Pour quoi je paye ?

Posté par calebirri le 13 avril 2010

Il n’y a rien à faire, je ne comprends toujours pas. Et même de moins en moins. La bourse, le chômage, le nucléaire iranien, le réchauffement climatique, le racisme, le pouvoir, tout cela est pour moi fatalement lié au système qui les provoque, car à chaque fois que je tente de m’expliquer le mystère d’un phénomène, ma réflexion me conduit inévitablement vers cette seule explication, qui me semble convenir à la logique.

Je ne suis pourtant pas le seul à entrevoir les choses ainsi! Et pourtant, malgré l’augmentation de la contestation face à cette situation,  rien ne semble devoir changer un jour. Bien sûr quelques nouveaux partis vont se créer, quelques grandes manifestations vont se produire, quelques personnalités vont surgir pour la postérité, et peut-être même quelques mesures seront-elles prises, mais en définitive rien qui puisse enrayer la marche des évènements.  Tous continueront, seuls ou en groupes, à colporter leur bonne parole à qui veut bien les écouter. Tous s’investiront dans une quête au conformisme ambiant, de mauvaise grâce au début, mais en pliant à force de compromis, voire de compromissions. Car se faire élire c’est accepter les règles. Manifester, c’est suivre les règles. Se mettre en avant, c’est oublier les règles. Modifier les règles, c’est quand même jouer au même jeu.

La majorité des êtres humains, qu’ils soient dans l’élite sociale ou non, et moi comme les autres, sont tellement conditionnés par le système qu’il a fini par atteindre jusqu’à notre conscience collective. Ce système qui nous fait croire que rien ne peut changer, que tout a toujours été comme ça, et doit l’être pour toujours. Cette grande machine (le capitalisme donc) que l’homme a construit au fil des âges semble avoir rompu ses liens, et personne n’a l’air de vouloir l’arrêter… mais ceci est une illusion. Ceux qui tiennent les rênes du système sont des démiurges qui ont usurpé notre place en nous faisant croire que nous n’avions ni la force ni le savoir pour le faire. Il suffirait pourtant de se réveiller pour que cesse cette illusion.

Pour arriver jusqu’à ce constat, il n’est nul besoin d’aller très loin, mais juste de se poser cette question simple : « pour quoi je paye ? »

c’est alors en tentant d’y répondre qu’on reste stupéfait, comme tente de le démontrer cette petite liste, bien entendu non exhaustive… :

Je paye des taxes sur les produits que j’achète, qui retournent à l’Etat, ainsi que la marge bénéficiaire du commerçant, et de tous les intermédiaires.
Je paye des impôts pour la construction et l’entretien des routes, l’acheminement de l’eau ou de l’électricité… malgré le fait que je paye également les péages,  mon eau et mon électricité.

Je paye la taxe d’habitation, la taxe foncière si j’ai la chance d’être propriétaire, la redevance…qui servent à financer les chantiers privés, la construction des écoles où l’on conditionne, ou que sais-je encore.

Je paye des taxes sur mes salaires pour la retraite que je ne pourrai pas prendre car je serai mort avant, pour des chômeurs qui ont de moins en moins de droits, pour un service public qui licencie à tour de bras, pour une police qui renvoie les étrangers chez eux ou accompagne le gouvernement qui se protège de son propre peuple.

Je paye une assurance qui se débrouille toujours pour n’assurer que ce qui ne vous arrive jamais, mais jamais ce qui vous arrive.

Je paye aussi pour réparer les erreurs des banques, celles qui nous obligent à travailler plus et plus longtemps.

Je paye un passeport biométrique qui servira à me tracer, des diagnostics « bâtiment » m’obligeant à faire des travaux, une carte bancaire m’autorisant à payer des agios…

Je paye pour tout et tout le temps, et aussi pour rester pauvre et ignorant. Je paye pour rester dans la partie, pour ne pas que je réfléchisse à autre chose que « comment faire pour payer ? »

Et je paye enfin pour enrichir les riches, pour le train de vie de l’Etat, pour la politique qu’il mène,  la construction des centres de rétention, des armes, des voitures qui polluent, pour l’exploitation intensive des ressources,  cultiver des OGMs, fabriquer des nanoparticules, arnaquer les pauvres, pour avoir l’air riche, ou important, instruit ou beau…

En réalité, on comprend pourquoi l’argent est si puissant  lorsqu’on s’imagine sans lui. Car c’est un gouffre pour l’imagination! Cela tétanise : que ferions-nous sans lui ? comment nous entendre, nous parler, échanger, créer, construire ? Voilà le point central de toute cette illusion, la clef de voûte de cette vaste supercherie qui veut nous faire accepter l’état de ce monde comme inéluctable. Car l’indépendance est le pire ennemi du pouvoir : sans l’esclave le maître n’est rien. Et l’argent rend dépendant. A partir du moment où le pouvoir et l’argent se sont liés, la dépendance est devenue totale.

C’est qu’il est très difficile aujourd’hui de s’imaginer un monde fonctionnant sans argent. Il est actuellement impossible à quelqu’un de prétendre vouloir vivre sans argent, à moins que de se vouloir misérable : celui qui compterait vivre correctement sans argent ne le peut pas. L’argent est comme une drogue qui nous aurait rendus accros, en ce sens que nous ne sommes plus capables d’envisager la vie autrement qu’avec lui. Le pouvoir, en quelque sorte, nous en a rendu dépendant, comme avec le crédit, et le renouvelable… le fournisseur est le pouvoir financier, le dealer le pouvoir, les drogués le peuple. Par cette dépendance le pouvoir a pris un ascendant psychologique (il possède l’éducation, la télé, la pub, la presse….) et nous entraîne vers l’acceptation de notre faiblesse vis à vis de leur force.

Mais sans argent, l’illusion prend fin. Plus besoin d’esclaves s’il n’y a plus besoin de maîtres… si nous ne payons plus, nous supprimons d’un seul coup tout le poids de notre propre aliénation, et nous nous retrouvons alors face à nous-même, à nos propres responsabilités.  C’est d’ailleurs sans doute cela qui nous fait le plus peur : comme l’esclave libéré d’une trop longue emprise sur son corps et son esprit, l’homme libéré de l’argent est comme saisi d’un vertige. Il ne sait plus ni où aller, ni comment. Il lui faut réfléchir d’une autre manière, ne plus attendre des ordres, prendre des initiatives, en définitive reprendre en main sa destinée.

Mais qu’on le veuille ou non, c’est une question à laquelle l’homme est confronté, et à laquelle il va falloir qu’il réponde tôt ou tard : pour quoi, et pourquoi payer ? voulons-nous continuer à payer le prix de notre dépendance, ou nous libérer de celle-ci ? préférons-nous la servitude passive ou la liberté active ?

Si la deuxième proposition vous tente plus que la première, il serait grand temps de se mettre au travail. Ne pas avoir peur de la liberté, et laisser tomber les vieilles rengaines économiques, qui ne sont qu’une manière détournée d’accepter cet esclavage, sans en avoir l’air.

Et quand nous aurons tous bien compris pour quoi on paye, nous pourrons alors cesser de payer.

 

Caleb Irri

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Publié dans argent, consommation, crise, politique? mensonges, révolution? | 12 Commentaires »

vive la rumeur !

Posté par calebirri le 11 avril 2010

S’il y a une chose que même le capitalisme ne peut réussir à vaincre, c’est bien la rumeur. A partir du moment où les êtres humains sont doués de parole, et qu’ils se rencontrent, il y aura toujours des rumeurs… Petites ou grandes, les informations contenues dans ces rumeurs apprennent toujours quelque chose à ceux qui les entendent, mais ce n’est peut-être pas là le plus important. Le plus important, c’est justement ce que la rumeur nous apprend non pas sur les autres, mais sur nous-mêmes, nous qui les colportons.

Tout d’abord, elle rend bien compte de l’appétit de communication du genre humain : que ce soit durant la guerre ou sous la censure, les hommes conservent leur pouvoir d’imagination, ainsi que l’illusion de l’importance de leur personne. Que la rumeur soit inventée, infondée, partiellement ou totalement vraie, les mots avec lesquels elle est diffusée sont capables de la rendre à la fois plus crédible et plus complexe, ou plus belle ou plus vendeuse. Tous les textes fondateurs des mythes ne seraient-ils pas d’ailleurs l’aboutissement de l’amplification de la rumeur ?

Car le nombre de fois qu’elle est reprise et répétée compte aussi, ainsi que la légitimité de celui qui la colporte. Une rumeur qui s’installe dans le temps se transforme, et ce n’est pas toujours celle qui s’est rapprochée le plus près de la réalité qui aura raison pour l’Histoire. Une chose est sûre cependant, c’est que le « transmetteur » de la rumeur possède un pouvoir de mystification auprès de celui à qui il la fait découvrir : il est , au moins l’espace d’un instant, « celui qui sait », et cela flatte son ego.

Ensuite il faut constater la force de la rumeur : capable de faire tomber un gouvernement, de créer des mouvements de masses considérables et bien d’autres choses encore, elle est source de l’Histoire en même temps qu’elle participe à l’Histoire. Qu’elle soit vraie ou pas, la rumeur qui est crue vaut plus que la réalité qui ne semble pas vraie. Elle devrait nous rendre conscient de sa dangerosité potentielle, ainsi de ce qu’elle nous montre de notre crédulité. Mais nous en sommes friands, et il n’est pas envisageable de ne plus ni les produire, ni les colporter.

La raison de cette force réside dans la faculté de persistance que possède la rumeur, qui si elle grossit se gonfle jusqu’à former une sorte de vérité dans l’opinion publique, et qui par ce biais se doit d’être ou bien démontée par des faits, ou bien risque d’être validée même par le simple silence face à son expansion. Ce phénomène devrait nous interroger sur la puissance de ce qu’on appelle « l’opinion publique », ou « force du nombre » : en effet, c’est bien le rapport entre la capacité de l’émetteur et le nombre qui détermine la valeur de la rumeur, et fonde sa validité. Cela signifie que la rumeur, dans certaines conditions, dépasse la force des chiffres, du comportement rationnel, et donc que les mots peuvent avoir plus de pouvoir sur le comportement des hommes que l’appât du gain.

Quoique nous fassions, nous restons des êtres sensibles, et les relations que nous entretenons entre nous troublent sans cesse la volonté de perfection capitaliste qui ne cherche qu’une optimisation mathématique. Comme s’il était besoin de preuves, les échecs du capitalisme montrent bien le gouffre qui séparent les comportements désirés de ce système face à la réalité de ces derniers.

Et oui, « il n’y a pas de fumée sans feu ». Voilà une « sagesse populaire » qui résume bien l’imperfection humaine, capable de se fier à cette citation plutôt qu’aux résultats d’une entreprise, ou au démenti de la victime.
La bourse par exemple, qui représente pourtant la quintessence du chiffre, ne fonctionne en réalité que sur la confiance en les rumeurs qui proviennent d’informations plus ou moins certaines, ou par rapport aux résultats chiffrés d’indices de confiance assez subjectifs, même pour des mathématiciens.
Une rumeur de faillite peut la provoquer, comme la rumeur d’une trahison peut rompre un couple peu solide. Et les paroles censées inspirer la confiance peuvent aussi être l’origine de la rumeur du sauvetage de la Grèce, ce qui pourrait avoir un véritable effet si elle est assez crédible, ou l’effet inverse si elle ne l’est pas assez.

Mais cette absence « de fumée sans feu », qui évoque la force de la rumeur, lui donne un caractère communément accepté d’origine sérieuse, alors qu’il ne devrait pas en être ainsi. Il existe des rumeurs complètement infondées, inventées de toutes pièces, mais qui peuvent quand même avoir des conséquences réelles sur les comportements humains. En réalité on se fiche de savoir si l’origine de la rumeur est véritable ou non : le véritable enjeu est de savoir si elle est assez crédible ou pas. Ensuite, les conséquences de cette rumeur sont, elles, bien réels, et c’est bien cela qui compte. « La fumée », cela peut être l’origine du feu, en ce sens que cela peut être la rumeur qui engendre des réactions, réactions qui auront elles-aussi des répercussions véritables. Qu’il s’agisse de rumeurs concernant des hommes importants, ou des institutions financières, elles ont un poids réel et conséquent, et peuvent sinon détruire le système dans son ensemble, au moins le mettre à mal à peu de frais…

Face à ce constat, je ne peux donc que me réjouir de la persistance des rumeurs, et attendre de leur incroyable potentiel effectif les relais médiatiques suffisants pour faire tomber les murs qui nous oppressent… car quand on y pense, la rumeur n’est pas un acte délictueux, mais seulement une sorte d’interprétation de faits (réels ou pas) capable d’influer sur le cours des évènements ; tout le monde peut se tromper!   Et le jour où la rumeur qu’un autre monde est réellement possible prendra dans l’opinion publique, qu’elle sera assez puissante pour entraîner sa réalisation par la confiance qu’elle a engendré, alors il se pourrait que de rumeur elle devienne réalité. C’est tout ce que je nous souhaite

 

Caleb Irri

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le racisme pour sortir de la crise ?

Posté par calebirri le 7 avril 2010

En ces temps de crise, toutes les formes de racisme semblent ressurgir sur la place publique, comme un corollaire logique aux tensions sociales qui énervent les relations entre les hommes. Le moindre fait divers est porté haut sur la place publique, érigé en exemple, généralisé et facteur de troubles susceptibles d’engendrer la violence. On évoque des lois contraignantes, on remet en question la liberté d’expression, on fait des amalgames osés, on prétend devoir rétablir l’ordre, et surtout on stigmatise certaines communautés. Cette stigmatisation qui apporte la peur, et qui engendre le racisme.

A côté de ces faits, nos gouvernants, qui prêchent l’amour et le respect des autres et qui voudraient même parfois les imposer de force, semblent ne pas comprendre ce racisme, et encore moins son origine : la preuve en est qu’ils ne traitent pas ce problème de manière préventive mais répressive. A force de s’étonner de la vanité des actions de ces derniers qui, malgré tous les efforts apparents, n’arrivent jamais à leurs fins, et qui parfois même semblent faire le contraire de ce qu’il faudrait pour apaiser les tensions, on en vient à oublier que le racisme est l’apanage des temps de crises, et qu’il peut s’avérer utile au pouvoir, s’il est savamment contrôlé. Cela peut en effet paraître étrange à première vue, mais s’explique logiquement si on entre un peu plus loin dans la réflexion : partant du principe que le racisme est aujourd’hui massivement considéré comme condamnable, et que par ailleurs on assiste pourtant à une remontée de tous les racismes alentours, c’est qu’il doit bien servir à quelque chose, et que certains doivent bien en profiter. Ensuite, en constatant d’une part que des débats comme celui sur l’identité nationale sont lancés par nos dirigeants eux-mêmes (débat à but discriminatoire à n’en pas douter, puisqu’il est censé différencier ce qui est « français »-et donc « bien »- de ce qui ne l’est pas), et que d’une autre ces mêmes dirigeants n’hésitent pas à serrer les mains d’autres dirigeants de communautés pourtant stigmatisées par ce même débat (pour des raisons évidemment commerciales ou stratégiques), on devrait pouvoir établir un lien entre le racisme supposé du gouvernement, face à la réalité de ses relations avec les pays étrangers, pour mettre en exergue une sorte de double stratégie partagée par les gouvernements entre eux, et au détriment de leurs propres populations : les gouvernements nationaux sont responsables d’une situation qu’ils ont créé, car elle les arrange bien.
Je m’explique : la notion de territoire, de nation, est un concept fondateur permettant au capitalisme de tourner sur lui-même. En effet, pour qu’il y ait des échanges, une hiérarchie, une concurrence, il faut qu’il y a ait des différences. La race humaine étant une seule et même race, elle ne devrait pas pouvoir établir de différence de valeur entre les êtres humains (pas plus que de frontières d’ailleurs), et le droit de l’un devrait logiquement être le même que le droit de l’autre, d’un bout à l’autre de la planète.

Mais le capitalisme ne peut se satisfaire de ce principe humaniste, car il a besoin de concurrence, d’ennemis, et donc de tensions pour prospérer. Basé sur le concept de rareté, il faut que le gâteau soit toujours soit trop petit pour tous, soit inégalement réparti.

Pour ce faire, les gouvernants, qui n’ont en réalité à l’esprit que leurs propres intérêts, se doivent pour rester en position dominante faire accepter à  leurs peuples, leur faire croire même, qu’il existe des différences intrinsèques entre les cultures, les communautés, les individus. Il faut qu’ils soient capables de se haïr pour accepter de se faire concurrence, il faut qu’ils se considèrent comme plus méritants pour accepter de prendre pour eux ce qui ne peut être donné à tous. Et il faut par dessus tout justifier par des considérations morales l’injustice du monde capitaliste, afin que les participants à ce grand jeu continuent de jouer, sans mauvaise conscience. En semant les graines de la différence, ils récoltent les divisions qui énervent les peuples, et s’en servent pour asseoir leur pouvoir.

Pour les dirigeants, le jeu en vaut la chandelle, car créer le racisme (qu’il soit social, culturel, religieux ou ethnique) au sein de leurs peuples leur procure de nombreux avantages, bien que pour la plupart ils ne fassent aucune différence entre les hommes : pour eux, ils ne sont même pas considérés en tant qu’êtres humains différentiables, mais plutôt jugés en tant que matière à profit, sans considération de couleur, de culture ou d’un quelconque autre critère. Ce qu’il leur faut, c’est qu’ils consomment, travaillent ou se battent, en se laissant exploiter sans rechigner.

 

C’est ainsi qu’à chaque grande crise du capitalisme, les gouvernants de tous bords profitent du climat tendu que favorisent chômage et mauvaise gouvernance (traiter les effets sans éviter les causes), afin de diviser un peu plus les communautés les plus touchées, en les conduisant à trouver les coupables de tous leurs maux non pas chez les dirigeants, mais dans le racisme de « l’autre », celui qu’on connaît mal et que les médias nous servent comme bouc-émissaires.

 

une fois le bouc-émissaire choisi et mis en exergue, il est facile pour un gouvernement en crise de trouver une parade et à la violence créée par cette stigmatisation, et à terme à la crise elle-même : la conception de « nation », les frontières, le protectionnisme, l’attaque en règle des libertés fondamentales, les emplois liés à la sécurité, la casse des droits sociaux sont des techniques déjà éprouvées par l’histoire. Alors que tous les économistes de bonne foi crient à la détérioration du système par les mesures employées, ils ne comprennent pas que les moyens qu’ils proposent ne soient pas adoptés par leurs élus.

 

Mais l’explication est pourtant bien simple : à travers le racisme et la stigmatisation d’une communauté (savamment orchestrée par des formes de langage et de propagande appropriées, comme le passage subtil du terme « communautaire » en « communautarisme »), les gouvernements espèrent bien créer des tensions plus fortes encore, dépassant les frontières de leur « sainte nation ». Ainsi, en renforçant d’un côté la haine vis à vis de « l’ennemi intérieur » créé, et de l’autre la peur de « l’ennemi extérieur » accusé, ils peuvent se trouver à même de relancer leur économie nationale à travers la sécurité devenue nécessaire, et en même temps s’assurer du soutien (et du sacrifice social et financier) d’une population rangée sous la bannière de « l’union sacrée ».

Alors, si tout se passe comme convenu, et après une bonne petite guerre « préventive » par exemple, les nations qui ont bien mené leurs petites affaires ressortiront de cette guerre économiquement renforcés, avec peut-être à la clef quelques bonnes affaires sur le territoire des perdants, à qui on serrera la main avec empressement, en leur vendant notre aide à la reconstruction de leur pauvre nation disloquée : la crise sera terminée, et tant pis pour les économistes !

 

Caleb Irri

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