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De la crise de l’Euro à l’Empire Européen

Posté par calebirri le 28 octobre 2011

Ca y est, le coup d’Etat contre l’Europe a réussi. Comme je l’avais soupçonné il y a déjà quelques mois, l’Allemagne et la France sont en passe de prendre le contrôle total de l’Europe toute entière, et cela sans même prendre la peine de consulter le peuple !

 

C’est ahurissant : en l’espace de quelques mois, la crise a permis aux Etats français et allemand de mettre tous les autres Etats européens à genoux, et cela tout en leur imposant une cure d’austérité drastique. Regardez ce qui se profile à l’horizon, il suffisait d’écouter parler le président ce jeudi soir : l’Allemagne et la France vont prendre le contrôle de l’Europe pour continuer à exister sur le plan international, instaurer une « règle d’or » économique si contraignante qu’elle empêchera à l’avenir toute dépense sociale, et « harmoniser » la fiscalité européenne pour enfin gouverner d’une seule voix.

 

Ce n’est donc pas à l’avènement du fédéralisme que nous assistons, mais en réalité à la fondation d’un véritable empire !  Car la gouvernance économique unique signifie bel et bien la fin de l’indépendance des nations européennes au profit de la loi du plus riche : celui qui contrôle l’économie contrôle tout. En maîtrisant ainsi ce qui pourrait devenir la première puissance mondiale, l’Allemagne et la France pourront alors réguler ces frontières qui nuisent aujourd’hui à leurs intérêts, et imposer toutes les mesures « d’économie » qu’ils souhaitent sans passer par d’interminables compromis.

 

 

Le président français l’a bien dit ce soir : décrivant sommairement le « retournement du capitalisme« , il convient que l’appétit et la puissance des émergents menace désormais les « vieilles puissances » incapables d’autant de compétitivité. Face à cette réalité, l’Europe n’avait que le choix de se dissoudre ou de s’unir, et ce n’est qu’en menaçant de laisser tomber les plus fragiles que le couple franco-allemand a réussi la prise de commandement de cette « nouvelle Europe ». La politique économique et sociale de cet Empire sera fondée sur l’austérité, avec montée du protectionnisme aux frontières de l’Europe, baisse générale des salaires et des conditions de travail, augmentation de l’âge de départ en retraites et suppression en masse des services publics. Pour retrouver cette compétitivité chère aux capitalistes, il semblerait qu’une nouvelle fois nos dirigeants politiques se soient en réalité soumis au diktat des marchés, dont on ne sait vraiment s’ils sont leurs alliés ou leurs ennemis.

 

Car il est possible que les financiers se trouvent bien à l’origine de cet accord : au sein d’un gouvernement stable et « épuré » de ses dettes par une bonne cure d’austérité, ils ne renoncent ainsi qu’à une petite partie des sommes prêtées tout en retrouvant de l’intérêt à investir en Europe.En échange de leurs futurs « investissements », ils auraient reçu l’assurance d’être sauvés par l’Empire Européen quoiqu’il advienne. Les banques ne paieront pas.

 

Restent maintenant de nombreuses questions qui ne manqueront pas de revenir sur la table, comme celle des alliances (La Chine hier, la Russie demain, ou peut-être les BRICs) ou celle de la direction du nouveau pouvoir (l’Allemagne conjointement avec la France ou l’Allemagne seule ?), mais aussi celle de savoir si cette stratégie sera payante…et pour qui.
Mais pour ce qui est de la question du nouveau régime qui sera mis en place, nous avons déjà une réponse : celui-ci ne sera pas démocratique.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

 

Publié dans crise, la démocratie, mondialisation, relations internationales, sarko | Pas de Commentaire »

Tous des lâches !

Posté par calebirri le 22 octobre 2011

Pendant que les banquiers ordonnent et que les politiques mentent, que les analystes réfléchissent et que les journalistes commentent… le peuple se tait, et écoute.

 

Pourtant il y en a eu des manifestations ces derniers jours, et il y en aura encore dans les jours qui viennent. Trop éparpillées, trop désunies, trop peu suivies, elles semblent même parfois inutiles…

Car en attendant le temps passe, et nos gouvernants prennent des décisions de la plus haute importance sans même nous consulter, sans même que le peuple demande à être consulté. Bientôt l’Europe aura changé de régime sans qu’on s’en aperçoive, on aura une fois encore sauvé les banques sur le dos de nos futures misères, et personne ne semble plus en mesure de bouger le moindre petit doigt…. Mais qu’attendons-nous pour réagir ?

 

Sur le net, dans la rue, au boulot, tout le monde n’attend qu’une seule chose pourtant, c’est qu’un mouvement unitaire et citoyen, un mouvement fort et indépendant se mette à l’oeuvre pour réclamer une véritable démocratie. Planqués derrière la toile, des millions d’internautes rejoignent de multiples groupes plus ou moins militants pour y trouver une solution, une réponse, une piste même… Désespérément ils attendent qu’un Frédéric Lordon ou qu’un Paul Jorion  leur indique une voie à suivre, fiévreusement ils consultent les cours de la bourse pour savoir s’il va enfin se passer quelque chose, mais rien, toujours rien…

Mais c’est que lorsque la crise approche de trop près, ces mêmes internautes s’inquiètent alors de leur compte en banques, et de leurs petites économies : sont-elles bien protégées, et sur quoi faut-il miser alors…. sur l’or ? Des lâches oui, tous des lâches! Vous comme moi, eux comme nous, tous assis confortablement sur nos petits derrières de riches nous attendons que le pire arrive pour être sûrs qu’il aurait fallu se bouger pour éviter qu’il se produise…

« Moi, je me lancerai quand je serai sûr d’être avec les gagnants », voilà en substance ce que chacun pense sans oser le dire. Tout le monde veut y aller, mais tout le monde attend que d’autres commencent, pour ne pas « prendre de risque ».

Mais comment croyez-vous qu’on gagne quoi que ce soit en agissant ainsi ? Les indignés espagnols ont fini par se lasser, les Tunisiens et les Egyptiens risquent de se faire voler leur révolution, et les indignés de Wall Street se dissolvent dans un silence médiatique assassin.

Pourtant, toutes les technologies de relais de l’information qui sont nécessaires au regroupement de tous les indignés existent et sont encore quasiment libres, et nous n’avons d’autre choix que de nous révolter maintenant, ou plus tard ; mais c’est maintenant que la bataille sera la moins difficile, car d’importantes échéances électorales ont lieu en 2012.

En lançant « Un RIC pour une AC« , je savais pertinemment que cette initiative ne ferait pas exploser les serveurs du blog, mais je sais aussi que c’est à ce genre d’actions qu’il faudra se résoudre, si toutefois nous désirons faire entendre notre voix de manière pacifique : les changements démocratiques auxquels nous prétendons passent inévitablement par l’instauration de nouvelles règles de fonctionnement des nos sociétés, et impliquent donc la mise en place d’Assemblées Constituantes capables de respecter la volonté des peuples.

 

Mais qui désire vraiment le changement ? Si toutefois le mouvement des indignés venait à prendre du poids, ne serions nous pas nous-mêmes effrayés par tant de pouvoirs ? Ne préférons-nous pas une bonne conscience payée à peu de frais, en espérant tout simplement que les choses redeviennent « comme avant » ?

 

Quand je vois le nombre de personnes, le nombre d’associations, de sites ou de mouvements auxquels j’ai proposé mon projet, auxquels plein de citoyens proposent plein de projets sans que rien ne bouge vraiment, je finis par croire que soit personne ne veut réellement que ça change, soit que que nous sommes vraiment tous… des lâches.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans crise, la démocratie, révolution? | 17 Commentaires »

Ce qui manque aux indignés

Posté par calebirri le 19 octobre 2011

Ce samedi 15 octobre s’est déroulée la « journée planétaire des indignés« . Sans appel ni de la part des syndicats ni de celle des partis politiques, elle fut organisée dans plus de 85 pays, et plus de 1000 villes à travers le monde, réunissant tout de même au total plusieurs centaines de milliers de personnes réclamant une « véritable démocratie ». Cette mobilisation, assez unique en son genre, ne peut pourtant pas être considérée comme une victoire, car elle n’a malheureusement pas atteint ses objectifs : les 99 % d’indignés que doit compter le monde n’étaient pas encore au rendez-vous, et loin s’en faut.

Pour comprendre les raisons de ce « demi-échec » (ou cette demi-victoire, c’est comme on voudra), il faut admettre que ce mouvement comporte des lacunes, et ce tant au niveau de ses revendications que de ses structures.

 

Mais tout d’abord, il faut avouer que le mouvement des « indignés » souffre d’un manque certain de médiatisation : bien que relayée sur internet et quelque peu médiatisé dans les journaux « papier » ou à la radio, la télévision n’en a pour sa part quasiment pas fait état dans ses journaux…

Ce défaut de médiatisation peut s’expliquer de deux manières : soit ce mouvement est délibérément occulté par les médias « au service du pouvoir » pour ne pas qu’il prenne de l’ampleur, soit il n’est tout simplement pas assez « crédible » pour faire peur au gouvernement ou intéresser les médias « populaires » (la télévision).

 

Car qu’on le veuille ou non , la médiatisation semble être le facteur essentiel de réussite (ou d’échec) de ce genre de mouvements, et ce malgré l’apparente contradiction de ce système (une fois la médiatisation obtenue, le mouvement s’amplifiera de lui-même,  mais pour arriver à cette médiatisation le mouvement devra tout d’abord être déjà assez large…) (voir http://calebirri.unblog.fr/2010/10/05/le-nombre-et-la-force-pour-une-internationale-du-web/).

Pour tenter de choisir entre ces deux alternatives, il convient de se rappeler le fameux « bankrun » (voir http://calebirri.unblog.fr/2010/12/04/bankrun-2010-ou-le-symbole-du-dysfonctionnement-capitaliste/) qui avait fait réagir jusqu’à madame Lagarde, et qui tendrait à prouver que les médias sont moins soumis au contrôle des politiques qu’à celui des financiers : en effet, si le mouvement venait à être plus crédible, peut-être serait-il alors plus largement médiatisé.

Ces considérations une fois établies, il convient tout de même de s’interroger sur ce manque de « crédibilité » : les revendications portées par les indignés sont sans doute audibles par une population ayant soif de changements dans les politiques économiques et sociales conduites en Europe ou aux Etats-Unis, mais elles ne peuvent permettre à tous de s’engager derrière le flou qu’elles entretiennent. En réclamant des changements pour une « véritable » démocratie, les indignés ne font que contester sans proposer : parvenus à prendre conscience de l’injustice engendrée par le système capitaliste, ils n’ont en réalité aucune idée précise des moyens de la réduire. Et établir un diagnostic n’est pas guérir le malade.

 

Si on se réfère aux revendications émises, le changement de politique ne peut constituer ni une base suffisante pour unir et fédérer les mécontentements, ni véritablement inquiéter un pouvoir qui se bat déjà pour conserver la main. Il leur faudrait donc tout d’abord se mettre d’accord, ensemble, sur les réponses que les indignés voudraient voir adoptées par les gouvernements contestés pour aller les réclamer publiquement : car plus de justice, plus d’emplois, plus de partage des richesses ou plus de démocratie, cela ne signifie rien de bien concret pour développer la mobilisation.

 

Ensuite, la structure même de ces mouvements ne saurait être suffisante pour appuyer ces faibles revendications. Peu structurées (ça se construit peu à peu il est vrai) et mal organisées, les mobilisations avec occupation de places publiques sur un temps long sont à peu près improductives d’un point de vue stratégique, car elles permettent au gouvernement non seulement de satisfaire l’illusion démocratique (que les indignés dénoncent par ailleurs), mais aussi de s’autoriser à terme le recours à la force en cas de « trouble à l’ordre public ». On l’a vu à l’occasion de cette journée du 15 octobre, la mise en exergue des violences de casseurs isolés est utilisée à la fois pour décrédibiliser le mouvement et pour l’affaiblir : une fois le mouvement installé en nombre sur une surface limitée, il devient alors facile pour un gouvernement de le pousser à la faute en lui opposant une pression policière constante, jusqu’à pouvoir ensuite revendiquer l’expulsion par la force, avec dispersion sur des places plus petites et moins visibles où le mouvement périclitera sans doute, à l’abri des regards journalistiques lassés par la durée du mouvement.

 

Ce mouvement, on le voit bien, ne dispose donc pas encore des qualités nécessaires au développement de ses mobilisations, car il souffre d’une part d’un manque de médiatisation du à sa crédibilité, ainsi que d’un manque d’organisation de ses structures d’une autre part…

Et c’est bien pour pallier à ces manques que « Un RIC pour une AC » a été lancé ! En proposant à la fois une revendication claire et fédératrice, la mise en place d’une Assemblée Constituante, et l’organisation d’un mouvement unitaire fondé non pas sur la manifestation mais sur l’engagement « ponctuel » (en un lieu, en une fois), le « RIC pour une AC » se propose de préparer en amont une « révolution démocratique » qui doit s’effectuer autour d’une sorte de  « Référendum d’Initiative Citoyenne » auto-réalisateur…

 

Une fois les objectifs de ce mouvement clairement définis, une fois le rassemblement effectué autour de ces objectifs clairs et concrets, la médiatisation de ce dernier ne tardera pas : en un seul jour et en une fois nous pourrons réclamer tout, car en réalité le pouvoir nous appartient déjà… de le prendre ou pas.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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Le 20 novembre, faites la révolution… sans manifestation !

Posté par calebirri le 3 octobre 2011

AVIS A LA POPULATION

 

La situation actuelle ne peut plus durer. Nos gouvernants se moquent de nous, et foulent aux deux pieds toutes les valeurs sur lesquelles notre démocratie est censée avoir été bâtie : liberté, égalité, fraternité sont des idéaux qui n’ont plus court ici, et ailleurs non plus. Les droits de l’homme ne sont plus respectés nulle part, la misère touche plus d’une personne sur six et nos comportements consuméristes détruisent une planète qui risque un jour de ne plus pouvoir nous accueillir, nous et les générations qui nous suivront.

 

Cela doit cesser. La crise est devenue le moyen de nous asservir encore un peu plus, tandis que peu à peu se révèlent au grand jour les véritables visages de ceux qui nous gouvernent : corruption, mensonges, trahison, cupidité, voilà ce qui se trouve derrière les masques qui tombent peu à peu.
Face à cette grande dépression qui ne saurait manquer de nous atteindre de plein fouet, face aux sacrifices énormes qu’on se prépare “d’en haut” à nous imposer, toutes nos grèves et nos manifestations ne sauraient suffire à faire bouger le gouvernement : nous sommes trop désunis pour être considérés comme une force.

 

Je propose donc à tous de se rassembler autour d’une seule et même revendication, la seule qui puisse faire sens en ces temps troubles d’incertitude, et qui a le mérite de prendre en compte toutes les aspirations des citoyens désireux de changement, à savoir la mise en place d’une Assemblée Constituante. Cette Assemblée Constituante verra le jour d’une manière ou d’une autre, mais nous pouvons accélérer les choses en utilisant les outils déjà disponibles, et le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) est sans doute le plus adapté. Par une campagne unie et nationale, par la pression du peuple sur ses élus, par un lieu de rassemblement de toutes les initiatives destinées à promouvoir la réalisation de ce projet, nous avons le pouvoir de faire plus que de nous faire entendre : celui d’imposer notre volonté, en reprenant de fait une souveraineté usurpée.

 

Et puisque ni les manifestations, ni les pétitions ne fonctionnent, puisque les syndicats sont incapables de jouer leur rôle, puisque les médias sont aux ordres et puisque le pouvoir méprise toute forme de contestation, alors il est temps de nous organiser nous-mêmes, afin de montrer à tous la véritable puissance d’un peuple uni, et de faire enfin respecter sa volonté.

Pour obtenir un Référendum d’Initiative Citoyenne à propos de la mise en place d’une Assemblée Constituante, il est nécessaire d’avoir plus de 4,5 millions de citoyens soutenant une initiative d’un cinquième du parlement, à savoir plus de 185 parlementaires. Nous avons le pouvoir de reprendre la main, en exigeant de la part des parlementaires un engagement clair et signé, ainsi qu’en soutenant en masse cette initiative. Seul le nombre peut faire la différence, et de ce nombre dépendra le sort de notre nation.

 

Je vous propose donc à tous, le dimanche 20 novembre 2011, de vous rendre le plus nombreux possibles devant la mairie de votre préfecture respective, afin de déposer un bulletin d’engagement et de soutien au mouvement “Un RIC pour une AC” à des bénévoles sur place ce jour et de retourner chez vous ensuite, sans perdre ni votre temps ni votre énergie, ni votre salaire ni votre patience… Pour ce qui est des parlementaires, ils seront tous contactés par des bénévoles et devront également se soumettre à la volonté du peuple.

 

Toutes les explications sur ce projet et tous les textes à télécharger sont à retrouver à la même adresse, sur un blog spécialement créé à cet effet, http://unricpouruneac.unblog.fr. Comme vous l’imaginez, il sera très difficile d’obtenir un tel nombre de participants, mais cela ne dépend que de vous : en diffusant, en reproduisant, en propageant ce message le plus loin et le plus largement possible, nous avons le pouvoir de reprendre en main notre destinée, en une seule et même journée, tous rassemblés autour d’une seule et même revendication commune, celle d’un changement des règles d’un jeu qui ne nous convient plus.

 

Une fois cette journée du 20 novembre terminée, si elle réussit, le peuple se rendra alors compte de sa véritable puissance, et aura alors pleinement retrouvé sa souveraineté : en agissant ainsi, nous montrerons à nos politiques, de manière démocratique et pacifique, et tout cela sans nuire aux intérêts de quiconque, que le peuple est le seul véritable maître chez lui.
Pas besoin ni de déclaration de manifestation, ni de préavis de grève, ce mouvement n’est ni l’un ni l’autre. Votre engagement se limitera à un déplacement en préfecture à cette date, la force du nombre fera le reste… Juste une révolution… sans manifestation !

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Le 20 novembre, faites la révolution... sans manifestation ! dans Assemblée Constituante doc Bulletin d’engagement et de soutien au mouvement “Un RIC pour une AC”

 

Publié dans Assemblée Constituante, la démocratie, révolution?, un nouveau système | 17 Commentaires »

 

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