l’extra-terrestre, le capitalisme et moi

Posté par calebirri le 29 avril 2011

L’autre jour, alors que j’étais confortablement installé devant mon ordinateur, on sonna à ma porte : un être étrange se trouvait là devant ma porte, ni humain ni animal ; enfin ce qu’on appelle communément un extra-terrestre. Je l’invitais donc à boire un coup avec moi, et nous commençâmes une discussion sur l’état de notre belle Planète, à laquelle mon invité ne comprenait visiblement rien : nous avions développé des technologies intéressantes, disposions de ressources en grande quantité, de formidables capacités d’adaptation à toutes sortes d’environnements et de climats, et il s’avérait qu’après plus de 4000 ans de civilisation nous n’étions toujours pas capables ni de nourrir ni de loger tous les habitants de cette petite planète.

 

« -comment ça, une personne sur six n’a pas de quoi manger à sa faim », me dit-il alors étonné, « avec toute votre science et votre technologie, vous n’êtes toujours pas parvenus à régler ce problème ? »

« - à vrai dire nous en sommes encore loin », lui répondis-je alors. « Imaginez-donc, quelques 10% de la population possèdent aujourd’hui l’équivalent de presque 90% des richesses de cette planète !

- Et cela ne vous révolte pas ?

-si, bien sûr, mais nous n’y pouvons rien…

-Pourquoi, vous n’êtes donc pas libres ?

-Non, enfin si… ça dépend.

- Certains sont donc esclaves alors ?

-Et bien pas exactement. En fait nous sommes en démocratie.

- c’est qu’alors vous choisissez volontairement cette situation ? Vous n’avez donc pas de religion, ou de philosophie pour vous guider vers plus de justice, plus d’entraide et de partage ?

-si bien sûr, et même qu’on fait beaucoup de guerres pour les défendre, et même parfois des guerres « préventives », au nom de la justice et de l’entraide, de la religion aussi.

-Vous adorez donc le Mal alors, et vos religions appellent à la haine, la violence et la mort ?

- Non, toutes nos philosophies, toutes nos religions prônent l’amour de son prochain, la fraternité et la paix entre les hommes… Regardez-donc notre littérature, tous nos grands hommes sont de fervents partisans de l’amour des autres ! Dans mon pays, la devise se trouve justement être fondée sur ces valeurs, que nous défendons partout dans le monde : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.

 

-Vous êtes vraiment étranges… Pourquoi ne vous débarrassez-vous pas de vos dirigeants, puisqu’ils ne respectent visiblement pas leurs engagements ? Ils vous contrôlent par la pensée, ou vous battent ? Comment font-ils pour que vous acceptiez cette situation ?

-Bon, c’est un avis personnel que je vous donne, mais je crois bien que c’est à cause du capitalisme, enfin de l’argent quoi…

-C’est quoi l’argent, c’est quoi le capitalisme ?

- Vous ne connaissez pas l’argent ?!! C’est l’outil qui devait originellement servir à aider les hommes à échanger, à partager les fruits de leur labeur… et le capitalisme, c’est le cadre général qui régit les échanges, fixe les prix, donne à chacun sa valeur et détermine sa place au sein de la société. Cet outil était censé nous procurer à tous du travail, des loisirs et des biens, et surtout nous apporter le bonheur à chacun, mais…

- Mais apparemment cela ne fonctionne pas. Ca fait longtemps qu’on vous promet des améliorations ?

-Au moins 2000 ans, mais sûrement depuis le début en fait…

- Et vous n’avez pas essayé autre chose, un autre système pour fonctionner tous ensemble ?

-Non… Mais à vrai dire ce n’est pas si simple : nous ne savons pas quoi mettre à sa place.

-C’est qu’il vous faudrait au moins contrôler vos dirigeants, et sanctionner leurs excès, leurs mensonges… Vous n’avez pas d’instances susceptibles de le faire ?

- Bien sûr que si, ce n’est pas le problème de la Loi en elle-même, mais bien plutôt de ceux qui les écrivent, en s’arrangeant pour y laisser toujours une faille, dans laquelle s’engouffrent ceux qui ont le plus de pouvoir, c’est à dire celui de se payer les juges qui leurs conviennent, et même de se payer les législateurs qui rédigent ces lois…Nous sommes coincés.

-Et bien dans ce cas supprimez l’argent, et vous supprimerez du même coup tous vos problèmes….

-C’est un excellente idée, mais comment faire ? Comment partager les richesses, comment inciter les gens à travailler, comment vivre alors en société ?

- Mais c’est que si la situation est telle que vous la décrivez, vous n’avez rien à perdre à essayer. Car d’après mes informations (et c’est pour ça que je suis là), votre planète court un grand danger, et met en péril l’équilibre de l’Univers. Et si comme vous le dites les problèmes sont tous liés de près ou de loin à votre « argent » (qui semble être plus qu’une religion), alors il vous faudra bien apprendre à vous en passer. Et le plus tôt sera le mieux.

Rendez-vous compte, il faudra vous ouvrir pour y parvenir, à l’intérieur de vous-même et aux autres aussi. Dépasser votre conditionnement, réapprendre à penser par vous-même, et vous unir aux autres pour y arriver. Ce ne sera sans doute pas facile, mais avez-vous vraiment le choix ? Si les choses sont comme vous le dites, alors vous pourrez tenter toutes les combinaisons possibles, vous pourrez faire tous les calculs imaginables, faire toutes les lois que vous voudrez, rien ne changera cette réalité : le plus riche sera toujours le plus fort.

 

-Impossible voyons, cela remettrait trop de choses en cause : comment ferions-nous pour faire table rase du passé, oublier les avancées de la technologie, le progrès technique ou social ? La solidarité, la fraternité, la liberté, comment faire pour les conserver ? Comment l’homme fera-t-il pour trouver son bonheur, faire société et devenir bon ?

 

- mais qui vous parle de renoncer au progrès ? Sérieusement, regardez où vous en êtes rendus, et cessez de retourner votre vision du point initial de la conversation, à savoir qu’une personne sur six n’est pas en mesure de se nourrir. Voulez-vous continuer ainsi ? Ecoutez-donc ce que je viens de vous dire : le simple fait de supprimer l’argent vous contraindra à rechercher, et obtenir ces solutions que vous recherchez. Car c’est en unissant vos forces, en prenant soin des besoins et des désirs de vos frères humains que vous trouverez le fonctionnement d’un monde sans argent. Vous ne pouvez le faire en présence de l’argent, car c’est lui qui vous en empêche. Réfléchissez bien : si les hommes étaient tels qu’ils correspondent à vos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, alors l’argent deviendrait inutile dans l’instant. »

 

Nous continuâmes à deviser un peu encore, et c’est en partant que je lui ai dis que personne ne croirait à mon histoire… Et vous savez ce qu’il m ‘a répondu  ? « Ca ne m’étonne pas : si vous étiez vraiment malins, vous n’en seriez pas là ! ». Et il s’en est retourné, comme il était venu.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

 

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Le racisme expliqué par le capitalisme ?

Posté par calebirri le 9 avril 2011

L’autre jour, j’ai écris un article concernant le débat sur la laïcité : « Après le débat, on leur dit quoi aux Musulmans ? » . Le titre était attractif, et l’article n’était pas excellent c’est certain. Mais que ce soit sur Agoravox ou sur fdsouche  (un site que je ne connaissais pas), les réactions furent unanimes : aux musulmans il fallait dire « dehors », un point c’est tout. Je sais pourtant qu’à chaque article sur le sujet les lecteurs d’Agoravox se jettent sur leur clavier, et en général pour y écrire des tas de choses qui seraient par ailleurs sans doute condamnables au regard de la Loi. Aurais-je dû alors m’abstenir de poster cet article, ou aurais-je du répondre aux insultes et autres attaques contre les musulmans ? Non, je ne crois pas, cela ne sert à rien : on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif.

 

Aurais-je dû alors censurer les commentaires exagérés ? non, je ne suis pas pour la censure, et j’estime qu’il est bon de voir toutes les « opinions »(peut-on d’ailleurs appeler la haine une opinion ?) s’exprimer, pour qu’au moins tous puissent voir et savoir à quel point sont nombreux les gens aveuglés par la peur d’abord, puis par la haine des « autres », ceux qu’ils ne connaissent pas.

 

On pourrait essayer de les convaincre, comme je l’ai déjà tenté, par un raisonnement compassionnel (ce sont des êtres humains comme nous), par l’Histoire (faut-il toujours qu’elle se répète ?) ou par la simple logique (mettre dehors tous les étrangers ne réglera pas la crise), mais rien n’y fait : apparemment, un grand nombre de personnes croit réellement que les musulmans sont des millions, armés, intelligents, cultivés… et surtout méchants, terrés dans les cages d’escaliers des cités, prêts à tout pour envahir et « coloniser » de pauvres français sans défense, à qui ils voleraient (en plus) les allocations et le travail. Le choc des civilisations existe pour eux, et ils sont en train de le créer par la réalisation de leurs peurs : la haine qu’ils croient venir de « l’autre », ils la rejettent à leur tour sur « les autres », qui eux-mêmes le font à leur tour, pour de bon cette fois.

 

Dans cet article, j’ai pourtant essayé d’être assez provocant dans mes termes, évoquant jusqu’à la torture, l’extermination ou l’esclavage, mais cela n’a semblé faire peur à personne. Sur le site « fdesouche », j’ai même été atterré par le nombre de commentaires, unanimes, pour dire qu’il fallait « nous » mettre tous dehors (m’incluant bien sûr sans s’imaginer un seul instant que le prénom « Caleb » n’est pas d’origine musulmane mais juive – et que le prénom -un pseudo en l’occurrence- n’est pas nécessairement lié à une ascendance religieuse), évoquant même à plusieurs reprises « la valise ou le cercueil ». C’est à croire que certains en sont arrivés à considérer les musulmans comme indignes d’être Français.

 

Face à cet étonnant constat (oui, il y a des gens qui pensent vraiment qu’il faut envoyer les étrangers ailleurs) je me suis interrogé sur le moyen de faire comprendre à ces gens que le racisme est un leurre, et j’ai décidé de le tenter une fois de plus, cette fois-ci d’un point de vue capitaliste,  en validant une fois de plus la théorie selon laquelle ce ne sont pas les hommes qui pervertissent un bon système par une méchanceté qui leur serait inhérente, mais ce système pervers qui rend les hommes mauvais.

Et en partant du racisme comme facteur intégré aux calculs capitalistes de rentabilité, on s’aperçoit que le racisme se tient, comme théorie économique. A partir du moment où nous acceptons la conception capitaliste de la valeur de l’homme, nous acceptons de fait les inégalités entre les hommes comme étant naturelles, et le racisme comme une évidence. Car la valeur « monétaire » qui est attribuée à chaque homme par le système varie selon les pays, et au sein même de chaque pays. Les Français « de souche » , victimes eux-aussi de cette conception, sont sincèrement persuadés qu’ils valent plusieurs Chinois, ou Tunisiens… et ils en sont fiers. C’est que le conditionnement « capitaliste » fonctionne bien, et que la propagande est bien utilisée. Nous sommes tous portés à nous juger selon notre « valeur » financière, et il n’est donc rien d’étonnant à ce qu’à l’étranger également on considère qu’un citoyen Français vaut « X » citoyens d’un autre pays. Cela signifie que pour un pauvre d’un pays pauvre, venir en France le fera devenir, croit-il naïvement, un homme de plus grande valeur, au moins auprès des siens.

En réalité, le raciste et l’étranger sont tous les deux victimes de la même illusion capitaliste, celle qui les incite à croire que la valeur d’un homme se calcule en termes financiers. Le premier voit le second comme un inférieur, et le second considère le premier comme un supérieur (ils se basent tous deux sur le PIB par habitant…) Même les amalgames faits entre musulmans et Arabes montrent bien à quel point les arguments religieux ou raciaux n’ont pas de consistance. Tout ce qui compte est la concurrence que l’idéologie capitaliste a créé entre tous les hommes de tous les pays, et à l’intérieur de chaque pays (il y a des minorités stigmatisées dans tous les pays). Que les étrangers proviennent du Brésil ou de Pologne importe peu aux capitalistes, pas plus que de savoir s’ils sont bouddhistes ou satanistes. Ce qui compte est de savoir combien ils valent : et sans doute parfois un riche noir vaut mieux qu’un pauvre blanc. Car le capitalisme lui, n’est pas raciste, il a juste besoin de pauvres pour fonctionner : ce sont en fait nos gouvernants qui, par le biais idéologique de l’inégalité « naturelle », utilisent cet argument pour orienter la colère du peuple contre d’autres « responsables » qu’eux-mêmes, tout en continuant de s’enrichir en commerçant avec ces dirigeants corrompus.

Et lorsque la crise arrive, les étrangers « qui valent moins » (puisque ils veulent venir ici), ne sont donc plus les bienvenus. C’est de la concurrence en plus. C’est que les gens ne sont que rarement racistes en période de croissance économique : clients potentiels, besoin de main d’oeuvre, marchés en hausse…. tout le monde devient beau et gentil… Mais quand la bourse plonge et que l’Etat est endetté, que le peuple cherche du travail pour se nourrir, alors le racisme reprend le dessus : ce n’est pas la faute du gouvernement qui a fait tomber la croissance, mais celle des étrangers qui nous prennent notre travail, et qui bien sûr veulent nous envahir : et comme « ils » valent moins que « nous », alors il devient normal de les juger moins « utiles ». En considérant les comportements du point de vue capitaliste (selon la « valeur » que le système attribue à l’homme), on accepte implicitement l’inégalité provoquée par les règles de ce système, et on explique aisément la « vieille combine » de tous les gouvernements qui, pour faire passer la faiblesse de leurs réalisations politiques et économiques sur le dos d’une minorité-justement- trop faible pour se défendre, se basent (inconsciemment ?) sur les modes de pensées capitalistes (la rentabilité) pour justifier leur idéologie raciste.

Rien de plus facile en effet que de stigmatiser une minorité, et rien de plus logique que de s’y laisser prendre. Au lieu de se demander pourquoi tant de gens son conduits à vouloir quitter leur pays d’origine, il est plus simple de croire qu’ils sont inférieurs et jaloux, et qu’ils veulent nous « envahir » pour nous « voler ». Au lieu de remettre le système (auquel nous participons tous) en question, nous préférons nous éviter de regarder les véritables coupables de la misère des hommes en s’attaquant à d’autres, plus faibles.

Mais si le capitalisme cessait, aurions-nous encore une raison d’être raciste ?

 

Caleb irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans argent, crise, immigration, misère, mondialisation, politique? mensonges | 3 Commentaires »

Après le débat, on leur dit quoi aux Musulmans ?

Posté par calebirri le 3 avril 2011

Il y a ceux qui sont pour, et puis il y a ceux qui sont contre. Et puis il y a le reste, c’est à dire la majorité des citoyens, qui s’en foutent éperdument. Mais le débat sur l’Islam, renommé « débat sur la laïcité », aura bien lieu, et ce malgré tous les « débats » justement lancés sur sa tenue- ou pas. Une chose est sûre cependant, c’est qu’à cette occasion les masques sont tombés, comme je l’avais déjà fait remarquer à l’occasion des cantonales. Au sein de la majorité présidentielle des voix se font discordantes, et c’est tant mieux : le pouvoir du président sur la majorité s’effrite, et on commence enfin à trouver qu’il va trop loin.Car ce débat sur l’Islam, susceptible de remettre en cause la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, fait aujourd’hui peur à ceux-là mêmes qui ont compris où le chef de l’Etat voulait les conduire :  c’est-à-dire la stigmatisation des Musulmans, avec comme objectif la création d’un « bouc-émissaire » économique, à travers l’utilisation des évènements actuels pour détourner l’attention du peuple des véritables responsables de l’état du monde : les gouvernants eux-mêmes.

En mettant en place ce débat, il sera donc question de l’Islam, afin de savoir si cette religion convient ou non à la définition qu’on voudrait faire de la laïcité, et par conséquent si cette religion pose ou non un problème vis à vis des valeurs que prétend défendre la France.

Je ne reviendrai pas ici sur les définitions de la laïcité, ni même sur l’interprétation que l’on peut faire de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, je n’en ai pas les compétences, et d’autres le font bien mieux que moi. Mais je voudrais m’intéresser à ce que ce débat pourrait entraîner comme conséquences : car s’il y a débat, il y a conclusion du débat, et théoriquement réponse à la question : y a-t-il un problème musulman en France ?

Si la réponse est « non », alors nous rentrerons tous chez nous fiers et contents, le score du FN devrait mathématiquement baisser, et tout retournera dans l’ordre rapidement.

Mais si l’on considère, à la fin du débat, qu’il y a bel et bien un « problème musulman » en France, que fait-on ?

On interdit la religion musulmane ? On retire la nationalité aux Musulmans, ou leur colle-t-on un croissant rouge sur le corps ? Est-ce qu’on les torture, est-ce qu’on les réduit en esclavage, ou leur supprime-t-on simplement des droits sociaux ? Doit-on les mettre dans des camps pour les exterminer, ou arrête-t-on juste de commercer avec eux ?  Va-t-on leur déclarer la guerre, les envahir ou seulement les expulser ?

Et puis ensuite, faut-il considérer tous les Arabes comme des Musulmans ? Peut-on les qualifier de « race » au même titre que les Juifs autrefois, ou comme des adeptes d’une religion ? C’est quoi le problème exactement, les étrangers ou leur religion ? Et les enfants de Musulmans seront-ils alors « automatiquement » Musulmans eux-aussi ?

A partir du moment où l’on juge qu’il y a problème, il faudra bien admettre qu’il y faut trouver des solutions… Y êtes-vous prêts ? Est-ce vraiment cela que vous voulez ? Que voulez-vous à la fin ?  que les Musulmans « périssent » par vos mains, ou seulement qu’ils s’intègrent ? Dans le premier cas, imaginez ce que cela signifie. Et dans le second cas, il vous faudra alors regarder en face le véritable responsable des situations qui vous mettent mal à l’aise, le gouvernement lui-même, et nous tous à travers lui. Car quels sont les reproches que l’on entend à propos des Musulmans ?

-Ils prient dans la rue ? offrez leur des lieux de culte, et ils disparaîtront.
-Vous ne voulez plus voir de burqas ? donnez-leur l’exemple, et ôtez-vos propres lunettes « écran-total ». Si ces femmes apprenaient à lire et lisaient le Coran, elles verraient que cette pratique n’est pas obligatoire.
-Vous trouvez qu’ils reçoivent trop d’aides sociales ? donnez leur du travail !
-Des jeunes des cités vendent de la drogue et des armes ? Légalisez le cannabis et offrez-leur d’autres perspectives d’insertion.
-Il y a trop de travail au noir, et vous voulez qu’ils payent des impôts ? Donnez-leur des papiers.
-Vous ne comprenez pas qu’ils se réunissent tous ensemble dans des cités ghettos ? Offrez leurs des logements décents et moins chers, ils ne refuseront pas
-Ils vous regardent de travers ? changez votre propre regard sur eux, et les leurs suivront.
Lorsque vous arrivez dans un lieu que vous ne connaissez pas, vous aimez à ce que ceux qui sont déjà là, et qui se connaissent tous, vous accueillent avec gentillesse pour vous présenter, pour vous apprendre les règles et traditions locales, pour vous intégrer. Si personne ne vous parle et qu’on vous laisse de côté, vous vous renfermerez sur vous, et ne chercherez que la compagnie des autres exclus, qui eux vous comprennent et vous accueillent. En acceptant de croire qu’il existe un « problème musulman », nous rendons nous-mêmes possible l’existence de celui-ci. Nous excluons ceux-là mêmes à qui nous reprochons de ne pas s’intégrer… Que feriez-vous à leur place ?

 

Réfléchissez bien à ce que vous voulez, mais aussi aux conséquences que vos opinions impliquent dans la réalité. Car admettre que les Musulmans sont un problème pour la France conduira à l’adoption de solutions concrètes. Le voulez-vous vraiment ?

Alors soyez sérieux, et stoppez-là la discussion : il n’y a pas d’autre alternative envisageable que l’intégration, un point c’est tout.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans crise, immigration, misère, politique?, relations internationales, sarko | 6 Commentaires »

 

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