Mais où est donc passé l’argent ?

Posté par calebirri le 25 août 2012

Mais où est donc passé l'argent ? dans argent Financial_Zoo1-300x182Après que me soit venue l’idée que les riches ne pouvaient peut-être tout simplement pas payer , j’ai commencé à me pencher sur une question simple qui découle de la constatation suivante : si les riches ne sont pas en mesure de payer pour la crise et que les pauvres non plus, qui le peut, et surtout OU DONC EST PASSE L’ARGENT ?

Cela fait donc quelques jours que je bataille pour y voir plus clair, mais le système est plus que complexe. Pourtant, des dizaines de milliards, ça ne devrait pas passer inaperçu : tous les jours des montants fabuleux sont cités partout dans les médias, il doit donc bien y avoir quelqu’un qui les récupère à la fin, non ?

Bon. Je n’ai sans doute pas encore tout saisi, mais voilà quelles sont les conclusions provisoires que j’ai tiré de mes « recherches » :

-Les Etats ont tellement emprunté pour financer leurs dettes qu’ils sont aujourd’hui au bord de la faillite.
-Les banques commerciales sont au bord de la faillite elles-aussi, car elles ont tant prêté qu’elles sont à peu près sûres aujourd’hui de ne pas pouvoir être remboursées intégralement.
-Les particuliers (pauvres) sont les premières victimes de la crise et pour la plupart leur épargne est leur seule ressource ; et au regard des milliards recherchés, elle n’expliquera pas tout. On ne peut pas compter sur eux.
-Les particuliers (riches) possèdent bien des millions ou même pour certains des milliards, mais même s’ils le voulaient ils ne pourraient pas récupérer tout leur argent. ils sont à oublier aussi.
-Les entreprises (et même les grandes) utilisent pour la plupart l’argent prêté par les banques en investissements, et ne possèdent sur leur compte que la trésorerie nécessaire pour survivre, le reste étant mis à l’abri sur des comptes inaccessibles à l’impôt, ou partagé entre les actionnaires privés. Elles ne paieront pas non plus.

Mais si personne ne possède donc « concrètement » tout cet argent, me disais-je naïvement, peut-être est-ce la BCE, qui en tant que dernier recours sert de régulateur à tout ce petit monde, possède sur ses comptes l’ensemble de la monnaie disponible, puisque c’est elle qui lui donne sa réalité physique. Et puisque l’argent circule, c’est qu’il existe non ?

Et bien au risque de vous surprendre, il est possible que non. Enfin pas totalement. Car si la BCE est la seule autorité européenne à pouvoir « battre monnaie », ses fonds « structurels » sont assez limités. Ce qui constitue l’essentiel des échanges monétaires n’est en réalité qu’une somme incalculable de titres de créances des uns, de titres de dettes des autres, des bouts de papier s’échangeant continuellement et avec une valeur qui varie au gré des événements… et de la confiance des acteurs. Et puis surtout, ce n’est pas la BCE qui crée la monnaie.

Car ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la masse monétaire en circulation n’est qu’une « projection » de la monnaie qui existerait si tout le monde était en mesure de rembourser ce qu’il a emprunté (ce qui est nécessairement impossible).

Et il faut rappeler que seules les banques commerciales peuvent créer de la monnaie, par le crédit. Mais en fonds propres elles ne possèdent que la somme cumulée des intérêts qu’elles gagnent en prêtant. Tout le reste n’est que de l’argent « fictif », résultat espéré en retour de la confiance que mettent (abusivement) les banques dans leurs clients.Cet argent n’existera qu’au terme du remboursement, et en fin de compte aura été utilisé, dépensé en totalité avant que d’exister vraiment, et cela sur le dos de l’emprunteur qui par son labeur permet de dégager les intérêts qui font leur gain.

La conséquence en est que si l’argent est introuvable, ce n’est donc pas parce qu’il est planqué dans des paradis fiscaux (vous n’y trouverez que peu de billets, il n’y a là-bas que des ordinateurs ultra-sécurisées), mais tout simplement parce que tout l’argent qui n’est pas dans les fonds propres des banques n’existe pas réellement, ou a déjà été utilisé. Ce ne sont que des crédits dont on anticipe fictivement le remboursement pour créer de la liquidité, mais qui s’ils ne sont pas in fine remboursés disparaitront dans le trou noir que semble être devenu la BCE.

S’il faut une preuve pour vous convaincre de ce que j’avance, il suffit de se pencher sur un exemple récent, celui de l’Equateur : endetté jusqu’au cou et sous la contrainte d’un plan de rigueur drastique, un audit de leur dette conduit pendant 14 mois les a poussé à refuser de continuer à payer. Les créanciers ont pris peur, et ont tenté de vendre leurs titres qui se sont dépréciés à une vitesse folle (je crois qu’elles ont perdu plus de 70% !). La dette perdit donc rapidement de sa valeur, et l’Equateur n’eût ensuite qu’à mandater une banque pour en racheter une partie conséquente (environ 30%), ce qui lui a permis, en quelques mois, de racheter par la suite, et pour 35% de sa valeur totale, plus de 90% de sa dette…

Résultat, une dette quasiment disparue (si on achète sa propre dette on peut se l’annuler soi-même !), et des intérêts réduits à rien : juste quelques lignes écrasées dans des ordinateurs, et voilà le travail !

Maintenant, imaginez qu’il suffirait d’un gouvernement assez courageux pour dire « on ne paie pas » pour que tout s’arrête ! Imaginez qu’il suffirait d’une panne de courant géante, d’un « delete » abusif ou d’un virus informatique pour que tout cet argent disparaisse et que les dettes soient annulées, que les cartes soient rebattues. Imaginez que la simple menace d’un « bankrun » soit capable de provoquer la panique chez ceux qui vivent non pas à crédit comme nous, mais directement sur notre dos… et alors c’est toute l’arnaque de ce système qui risquerait d’être découverte : il n’y a d’argent réel que ce que les pauvres veulent bien transpirer pour entretenir le niveau de vie des riches qui les exploitent. Et il nous suffirait de le refuser pour y échapper !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr
Dessin réalisé par N. Rahal

Publié dans argent, crise, la pensée du jour, le travail, misère | 13 Commentaires »

Comment j’ai failli devenir le premier stalino-strotskyste-rouge-brun-islamophile-identitaire d’extrême-droite

Posté par calebirri le 14 août 2012

Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Et je ne suis pas le seul à qui cela arrive-et encore moins le dernier.

Au début je ne voulais pas en parler, j’en avais presque honte… mais je me suis fait « troller » ! J’en avais déjà entendu parler bien sûr, mais vous savez ce que c’est, on croit toujours que ça n’arrive qu’aux autres, et puis un beau jour…

Enfin voilà de quoi il retourne : d’après ce que j’ai compris (vous pouvez vous faire une idée de ce fructueux échange ici : ), certains liens présents sur mon blog, ou certains sites qui ont l’audace de publier mes billets, dérangent un lecteur apparemment peu assidu (cela arrive même à des gens biens), qui les considère « pas clean », et qui désire donc que je cesse tout contact avec ces derniers. C’est qu’il leur reproche (si j’ai bien compris) d’être des « fenêtres » ouvertes sur l’extrême-droite, dont je serais j’imagine le « courant d’air » ou quelque chose du genre… Mais pire encore : je ferais moi-même également partie (puisqu’un de mes liens pointerait vers cette fenêtre -c’est logique) de ce qu’on appelle les « rouges-bruns-fascistes-islamophiles-facho-stalino-strotskystes », avec l’ordre et les variantes qu’il vous plaira d’y trouver.

Fort de cette analyse, (il n’a toutefois pas réussi à m’expliquer clairement ce qui caractérise l’espèce susmentionnée), mon « troll » en a conclu que j’appartenais de fait à cette engeance et qu’il fallait donc faire cesser ce scandale. Pour ensuite produire le joli petit texte qui suit, depuis censuré par la modération d’un autre des sites sur lesquels on me reproche parfois de publier (en me taxant parfois d’extrême-gauchisme marxiste-stalino-crypto-communiste) :

éhéhé lol ! j’ai chopé cet article sur Bella ciao :

Caleb Irri collabo de la nébuleuse sphère fn identitaire et autres antisémites .

Caleb Irri entretient des liens avec l’extrême droite ,

Le lien « r-sistons aux crises » qui figure dans la colonne « liens » à droite de son blog http://calebirri.unblog.fr/ est purement et simplement une fenêtre sur l’extrême droite.

– Eva R-sistons à la crises » http://sos-crise.over-blog.com/ : de son vrai nom Chantal Dupille, la dame est une ex-militante du PS et une ancienne journaliste des Dernières nouvelles d’Alsace. Appartenant à la famille conspirationniste, elle est une collaboratrice régulière du site d’extrême-droite Alterinfo et se trouve souvent publiée sur le site (faussement « altermondialiste ») Dazibaoueb – qui sert aussi de caisse de résonance au Parti antisioniste et à Dieudonné ou Alain Soral.
Le site « r-sistons aux crises » regorge de liens direct fn , identitaires et autres fachos.

Caleb Irri et autres idiots utiles de l’extrême droite : Hors de nos luttes ! Hors de nos vies !

Caleb Irri est un blogueur qui est habitué des colonnes de Bellaciao,mais on le retrouve aussi sur Mecanoblog, et sur ReOpen911 (2 blogs de la fachosphère)

Il faut combattre le capitalisme mais pas avec n’importe qui…Le confusionnisme politique, ça suffit !

Face A l’extrême droite riposte Immédiate !

Bon.

Peut-être ne connaissé-je que mal les sites incriminés (je ne lis pas tous les articles -fort heureusement il apparaît, puisqu’on y parlerait j’imagine de « gazer » à peu près tout le monde sur cette planète !), et peut-être également que le « stalino-strotskyste » est une maladie contagieuse par voie internet, ou même que je suis moi-même un « rouge-brun » sans le savoir… mais j’ai l’intuition qu’il serait tout de même plus judicieux pour en juger de lire ce que j’écris plutôt que de regarder d’où j’écris – car ce sont les écrits qui parlent pour leurs auteurs.

Ceci étant dit, il est intéressant de se pencher sur cet étrange phénomène qui consiste à vouloir faire passer quelqu’un pour ce qu’il n’est évidemment pas. Comment, par des liens que je ne remettrai pas à jour (j’ai même quelques liens morts c’est dire) et un titre sans d’autre « preuve » qu’un lien qui se trouve être « considéré » par « on-ne-sait-qui » comme « déviant », se fait-on traiter de social-communiste un jour pour se retrouver le lendemain présenté comme un soutien du FN, en même temps que celui des islamistes, le tout à la sauce stalinienne ?

En réalité cette technique de sape est une tentative de brouillage des messages du « trollé », à travers une confusion de termes chocs apparemment opposés mais qui, réunis, laissent le loisir au troll d’attaquer à peu près n’importe qui, et pour n’importe quoi. Le but du troll n’est pas véritablement « d’entacher » la réputation du « trollé », mais plutôt de laisser les évocations des termes accolés ensemble le déstabiliser pour qu’il s’embrouille dans une défense impossible, puisque l’incohérence des termes qualificatifs lui étant attribués ne signifie absolument rien. Une fois embrouillé dans ses tentatives d’explications, il devient alors aisé pour le troll de décrédibiliser le trollé, qui aurait du retenir et faire sien l’adage de « je-ne-sais-plus-qui » (Beaumarchais peut-être ?) : « prouver que j’ai raison serait accorder que je puisse avoir tort ».

Enfin, je devrais presque me satisfaire d’un tel honneur, car après tout mon troll s’imagine sûrement mon influence sur le web bien supérieure à ce qu’elle n’est réellement. Mais de toutes les manières, la voix de mon troll ne portera jamais plus loin que la mienne propre.
Et c’est bien dommage : j’aurais pu être le premier spécimen d’une espèce inconnue jusqu’ici !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans fiction, misère | 7 Commentaires »

Et si les riches ne pouvaient tout simplement pas payer ?

Posté par calebirri le 11 août 2012

Faire payer les riches, faire payer les riches… Nombreux sont ceux qui comme moi se trainent cette vieille rengaine désuète sans se lasser… Nous avons la solution, il faut faire payer les riches ! FAIRE PAYER LES RICHES VOUS ENTENDEZ ?

Bon, très bien : demain monsieur Hollande, avec l’aide de tout son gouvernement SOCIALISTE, décide de refuser l’austérité pour le peuple et propose donc, en accord avec sa campagne électorale, de refuser le pacte de stabilité et ses accompagnements fédéralistes -et ce malgré l’avis des « sages » qui considèrent la « règle d’or » comme compatible avec la Constitution (et oui, la souveraineté nous l’avons déjà perdue lors du traité de Maastricht). Le changement c’est maintenant, nous allons faire payer les riches.

Bien sûr cela n’arrivera pas. Personne ne peut y croire, car personne ne semble en mesure d’envisager les conséquences d’une telle révolution idéologique : il y a ce que les économistes savent et ne nous disent pas, il y a ce qu’ils ne savent pas… Mais il y a aussi ce qu’ils ne veulent pas qu’on sache. Car qui pourrait dire se qui se passerait si une telle hypothèse venait à se réaliser ?

Cela fait plus d’une semaine que je me perds en conjectures pour expliquer, avec et sans complot, pourquoi les riches ne veulent pas payer, pourquoi les dirigeants ne veulent pas faire payer les riches, et en quoi il serait bon pour tout le monde qu’ils payent enfin…
Mais rien ne tenait vraiment la route. Les conséquences économiques officiellement avancées de mesures destinées à taxer plus fortement les riches sont le risque de fuite des capitaux (et des « cerveaux ») hors de la France puis de l’Europe ; mais cela dépend en réalité d’une volonté politique : il n’y a rien qui, théoriquement du moins, rende impossible l’hypothèse d’une taxation des riches (la Loi peut facilement en empêcher les conséquences négatives, pour peu que les sanctions encourues soient lourdes et appliquées). Et puis il y a eu cette « révélation » qui m’a soudain traversé l’esprit, et qui à l’heur de satisfaire en tous points à « l’analyse » globale que je fais de la situation dans mes précédents billets : et si les riches, tout simplement, ne pouvaient pas payer ?

Ce n’est pas que leur compte en banque ne soit pas suffisamment pourvu, ou qu’ils n’aient pas de revenus si hauts qu’ils ne soient pas en capacité de supporter une plus grosse taxation, non… Ce n’est pas non plus qu’ils soient si puissants qu’ils puissent empêcher ou contourner la Loi si elle punissait réellement leurs « optimisations », fiscales ou autres … Mais tout simplement que si les riches payaient REELLEMENT ce qu’ils doivent (sans défiscalisation, sans paradis fiscaux, sans abattements divers et variés ou petits arrangements entre amis, sans travail non déclaré, sans fraude, etc….), alors c’est le système tout entier qui montrerait son vrai visage : celui de la corruption générale de ce qu’on appelle « les élites » (et qu’on devrait appeler des « ploutocrates »). Car à bien y réfléchir de l’argent REEL les riches n’en ont pas vraiment -ou si peu : tout dématérialisé, fictif, informatique, virtuel, inaccessible enfin. Si un milliardaire voulait demain retirer 10 milliards de son compte en banque, qui pourrait les lui fournir en liquide, ou même en or ?

Et si la France -ou même l’Europe toute entière- se décidait à faire payer les riches, ce n’est pas à une fuite de capitaux que nous aurions à faire face, mais bien plutôt à la prise de conscience du manque inexplicable de ces capitaux. On s’apercevrait alors rapidement que les caisses des banques sont vides, et que toutes les richesses des riches ne sont que du vent. Car le jour où les riches voudront retirer leurs avoirs pour les mettre « en sécurité », ils n’auront alors déjà presque plus rien : l’argent aura disparu, comme volatilisé.

Je vous accorde que cela n’arrangerait sans doute pas notre situation commune, mais au moins peut-être comprendrions-nous enfin la gigantesque mystification dont nous sommes victimes : cela fait des siècles que les peuples contribuent par leur exploitation à remplir… des puits sans fond !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans argent, crise, mondialisation, politique? mensonges | 20 Commentaires »

Ils veulent nous faire payer deux fois !

Posté par calebirri le 1 août 2012

Pendant que nos dirigeants nous effraient avec la menace d’une explosion de l’Europe (qui n’arrivera pas), les perspectives continuent de s’assombrir et les « plans de sauvetage » s’accumulent sans donner le moindre résultat. Chaque jour les sacrifices exigés des pauvres pour soutenir l’économie augmentent, alors même que la situation se détériore à mesure qu’ils sont successivement acceptés et validés.

Parallèlement, le nombre de « soupçons » concernant l’intégrité des grandes institutions financières (et de leurs dirigeants) se multiplient, du Libor Gate en passant par la HSBC et jusqu’à Mario Draghi (celui qui avait travaillé pour Goldman Sachs et que l’on soupçonne d’avoir contribué à maquiller les comptes de la Grèce), sans oublier le scandale des paradis fiscaux en France ou à l’échelle internationale, ni quelques autres « affaires » qui allongent une liste malheureusement non exhaustive…

Cela va donc bientôt faire 5 ans que la crise perdure, et personne ne semble encore vouloir faire le lien entre ces deux éléments qui pourtant font sens si l’on veut bien se donner la peine d’y réfléchir une minute. Et si les sacrifices que l’on exige du peuple pour sauver un système corrompu n’étaient justement que la conséquence de cette corruption ? Alors que les institutions financières ont créé par leurs pratiques criminelles la situation qui nous a appauvri jusqu’à aujourd’hui, ils exigent en plus ce soient ceux qui en ont déjà pâti une fois qui payent une seconde fois – non pas pour nous sauver « nous »- mais pour se sauver « eux » !

Car ce qu’on nous demande aujourd’hui n’est rien d’autre que de payer une seconde fois. La première enveloppe d’aide aux banques a été forcément été détournée de son objectif affiché, puisque le crédit ne s’est pas détendu, que la croissance n’est pas revenue, que les investissements et l’emploi non plus. La seule chose que nous pouvons constater, c’est que les entreprises du CAC40 ont en 2011 accumulé plus de 70 milliards de bénéfices

Et il n’y a personne dans les rues pour exiger des explications, pas un procès de la part de ces citoyens bernés deux fois, pas une manifestation unitaire ni même une misérable pétition ! Tout le monde semble aujourd’hui s’être résigné à l’inutilité de ces actions, et tout le monde sait bien que tous ces tricheurs sont protégées par la Loi des hommes de paille que sont les dirigeants de nos Etats – grâce à des sommes formidables ; et avec l’argent qu’ils ont volé à leurs victimes.

Rendez-vous compte, non seulement on nous vole une partie des fruits de notre labeur, et en plus on voudrait nous demander d’en donner davantage ; et avec le sourire s’il-vous-plaît.

Mais en acceptant les sacrifices nous ne sauvons pas notre bonheur présent, nous ne faisons que saboter notre bonheur futur. C’est une erreur grave, et sans doute historique.

Et le jour où la BCE aura injecté de l’argent pour les banques, il ne faudra pas croire que l’Europe est sauvée, et nous avec. Au lieu de sauter de joie nous ferions mieux alors de nous inquiéter, car l’argent sera bien pris dans les poches de quelqu’un : le peuple.

Tandis qu’en mettant en prison tous ces tricheurs et tous ces menteurs qui décident pour nous (et contre nous), en rendant transparents les comptes ou en supprimant les paradis fiscaux, nous trouverions aisément l’argent qui nous manque pour conserver notre niveau de vie intact -et peut-être même plus.
N’y a-t-il donc rien d’autre à faire qu’attendre ? Et pourquoi pas, après tout ?

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Publié dans crise, double coup, la démocratie, politique? mensonges | 5 Commentaires »

 

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