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à propos du référendum d’initiative populaire

Posté par calebirri le 28 décembre 2010

@ tous.

tous ici êtes là pour quelque chose. si vous avez lu l’article, c’est pourtant que malgré tout, quelque part, vous savez qu’il faut faire quelque chose pour que tout cela cesse, et vous devez bien sentir que la seule voie possible est celle de la démocratie, c’est à dire le gouvernement par le peuple et pour le peuple. évidemment aussi la solution que je propose n’est sans doute pas la meilleure, mais qu’attendez-vous alors pour agir ? c’est tellement dommage de voir que le temps passe et que tout empire sans qu’on ne fasse rien !

alors voilà, comme j’ai répondu ailleurs aux mêmes critiques, je vous laisse le même message :

Je ne suis pas surpris de me faire taxer de « naïf », mais bien plus par les réactions défaitistes qui ne cessent de dénigrer toute initiative reposant sur le peuple. Si personne ne veut croire qu’un changement soit possible, je me demande comment vous pouvez tous continuer à vivre sans sombrer dans la dépression la plus totale, ou le suicide collectif.

 

Mais si les citoyens eux-mêmes ne sont plus capables de croire en leur force, effectivement il n’y a pas grand chose à faire. Que croyez-vous donc ? que lorsque j’invite 4,5 millions de personnes à participer à un sondage sur un misérable blog, je crois réellement que les foules vont se précipiter en masse pour dire « super, on n’y avait pas pensé ! » ??

 

non bien sûr, et encore moins qu’un quelconque gouvernement, de gauche comme de droite, puisse accepter de mettre en place un tel référendum…

 

alors pourquoi faire cela ?

 

Et bien parce qu’il n’y a pas trente six solutions ! L’autre étant le recours à la violence ou au terrorisme, je suis désolé de sembler encore une fois « naïf », mais ce n’est pas comme cela que j’entrevois ni la démocratie, ni une base légitime pour établir un nouveau gouvernement…. Il ne reste donc que la révolte douce et citoyenne des masses, qui devraient être en mesure de comprendre que loi ou pas loi, si 4,5 millions d’individus, soutenus par 200 parlementaires, arrivaient face au gouvernement munis de leurs signatures, ils auraient plus de poids qu’en allant brûler des voitures ou crier dans un mégaphone.

 

Le jour où des millions d’individus seront décidés à faire bouger les choses eux-mêmes, peu leur importera d’avoir l’aval du gouvernement ou pas : ils créeront eux-mêmes leur Assemblée Constituante, et personne ne pourra les arrêter. Bien sûr à ce moment là tout le monde suivra sans piper mot, et même ceux qui n’y croyaient pas.

 

Mais en attendant, ce sont ceux-là mêmes qui se plaignent qui ont cessé d’agir, alors qu’au lieu de lamenter sur la méchanceté de nos élus, ils devraient voter, au moins comme ça, au cas où, et faire passer le message.

 

Si vous mêmes ne vous sentez pas impliqués dans le changement, il n’arrivera pas c’est certain : quand on fait quelque chose on n’est pas certain de réussir, mais quand on ne fait rien on est sûr d’échouer.
Caleb Irri

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Publié dans La voie des peuples | 5 Commentaires »

économie et météo : entre prévision et prédiction

Posté par calebirri le 26 décembre 2010

Ces derniers jours (neigeux) de décembre ont donné lieu à quelques polémiques amusantes, si l’on excepte bien sûr les milliers de gens victimes des intempéries qu’ils ont subi. Car quand je dis amusantes, je devrais dire consternantes, mais mon optimisme légendaire ne peut se laisser entraîner sur cette pente glissante…

 

Si je suis pourtant bien dans les premiers à critiquer les actions de ce gouvernement, et que leur manifeste incompétence en matière d’adaptation à la météo est prouvée, cela va tout de même trop loin ! Il ne s’agit que de météo, qui n’est à première vue qu’une science approximative, et dont les prévisions sont sujettes au changement.

On se souvient en effet qu’à l’occasion d’un épisode neigeux particulièrement fort, les 8 et 9 décembre si je me souviens bien, quelques milliers de personnes se sont trouvées contraintes de dormir qui au travail, qui dans sa voiture, qui dans un aéroport ou une gare. Si on peut s’étonner qu’un pays dit « développé » puisse encore se faire attraper par le climat (on avait déjà vu cela l’année précédente !), il faut quand même savoir être un peu plus indulgent que le premier ministre qui rejeta alors la faute sur les météorologues, dont le métier est de faire des prévisions, et non des prédictions. Mais qu’à cela ne tienne ! un peu plus d’une semaine plus tard, et alors que les mêmes météorologues annoncent une vague neigeuse pour les jours suivants, l’excès de zèle dont fit preuve le gouvernement se trouve aujourd’hui critiqué de la même façon (mais à l’envers), par ceux-là mêmes qui hier dénonçaient les manquements préventifs de l’administration. Qu’en faut-il penser ? Peut-on leur reprocher de vouloir ne pas reproduire les mêmes erreurs la fois suivante ?

 

Bien entendu je ne remets nullement en cause l’incompétence des pouvoirs publics sur le sujet, mais je m’efforce de comprendre celle des individus qui, par je ne sais quel réflexe irrationnel, voudraient que leur gouvernement soit capable de faire des prédictions précises sur le temps qu’il va faire le lendemain…. alors qu’ils ne semblent pas aussi virulents à l’égard des prévisions économiques toujours fausses  (vendues comme des prédictions ) et qui pourtant nuisent bien plus à leur vie quotidienne que les approximations de la météo.

 

Comment est-il possible qu’on en veuille à un météorologue dont le métier est éminemment sujet à erreurs, alors qu’on ne remet jamais en cause les économistes qui nous ont conduit dans la crise économique hier, et qui nous y enfoncent (toujours les mêmes) aujourd’hui ?

Car si les météorologues font ce qu’ils peuvent avec les données dont ils disposent, on ne peut tout de même par leur demander d’être fiables à 100%. Et ce que les météorologues n’arrivent pas à faire parfaitement, comment l’exiger, ou le croire possible, de la part de nos chers économistes, dont la somme des données nécessaires à la formation de leurs « prédictions » sont au moins aussi complexes que celles des premiers ?

Le véritable problème du gouvernement n’est donc pas de ne pas pouvoir « prédire l’avenir » en matière économique, mais plutôt de ne pas tenter, comme pour la météo, de réparer les erreurs qu’il a commises la fois précédente

Et celui du peuple n’est pas de critiquer un gouvernement qui fait ce qu’il peut (même mal) avec la météo, mais bien de ne pas le remettre en cause lorsqu’il veut nous faire croire que ses prévisions en matière économique sont fiables, et qu’il nous les vend comme certaines !
La réalité est peut-être moins joyeuse, mais plus honnête : dans un cas comme dans l’autre, il faut cesser de croire que la météo, comme l’économie, sont des sciences exactes, et ne pas juger trop durement ceux qui prévoient, mais plutôt ceux qui prédisent.

 

Caleb Irri

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Publié dans misère, Non classé, politique?, progrès technique | Pas de Commentaire »

référendum d’initiative populaire : nous n’avons plus d’excuses

Posté par calebirri le 24 décembre 2010

Lorsqu’on réfléchit à la situation de notre monde, il n’est pas rare de sombrer dans le désespoir le plus profond tant le réel nous semble impossible à transformer. Pourtant les initiatives sont nombreuses, les propositions foisonnent, et les êtres regorgent de ressources qui devraient nous forcer à l’espérance : il existe des solutions, et il ne tient qu’à nous de les mettre en pratique.

 

Bien sûr le travail à accomplir est incommensurable, et les résistances sont immenses. Mais la solution est simple : il s’agit de faire un référendum d’initiative populaire, afin que les peuples puissent prendre part à la conduite de leur destinée, et décident de la voie qu’ils désirent emprunter.

 

J’ai déjà écris il y a peu sur le sujet, en regrettant vivement l’absence de loi organique précisant les modalités de tenue de ce référendum d’initiative populaire. Une fois de plus j’ai pu me rendre compte du pessimisme ambiant, et surtout du manque flagrant de confiance accordée par le peuple à la classe politique dans son ensemble : pour la plupart c’est perdu d’avance. C’est vrai que tout semble fait pour nous conduire sinon à la lassitude, du moins à l’inaction : la vie quotidienne et son incroyable fugacité, les problèmes nationaux et internationaux, les enjeux économiques et sociaux, les incohérences juridiques, l’infinie complexité législative… tout est si difficile à appréhender, à comprendre, qu’il est certainement plus simple d’abandonner notre pouvoir à nos élus que de l’assumer nous-mêmes.

Mais aujourd’hui plus qu’hier, après l’adoption du projet de loi sur ce fameux référendum d’initiative populaire, nous n’avons plus le droit de nous laisser aller. Bien sûr cette adoption ne règlera pas tout, et ce référendum n’en demeure pas moins en réalité un référendum d’initiative « parlementaire », qui peut se retrouver rapidement annihilé par le jeu parlementaire habituel. Mais qu’à cela ne tienne, le peuple est souverain ! en contraignant nos parlementaires à lancer cette initiative, nous avons le pouvoir d’exiger un référendum sur la volonté de la part du peuple d’obtenir une Assemblée Constituante, et même de faire jouer en notre faveur les failles constitutionnelles qui nous ont nui jusqu’à maintenant : au-delà d’un certain délai pour l’examen de la proposition de loi, un référendum est exigé. Qu’il en soit donc ainsi.

 

Je propose donc à tous de venir se rassembler autour de cette volonté commune, loin des clivages politiques, et exiger la tenue d’un référendum d’initiative vraiment populaire, concernant la mise en place d’une Assemblée Constituante destinée à établir les bases d’une nouvelle Constitution.

 

C’est par le biais d’un sondage que seront comptabilisées les voix citoyennes, et je ne vous cache pas que la tâche est ardue, car c’est plus de 4, 5 millions de votes qu’il faut atteindre pour justifier de notre légitimité. N’hésitez donc pas à répercuter ce message, et surtout à faire vivre l’espoir de véritables changements dans notre pays, et peut-être ailleurs aussi.

 

Ensuite, et pour coller à la législation en vigueur, je propose également un texte, une « lettre ouverte aux parlementaires« , afin que tous  les citoyens engagés puissent la soumettre à signature de leurs élus, et jugent ainsi de leur engagement démocratique : la liste des signataires, ainsi que des non-signataires, sera affichée publiquement.

 

Je vous invite donc tous à cesser le fatalisme pessimiste qui nous paralyse, et à faire entendre dès à présent votre voix par cet intermédiaire, à l’adresse « http://lavoiedespeuples.unblog.fr »

 

Nous n’avons plus d’excuses, il faut reprendre la route : cela ne dépend plus que de nous.

 

Caleb Irri

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Publié dans crise, la démocratie, La voie des peuples, politique?, un nouveau système | 11 Commentaires »

Italie/Côte d’Ivoire :1-0

Posté par calebirri le 19 décembre 2010

Le déni de démocratie est un art injuste : les meilleurs ne sont pas toujours récompensés à la hauteur de leurs efforts.

En effet depuis quelques jours, la coexistence entre les deux « présidents » Ivoiriens risque de conduire à la guerre civile, ce qui émeut à juste titre toute la communauté internationale parmi laquelle,  en premier lieu bien sûr, le président Français, lui qu’on sait si soucieux du respect dû à la voix des peuples… sauf bien sûr lorsqu’il s’agit de leur vendre quelque chose.

Laurent Gbagbo doit partir, car les urnes en ont décidé ainsi. C’est si simple la démocratie, il n’y a pas à tergiverser. Pourtant, la communauté internationale, si prompte à dénoncer le « coup d’Etat » de Gbagbo, n’a semble-t-il rien fait pour évincer ce personnage au pouvoir depuis dix ans, pas plus qu’il n’a véritablement agi pour faire cesser successivement le génocide palestinien, le tchétchène ou celui des Tibétains.

 

On l’a vue par contre envahir l’Afghanistan, L’Irak et menacer l’Iran, pour les mêmes raisons qui la fait refuser d’intervenir dans les pays précédemment cités. Certains fâcheux y verront une duplicité, voire une complicité motivée par des intérêts financiers, mais la version officielle jongle entre « ingérence humanitaire » et « souveraineté démocratique » à l’envie… et ne bougera donc pas le petit doigt pour faire respecter la démocratie en Côte d’Ivoire. En tout cas pour le moment. Mais est-ce vraiment si étonnant ? Comme le disait un commentateur averti sur le problème ivoirien, les cris d’orfraie poussés par la communauté internationale sont susceptibles de confirmer la position du pouvoir en place qui, ainsi, peut justifier du nationalisme patriotique ivoirien pour lutter contre son rival : puisque la communauté internationale soutient Ouattara, c’est bien qu’il est au service du « grand capital », non ?

 

Vue d’ici, la situation pourrait bien effectivement servir à cette dernière, car une guerre civile de grande ampleur serait idéale pour engager l’intervention de la communauté internationale, et j’imagine que les ressources du pays aiguisent bien des appétits en dehors des Africains eux-mêmes….

 

Maintenant en face, en Europe, là où la « démocratie » est un exemple pour tous, il y a l’Italie. Monsieur Berlusconi s’est vu conforté dans sa place au terme d’une motion de censure rejetée de peu, et à ce qu’il paraît par l’intermédiaire de l’achat de voix de parlementaires de l’opposition. Bien sûr ceux qui ont accepté la corruption resteront muets là-dessus mais, aux dires de quelques uns « approchés » par l’équipe du « chef », il leur a été proposé de coquettes sommes pour acheter leur vote. On peut entendre ce genre de témoignages presque tranquillement jusque sur les ondes de France-inter, sans que personne n’en soit inquiété : le déni de démocratie se trouve ainsi accepté, presque officiellement, sans que les voix qui se lèvent pour le dénoncer ne portent plus loin qu’une sorte de lassitude résignée. La démocratie est morte en Italie, et personne ne semble s’en inquiéter.

 

En même temps, les chefs d’Etats dits « démocratiques » auraient tord de s’y impliquer, car à vrai dire leur situation démocratique, si on la regardait de plus près, serait elle-même sans doute sujette à critiques… quand on voit qu’en France la campagne présidentielle aurait pu être financée illégalement, qu’aux Etats-Unis l’élection de Georges Bush aurait été truquée, qu’en Russie Vladimir Poutine serait le véritable maître du pays, alors il ne faut pas s’étonner que personne n’ait rien à gagner à dénoncer ce qui se passe en Italie. D’autant qu’en Europe, m’est avis que peu de scrutins sont totalement transparents… mais qui pour le prouver, ou même pour en rechercher les preuves ?

 

La démocratie n’est pas malade mais mourante un peu partout dans le monde, et le plus triste dans tout ça, c’est que tout le monde s’en fiche. C’est une belle victoire pour certains, et les autres n’ont qu’à en prendre de la graine pour en arriver là : un pays n’est considéré comme développé que lorsque la démocratie est niée, mais que personne n’y trouve plus rien à redire.

 

Caleb Irri

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En 2010, nous avions encore le choix…

Posté par calebirri le 18 décembre 2010

Je suis né en 2010 et j’ai 20 ans. Je dois partir à la guerre et j’ai peur. J’aurais bien voulu éviter cela, mais c’est impossible : la puce qui se trouve dans mon bras ne me le permet pas. « Ils » doivent savoir tout le temps où je suis, pour ma propre sécurité. Pourtant, mes parents m’ont toujours dit que tout était bien mieux avant : on pouvait se déplacer où bon nous semblait, parler à qui l’on souhaitait, choisir ce que l’on voulait faire… oui, cela devait être bien. Mais pour nos ennemis aussi.

 

D’après ce que je sais, c’est lorsque j’avais six ans que tout a changé. Après une crise économique terrible, les gouvernements de l’Europe (qui n’étaient pas alors une province de l’Empire Atlantique) avaient décidé de faire cesser les révoltes populaires, et arrêté un grand nombre de terroristes, qui d’après ce que j’ai compris émettaient sur internet des appels à la révolte, et se battaient pour faire émerger de nouvelles idéologies. Je ne sais pas comment cela a pu se produire puisque toutes les communications étaient déjà surveillées, mais des groupes de Musulmans, alliés à ces terroristes, ont tout de même réussi à lancer des attentats contre les pays libres, pour semer le chaos et la guerre partout autour d’eux. D’après ce que j’ai appris à l’école, ces « êtres sauvages » (je ne sais pas comment les appeler autrement) n’ont rien d’humain, et n’ont aucun autre but que de nous exterminer, nous les envoyés de Dieu. C’est comme cela qu’on s’appelle entre nous, pour faire la différence. Car c’est vrai qu’ils nous ressemblent beaucoup.

 

Toujours est-il que c’est après un de ces attentats, plus meurtrier que les autres, que la guerre s’est déclenchée, et que le monde libre a été contraint de recourir à l’Etat d’Urgence. Désormais tous les enfants sont pucés dès la naissance, et le gouvernement, qui reçoit ses ordres du chef de l’Empire Atlantique, doit appliquer les Plans quinquennaux de production pour pouvoir continuer à lutter efficacement contre nos ennemis. Mes parents ont alors été envoyé dans des usines d’armement, et moi-même dans un internat social, où j’ai appris à lire et à écrire. Là-bas j’ai aussi appris à reconnaître mes droits et mes devoirs, c’est à dire l’obéissance et le respect des valeurs humaines : je sais où j’ai le droit de me déplacer, à qui j’ai le droit de parler, et ce que je n’ai pas le droit de dire.

 

Mes parents, avant d’être pendus pour terrorisme, le savaient eux-aussi pourtant. Vivre libres ce n’était pas lutter contre nos chers gouvernants, mais éliminer les dangereux terroristes qui nous massacrent tous les jours quelques hommes justes et bons. Eux qui croyaient que tout allait s’arranger en les « intégrant », en les aidant, en les aimant… je ne sais pas ce qui a pu leur passer par la tête : comment imaginer faire comprendre quoi que ce soit à des bêtes sanguinaires ?

 

Je sais bien ce qu’ils me racontaient quand j’étais petit. Que l’amour de son prochain et la confiance étaient des valeurs bien supérieurs à la haine et à la peur, et d’autres stupidités du même genre…mais on m’a prouvé depuis que tout cela n’était que mensonge et tromperie : l’étranger n’est pas un « prochain », et il faut en avoir peur pour pouvoir le haïr. Mais c’est que mes parents étaient, d’après ce qu’on m’a dit, conditionnés à réfléchir comme cela, ils ne savaient pas, et ne pouvaient pas comprendre.

 

Et puis c’est bien à cause d’eux aussi si tout cela s’est déroulé comme ça : restriction d’eau, de carburant, de nourriture, tout cela ne serait pas arrivé si nous n’avions pas permis à tous ces monstres de se nourrir et de se développer ainsi, comme des souris !

La dernière fois que je les ai vu, je leur ai dit tout cela, mais ils ne voulaient rien comprendre : ils me répétaient sans cesse que nous étions tous des frères, et que chacun méritait de vivre dignement, et librement. Qu’il fallait agir pour éviter la guerre et la famine, changer le monde et toutes ces stupidités. Que nos gouvernants ne cherchaient qu’à nous asservir et nous affamer, pour mieux nous contrôler… Mais qu’ont-ils fait eux, alors, pour éviter cela, puisqu’ils en étaient convaincus ?

 

Rien. Rien du tout. Ils ne faisaient que critiquer, appeler à la révolte, citer tels ou tels auteurs qu’on sait aujourd’hui être des traîtres, et puis surtout se plaindre. Et maintenant, à cause d’eux, eux qui n’ont pas accompli leur devoir quand l’ennemi était encore faible, tant qu’il en était encore temps, je vais devoir partir demain sur le front pour aller me battre avec des bêtes féroces et sauvages, pour sauver le monde libre de leurs volontés maléfiques. Et j’ai peur. Une peur bleue. Et je hais mes parents, car ils n’ont rien fait pour m’éviter cela.

 

J’ai bien fait de les dénoncer.

 

Caleb Irri

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que va devenir l’Europe ?

Posté par calebirri le 17 décembre 2010

Ca y est, le coup d’état est en marche : l’Union Européenne vient de se mettre d’accord pour modifier le traité de Lisbonne. Après une première tentative avortée il semble que, cette fois-ci, les pays les plus faibles ont fini par céder.

 

Il faut dire que les plus forts ont tout fait pour cela. Après avoir laissé la Grèce et l’Irlande se faire approcher par le FMI, les autres pays en difficulté n’avaient plus vraiment le choix : il fallait prendre une décision. Mais pas facile de se décider. D’un côté il y avait les Etats-Unis, et de l’autre l’appétit Chinois. Mais au centre, il y a l’Europe.

 

J’entendais l’autre jour je ne sais plus quel analyste évoquer le dilemme futur auquel serait confronté l’Europe de demain : faire allégeance à l’une ou à l’autre des deux puissances évoquées plus haut… Mais c’était sans compter sans cette troisième alternative, c’est à dire faire de l’Europe un Etat « géant », fédéral, capable de devenir une puissance économique de premier plan. Mais pour cela, il lui faut changer d’abord ses institutions, et créer un gouvernement fort, centralisé, harmonisé, et réduire l’équipe gouvernementale à un petit nombre d’individus possédant réellement le pouvoir sur les autres.

 

En regardant les choses sous cet angle, on serait même tentés de croire que toute cette crise n’est en réalité que le prétexte destiné à faire accepter de la part des pays les plus faibles l’hégémonie des plus forts, qui sous la menace d’une faillite de leurs Etats se trouveraient autrement à la merci des deux grandes puissances en embuscade, prêtes à fondre d’abord sur les petits, et ensuite sur les plus gros.  Petit à petit on voit donc se former différents blocs de taille imposante, et se dessiner les différentes alliances qui rendront possible, à l’avenir, leurs oppositions dans des conflits géostratégiques majeurs.

 

En effet, on s’aperçoit avec cette crise européenne que la souveraineté des nations n’est pas tout à fait indépendante des relations internationales, et que l’Union européenne en tant qu’agrégation de pays est fragilisée du point de vue des rapports de force économiques et sociaux. La concurrence qui règne entre les pays au sein de l’Europe détruit l’unité qui seule serait capable de résister, à terme, à l’appropriation des Etats eux-mêmes par des puissances étrangères. On l’a vu lors de la proposition de la Chine de racheter des territoires entiers de la Grèce, qui a bien vite été contrée par les propositions du FMI… pour aboutir à l’aide européenne.
Le but des tractations actuelles est donc de faire s’unir les pays de l’Europe au sein d’une même entité homogène, une sorte d’ »empire » à l’américaine… ou à la chinoise. Pour ce faire, les Etats encore puissants de l’Europe ont besoin de s’affranchir de l’égalité institutionnelle établie par les traités initiaux car aujourd’hui, même le traité de Lisbonne ne suffit plus.

 

Mais c’est justement la veille de cette réunion du 16 décembre qu’a été émis l’hypothèse d’une dégradation de la note de l’Espagne, afin que les dernières réticences à l’imposition des exigences franco-allemandes soient levées. Il apparaît cependant, à la lumière des derniers évènements, que la prise de contrôle effective de l’Europe par ces deux grandes puissances soit le seul remède au délitement de l’union européenne.  Bientôt vont se réjouir médias et politiques, et marchés également.

 

Maintenant, la question est celle-là : devons-nous nous effrayer, ou au contraire nous satisfaire de ce bouleversement ? Soit on considère qu’en réalité cet accord signifie non pas la pérennité de l’union, mais plutôt son allégeance tacite aux Etats-Unis de peur de tomber dans  le giron chinois, soit il faut le prendre comme une déclaration d’indépendance de l’Europe qui, profitant de la faiblesse de la plupart de ses membres, sauve à la fois sa puissance et prend du même coup le contrôle d’une entité qui, ainsi, se trouve en passe d’être la première économie mondiale. La mise sous tutelle de la majorité des Etats Européens par les quelques puissances encore solides peut effectivement être considérée comme une bonne chose d’un point de vue géostratégique, mais laisse présager quelques inconvénients majeurs dont nous nous apercevrons sans doute assez rapidement : la mise en place d’un gouvernement effectif de quelques uns sur l’ensemble des autres, avec comme corollaires un régime autoritaire quasi féodal, et des sacrifices allant sans cesse croissants pour les populations les plus faibles de l’union européenne.

Car il ne faut pas se leurrer, cette nouvelle donne ne va pas modifier ni renverser les tendances économiques actuelles, car au delà de l’Europe c’est le monde entier qui se trouve malade de sa mondialisation. Les peuples mis à contribution vont bien finir par dire « stop », et l’enjeu pour les dirigeants est d’arriver, avant la révolte, à établir des bases légales suffisamment contraignantes pour la pouvoir maîtriser.

 

Comme on le voit avec la montée des extrêmes un peu partout dans le monde, les questions nationalistes s’affrontent avec l’économie mondialisée, qui sont les deux extrêmes du capitalisme. Mais face à la faillite de ce système, personne « en haut » ne semble vouloir comprendre que l’une comme l’autre sont les deux faces d’une même erreur, celle de croire que ce système est encore capable de fonctionner sans entrainer les excès qui apparaissent  (encore une fois) aujourd’hui.

C’est un problème idéologique majeur. Car si pour certains la fermeture des frontières et le protectionnisme sont la seule solution envisageable, les ressources et la puissance ne peuvent se satisfaire d’un Etat grand comme la France. Et si pour d’autres la libéralisation des marchés et la dérégulation sont la solution, alors ils se trouvent à la merci des plus gros qui n’hésiteront pas à les asservir.

 

C’est pour cela que l’Europe en tant qu’Etat souverain est un des grands rêves de nos dirigeants. En réunissant « nationalisme » européen et mondialisation financière, une entité fédérale dirigée fermement serait protégée des grandes puissances extérieures, tout en étant capable elle-même d’être un prédateur pour les autres.

 

Pour le moment, nous ne pouvons pas encore savoir ni de quelle manière ni par qui nous serons dévorés, nous les peuples, mais une chose est sûre, nous serons dévorés. Mais prenons garde aux extrêmes, ils ne servent toujours que les puissants et les dictateurs.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

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