• Accueil
  • > Archives pour décembre 2010

lettre de diffusion

Posté par calebirri le 15 décembre 2010

Bonjour,

Je vous écris pour vous faire part d’un projet qui me tient à beaucoup à coeur et qui, si j’en crois l’ambiance actuelle, devrait en intéresser plus d’un : réclamer et mettre en place une Assemblée Constituante, en rassemblant les volontés, les projets alternatifs et les initiatives de divers horizons.

Pour ce faire, j’ai créé il y a quelques jours un nouveau blog intitulé “La voie des peuples“, qui propose un sondage simple (en lieu et place, pour le moment, d’une pétition) dont la question est : “désirez-vous la mise en place d’une assemblée constituante libre et indépendante, dans le but d’écrire une nouvelle Constitution ?” : et les deux seules réponses possibles “oui” ou “non”.

Deux textes conduisent à ce sondage, dont un appel, “internautes de tous les pays, unissez-vous !”, et un autre intitulé “la voie des peuples

En proposant dans un premier temps aux internautes de se rassembler, de communiquer et d’agir pour obtenir cette Assemblée, devraient être rédigés un modèle de lettre destiné aux parlementaires afin qu’ils s’engagent à soutenir sa mise en place, ainsi qu’un autre texte dans lequel les futurs candidats à la présidentielle de 2012  se soumettent à cette exigence.
Dans un second temps, devraient suivre également des propositions concrètes quant à la méthodologie à employer pour la mise en place et le fonctionnement de l’Assemblée Constituante, ainsi que le lancement d’un appel à candidatures pour la concrétiser.

Vous savez certainement comment fonctionne internet, et à quel point le développement d’un projet comme celui-ci est difficile à soutenir : il lui faut une large et constante diffusion.

Ce blog n’étant pas un blog d’actualité, il doit pour fonctionner être relayé constamment par ses lecteurs, et c’est dans ce but que je vous sollicite.
Si les objectifs que ce blog défend vous intéressent, et que vous voulez les voir se réaliser, alors je vous invite à bien vouloir diffuser soit cette lettre, soit les deux textes cités plus haut, ou même tout simplement le lien de ce blog. L’idéal serait que chacun puisse créer une sorte de “bouton” s’il possède un site ou un blog, afin de montrer son adhésion et son engagement à cette action, ou que quelques uns la portent sur les réseaux sociaux. Que d’autres traduisent, critiquent, conseillent, racontent, créent, enfin que tous les volontaires participent à cette action, pour obtenir enfin le respect des droits qui nous sont dus : ceux de choisir et de décider, librement et en toute conscience, de notre destinée commune.

Fait sur internet, le 14 décembre

Caleb Irri

Publié dans Non classé | 2 Commentaires »

Internautes de tous les pays, unissez-vous !

Posté par calebirri le 12 décembre 2010

En Islande, on fait la révolution citoyenne…en silence. Le 5 décembre, 25  constituants ont été élus au suffrage universel pour établir une nouvelle constitution. On pourrait s’étonner à cette occasion du peu de relais médiatique dont font preuve les journaux du monde entier…enfin si on excepte le climat économique et social qui règne dans nos propres contrées !

Mais ne soyons pas pessimistes, et regardons les choses en face. On le voit depuis quelques mois, les citoyens de tous bords, de toutes conditions, ont amorcé une réflexion critique du monde qui les entoure, et tentent de comprendre les nouveaux dangers qui les menacent, d’alerter sur les injustices qui sont commises par leurs gouvernants. Mais face au mutisme de la plupart de ces derniers, qui n’ont à opposer aux justes réclamations de leurs peuples que le silence et le mépris,  les premiers cherchent et trouvent des moyens d’agir autrement, afin de faire respecter leurs droits, par le rassemblement et l’action populaire. Notamment à travers des actions et initiatives spontanées comme le « Bankrun » ou « Wikileaks », les citoyens semblent se réveiller et s’apercevoir non seulement qu’on les trompe sur à peu près tout ce qui les concerne, mais qu’en plus ils possèdent, s’ils le veulent, le pouvoir d’agir sur les évènements.

 

Toute cette effervescence préfigure un mouvement plus vaste et plus large, dans lequel les citoyens, unis et informés, réfléchissent et agissent ensemble pour trouver des solutions alternatives à ce qu’on nous impose actuellement… Et pourquoi pas, après tout ? Cela fait longtemps que nous sommes nombreux à réclamer des Etats Généraux, une Assemblée Constituante et une nouvelle Constitution.  Pourquoi ne pas la créer nous-mêmes ?

 

Nous n’avons en réalité aucun besoin d’obtenir de la part de nos gouvernants une quelconque autorisation, d’autant que leur participation à l’élaboration d’une Assemblée Constituante nous serait sans aucun doute plus nuisible que bénéfique.

 

Le problème n’est donc pas de la mettre en place, mais de la faire accepter. Et pour cela les moyens existent. A travers des actions comme le Bankrun, qu’il faudrait voir se développer non pas pour le chaos mais pour inverser le rapport de force (du genre « si vous n’acceptez pas on va le faire »), ou comme Wikileaks (dénoncer publiquement les mensonges et tromperies de nos gouvernants), ou encore la mobilisation pour exiger un véritable « référendum d’initiative populaire« , ou même par le conditionnement de nos suffrages à la présidentielle à l’existence de cette proposition dans le programme des candidats.

 

Pour commencer, il nous faut donc réclamer la création de cette Assemblée Constituante, et les menacer sinon de nous passer de leur accord. Ensuite, et parallèlement, engager la mise en route des candidatures à travers un appel aux bonnes volontés. Et exiger de nos élus qu’ils soutiennent les démarches citoyennes de leur peuple.

Enfin, une fois l’Assemblée formée, la soumettre à la réflexion populaire, car pour créer une nouvelle Constitution il faudra bien rassembler des commissions, des études et autres spécialistes. Le « plan C » peut être une bonne base pour le niveau institutionnel, et de nombreuses propositions économiques « moins injustes » sont faites chez Paul Jorion, ou Frédéric Lordon.

 

Comme on le devine, il y a donc tout à refaire, et je propose déjà à ceux qui le souhaitent de venir se réunir ici, où je lance dès maintenant  un appel à la formation d’une Assemblée Constituante, en espérant qu’il puisse rassembler aussi largement, aussi loin que possible.   Cet appel sera consultable à l’adresse suivante : http://lavoiedespeuples.unblog.fr

 

Internautes de tous les pays, unissez-vous !

 

Caleb Irri

Publié dans la démocratie, politique?, révolution?, un nouveau système | 2 Commentaires »

article 11 : faisons exister le référendum d’initiative populaire

Posté par calebirri le 8 décembre 2010

Le référendum d’initiative populaire était une des grandes promesses de campagne de monsieur Sarkozy, et a du étonner jusqu’aux électeurs de droite eux-mêmes : mais il n’empêche,  cette mesure a bel et bien été adoptée en même temps que la réforme constitutionnelle de 2008 (oui, celle qui met le président -et ses collaborateurs ?- hors d’atteinte de toute attaque judiciaire).

 

Bon. adoptée oui. mais regardons quand même de plus près. qu’en est-il exactement de cet article 11,  qui passerait presque pour une mesure « d’arriérés communistes » sur le retour soixante-huitard ?

 

Et bien au départ, on y croirait presque. Rien que l’appellation est en soi une provocation digne de la plus belle double-pensé. un référendum d’initiative populaire… la démocratie réelle, quoi ! un dixième des électeurs (environ 4,5 millions) soutenus par un cinquième des parlementaires (184), et le peuple obtient en théorie le droit à un référendum, en bonne et due forme. Mais en pratique les choses se compliquent un peu : en réalité il s’avère que le référendum d’initiative populaire n’est pas à proprement parlé « d’initiative » populaire, mais bien plutôt parlementaire puisque l’initiative prend la forme d’une proposition de loi. Ce n’est donc pas comme je le disais juste au dessus, mais exactement le contraire : l’initiative ne peut venir que des parlementaires, auxquels s’ajoute ensuite le soutien populaire.

 

Ensuite, les choses ne s’arrangent pas : car même en cas de referendum d’initiative « parlementaire », cette demande de référendum n’aboutit donc véritablement qu’à une proposition de loi, qui si j’ai bien compris, doit ensuite être validée par l’ensemble du parlement…pour que le référendum ait lieu ? Non, justement, pour qu’il n’ait pas lieu ! car si le texte est rejeté (ou accepté modifié) par la majorité des parlementaires (comme cela se produirait aujourd’hui si une telle initiative était lancée), pas de référendum !

 

Mais ce n’est pas fini, car à ce moment le texte devient moins précis : il semblerait qu’au bout d’un certain délai (fixé par une loi organique), le président soit contraint de soumettre à référendum la question posée par l’initiative « populaire ». Ce délai, ainsi que les conditions d’exécution de celui-ci, doivent donc être définis par une loi dite « organique » pour que l’article 11 entre en vigueur… ce qui n’a jamais été fait ; une arnaque de plus !

 

Cela signifie, en d’autres termes, que l’article 11 de la Constitution, qui nous promettait une expression démocratique  appréciable, serait obsolète, caduque, inutile. Impossible de le mettre en place tant que cette loi organique n’est pas rédigée, ce qui j’imagine ne sera jamais fait… et pour cause : imaginez donc ce qui se passerait autrement : un référendum d’initiative véritablement populaire, exigeant la mise en place d’une assemblée constituante, ou la démission du gouvernement actuel. Que l’on pose au peuple la question de savoir s’il ne souhaiterait pas la possibilité de tracer lui-même la voie qu’il désire emprunter…

 

Mais puisque la loi nous empêche d’accéder à la Constitution pour faire valoir nos droits, pourquoi ne pas profiter de cette illusion pour la dénoncer, et prendre les devants sur celle-ci ?

 

Puisque le référendum fait peur aux gouvernants, puisqu’il n’est pas suivi d’effets quand il est organisé, pourquoi ne pas l’organiser nous-mêmes, pour ensuite être en mesure de l’opposer à nos élus ? si l’on réussissait à obtenir les soutiens décrits dans le texte constitutionnel, ne pourrions-nous pas être en mesure d’exiger qu’il soit mis en place ? et que penser d’un gouvernement qui nous le refuserait ?

 

Nous sommes nombreux à vouloir que les choses changent, et il nous est possible de les faire changer. Exigeons un référendum, et faisons le appliquer. Nous verrons bien, alors, si la démocratie veut encore dire quelque chose.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

 

Publié dans double coup, la démocratie, philo, politique? mensonges, révolution?, un nouveau système | 2 Commentaires »

Bankrun 2010 ou le symbole du dysfonctionnement capitaliste

Posté par calebirri le 4 décembre 2010

C’est étrange, mais bien réel : une idée lancée avec force et conviction peut faire du bruit jusqu’au plus haut des Etats… et même faire peur aux banques, réellement. Mais depuis quelques jours, en même temps qu’est médiatisée cette idée de retirer notre argent de la banque le 7 décembre, les économistes de tous bords expriment leur scepticisme quant aux bienfaits d’une telle action.  Pour certains elle sera un échec cuisant inévitable, pour d’autres un pas de plus vers le gouffre qui nous attend. Et tout cela à coups d’arguments impossibles à vérifier tant la chose est nouvelle : en réalité, personne ne sait pas ce qui peut se passer.
Tout d’abord, il faut dire que ce mouvement, quelque peu spontané et non « professionnalisé », n’a sans doute pas pris tous les paramètres en compte (mais qui le pourrait ?), ni même imaginé toutes les conséquences que pourrait avoir la réussite d’un tel mouvement. Car contrairement à ce que disent la plupart des commentateurs, la réussite du mouvement ne se jouera pas dans l’effondrement (ou pas) des banques, mais bien plutôt dans l’esprit des citoyens qui, par cette action, en viennent à se poser les vraies questions. Et elle est là, la vraie révolution. Les citoyens (qu’ils soient haut placés dans l’échelle sociale ou pas), en arrivent à discuter des conséquences d’une telle action, si elle se réalisait « pour de vrai ». Pour les gens « en haut », cela signifierait le chômage pour les plus faibles, la fin des crédits, le défaut des banques… mais surtout la fin de leurs bénéfices justement faits sur le dos des « petits », par la plus-value qu’ils dégagent de leur travail. Comme si on pouvait encore croire que les premiers se soucient du sort des seconds autrement que par la relation « dominant/dominé » qu’ils entretiennent…

 

Ensuite, il en est certains qui imaginent que ce sont les « gros » qui trinqueront, en évoquant que la banque est le soutien de l’économie, et que l’affaiblir serait comme se tirer une balle dans le pied. Mais qu’en ont à faire les centaines de milliers de personnes à qui le crédit est refusé, à qui les découverts s’augmentent d’agios toujours plus importants ? Il ne s’agit pas que quelques millionnaires retirent leurs millions, mais que les « petits » retirent tout ce qu’ils peuvent, c’est à dire tout ce qui reste (ou pas) une fois l’essentiel des prélèvements automatiques effectués. Retirer son découvert ne va pas vous rendre plus pauvre, et vous les aurez de toutes les façons dépensés comme d’habitude, avant de les avoir pu rendre. Votre prochain salaire comblera votre découvert précédent, et ce sera comme d’habitude, ou presque : car pendant ce temps-là, la banque ne se sera pas fait d’argent sur votre dos, en prêtant l’argent qu’elle a créé pour vous le prêter mais qu’elle n’a pas en réalité non plus (mais qui lui permet de réaliser, 24h/24, d’immenses bénéfices).

 

Mais enfin, répondrons les économistes forts savants, si vous empêchez la banque de gagner des sous sur votre dos, alors elle gagnera moins, et fera donc moins de crédits, moins d’emplois et blablabla… Et puis quoi encore? Il faudrait donc se laisser plumer jusqu’au bout, en laissant tout ce qu’on peut à la banque pour qu’elle nous donne, peut-être un jour, l’occasion d’avoir un prêt qu’il faudra rembourser avec moult intérêts, et puis en plus la remercier de l’avoir fait?

Il faudrait donc laisser les banques s’en mettre plein les poches avec notre argent, au titre qu’elles font (quand même) des emplois ? mais combien pourrait-on faire d’emplois supplémentaires si au lieu d’exiger 15% de rentabilité les actionnaires n’en demandaient que cinq? n’y aurait-il pas alors plus de crédits octroyés, plus d’emplois et blablabla ?

Non, cela est trop facile ! autant s’avouer vaincu dès maintenant et dire « faites de moi votre esclave », et n’en parlons plus ! vouloir sauver les banques est appauvrir le peuple (et sa descendance), mais vouloir les couler c’est aussi l’appauvrir ? je crois qu’il y a une des deux propositions d’erronée, n’est-ce-pas ? Ou alors nous sommes perdants quoi qu’il arrive, et c’est cela qu’il faut retenir de cette réflexion…

Alors que faire ?

Et bien c’est là toute la question. Si tous ceux qui le peuvent retirent leurs quelques euros de la banque en même temps, de la même manière que les petits ruisseaux font les grandes rivières, la banque ne pourra pas suivre, car elle n’a en réalité que peu de liquidités (fonds propres) en sa possession. Tout le reste n’est qu’argent fictif, et c’est bien là toute la contradiction, toute la fragilité du système. C’est là que repose l’illusion de richesse de nos nations dites « développées », toute l’arnaque dont les peuples sont victimes : les banques se font de l’argent réel sur le dos de l’argent fictif qu’elles nous prêtent à des taux scandaleusement élevés, et ne gagnent leurs immenses bénéfices que grâce à la réalité de l’exploitation des petits salaires contraints de payer plus lorsqu’ils sont plus pauvres.

En retirant notre argent de chez eux, les petits ont justement plus à gagner que les gros : la banque est à la merci des premiers qui, s’ils retiraient jusqu’à leur découvert, la laisserait en faillite rapidement. Et s’ils ne venaient pas rendre cet argent ? Et si le mouvement se développait partout et prenait de l’ampleur ?

Ce n’est pas alors une action stupide ou dangereuse mettant en difficulté une ou deux banques, mais bel et bien le résultat de la prise de conscience des peuples qui diraient ensemble qu’ils refusent de continuer à jouer à ce jeu de dupes. C’est tout le système qui se retrouverait menacé d’effondrement, et les rapports de force qui seraient ainsi transformés… à l’avantage du peuple.

Et quoi qu’on en dise, à choisir entre le chaos imposé par nos dirigeants ou la révolution proposée par les citoyens, je préfère encore la seconde possibilité. A nous seulement d’en faire quelque chose de constructif, de positif : les moyens existent, et il faudra bien un jour qu’on se décide à les utiliser.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans argent, crise, misère, révolution? | 3 Commentaires »

Wikileaks, Bankrun 2010, Plan C : ce que nous permet (encore) internet

Posté par calebirri le 1 décembre 2010

Dans un précédent article, j’ai déjà fait mention du potentiel d’internet, un outil révolutionnaire capable de diffuser la propagande gouvernementale partout et tout le temps, comme de permettre l’éclosion d’une révolution des mentalités susceptible de faire trembler la plupart des gouvernements.

 

Or il se trouve qu’aujourd’hui la véritable guerre pour (ou contre c’est selon) la liberté ait déjà commencé sur internet, et qu’elle tourne (pour l’instant du moins) à l’avantage des peuples. Il est à ce propos intéressant de constater à quel point « les peuples » semblent aujourd’hui mener cette guerre sur deux fronts qui se mélangent naturellement, j’ai nommé la classe politique et l’oligarchie financière. L’illusion que ces deux organes travaillent au bien être des peuples est en train de tomber, et il ne m’étonnerait guère que ceux-ci finissent rapidement par se mettre d’accord sur l’adoption rapide de mesures coercitives de surveillance et de contrôle de la toile, comme avec le traité ACTA.

 

Car ce à quoi on assiste en ce moment est tout de même assez incroyable : en quelques jours à peine se rejoignent pour moi les trois facteurs déterminants capables de pousser les peuples à se révolter.

 

Tout d’abord il y a la mise en lumière des mensonges de nos dirigeants à travers l’affaire Wikileaks, qui ouvre la voie à la possibilité d’un grand déballage « protégé », puisque les sources sont (du moins paraît-il) à l’abri de toute menace. Et bien qu’apparemment les révélations diffusées ne concernent que quelques informations « mineures », le fondateur de ce site est désormais un homme « à abattre ». Car au delà de ces révélations, c’est tout le système occulte qui nous gouverne qui se trouve en danger : à partir du moment où ce genre d’actions est possible, les gouvernements ayant peur de voir leurs petites « combines » dévoilées vont se dépêcher d’adopter des législations les empêchant de se reproduire. D’autant qu’à cette occasion on devra aussi sans doute s’interroger sur la « libre circulation des personnes », car ce monsieur qui voyage beaucoup mais dont les infos sont stockées n’importe où est presque insaisissable… comment fermer la porte sans fermer la fenêtre ? Qu’adviendrait-il si les citoyens se rendaient compte qu’il est possible de dénoncer les exactions de leurs dirigeants sans risquer de se voir punir ? ce sont toutes les ficelles du système qui seraient à terme visibles par tout un chacun… ainsi peut-être que la fin de la domination de quelques uns sur le plus grand nombre.

 

Ensuite il y a le fameux « Bankrun » organisé le 7 décembre, et qui en moins de deux mois a déjà franchi de nombreuses frontières. Comment un tel mouvement aurait-il pu se diffuser se rapidement, si loin et si fort sans internet ? Ces réseaux sociaux que tout le monde critique, ces blogs que tout le monde croit éphémères, ces happening que tous jugent stupides, ces twitts que l’on dit inutiles peuvent en fait se révéler être des armes libératrices, pour peu qu’on les utilise en ce sens. Comme une sorte de « bouche à oreille » virtuel, les informations pour le rassemblement citoyen et engagé vont aussi vite que les nouvelles de la rupture de telle ou telle star, et sont véritablement capables de faire changer le rapport de force qui oppose le peuple à ses dirigeants. Et en ces temps de crise, alors qu’on demande d’encore plus grands sacrifices à ceux qui souffrent déjà, l’internet a de quoi effrayer les gouvernements les plus sûrs d’eux.

 

Et enfin on trouve aussi sur la toile de nombreuses initiatives destinées à la mise en place d’alternatives plus ou moins utopiques pour remplacer le système actuel, un peu dans le genre de celles que je voulais voir fleurir ici, et qui ne pourraient exister autrement que grâce à internet. Pour ceux qui me lisent régulièrement, vous devez savoir à quel point la tenue d’Etats Généraux pour une nouvelle constitution me tenait à coeur, et il se peut que le site que j’appelais de mes voeux existe déjà, et depuis un moment : il s’appelle le Plan C, et appelle à la participation de tous à la reprise en main de notre destinée commune, à travers la rédaction d’une nouvelle constitution véritablement démocratique. J’en reparlerai bientôt ailleurs, mais une chose est déjà sûre : c’est que sans le support exceptionnel que nous fournit internet, de telles initiatives seraient impossibles, et nous serions bien alors coincés pour de bon.

 

Car en effet sans internet libre il devient impossible de s’informer « autrement » (sans la censure), de dénoncer les injustices, de diffuser ces informations, de se rassembler pour réfléchir, et aussi pour agir. En quelques jours nous est démontrée la puissance d’internet, le seul média libre qui existe encore, et qu’il faudra protéger à tout prix. L’internet rend possible d’éveiller les consciences endormies de propagande en les informant des actions de leurs dirigeants, qui ainsi discrédités se voient affaiblis. Il permet ensuite de rassembler les mécontents qui discutent des moyens de revendiquer leurs désaccords avec le gouvernement, et ouvre enfin des perspectives sur la manière d’organiser la société d’une autre manière, plus juste et plus démocratique. Tous les ingrédients d’une révolution citoyenne, pacifique et légitime sont réunis ici, sur internet. Conservons le pouvoir sur ce dernier espace de liberté qui nous est encore accordé, et utilisons-le à bon escient. Mais ne nous réjouissons pas trop vite de nos victoires : la riposte des ennemis de la liberté ne tardera pas…

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans double coup, la démocratie, medias, révolution?, un nouveau système | 4 Commentaires »

12
 

"Un homme qui crie n'est pa... |
ENDYMION |
le bien être de candresse e... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mareil Autrement
| Etudiants du lycée Bertran ...
| Bienvenue sur le blog du RC...