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la rage

Posté par calebirri le 31 juillet 2010

Ca commence à devenir vraiment malsain. Je viens de regarder la vidéo sur l’expulsion de pauvres femmes par la police, avec les enfants dans le tas… révoltant. Je viens aussi de voir apparaître, sur le site du monde, un panneau indiquant que Sarkozy veut retirer la nationalité française à ceux qui « touchent » à la police. Et puis il y a les commentaires, sur le post, concernant la vidéo : un ramassis de stupidités publiées sans vergogne. Il commence à y avoir véritablement un problème dans ce pays, et cela fait monter la rage. De n’importe quel côté que l’on se place, la rage augmente, et elle est organisée par le gouvernement.

Cette technique est un appel à la guerre civile, au conflit et une atteinte sérieuse à l’ordre public. Le président et sa clique devraient être condamnés pour cela, car ils nuisent à la paix sociale. Par leurs agissements, par leurs paroles, ils devraient tomber sous le coup de la loi, celle qui interdit la provocation à la haine, celle qui défend la dignité humaine, celle qui condamne les insultes racistes.

 

Peu à peu, nous tombons dans un régime autoritaire dirigé par un pouvoir policier et hors-la-loi, qui énerve les liens sociaux et culturels, comme cela s’est déjà produit dans l’histoire de France.

 

Cela n’a que trop duré. Même si toutes les communautés défavorisées sont stigmatisées une à une, même si le gouvernement cherche à diviser pour mieux régner, il nous faut nous rassembler, tous ceux qui ne veulent pas aller plus loin, et réclamer la démission de ce gouvernement. Il nous faut nous révolter avant qu’il ne soit trop tard, et créer le « contre-complot » pour lutter contre la fascisation du régime. Officiellement, ouvertement, pour que tous ensemble nous soyons trop nombreux pour qu’on nous mette tous en prison. Il faut que nous utilisions tous les moyens légaux dont nous disposons pour lutter, et que toutes les victimes de cette attaque contre la démocratie se rassemblent enfin pour la défendre. Il faut que nous profitions de tous les outils dont nous possédons encore le contrôle pour appeler à la résistance.

 

Le 7 septembre, il y aura une grande grève contre la réforme des retraites, il faut qu’elle soit remplacée par une manifestation géante réclamant la démission du président. Que tous soient armés de leurs téléphones portables, de leurs caméras, et qu’ils filment toutes les exactions de la police. Il faut que tous les policiers, tous ceux qui croient encore que leur métier est la défense du peuple et non son asservissement, se lient à nous, et refusent de participer à ces exactions. Que les journalistes retransmettent leurs vidéos et commentaires sans l’autorisation des rédactions s’il en est besoin, que les médecins dénoncent les blessures faites aux citoyens lors des manifestations, et que les avocats s’engagent à défendre bec et ongles tous les prisonniers qui seront faits.

 

Tout ceci est inacceptable et révoltant. Et cela doit cesser. Notre peuple, dont l’histoire a permis de faire croire aux autres peuples que la liberté pouvait s’exiger, doit se souvenir de ce dont elle a été capable pour de nouveau redevenir un exemple. Pas celui des camps ni de la collaboration, mais celui de la révolution issue des lumières.

 

Ne nous laissons pas faire sans rien dire, sans réagir. Nous ne savons tous que trop bien comment les choses se passent, car elles se sont déjà produites. Réparons les erreurs commises dans l’histoire, que la mémoire nous serve à ne plus les commettre. Au début il y a eu les juifs, puis les tziganes, et puis les noirs, les musulmans, les homosexuels, et enfin les résistants, que le pouvoir d’alors nommait « terroristes ». et personne n’a rien fait pour l’empêcher, comme dans la chanson.

Le monde ne se relèvera pas indemne d’un nouveau conflit comme celui qu’on nous prépare, il faut l’éviter à tout prix.

 

Reprenez vos esprits, cessez de croire les mensonges qu’on vous raconte, arrêtez d’avaler la propagande, refusez le conditionnement, rebellez-vous. Le recul de la retraite est une chose importante, mais la sauvegarde de ce qu’il nous reste de liberté est vital.

 

Le 7 septembre, rendez-vous aux frontons de vos mairies, et réclamez que soit appliquée la devise sur laquelle nous sommes assis depuis trop longtemps. Allez voir vos élus, et exigez de leur part d’agir pour faire tomber ce régime tant qu’il est encore possible de le faire. Cessez le travail pour montrer à ce gouvernement que c’est le peuple qui fait fonctionner ce pays. Faites lui comprendre que c’est le peuple qui l’a rendu légitime, et qu’il a aussi le droit de le démettre.

 

Calmement, sereinement, nous avons le droit, et le devoir de réclamer notre dû, celui de choisir nos gouvernants. Et lorsqu’ils sont mauvais, il faut les remplacer.

 

 

Caleb Irri

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racisme et amalgames : allons encore plus loin !

Posté par calebirri le 28 juillet 2010

Après avoir copieusement stigmatisé les Musulmans, après avoir insulté les banlieues, après avoir amalgamé les Arabes et les terroristes, exclus les vieux et désespéré les jeunes, le gouvernement s’attaque aujourd’hui aux « gens du voyage »… parvenus au faîte de leur impopularité, il semblerait que nos joyeux lurons « d’en haut » soient prêts à tout pour faire de l’insécurité et du désordre social une priorité.


En effet, la politique du fait divers tourne à plein régime, et il suffit d’un drame impliquant la présence d’une minorité pour que le gouvernement tente de tourner les regards médiatiques vers des sommets philosophiques et sociologiques douteux, à l’aide de sophismes scabreux et scandaleux : une personne de la communauté « du voyage » se fait tuer par la police, des violences s’en suivent. Donc toute la communauté est potentiellement dangereuse.

 

Bien sûr, de tels agissements de la part du gouvernement sont criminels, car ils poussent à la montée de la violence, un peu à la manière dont la présidence de Bush, après le 11 septembre, a conduit par sa « lutte contre le terrorisme » à faire grandir le terrorisme partout dans le monde. Ceci se justifie bien sûr tout à fait d’un point de vue politique, car en énervant ainsi les minorités, en créant les conditions de la haine, de l’injustice et de la rancune, les gouvernements en péril se donnent la possibilité d’engendrer la violence qui justifiera la répression, à moindre frais, et en occultant ainsi le regard des peuples des véritables problèmes…


car les véritables problèmes ne sont bien sûr pas dans l’identité nationale, à laquelle, si l’on retirait tout ce qui aux yeux du gouvernement ne la constitue pas, se retrouverait amputée de plus de la moitié de ses habitants… mais en agissant ainsi, même la presse, prompte à dénoncer la poudre aux yeux jetée sur elle par ce genre de provocations nuisibles et volontaires, se voit dans l’obligation de réagir face à ce scandale, ce qui a le don de créer la polémique, et surtout de monopoliser du temps de parole, au détriment évident de certains autres agissements bien plus importants mais peut-être moins urgents.


Ainsi, et depuis quelques jours, l’affaire Woerth est en train de s’estomper au profit de cette sombre affaire de l »insécurité », qui ne va pas manquer d’être montée en épingle durant les prochains jours…certains vont donc crier au retour du fascisme, d’autres vont défendre les « droits de l’homme » que la France se doit de protéger, dénoncer les amalgames, insulter, taper du poing sur la table, tout cela sans que personne ne puisse faire autrement que de donner son avis…

Mais puisque c’est ainsi, je vais donner aussi le mien, appuyé par un sophisme tout aussi accablant : puisque l’on considère les sophismes établis par le gouvernement comme valables, alors celui que je propose l’est tout autant, puisqu’il repose sur le même type d’amalgames. Comme monsieur Woerth est suspecté de financement illégal et de conflits d’intérêt, et qu’il appartient au gouvernement, j’affirme que toute la classe politique est corrompue, et que l’on devrait enfermer dans des camps tous les hommes et femmes politiques, afin qu’ils cessent de dégrader l’image de notre identité nationale, identité qui repose si j’ai bien compris sur l’égalité, la fraternité et la liberté. Cela peut vous sembler contradictoire, mais la patrie des droits de l’homme n’en a que faire : on peut s’asseoir allègrement sur ces derniers de la même manière pour les politiques que pour les immigrés, c’est bien ça la fraternité, non ?


Et puisque les capitalistes nous « volent » depuis des générations, et que nous sommes tous des capitalistes, alors je propose d’aller encore plus loin, et de supprimer tous les voleurs que nous sommes, afin de régler définitivement le problème de la morale, de l’insécurité et de l’injustice pour tous, en nous battant à mort jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de survivants, ou que nous ayons définitivement saboté l’environnement : ainsi nous pourrons établir le meilleur type de société qui existe, pour le bien de chacun et pour le bien de tous, c’est à dire la disparition définitive du genre humain. Le monde sera alors parfait, non ?

 

Caleb Irri

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la décroissance, une théorie économique bien trop sage

Posté par calebirri le 25 juillet 2010

La décroissance est une théorie attrayante et qui peut paraître censée, et qui même pour certains semble devoir lutter contre le capitalisme. Mais dans la réalité, et malgré la bonne volonté évidente de ses défenseurs, cette théorie sert moins les idées qu’elle défend que celles qu’elle attaque. Partant du principe que les ressources planétaires sont limitées et mis en rapport avec la soif infinie de consommation des êtres humains, certains penseurs philanthropes et raisonnables ont imaginé qu’il fallait que l’homme se restreigne dans ses mouvements naturels, afin de protéger les futures générations du mal qui ronge notre planète, et qui finira par nous engloutir ensuite. Mais si cette idée est fortement teintée d’humanisme, et qu’elle semble parée des meilleures intentions du monde, il ne faut tout de même pas oublier qu’elle prône clairement une baisse de la consommation maintenant, pour ne pas à avoir à faire face à une brutale pénurie, plus tard.

Mais s’il ne fait aucun doute que je considère la surconsommation comme un mal à combattre, et que pour moi aussi le fait de rechercher à tout prix la croissance est cause de notre surproduction et de la surexploitation des ressources, je ne peux me satisfaire d’une théorie qui frustre les désirs et les espoirs d’un monde meilleur, sans lesquels il est vain de vouloir perpétuer l’espèce humaine.

Car il faut discuter de ce que l’on appelle « croissance », à savoir si elle n’est qu’économique ou s’il faut prendre d’autres facteurs en compte. Et si il est assez aisé de définir ce qu’est la croissance économique (augmentation du PIB, c’est à dire de la production dans un temps donné), il est beaucoup plus délicat d’expliquer ce qu’est la croissance « pure », qui n’est en quelque sorte qu’une augmentation sans objet précis, ou une simple vue de l’esprit. Il faut pour qu’il y ait croissance un qualificatif à y ajouter (la croissance « de quelque chose »). C’est ainsi que la théorie de la décroissance se trouve devenir soit une décroissance « économique », soit une décroissance sans objet. Et une décroissance économique, c’est encore du capitalisme, calculé selon des facteurs économiques, à l’intérieur du système que cette théorie dénonce.

Que veulent donc les « décroissants » ? le retour à une vie plus censée, moins tournée vers la rentabilité et le profit, vers moins de consommation, moins de pollution et plus de morale, de raison ? faut-il alors dénoncer la technologie et ses avancées pour retourner en arrière, se passer de la machine à vapeur et de ses mines de charbon pour partager notre misère avec les autres misérables ? faut-il réapprendre à vivre dans des cabanes en bois insalubres, avec des chevaux pour moyen de locomotion et la bougie pour éclairage ?
Non, personne ne peut vouloir cela, car en quittant le monde de la consommation et de la production ce n’est pas seulement la croissance économique et le capitalisme que nous renverserions, mais aussi et surtout l’idée de progrès, idée sans laquelle l’homme ne peut avancer. C’est nier l’homme en même temps que ses désirs, et faire preuve d’obscurantisme, car nous ne réglerons pas le problème des inégalités et de l’injustice sociale en retournant en arrière, ni en abaissant nos prétentions au point de vouloir devenir tous pauvres. L’égalité, la justice ne sont pas des concepts minimums, orientés selon des critères revus à la baisse pour satisfaire au plus grand nombre, mais au contraire l’expression de la volonté des êtres humains d’accéder tous à « plus » d’une part, et à « mieux » d’une autre.

Consommer moins c’est produire moins, c’est travailler moins, c’est gagner moins. On ne brisera ni le capitalisme ni les inégalités par la décroissance, on ne fera que satisfaire aux désirs de ceux qui veulent licencier sans peine. Et si il est effectivement possible que les riches, à terme, soient contraints à moins de consommation par manque de ressources, ce ne sera pas le signe d’une plus grande justice, mais plutôt le constat d’échec de l’humanité qui ne sera pas parvenu à faire profiter des bienfaits de la civilisation à tous.  La décroissance ne peut pas renverser le capitalisme pour sauver l’humanité, mais l’humanité doit renverser le capitalisme pour parvenir à une croissance juste. Ce n’est qu’une fois le capitalisme supprimé qu’une sorte de décroissance pour certains(ou une croissance pour d’autres) pourra être instituée. Elle doit être le résultat de l’éducation à l’inutilité du superflu, de l’inutile et du jetable, comme une philosophie ou une religion dans laquelle la planète serait le Dieu à honorer. Ce n’est pas la croissance qu’il faut donc supprimer, mais sa définition qu’il faut revoir. Une croissance économique est un contresens, alors qu’une croissance « humaniste » exclut la croissance économique. Ce sont les règles du capitalisme qui impliquent la première définition, et pour en sortir c’est le capitalisme qu’il faut détruire, pas l’humain.

Cette erreur d’interprétation  sur la conception décroissante provient en effet d’un diagnostic erroné, que l’on peut résumer par la phrase d’un certain Kenneth Boulding, « celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ». Car aujourd’hui nous savons que le monde n’est pas fini. La croissance infinie n’est pas une croissance économique détruisant les ressources, mais la potentialité d’un univers dont on ne connaît pas le quart du millième, et qui peut nous offrir les ressources infinies dont « l’aventure humaine » a besoin pour son développement. Nous savons comment produire beaucoup et propre, renouvelable et durable, juste et équitable. Nous avons la capacité de nourrir et de loger plus et mieux, sans nuire ni à la planète ni à l’être humain.

Mais nous n’y arriverons pas sans devenir un peu fous, c’est à dire en se donnant la possibilité de devenir sages. Pour parvenir à une croissance infinie en symbiose avec la nature (elle-même infinie), il nous faut avoir suffisamment de rêves et d’imagination pour se séparer des concepts négatifs tels que la croissance (ou la décroissance) économique, pour nous projeter dans autre monde, sans économie, c’est à dire sans argent.

La rareté supposée des ressources sur laquelle s’appuie les décroissants est une illusion capitaliste permettant de rendre « vendable » ce qui appartient en commun à l’humanité, car en réalité les énergies comme l’air, le soleil et l’eau sont quasiment inépuisables, pour peu qu’on passe d’une réflexion économique à une réflexion en accord avec l’être humain. Ce n’est donc pas en utilisant moins sa voiture qu’on sauvera la planète, mais en supprimant le pouvoir de ceux qui nous empêchent d’accéder à une ressource gratuite, afin de pouvoir rouler en voitures solaires tout notre saoul. Cela implique donc de remplacer la rareté par l’opulence, de remplacer l’argent par la gratuité.

Alors à tout prendre, je préfère être considéré comme fou, et appeler de mes voeux non pas la décroissance, non pas la croissance, mais à l’abolition pure et simple de l’argent, seul responsable de tous les maux qui nous accablent, et qui détruisent la planète. La gratuité est le seul moyen d’y parvenir, car elle allierait à la fois croissance infinie et justice, et tout cela sans nuire aux ressources offertes par la Nature.

 

Caleb Irri

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l’injustice en héritage

Posté par calebirri le 21 juillet 2010

Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, le plus grand désir des hommes n’est ni l’égalité ni l’équité, mais bien plutôt la justice. Car l’inconscient collectif est porté à ressentir les différences inextricables qui nous séparent, et les peuples n’ont nul désir de voir les hommes se ressembler ni dans leur corps ni dans leur tête, et encore moins dans leur vie quotidienne. Ce que tous souhaitent, et je ne saurais l’imaginer autrement, c’est que chacun soit traité par la société de manière juste, c’est à dire que chaque être peuplant cette planète puisse au minimum avoir de quoi se nourrir et se loger. Une fois ce point de départ établi, il ne fait de doute pour personne que toutes les différences sont acceptables, pour peu qu’elles soient -donc- justes.

Le juste n’est pas une valeur absolue, et il existe de nombreuses définitions pour le situer, que ce soit d’un point de vue culturel, juridique, religieux ou philosophique. C’est cependant une notion universelle, capable d’être intégrée, apprise, mais aussi ressentie. La justice, pour moi, se caractérise d’ailleurs presque mieux par son opposée, l’injustice : car l’injustice se ressent, comme une limite inconsciente, comme un point de rupture qui fait une distinction nette entre ce qui est -ou n’est pas- acceptable. Qu’un individu trouve sa situation injuste et qu’il commence à la contester, et on comprendra alors qu’il a dépassé l’acceptable. Ce point de rupture sera différent chez chacun, mais chacun en possède un.

Et c’est bien de ce principe qu’ont émergé les lois, les révolutions, jusqu’à la démocratie. Selon une définition sans cesse adaptée à ce qu’un peuple est capable d’accepter, de celle d’un point à partir duquel il ne supportera plus sa situation sans réagir, les gouvernants de tous temps et de tous lieux ont tenté de s’approcher le plus près possible de cette limite sans jamais la dépasser. Mais le système qui nous dirige possède lui aussi un point de rupture, qui est déterminé par ce qu’on appelle la justice sociale, et que les lois démocratiques sont censées protéger du système capitaliste. Bien sûr on voit aujourd’hui que le point de rupture est en passe d’être dépassé, et il ne peut en être autrement : en effet, la justice sociale voudrait que chacun reçoive le minimum, que ce soit du point de vue de l’éducation, de l’accès à l’eau ou à l’énergie, aux administrations, à l’emploi, en bref à toutes sortes de progrès dont l’humanité serait en droit de jouir communément. Ce qui n’est évidemment pas le cas.

Le fait est que malgré toutes les avancées sociales qu’ont connu nos sociétés dites « développées », les conditions minimales de justice n’ont pas été remplies ici et encore moins ailleurs, et  qu’en plus de cela les nôtres  (d’avancées sociales) se sont en réalité construites sur le dos des autres. C’est parce que nos pays ont exploité la misère et la faiblesse des autres que nous avons pu nous offrir le peu de justice que nous possédons (et qu’on voudrait aujourd’hui remettre en cause). Mais il semble qu’un long mouvement historique soit en train de nous traverser, et qui rende possible d’inverser la domination traditionnelle de « l’occident » sur les autres Etats (voir « le retournement du capitalisme« )

Face à cette relative justice (il est en effet, d’un certain point de vue, juste que les pays dits « émergents » profitent à leur tour d’avancées sociales), les pays riches ont l’occasion de faire en quelque sorte amende honorable, en se satisfaisant de cette sorte de vases communicants entre les pays « du nord » et ceux « du sud », qui n’est que le retournement « naturel » du monde capitaliste. Pour certains, il semble même que la décroissance soit la seule alternative, mais c’est pour moi une mauvaise voie, susceptible de nous entrainer vers un retour en arrière : la théorie de la décroissance est une théorie capitaliste (j’y reviendrai sans doute ailleurs).

Plutôt donc que de laisser leur position dominante à la merci de leurs concurrents, les pays « riches » préfèrent logiquement satisfaire leur appétit de pouvoir en instaurant une injustice plus grande, c’est à dire tirer sur la corde de la justice sociale ici (au risque d’atteindre le point de rupture), pour ne pas avoir à laisser « les autres » profiter de la situation de crise qui les met en péril.

Et il se peut que la technique employée par nos gouvernants soit payante, car elle bénéficie d’un ascendant historique non négligeable : l’héritage. Car l’héritage est un point central du capitalisme, et est à l’origine des inégalités les plus injustes depuis la primogéniture mâle. Bien qu’il soit effectivement très encadré, il constitue le plus sûr moyen pour une classe sociale de se perpétuer à travers ses descendants. Par une déviation de son concept originel, il est devenu une sorte de symbole de la propriété privée. Si la plupart des dictionnaires définissent simplement l’héritage comme « un patrimoine transmis par voie de succession », l’immense majorité des individus ne considèrent comme patrimoine que les biens matériels, alors qu’à mon avis il ne faudrait pas même les prendre en compte.

En effet l’héritage de biens matériels possède de nombreux défauts, car d’une part il transforme les relations sociales entre les individus, et d’une autre il est responsable de la perpétuation des inégalités à une échelle bien plus grande.

Tout d’abord, le donateur transmet, en plus de son patrimoine matériel, une certaine déconnexion du monde réel à ses héritiers, qui démarrent dans la vie avec une volonté amoindrie, ainsi qu’une moindre conscience des efforts à fournir pour « réussir ». De plus, leur position sociale suscite haine et convoitise de la part des autres, ce qui nuit à la formation de leur personnalité, entre paranoïa, complexes et vanité. Tout cela sans compter les drames familiaux que l’héritage provoque, mais qui sont tout de même assez nombreux pour qu’on ne les oublie pas.

Ensuite, l’héritage engendre ce qu’on appelle « la viscosité sociale », ce qui permet aux descendants d’une famille socialement élevée de perpétuer ce rang à sa descendance, et qui favorise l’existence des « réseaux », dont on voit bien les effets dans l’actualité. Les héritiers des « grandes familles » sont souvent encore très puissants, et entrainent derrière eux tout une ribambelle de courtisans prêts à tout pour intégrer ce monde qui, bien entendu, tente de protéger à tout prix sa prétendue « grandeur ». Cette « caste » de puissants a bien sûr évolué au cours du temps, et les « grandes fortunes » d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes qu’autrefois ( soit victimes de ce qu’on appelle le phénomène des « générations montantes et descendantes », soit ayant dépassé le point de rupture de l’injustice). Mais il ne faut pas oublier malgré tout que la fortune successive de tous ces puissants a permis à l’Etat de se constituer une puissance financière gigantesque, par le biais notamment des impôts et des taxes, et que l’héritage est pour lui une source de revenus non négligeable. Et au bout du compte, on peut faire rentrer en perspective élargie ce phénomène, car la puissance actuelles des pays riches est largement fondée sur l’héritage financier, matériel de leur histoire, à savoir une injustice perpétuée par les moyens de cet héritage.

 

Et tout ceci n’est pas le pire. Le pire, c’est que le concept d’héritage matériel existe. Alors qu’il devrait effectivement représenter la transmission de connaissances, de techniques, de valeurs spirituelles, d’histoire, une sorte de mémoire collective commune à tous, il n’est aujourd’hui que le moyen de faire ressurgir chez l’homme tout ce qu’il y a de plus vil en lui. Au lieu d’être le symbole du progrès de la civilisation, il est devenu celui de l’individualisme le plus radical, du capitalisme le plus absolu.

Alors que les progrès scientifiques et techniques permettent enfin d’apporter un peu de justice dans ce monde qui en a toujours manqué (en rendant l’héritage matériel obsolète), on voit aujourd’hui qu’il est difficile de s’en sortir matériellement sans l’héritage de ses aînés. Mais le jour où la société pourvoira aux besoins matériels des descendants sans avoir recours à l’héritage des ascendants, nos aînés cesseront de s’inquiéter pour l’avenir, et nos enfants n’envieront pas leur passé. En supprimant l’héritage, ils auront supprimé l’injustice.

 

Caleb Irri

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incohérence économique et double pensée

Posté par calebirri le 15 juillet 2010

Le chef de l’Etat a parlé à la télé, l’autre soir. Il parlait de justice, d’honnêteté, de vérité, et se complaisait à évoluer à travers des valeurs dont les concepts sont tout de même assez relatifs. Et parallèlement à ce discours de façade, il développait cependant une argumentation économique pour appuyer les actions menées et à venir, à travers un pragmatisme dont l’incohérence invalide les valeurs dont il se targuait d’être le défenseur.

Il faut avouer tout d’abord que la force des politiques réside avant tout dans leur langage, et que les peuples ne sont ni formés ni volontaires pour être en capacité de comprendre tous les enjeux du système, c’est à dire le fonctionnement du capitalisme, avec toutes les conséquences que cela entraîne. On ne peut donc reprocher au peuple, dont ce n’est pas le travail, de ne s’intéresser que de loin aux affaires de gouvernement, car le principe même de gouvernement implique le transfert du pouvoir démocratique à un petit groupe dont l’élection est censée être le résultat objectif de la reconnaissance de ses compétences. En d’autres termes, le peuple se dessaisit de la direction des affaires au profit d’hommes et de femmes dont le travail est de les diriger. Le peuple n’étant pas expert de la chose publique, il est naturel que ces « spécialistes » de la direction des hommes s’expriment à travers un langage aisément compréhensible par le plus grand nombre : comme des vulgarisateurs, des transmetteurs de la majorité qui les a élu, leur rôle est d’expliquer en quoi les réformes adoptées, les actions menées, vont dans le sens de l’intérêt général, qui est le suprême bien recherché par la démocratie.

Seulement aujourd’hui, le système mondialisé, celui qui contraint les peuples et les Etats, est exclusivement dominé par l’individualisme et la satisfaction de l’intérêt privé.  Comme je l’ai déjà dit ailleurs (voir « de la nécessité du complot« ), cet intérêt est donc nécessairement contraire à l’intérêt général, et doit être caché au peuple, qui doit continuer à croire en son pouvoir tout en s’en croyant indigne.
Ainsi commence la double pensée, exprimée par le double langage : l’objectif des gouvernants s’étant transformé, passant de l’intérêt général à l’intérêt particulier,  et ne pouvant pas avouer au peuple ce changement de cap, il faut aux politiques redoubler d’ingéniosité pour continuer à expliquer que les mesures proposées sont bonnes pour le peuple, alors qu’en réalité elles lui nuisent. C’est ainsi que le discours dispensé au peuple est rempli de concepts, de valeurs, de morale, car seule la relativité de ces concepts permet aux politiques de s’en sortir : là où la mathématique ne peut tricher, le langage a le pouvoir de travestir la réalité pour la remplacer par la vérité, car l’homme à qui on n’a pas appris que la vérité n’est tout simplement qu’une opinion majoritaire tend à croire qu’elle est absolue.

En se cachant derrière ces concepts, nos politiques peuvent donc en toute « honnêteté » parler de « justice », car ces deux valeurs sont toutes aussi relatives que la vérité : la justice étant l’émanation de la Loi, et les lois étant votées par et pour « le peuple » (selon l’illusion démocratique de l’intérêt général), alors une loi injuste peut devenir « juste » du point de vue juridique. Qu’elle soit réellement juste ou non n’importe que peu, car la Loi est une force contraignante. Et il devient alors honnête pour un homme politique de se référer à la loi pour agir dans les limites qu’elle impose, et cela même si la loi est injuste d’un point de vue social.

Ainsi,  le président peut légitimement se servir de ces concepts pour étayer son argumentation : dans le système capitaliste, dont le principal objectif est la satisfaction de l’intérêt particulier, il est juste de favoriser les riches et honnête de l’assumer, car la vérité est que seuls les plus « aptes » à la réussite économique « méritent » l’ascension sociale. En détournant ainsi le sens de la démocratie, il devient donc possible, avec les mêmes mots, de faire le contraire de ce que l’on dit, en accord avec ce que l’on pense sans le dire.

Ce tour de passe-passe, théorisé par le concept de « double-pensée », est également à mettre en perspective avec les arguments économiques rapidement évoqués par le président. Car bien entendu, la réalité finit toujours par rattraper la vérité, et les beaux concepts, les belles paroles ne suffisent pas à remplir le frigo de ceux qui les écoutent. Il leur faut des chiffres, des explications sur le décalage flagrant existant entre les promesses successives d’augmentation du pouvoir d’achat et sa réelle et continuelle baisse. Le mensonge, l’interprétation des chiffres, le contexte international peuvent parfois être utiles, mais ne suffisent pas toujours pour endormir les « veilleurs » du quatrième pouvoir, avec leur clique d’experts et d’analystes toujours aux aguets, et qui ont la mauvaise habitude de servir d’informateurs aux contestataires de tous poils.

Mais le véritable problème avec les chiffres, c’est que la théorie ne correspond pas à la réalité : la somme des intérêts particuliers ne favorise pas l’intérêt général, et ce pour des raisons que j’ai déjà expliquées ailleurs (voir « la rationalisation de l’individu« ). Sachant cela mieux que moi, il devient somme toute assez difficile aux économistes (et même au président) d’expliquer au peuple le paradoxe suivant : le système fonctionne très bien, mais la crise (créée par le système) met en péril le système.  En d’autres termes, il fonctionne très bien pour nous et pas pour vous, mais c’est à cause de vous !

Et c’est comme cela qu’on arrive à une aberration économique comme celle que nous a offert notre président, et que j’ai déjà entendu maintes fois dans d’autres bouches : le traditionnel et révoltant slogan concernant la relation emploi-consommation-croissance-investissement-
En effet, à propos de la baisse des charges pour les entreprises, le président indique qu’une augmentation d’impôts incite les entreprises à délocaliser, c’est à dire à licencier, c’est à dire moins de consommation…moins de croissance.
Ensuite, et à propos des fonctionnaires, le même président défend cette fois les deniers publics, en estimant que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux est inévitable pour faire des économies… comme si, d’un coup de baguette magique, la baisse de consommation due aux licenciements des fonctionnaires n’allait pas ralentir la croissance mais « assainir » les finances de l’Etat. Comment est-ce possible ? Alors que toute la théorie économique est basée sur l’investissement (qui est censé créer de l’emploi et donc de la consommation), en réalité les faits expriment tout à fait le contraire : un cadeau de plus pour les entreprises (sans augmentation de salaire ni embauche) d’une part, et une dette moins grande pour les Etats au bord du gouffre de l’autre. Conclusion de l’affaire, rien de bon pour les salariés, et un avenir pour eux loin d’être radieux. En échange, de plus grands profits pour les entreprises, et l’augmentation, à terme (car moins d’emplois c’est moins de consommation et à terme moins de croissance…) du déficit public.

Finalement, le président ne nous aura pas menti, et on devrait le remercier. Si le but du capitalisme était réellement la satisfaction de l’intérêt général, l’investissement serait la seule politique à mener. Mais si on l’écoute bien, on comprendra rapidement comment tout cela va réellement se terminer : après s’en être mis plein les poches et après avoir ruiné les peuples, nos gouvernants nous acculeront à faire un choix décisif. Et alors même qu’ils ne pourront plus nous cacher le double-jeu qu’ils mènent, ils nous proposeront l’alternative suivante : la gouvernance mondiale pour nous sortir d’une démocratie déviée, ou la guerre pour remettre le capitalisme en place. Mais il se peut que la réponse ne les intéresse pas, car dans un cas comme dans l’autre, une chose aura bel et bien disparu, la liberté. Pour que nous n’ayons plus la possibilité d’avoir le choix.

 

Caleb Irri

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De Bettencourt à Karachi, par dessus la démocratie

Posté par calebirri le 10 juillet 2010

Décidément, toute cette affaire me plaît énormément : à elle seule elle suffit à démontrer l’obsolescence de notre démocratie.
Tout d’abord, il y a le premier procès : une vieille femme immensément riche, en procès avec sa propre fille au sujet d’un homme qui aurait reçu de l’argent  de sa part… la vieille est-elle sénile ou folle, voilà toute la question que se posaient il y a peu, conjointement, la presse à scandales et la justice. Comme symbole d’indécence familiale, de décadence morale au profit d’un capitalisme sans pitié, les héritiers de cette grande famille se déchirent des milliards en public, sous couvert d’une protection morale et affectueuse de la part de la plus jeune envers la plus vieille.

Mais aujourd’hui, tout a changé. On apprend que les conseillers de cette personne sont susceptibles d’une part d’avoir organisé l’évasion fiscale d’une partie de sa fortune, et d’une autre d’avoir financé illégalement certains partis politiques, dont celui de l’actuel président. Il y a plusieurs choses à dire à ce sujet, et qui sont très révélatrices du fonctionnement de notre démocratie, et même de la réalité du monde d’aujourd’hui.
Premièrement, on est en droit de s’interroger sur les leçons qui ont été tirées de la crise…les paradis fiscaux existent bel et bien, et ne sont sans doute pas prêts d’être interdits : ils ont le double avantage d’économiser de l’argent, mais aussi et surtout de permettre le financement de certaines activités, licites ou non.
Deuxièmement, on s’aperçoit à quel point les politiques sont hypocrites et injustes, car non seulement ils nous ont trompé sur le coup des paradis fiscaux, mais en plus ils ont permis à cette dame, par l’intermédiaire du bouclier fiscale (et en plus de l’évasion fiscale donc), de toucher la coquette somme de 30 millions d’euros ; rien de moins qu’un euro-million, par an si j’ai bien compris.

Le décalage qui existe entre le commun des mortels et ce genre de personnalités est effarant, et donne le vertige. Mais le pire est que c’est à ces gens que reviennent tous les avantages, et ce sont eux qui s’enrichissent chaque jour un peu plus de notre appauvrissement. Quelle indécence que de pouvoir avouer cela publiquement, et pourtant sans provoquer de révolte de la part du peuple !

Et ce n’est pas tout. En plus de cela, on apprend que l’intermédiaire de ces financements serait le ministre du travail, qui non content de lutter contre la fraude fiscale sans répit, laisse sa femme travailler dans le cabinet de gestion de la fortune de la dame susnommée…en d’autres termes, d’organiser son évasion fiscale. Mais nous sommes en droit d’espérer que ce couple ne parle pas « boulot » à table, secret professionnel, non ?

Voilà où nous en sommes ou  à peu près, environ trois semaines après les premières révélations à ce sujet. Un procureur, ami du président, a pris l’affaire en main. Cet homme, qui seul a le pouvoir de classer l’affaire ou de nommer un juge d’instruction, est lui-même, à ce qu’il paraît, cité dans les enregistrements pirates à l’origine de cette affaire. Beaucoup s’en émeuvent, mais pourtant les collusions ne s’arrêtent pas là. Si on y regarde de plus prêt, on verra rapidement que le pouvoir politique est pour ainsi dire en très bons termes avec tout ce que le pays compte d’influents. les amis du président sont de grands magistrats, de grands chefs d’entreprises, de grands personnages influents, et tout ce petit monde se connaît bien. Effet de transparence ou d’opacité ?
On  remarque aussi rapidement que la justice est en pleine mutation, et on comprend mieux à quoi servira la suppression annoncée du juge d’instruction. De telles affaires n’apparaîtront sans doute plus une fois la justice mise sous dépendance, et pour couronner le tout, même si il s’avérait exact que la campagne présidentielle ait été financée illégalement, le gouvernement a déjà pris soin, à travers la modification constitutionnelle du début de mandat, de protéger le président de toute attaque judiciaire. Si on ajoute à cela que les amendes maximum prévues par la loi sont inférieures aux sommes gagnées par certaines malversations, ou la loi concernant les délits de « prise illégale d’intérêts » qui a déjà été modifiée, on imagine bien que le président, comme la plupart des gens impliqués dans cette affaire, n’ont pas grand chose à craindre…

Alors pourquoi se défendre de la sorte ?

Et bien gouverner c’est certes prévoir, mais également savoir profiter de toutes les opportunités. Car en effet, toute cette histoire semble bien n’être qu’une vaste fumisterie, dont le gouvernement tente de se servir pour attaquer encore un peu plus nos libertés. A travers cet écran de fumée, on peut entrevoir la future mise au pas de la presse, très critiquée par le gouvernement ; ainsi qu’internet, dont la puissance de frappe et la rapidité d’action sont à craindre. D’ici peu nous pouvons nous attendre à voir des propositions de lois concernant la liberté de la presse fleurir comme en Italie, et un renforcement du contrôle de l’information. La droite et la gauche voteront celles-ci comme un seul homme, juste pour nous éclairer un peu plus sur l’état de notre démocratie. Et la presse se soumettra aussi, au nom d’une loi imposée par l’illusion démocratique.

Et pendant ce temps-là, les équipes du gouvernement sont au travail, et les députés continuent de voter. La loi sur la burqa a été adoptée sans faire de vagues, et la réforme des retraites avance sans nous.
Même les niches fiscales à vocation sociale ou les allocations logement vont sauter, et personne n’est là pour en parler.

Ensuite, cette affaire tombe à pic pour remplacer la désaffection pour la coupe du monde, et permet d’oublier d’autres sujets brûlants, d’autres affaires impliquant des sommes beaucoup plus importantes, des armes et même des morts. L’affaire Karachi, dont on a très vite enterré le rapport, semble devoir être la grande gagnante de toute cette sombre histoire : car une fois l’affaire Bettencourt remisée au placard et les dispositions législatives prises pour protéger les suspects de la première affaire (la plus importante), les portes seront fermées pour l’enquête, et verrouillées pour la presse. Ainsi, quand tout cela sera terminé et que les esprits se seront apaisés, nous ne penserons plus ni à Bettencourt, ni à Karachi, et encore moins à la taupe, celle qui distille une à une les informations dans la presse.

Nous n’aurons plus alors qu’à nous poser une seule question : comment avons-nous pu laisser faire cela ?

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans double coup, la démocratie, politique? mensonges, sarko | 3 Commentaires »

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