Le choix de la crise

Posté par calebirri le 12 juillet 2011

La crise économique mondiale, amorcée en 2007 et soi-disant réglée de main de maître par la classe dirigeante, ne devait pas durer longtemps : les gouvernements de tous les pays avaient réussi, faut-il le rappeler, à enrayer un mouvement capable d’entrainer la planète vers un véritable cataclysme, car il fallait réagir fort et sans délai… il n’y avait pas le choix ! On a fait alors payer la note aux peuples des générations actuelles et futures en créant une dette fantastique, et les bourses sont reparties à la hausse, les bénéfices des grosses entreprises aussi. Tout roulait à nouveau, et on ne regrettait pas d’avoir gardé en poste les mêmes économistes qui ont engendré une crise qu’ils n’avaient pas vu venir (?!), mais qui seuls étaient capables de nous en sortir.

 

 

Bon. Et puis il y a eu l’histoire de la dette grecque, et le pays a été « sauvé » de l’insolvabilité une première fois, à grands coups de sacrifices exigés de la population ; tout cela sans d’autre effet que de creuser encore un peu plus sa dette. Ensuite il y a eu l’Irlande, et puis on a parlé tour à tour de l’Espagne, du Portugal,  de l’Italie, et on évoque aujourd’hui jusqu’aux Etats-Unis qui se trouvent être en difficulté… tout ça sans compter qu’il faut désormais « re-sauver » la Grèce !

 

Que faut-il faire maintenant ?

Il n’y a pas trente six solutions : c’est soit on aide la Grèce et on se prépare à aider les autres, soit on ne l’aide pas, et … il faudra quand même aider les autres ! car si on n’aide ni la Grèce ni personne… le monde financier va s’écrouler comme un château de cartes, et l’Europe la première.

 

Enfin, cela c’est ce qu’on nous propose. Car il existe bien sûr d’autres solutions : faire payer les riches par exemple, ou établir une véritable transparence, ou changer les paradigmes de la finance, etc…. mais cela engendrerait une redistribution complète des cartes géopolitiques du monde entier : les changements nécessaires à cette redistribution impliqueraient de regarder en face d’une part le « retournement du capitalisme » qui s’effectue sous nos yeux, et d’une autre l’injustice « intrinsèque » du capitalisme dont les premiers bénéficiaires sont les premiers responsables.

 

Mais, et on peut le comprendre, ceux qui sont actuellement au pouvoir, ceux qui profitent actuellement du système n’ont aucun intérêt à ce que cela se produise. Et comme ce sont eux qui décident, il ne fait aucun doute que la voie qu’ils choisiront est la suivante : tout d’abord on « aidera » la Grèce (à grands coups de baisses de salaires, de protectionnisme, de privatisations en échange d’intérêts favorables…), aide qui provoquera des manifestations et mouvements d’opposition, ainsi bien sûr qu’une aggravation de la situation.

 

Ensuite on menacera tous les autres pays de ne pas les aider, à moins que de prendre des mesures draconiennes qui retomberont in fine sur les peuples pour, dira-t-on, « éviter la contagion ». On exigera, en échange des aides accordées, la mise sous tutelle des Etats « hautement exposés », sous l’égide de la France ou de l’Allemagne, en fonction des tractations qui ont cours actuellement. Cette crise sera devenue pour l’Europe l’occasion de se saborder définitivement, ou de s’unir vraiment, mais non plus dans les termes actuels : sera proposée (imposée de fait par les évènements)  la direction de l’Europe par les puissants (France ou Allemagne), et ceci selon les critères d’une économie fondée sur de nouvelles bases, qui  pourraient très bien être celles du bancor. Pour le moment, il semblerait que la France soit en bonne place :  soumise aux Etats-Unis, la France présidente du G8, du G20, du FMI avec madame Lagarde (tiens, et si « l’affaire DSK » avait un lien avec tout ça ? ) risque d’emporter le morceau. Car des élections arrivent en 2012 en France, mais aussi aux Etats-Unis, et dans près de 20 pays cette même année, dont 4 des 5 membres permanents de l’ONU. Et l’opposition populaire qu’entrainent toutes les restrictions actuelles et à venir risque de faire échouer la manoeuvre en favorisant l’alternance politique. Parce qu’il faut bien qu’il y ait manoeuvre : la crise, tout le monde sait comment la régler, je l’ai dit plus haut.  Mais cela ne doit pas arriver, car les puissants de ce monde veulent nous convaincre qu’il n’y a « pas d’autre choix ».

 

Il y aura donc récession chez tout le monde, et ce n’est qu’à ce prix que les peuples se révolteront, en justifiant ainsi la répression, le protectionnisme puis l’autoritarisme qui leur seront opposés. Ce n’est qu’au pire moment de la crise qu’on nous ressortira (et que sera adopté) le bancor, et que tout un tas de mesures sécuritaires seront imposées aux peuples pour les tenir en place. Ce moment marquera la fin du système tel que nous l’avons toujours connu, et se produira avant 2012, il faut en être certain. Ceux qui s’y opposeront deviendront alors des ennemis, et on prépare déjà le terrain depuis quelque temps. Le fichage, le contrôle et la surveillance continue des personnes et des communications est déjà possible techniquement, il ne restera plus qu’à l’imposer « légalement », en réponse à la violence des populations incapables de se contenir face à l’injustice des sacrifices qu’on exigera d’elles.

 

Mais nous avons encore le choix, celui de ne pas croire qu’il n’y en a pas d’autres : engageons-nous !

 

caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Une Réponse à “Le choix de la crise”

  1. rachat credits dit :

    Evidement c’est la realité , les banques et ce qui joue l’argent du peuple en bourse on le pouvoir et l’argent , le probleme c’est que pour reequilibrer l’economie mondiale ils doivent se tirer une balle dans le pieds , donc effectivement ils preferes tirer sur d’autres que sur eux memes. Mais que font les gouvernements sencé etre au dessu de cela ? et bien non le pouvoir de ces institutions est elle que meme les gouvernements sont frileux , voir on peur d’y toucher !

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