’est quasiment imparable.

La seule chose que nous ne savons pas, c’est ce qui se passera si les banques et les gouvernements n’écoutent pas le peuple. Mais cela n’arrivera pas, si toutefois nous sommes assez nombreux et motivés pour diffuser ce message, le relayer, et participer à faire grossir la rumeur… De toutes les manières nous n’avons plus le choix, car vous devez savoir que des projets concernant le plafond des retraits d’argent sont à l’étude en ce moment, justement pour éviter cela.

Pourtant, nos exigences sont on ne peut plus démocratiques, car elles consistent à demander la mise en place effective du RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) pourtant prévu par la LOI, sur deux points essentiels : un audit citoyen de la dette pour refuser l’austérité, ainsi qu’un référendum sur la mise en place d’une assemblée constituante pour refonder nos institutions.

Pour la date, il faut en choisir une qui fasse sens, pas trop éloignée dans le temps et symboliquement forte. Je vous propose donc le 21 décembre 2012 : puisqu’il y aura de toutes les manières tout un « tintamarre » médiatique en ce jour de « fin du monde », pourquoi ne pas profiter pour faire également de ce jour le début d’un autre monde, celui ou le peuple cesserait de se faire berner et asservir sans réagir ?

Je vous propose donc une nouvelle tentative de lancement de cette initiative en répondant massivement au sondage suivant : « Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ? », que vous trouverez à l’adresse suivante : http://calebirri.unblog.fr

Ne laissez-pas ce qui pourrait être notre dernière chance s’envoler, et préparez-vous à agir : nous en avons le devoir impérieux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans La voie des peuples, révolution?, un nouveau système | 4 Commentaires »

Des marchés ou des peuples : qui doit avoir confiance en qui ?

Posté par calebirri le 7 septembre 2012

Tout est une question de confiance. Que ce soit en économie ou en politique, en sport ou dans l’art, la confiance est l’élément auto-réalisateur qui permet la réussite de ce que l’on entreprend.

Ce terme provient de « con » (avec, ensemble) et de « fidere » (se fier, croire). Il signifie plus qu’espérer, il touche au sacré : donner sa confiance est un acte de foi. Par extension, il est à rapprocher de l’assurance, de la hardiesse. Avoir confiance en soi-même induit le comportement qui permet à l’objectif désiré d’être réalisé, et il suffirait de la perdre pour rater l’objectif.

Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer d’un système fondé sur la rationalité de ses acteurs, le capitalisme fonctionne en réalité lui-aussi sur la confiance. Car le crédit est une relation humaine qui met en relation deux individus qui ont besoin l’un de l’autre pour réaliser leur objectif suprême : gagner de l’argent. Il faut donc que l’emprunteur ait confiance en sa propre capacité de remboursement (il s’endette et ne doit pas prendre de retard sur ses échéances, car il s’engage contractuellement). Il faut également que l’emprunteur fasse confiance au prêteur quant à sa capacité à débloquer les fonds, c’est-à-dire à posséder la somme demandée. Et puis surtout que le prêteur donne sa confiance à l’emprunteur pour qu’il puisse à terme recouvrer et la somme prêtée, et les intérêts qui lui servent à faire fonctionner son activité…

Sauf qu’aujourd’hui cela ne fonctionne plus vraiment comme ça : la confiance a été rompue. Aujourd’hui l’emprunteur prend une assurance, le prêteur aussi. Chacun s’assure contre le défaut de l’autre, tout en continuant à prêter et à emprunter. Et puis un jour une rumeur, ou la peur d’une rumeur, enfin la perte de confiance définitive ; et le système risque l’écroulement.

Alors aujourd’hui on nous dit qu’il faut retrouver la confiance. Il faut avoir confiance en ce retour de la confiance. On nous dit qu’il faut avoir confiance en nos dirigeants (enfin ils nous le disent eux…), et puis aussi qu’il faut que les marchés retrouvent confiance, et c’est pour cela qu’il faut accepter l’austérité.

Mais je me pose un question : qui doit avoir confiance en qui ? Doit-on faire confiance aux marchés qui nous volent, aux dirigeants qui nous trompent ou à nous-mêmes qui sommes incapables d’être sinon rationnels, au moins raisonnables…

Ou alors c’est le contraire. Cela fait si longtemps que tous ceux qui nous disent d’avoir confiance en eux nous mentent que je finis par me demander si ce ne sont pas « eux » qui, justement, commencent à douter de la confiance qu’ils ont mise en nous : Jusqu’à quand allons-nous supporter tout ça ?

Car c’est en regardant de cet autre côté qu’on explique le mieux le soudain retour de « la confiance » dans le discours des Européens. Avec le MES (Mécanisme Européen de Stabilité) en ligne de mire, c’est bien de la confiance qu’ils mettent dans notre incapacité à réagir que tout dépend. En annonçant haut et fort que les sacrifices exigés du peuple ne sont pas vains, qu’après la pluie « viendra le beau temps », ils rassurent le peuple avec quelques mesures populaires pour qu’il continue à lui accorder en retour sa confiance… pour mieux l’endormir et faire passer- le plus vite possible (enfin avant qu’on s’aperçoive que « quelques efforts supplémentaires » seront nécessaires d’être fournis par ce même peuple)- ce fameux traité qui condamne l’Europe et ses habitants à l’austérité éternelle.

C’est donc bien au peuple de retrouver la confiance, et en lui-même ! Et mettre à mal celle que nos dirigeants mettent en lui. Car s’il faut avoir confiance en une seule chose, c’est bien dans l’incommensurable cynisme de ceux qui viennent vous chercher pour vous demander de leur accorder votre confiance : ce sont tous des menteurs… Faites moi confiance !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans argent, crise, double coup, La voie des peuples, politique? mensonges | 1 Commentaire »

Crise de la dette : le roi est nu

Posté par calebirri le 4 septembre 2012

Lorsqu’on envisage la situation actuelle à travers l’hypothèse d’une gigantesque mystification concernant l’illusion monétaire, la compréhension des événements devient alors subitement plus aisée, d’un point de vue économique et social comme d’un point de vue géopolitique ; en même temps que les conséquences dune telle découverte ouvrent des perspectives qui effraient jusqu’à l’imagination.

Car s’il s’avère que le tas d’or sur lequel les Occidentaux sont assis depuis des décennies n’est que virtuel, alors c’est tout le passé récent de la domination occidentale qui se trouve ainsi remis en cause, en même temps que tout le discours idéologique qui l’accompagne.

Et c’est peut-être bien cela que ceux qui détiennent actuellement le pouvoir ne veulent pas que nous découvrions : ce n’est pas le système capitaliste qui ne fonctionne plus, mais bien la corruption généralisée qui a jusqu’à maintenant empêché son inévitable retournement – ce qu’auraient peut-être du mal à avaler les peuples qui en ont été victimes jusqu’ici.

Car puisque les dettes ne valent que le prix qu’on veut bien leur accorder (ce qui peut être « rien »), et que les Etats ne peuvent pas faire faillite, alors c’est comme si l’argent n’existait tout simplement pas. Et en réalité ce n’est donc qu’artificiellement que la domination occidentale a pu s’exercer sur les autres pays, une domination fondée sur ce « rien ». Une domination que les populations les plus fragiles auraient donc souffert injustement, contrairement à la « logique » du système qui veut que les plus grands pays (a fortiori les moins démocratiques) prennent le dessus, au moins d’un point de vue économique.

En admettant l’hypothèse de la mystification monétaire, il devient clair que si nous sommes parvenus à maintenir jusqu’à maintenant le niveau de vie des Occidentaux à un niveau supérieur à celui des autres grandes puissances, ce n’est dû qu’aux subventions et à la toute puissance diplomatique (ou peut-être faudrait-il dire la toute puissance puissance militaire) des Etats Occidentaux.
Sauf qu’aujourd’hui, avec la crise, ce sont toutes les coutures du manteau européen qui craquent une à une, si bien qu’on commence à voir à travers : la puissance des occidentaux n’est qu’une illusion, et seule la corruption du système a permis que nous nous maintenions à ce niveau aussi longtemps.

Il ne s’agit donc pas d’un problème national ni même européen, mais d’un problème mondial. Car ni les marchés ni les gouvernements ne peuvent se permettre d’attendre que le monde entier découvre l’incroyable réalité, à savoir que « le roi est nu », et que la puissance passée des Occidentaux n’est fondée que sur du vent. Ce serait alors comme reconnaître la responsabilité des « élites » de ce monde dans la misère structurelle des autres populations, en même temps qu’un aveu de culpabilité historique sur plusieurs décennies. Cela démontrerait aussi que le « retard » des pays émergents n’est dû qu’aux mensonges des Occidentaux, et que leur pouvoir n’est que le résultat de notre exploitation commune, qui elle-même ne tient qu’à notre crédulité.

Comment pourraient-ils donc aujourd’hui laisser faire ce retournement, avec les conséquences que l’on vient d’évoquer, et qui les condamnerait à abandonner leur pouvoir et leur puissance ?

Et en même temps, comment pourraient-ils faire payer des riches qui s’apercevraient alors assez rapidement qu’ils n’ont déjà plus rien ?

Ils sont coincés. Et le résultat de tout ça, c’est qu’ils préfèrent faire le pari qu’en menaçant l’Europe d’une explosion ils réussissent à imposer l’Empire Européen et son austérité perpétuelle (la règle d’or budgétaire) sans provoquer la révolution. Mais si les citoyens prenaient conscience que les Etats ne peuvent faire faillite et que les dettes ne valent que le prix qu’on leur accorde, alors leur pari sera perdu… à moins que d’envisager la guerre ; mais dans ce domaine, les Occidentaux sont sans doute encore les plus forts.

Mais nous, les peuples, que voulons-nous ?

-conserver notre niveau de vie intact à tout prix, c’est-à-dire au détriment de celui des peuples des autres pays ?
-accepter la baisse de notre niveau de vie pour permettre aux peuples des autres pays d’améliorer le leur ?
-ou bien prendre enfin nos responsabilités pour refuser et l’un et l’autre, et inventer ensemble une troisième voie qui ne nuise à personne ?

Nous avons peu de temps devant nous, car les événements se précipitent – et nous savons désormais clairement que les élections ne sont pas le moyen approprié pour faire entendre la voix du peuple.

Il nous faut donc nous préparer à un changement de paradigme majeur, historique, tout en résistant à celui qu’on veut nous imposer. Et puis il faut attaquer le système par là où il pèche : l’argent. Car le seul argent qui existe réellement est celui que nous gagnons par notre labeur. Nous en sommes propriétaires. Nous avons le droit de le reprendre, il est à nous.

J’ai parlé il y a quelque temps de « faire chanter les marchés » . Et c’est bien de cela qu’il s’agit.

-Dans un premier temps il faut informer les peuples des heures sombres qui les attendent si nous ne faisons rien pour l’empêcher .
-ensuite, il faut convenir de la nécessité de nous réunir, de nous rassembler pour réfléchir ensemble à cette troisième voie
-organiser , préparer la sédition
-menacer d’un « bankrun » pour obtenir le Référendum d’Initiative Citoyenne, l’audit citoyen de la dette et la mise en place d’une Assemblée Constituante.
-il faut une date appropriée pour interpeller le maximum de citoyens
-un lieu de rencontre virtuel et réel (internet est le média idéal )
-les « indignés » peuvent être la base de réflexion mondiale qui fasse le lien entre toutes les contestations.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans argent, crise, mondialisation, politique? mensonges, révolution?, un nouveau système | 1 Commentaire »

 

"Un homme qui crie n'est pa... |
ENDYMION |
le bien être de candresse e... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mareil Autrement
| Etudiants du lycée Bertran ...
| Bienvenue sur le blog du RC...