On fait quoi maintenant ?

Posté par calebirri le 30 avril 2010

Bon. Nous ne sommes pas tous d’accord pour les solutions à apporter au problème, mais nous sommes toutefois de plus en plus nombreux à nous accorder sur le fait qu’il y a un problème. Ce problème ne date pas d’hier, et il est le résultat combiné de plusieurs facteurs : la cupidité de nos dirigeants, celle de nos « élites », celle des petites gens, sans oublier celle du système lui-même, point de convergence de toutes les cupidités particulières.

Pour certains, ce sont les dérives de ce système qui sont en cause, pour d’autres ce sont les dérives humaines qui conduisent à la situation que l’on connaît actuellement. Je ne rentrerai pas dans ce débat, qui pour moi est déjà tranché (je le répète assez par ailleurs), mais force est de constater que si les causes ne font pas consensus, les conséquences sont observables par tout un chacun, y compris dans sa vie personnelle ; et ça ne s’arrange pas. Pour tous donc , le diagnostic est le même : le monde capitaliste est malade, et risque de nous emporter avec lui.

De deux choses l’une à présent : soit on tente de le guérir, soit il faut l’amputer. Mais il est impossible de le laisser gangréner. Il semblerait qu’à ce sujet aussi les opinions sont différentes, selon qu’elles proviennent des pauvres ou des riches, pour cette simple raison : les riches possèdent un pouvoir que les pauvres n’ont pas, celui justement de le leur faire croire.

Bientôt, c’est plus qu’un rapport de force qui nous sera proposé, voire imposé si nous ne faisons rien. Car c’est bien la négation complète des droits fondamentaux des peuples qui nous attend, et cela sans coup férir.
La liberté d’expression, ce droit fondamental qui n’est pour l’instant que difficilement remis en cause par nos gouvernants, risque de se voir rapidement limitée à sa portion congrue, c’est à dire celui de les soutenir, sans plus avoir celui de les critiquer.

Encore qu’il faille dire quelque chose au sujet de cette liberté d’expression : si aujourd’hui il est encore possible de critiquer, est-il possible de proposer ? car quand on regarde la scène politique actuelle , on n’y voit rien d’autre que du « classicisme économique»,  rien qui puisse faire se rassembler les foules, et encore moins faire trembler les puissants. Les propositions émanant d’une autre branche de la politique dite « alternative »(qu’ils soient économistes, sociologues, juristes ou philosophes) n’ont pour le moment qu’un impact soit marginal, soit relayé parce que complaisant (même sans le vouloir) . Pour ceux dont la voix est différente, voire dissidente, leur exposition médiatique est négligeable, parce qu’elle est basée sur la seule force de structures circulant en cercles, comme les liens internet qui ne rassemblent en réalité que ceux qui vont chercher l’information (des « actifs »). Alors que le pouvoir dispose lui d’une position qui lui permet de s’introduire « de force », ou de « fait »  dans l’espace et l’esprit de chacun (les « passifs »), par l’intermédiaire d’une grosse machinerie de pensée unique (télé plus radio plus communication administrative, affichage…)

Cela signifie que si les propositions alternatives tournent en rond dans un cadre de convaincus, elles n’ont pour ainsi dire aucun pouvoir de persuasion, car elles ne touchent pas l’opinion publique, seule à même d’exercer une pression sur un gouvernement dont la surdité s’auto-entretient (par le biais du bruit ambiant habituel qui couvre tout le reste). A grands coups de « buzzs », de polémiques savamment orchestrées, de faits divers instrumentalisés

Face à cette mainmise du pouvoir sur l’espace médiatique, il faudra bien quand même se réveiller, et peut-être tenter de trouver le moyen de faire porter plus haut et plus loin les voix dissidentes, afin qu’elles puissent toucher les consciences plus largement qu’elles ne le font actuellement (même si on avance doucement). Au début de la résistance, comme avant la révolution française, internet n’existait pas. Mais les informations passaient quand même, par des tracts,des journaux clandestins, et même le bouche à oreille. Au départ doucement, puis avec de plus en plus de force. Je crois qu’il est temps aujourd’hui de se préparer à nouveau, pour faire renaître cet état d’esprit, car aujourd’hui les moyens techniques nous rendent cette tâche possible mais plus difficile à accomplir; car la multiplication des canaux médiatiques noie toute l’information dans un même bain, en mélangeant le vrai et le faux, l’utile et le superflu, le bon grain et l’ivraie. Mais il nous reste encore quelques libertés, et celle d’association en est une. Il faut que tous le mouvement contestataire se regroupe enfin, se rassemble, et mette en place une structure commune permettant d’avoir une visibilité commune assez nombreuse pour être entendue par tous. Il faut cesser de compter sur les politiques, qui n’ont au fond que les intérêts de leur propre classe sociale, bien éloignés de celui du peuple pour lequel ils sont censés oeuvrer.

Que ceux qui croient en un monde sinon meilleur, du moins plus juste, montrent l’exemple et s’assoient tous à la même table pour réfléchir à des propositions concrètes, sans préjugés électoraux ni intérêts particuliers. Que ces propositions soient expliquées, diffusées, par tous les moyens qui sont à notre portée, et que les volontés d’avancer ensemble dépassent les intérêts particuliers. Car les idées sont là, les volontés également. La seule chose qui manque sont les moyens de les diffuser.

Ce n’est pas qu’ils n’existent pas, mais les canaux de diffusion alternatifs sont trop épars, pas assez visibles. Lorsque l’on suit un peu l’actualité « alternative » ne serait-ce que sur internet, on s’aperçoit rapidement que ce monde est vaste mais désorganisé : pour ne prendre que mon cas, ma « revue de web » augmente ses liens chaque jour, et cela me prend un temps fou, pour parfois un tour pour rien, parfois pour retomber toujours sur la même chose. Le fait est que les bonnes volontés qui se mettent au service de cette sorte de « presse alternative » ne sont pas non plus financés (et pour cause, ils sont véritablement indépendants), et il est très rare de voir ses participants vivre de leurs écrits, qui se font donc pour la plupart en dehors des heures de travail, et qui pour certains coûtent aussi de l’argent. J’en vois même qui, régulièrement, abandonnent ou sont tentés de le faire, et d’autres qui se lassent de chercher des réponses qu’ils ne trouvent jamais, et qui cessent de pratiquer car lassés, blasés par toutes ces critiques du système qui ne conduisent jamais à aucune construction, à aucun effet concret.

C’est pour toutes ces raisons qu’il faudrait réellement penser à réunir toutes ces bonnes volontés autour d’un même projet commun, une sorte de plate-forme informative et critique qui ne soit pas qu’un agrégateur de liens ou de sites, mais un véritable organe de presse alternative. Que tous les blogueurs et autres commentateurs de l’actualité puissent se faire les porte-voix d’une autre manière d’informer, plus unitaire et plus puissante, qui serait à même de porter plus haut les voix contestataires…  que se retrouvent réunies en un même lieu les critiques politiques, mais aussi des médias. Qu’ils décryptent et analysent ensemble l’actualité, de manière non objective mais réellement engagée. Il faut agir, maintenant, et proposer aux peuples autre chose que ce qu’ils sont habitués de recevoir. Si une telle plate-forme venait à voir le jour, elle pourrait être le point de départ d’une réflexion  sur la société différente, plus largement populaire et par le nombre, et par la force.

Un tel lieu pourrait également devenir l’origine d’un plus vaste mouvement, rassemblant dans une même réflexion commune les véritables changement dont nous avons et besoin, et envie. Car il ne s’agit plus aujourd’hui  de se contenter de sauver ce qui peut encore l’être, mais tout simplement d’exprimer clairement notre volonté, et nos propres solutions. Que le peuple reprenne le pouvoir qui doit être le sien : nous serons alors de nouveau en démocratie.

 

Caleb Irri

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l’expérience de la gratuité

Posté par calebirri le 25 avril 2010

En poursuivant la réflexion sur la gratuité, on tombe inévitablement sur deux problèmes essentiels : le premier réside dans l’impossibilité de convaincre tout le monde d’agir en même temps, et le second dans le fait de l’organiser dès la base, sans recourir au système.

Si les difficultés posées par le premier point sont assez claires pour tout le monde, il faut s’attarder sur le second, et faire preuve de pragmatisme : c’est à dire reprendre les choses depuis la base.

Cette base, et c’est la une première difficulté déterminante, c’est le territoire. Le monde est ainsi quadrillé que nul endroit sur la terre n’est  à « personne », et ce simple constat est un obstacle majeur à toute velléité d’indépendance. Car en réalité le pouvoir politique n’a pas poussé le libéralisme jusqu’au point de laisser construire sur son territoire national sans autorisation préalable, ce qui limite considérablement la création d’une installation indépendante par rapport à ce dernier. Cela signifie concrètement que la revendication d’un territoire à des fins autres que le capitalisme doit être le fait d’un groupe déjà organisé, et dont le projet est susceptible de recevoir l’approbation d’une vaste tranche de la population : il faut donc bien penser cette expérience.

Ensuite, une difficulté tout aussi importante est le choix de cette terre, ce qui suppose d’avoir bien réfléchi à ce que l’on veut en faire, et qui déterminera le niveau de dépendance auquel on est prêt à se soumettre… ou pas. Pour des raisons liées à notre conditionnement  (qui veut nous empêcher de réfléchir autrement) on s’imagine souvent que, le but étant la gratuité totale, alors il faudrait soit se passer de l’eau courante, de l’électricité, et de bien d’autres choses encore, soit les payer.  Mais un Etat, ou un de ses agents peut tout à fait être séduit par le projet, et prendre l’initiative de donner une terre…, ou au moins d’en céder l’usage. Car le principe étant la gratuité, il ne faut en aucun cas acheter quoi que ce soit. Tout doit être donné.

Après avoir déterminé l’endroit sur lequel on veut établir cette nouvelle société, le travail ne fait que commencer : comment se procurer les matériaux, les outils nécessaires à la construction des bâtiments, élever et cultiver, se chauffer, enfin tout le minimum vital pour vivre en autosuffisance. Si l’idée de commencer par une communauté restreinte dont le but est de faire « tache d’huile », il ne faut pas qu’elle soit trop nombreuse, mais pas non plus trop peu. Il faut qu’un minimum de compétences soient réunies, ainsi que les infrastructures leur permettant de se réaliser. Un appel au don pourrait satisfaire à cet objectif  et pour cela être relayé assez facilement compte tenu du vaste mouvement alternatif actuel, pourquoi pas par le biais d’une association, s’il faut absolument un cadre légal (mais surtout pas un parti : le but n’étant pas de prendre le pouvoir, mais simplement de réaliser une expérience). La vague « écolo-alternative-décroissante », qui est à mon sens une bonne idée engluée dans ses contradictions capitalistes (elles participent au système économique), pourrait très bien ne pas être insensible à ce projet, une fois clairement exposé. Peut-être même certaines entreprises hautement capitalistes pourraient être séduites par une sorte de sponsoring publicitaire, chose qu’il faut tout de même éviter car nuisant à l’indépendance du projet : ce serait le don, ou rien. Qu’à aucun moment l’échange n’intervienne. Aucune obligation en retour, juste une contribution en nature pour montrer sa volonté de participer à cette expérience. Qu’elles se servent ensuite de cette image à des fins commerciales n’intéresse pas la communauté.

On pourrait penser que le problème de cette technique de la « tache d’huile » est qu’il faut repartir de zéro, et sacrifier une bonne partie de son confort habituel pour tout recommencer ; que quand bien même on voudrait le minimum technologique, il faudrait encore pouvoir acquérir sinon les produits eux-mêmes, du moins la théorie et les techniques nécessaires à de nouvelles conceptions, ou productions, et rien de tout cela n’est malheureusement gratuit. Mais là aussi le don est facile à obtenir, par le biais du bénévolat : en fonction des besoins de la communauté, celle-ci ferait des appels au « don de compétences », pour former gratuitement les participants à cette sorte de « phalanstère » qui voudraient acquérir un savoir, ou une technique. Ainsi pourrait grandir sans interférences avec le système l’idée de la possibilité de fonctionnement d’une telle communauté, et peut-être même créer de nouvelles méthodes, ou de nouveaux moyens de production.

Au niveau de l’énergie, de la pollution environnementale, on sait aujourd’hui comment rendre autonome une structure, sans nuire à l’environnement, et avec un minimum de déchets. On pourrait même relativement rapidement parvenir à une sorte d’autosuffisance alimentaire, ainsi qu’énergétique.
Reste toutefois le problème de nombreux aliments et accessoires qui manqueront nécessairement, mais dont l’absence peut être peu à peu résolue à mesure que la communauté s’agrandit, et multiplie ses ressources, ainsi que ses compétences. d’autant que cette « frugalité matérielle » peut aider à faire réfléchir en terme philosophique, à propos des besoins humains.

Un autre point épineux sur lequel il faut s’attarder encore est celui non plus du don et de la gratuité, mais celui de la communication. Car pour que la communauté s’agrandisse, il lui faut pouvoir communiquer pour rassembler, ce qui est loin d’être gagné d’avance. Là aussi on s’aperçoit vite que, comme avec la terre, le monde de la communication est soumis à autorisation gouvernementale : les routes, la télévision, internet, de nombreux canaux de diffusion ne sont pas librement accessibles, car aux mains de structures complexes et puissantes, dont les investissements et le pouvoir sont colossaux. Le fait d’accéder à ces derniers par des sortes de dérogation (qu’elles soit privées ou publiques) est difficilement envisageable, mais possible. On peut imaginer aussi que des solutions alternatives ou nouvelles soient créées à ce sujet, et peuvent même venir de l’extérieur. Les réseaux d’influence, les exceptions et autres « passe-droit » existent bien  pour les plus riches, ils peuvent aussi servir aux plus pauvres ! De plus, internet offre de grandes possibilités de gratuité, tout du moins une fois qu’on y a accès.

Bien sûr, il est évident que de nombreux obstacles se dressent à mesure que l’on envisage la mise en place d’une telle expérience, mais en théorie rien ne s’oppose à sa faisabilité. Même en poussant plus loin le principe, et qu’il devenait susceptible de mettre en péril la position dominante du pouvoir, on peut quand même espérer le soutien de certains « ennemis idéologiques naturels » qui, en plus d’un soutien populaire, finiraient par croire réellement à une telle possibilité.

Si un jour une telle expérience venait à voir le jour (on a bien autorisé les phalanstères), la possibilité serait offerte à ceux qui le désirent de tenter une nouvelle manière de concevoir le monde, non plus à travers un échange, mais à travers un partage. Nous pourrions ainsi avoir un aperçu d’une vie différente, et quelques bribes de réponse à cette question, que je posais ailleurs : et si la gratuité, c’était possible ? L’imagination ne coûte rien, et le capitalisme ne serait pas immédiatement remis en cause. Ce serait juste une expérience, et si elle ne fonctionne pas, c’est qu’elle n’était pas la bonne. Nous y aurions appris quand même.

 

Caleb Irri

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La Grèce… et après ?

Posté par calebirri le 24 avril 2010

La Grèce se trouvait au bord du précipice : elle vient de faire un grand bond en avant. Je me demande même si quelqu’un ne l’a pas poussé. Car en définitive, cette crise (qui est terminée d’ailleurs…) doit tout de même bien en arranger quelques uns. Le calcul n’est pas réservé aux économistes, et les hommes ont plus d’un tour dans leur sac. Ce qui se joue en ce moment, ce n’est pas la faillite de la Grèce, et encore moins la mise sous tutelle du capitalisme. En réalité, c’est toute la géopolitique qui se transforme actuellement, et c’est le monde tout entier qui va en subir les conséquences.

Bien sûr, l’Europe va payer, que l’Allemagne le veuille ou pas. De toutes manières, ils en sont bien obligés, et en plus il y en aura bientôt d’autres. Le véritable problème est de savoir s’ils seront remboursés. Pour ma part je gage que non, car toute cette petite machine est bien pensée. Les Etats-Unis, qui ont réussi le fabuleux tour de force de nous entraîner avec eux dans la tourmente, est en passe de reprendre la main sur l’Europe, en jouant finement la partie : la veille de l’appel au secours de la Grèce fut annoncée la volonté intangible du président américain de réguler la finance.

Après avoir donc créé la panique par des pratiques injustes et scandaleuses que beaucoup dénonçaient bien avant que la crise se produise, les gouvernants de tous bords ont trouvé plus judicieux d’endetter les contribuables sur plusieurs générations que de punir les fautifs. Les banques, ainsi sauvées à peu de frais (pour elles), ont donc bien vite repris leurs petites habitudes, en prenant le soin de cacher au fond de leurs placards le reste de leurs actifs « pourris », c’est à dire en prêtant moins, car la réalité de leurs fonds propres doit être bien pire que ce qu’on imagine…
Et pour cause, cela faisait déjà longtemps que la bourse montait, portée par le vent, et il fallait bien qu’un jour cela arrive. Mais pour éviter de montrer aux peuples l’immensité du vide séparant la réalité économique de l’illusion des marchés (qui doit correspondre à peu près à ce que les riches se mettent dans la poche), on a préféré temporiser.

Mais les Etats, eux, qui ont soit-disant gagné de l’argent avec leurs prêts aux banques, se sont retrouvés avec les conséquences de l’assèchement du crédit, celui qui fait consommer, et donc produire. Un taux de chômage grimpant en flèche, et le risque pour eux de voir leur pouvoir remis en cause. Leurs déficits étant déjà abyssaux, ils ne peuvent plus se permettre d’emprunter à leur tour aux banques, car tous deux savent dans quelle situation l’un et l’autre se trouvent. La solution la plus simple donc, plutôt que de redemander aux banques une aide qu’elles ne peuvent pas leur offrir, consiste à demander (enfin à exiger plutôt) au peuple un nouveau sacrifice, celui de rogner sur ses salaires, ses aides sociales, sa retraite, sa santé…

Pendant ce temps-là, les Etats-Unis, par l’intermédiaire du FMI, sera en mesure de prendre le contrôle effectif de la destinée des Etats entrés sous sa dépendance, en concurrence avec la Chine qui veut elle aussi sa part du gâteau. La situation paradoxale dans laquelle se trouve plongée la relation sino-américaine est digne d’un guerre froide économique, car le premier des deux qui lâchera l’autre fera plonger les deux géants. Ainsi, les américains vont tenter de se lier avec l’Europe, comme les Chinois le font avec l’Afrique.

Le principe de cette alliance est l’achat implicite d’Etats qui, une fois au bord de la faillite, viendront quémander aux Etats-Unis leur aide, qu’ils leur accorderont sous conditions officielles, et officieuses : les officielles seront la nationalisation des banques pour remettre de l’ordre dans les comptes, la création d’une monnaie unique, et l’imposition de mesures drastiques pour le peuple, selon la loi du plus fort que le plus riche impose au plus pauvre. Cette sorte de tutelle économique donnera lieu à des partenariats bien spécifiques permettant aux Etats-Unis de peser dans la balance, et d’exiger de ses sbires à peu près n’importe quoi. Les officieuses, ce sont celles qui concerneront les alliances militaires, juste au cas où…
Pris entre deux feux, nos dirigeants européens ne pourront que se soumettre, et faire payer aux peuples le prix de leur incurie. Pour rester en place, le plus haut possible dans la nouvelle hiérarchie ainsi dessinée (les derniers aidés seront les plus gros), ils seront donc contraints d’aller jusqu’au bout, et de faire respecter leurs engagements coûte que coûte. La régulation n’y changera rien, car tous les pouvoirs seront concentrés entre très peu de mains, encore moins de mains qu’auparavant. A quoi cela servirait-il ? la régulation, c’est la mort de l’équilibre instable qui soutient les deux géants que sont la Chine et les Etats-Unis.

Alors, quand toutes les cartes seront distribuées d’un côté et de l’autre, il ne restera plus que deux solutions aux deux géants qui s’affrontent en se regardant grossir : la guerre, ou la mise en place d’un autre système que le capitalisme. Pour la guerre, on connaît bien ses vertus économiques, et il n’est pas besoin d’en dire beaucoup plus. Pour l’autre solution, c’est tout simplement la fin du capitalisme. La seule question véritable est de savoir si les Chinois s’allieront avec les Etats-Unis, ou leur feront d’abord la guerre.

Mais il serait tout à fait envisageable pour les deux pays de se mettre d’accord pour se partager le monde en deux. Si pour le régime en place en Chine un monde sans capitalisme est rapidement adaptable, il est possible que pour les Etats-Unis et leurs alliés, cela soit plus difficile. Mais pour eux, le jeu en vaut la chandelle, et même si cette transformation doit se faire dans le sang, ils s’y résigneront sans doute : leur pouvoir est à ce prix.

 

Et quand nous en serons là, le problème de la Grèce nous semblera bien moins important…

 

Caleb Irri

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le jeu de la dignité

Posté par calebirri le 22 avril 2010

Monsieur Fillon, sans doute un peu à court d’arguments pour défendre une loi qui ne l’enchante guère (sûrement pas plus que son supérieur hiérarchique d’ailleurs) a trouvé bon de la justifier par une formule peu académique : « l’enjeu en vaut la chandelle »

Pour mémoire, cette expression (en réalité plutôt connue sous sa forme négative « le jeu n’en vaut pas la chandelle »), voulait dire que pour un trop faible bénéfice possible, il ne valait pas le coup de dépenser le prix de la bougie censée éclairer les joueurs. Mais pour le premier ministre, cela veut sans doute dire autre chose : car la loi sur la burqa n’est pas exactement un jeu, et peut-être même un enjeu…celui de sa future candidature aux élections présidentielles ?
Car pour ce qui est de la dignité humaine, il faudra bien repasser ! le fait même qu’on se préoccupe tant de ce problème prouve bien à quel point d’une part la dignité de ses concitoyens lui importe peu (il y a quelques sujets concernant une plus vaste population à régler d’abord il me semble), et d’une autre qu’il fait peu de cas de la sienne propre. Il est bien évident que cette question du voile intégral n’intéresse personne d’autre que les quelques malheureuses deux mille femmes ayant à supporter ce fardeau, et à qui on imposera en plus de cela de se cacher chez elles pour éviter les amendes.

Et par ailleurs, qui se préoccupe de la dignité de la femme, alors qu’on a reconduit les prostituées dans des lieux sombres et distants, à l’abri des regards et du minimum de sécurité ? qui se préoccupe de la dignité des étrangers séparés de leur famille sous prétexte qu’ils n’ont pas de papier ? qui se préoccupe des sans-domicile qui dorment dehors ? de tous ceux qui se font humilier à leur travail, de ceux qui n’en ont pas, et de tous ceux qui souffrent des injustices de ce monde?

Et par dessus tout, que fait-il pour la sienne propre ? tout le monde sait que ses relations avec le président sont tendues, et que le rôle de porte-parole auquel il est relégué ne lui convient guère… et pourtant, malgré tout cela, il continue de soutenir un président qu’il s’apprête sans doute tôt ou tard à trahir, juste pour « avoir l’air » fidèle à ses engagements !  obligé de supporter ce qui n’est pas dans ses convictions, juste pour servir sa carrière, n’est-ce donc pas plutôt ça perdre sa dignité ?

Lorsqu’une femme est obligée par son mari de supporter la burqa sous peine de représailles, elle ne perd ni son honneur ni sa dignité : elle est tout simplement victime d’une oppression qu’elle ne désire pas. Mais si elle porte la burqa par conviction (peu importe la nature de celle-ci), alors elle ne perd pas non plus sa dignité. Pas plus que celle qui enlève son soutien à la plage, ou celui qui porte un baggy, ou une casquette. Par contre, exprimer que quelqu’un perd sa dignité s’il continue de porter telle ou telle chose, ce n’est pas une atteinte à la dignité d’autrui, mais à sa liberté d’expression.

Alors, et au lieu de faire la chasse aux burqas, pourquoi ne pas faire la chasse à ceux qui les y contraignent ? au lieu de faire la chasse aux prostituées, pourquoi ne pas faire la chasse aux proxénètes ? au lieu de faire la chasse au pauvres, pourquoi ne pas faire la chasse aux exploiteurs ? c’est plutôt à cela qu’il faudrait répondre !

 

La dignité n’est pas une chose qu’on peut retirer ou remettre comme un vêtement, mais un état d’esprit personnel. C’est comme l’humiliation, elle n’est conditionnée qu’à la volonté de celui qui la porte. Celui qui n’en veut pas peut se l’éviter, ou se la garder, selon sa propre force de caractère. Mais celui qui veut l’ôter ou la rendre à autrui, c’est justement celui-là qui la prend, ou qui la perd. Car la dignité est une interprétation morale, et il suffit que celui qui se fait juger indigne ne se considère pas comme tel pour qu’il cesse de l’être à ses propres yeux.

Le plus terrible dans tout ça, c’est sans doute que la plupart de ceux qui voteront cette loi ne se rendent même pas compte qu’au lieu de libérer ces femmes de l’oppression dont elles souffrent, ils vont les faire se sentir coupables de leur différence, et les mettre dans le même genre de situation que la victime d’un viol qui, à une certaine époque et parfois même encore aujourd’hui, se sent en plus coupable de ce dernier.

Tous ces députés, soutenus par de nombreux citoyens soumis au conditionnement médiatique et apeurés par les amalgames récurrents qu’on leur à intégré, n’ont pas l’air de bien se rendre compte de l’engrenage dans lequel ils sont en train de mettre la main… stigmatisation, peur, interdiction, incompréhension, amalgames, propagande, tout ceci ne présage rien de bon pour le futur ; le passé devrait pourtant nous l’avoir appris.

 

Alors non, le jeu n’en vaut pas la chandelle. En légiférant ainsi, à la va-vite et sous des prétextes fallacieux, nous sommes pas dans un jeu, mais dans la réalité. Et la réalité, c’est que ce gouvernement est peu à peu en train de mettre en place une sorte de ségrégation religieuse, qui n’a rien à voir avec la dignité, mais avec la liberté.

Au lieu d’interdire ces burqas, pourquoi ne pas proposer à celles qui y sont contraintes une aide similaire à celle offerte aux femmes battues ? Et pour celles qui la choisissent volontairement, qu’on leur demande simplement de s’identifier selon les besoins administratifs que chacun juge, (et même elles je crois), légitime… si les autres trouvent leur accoutrement ridicule, c’est affaire de goût : certains trouvent tout aussi ridicule la soutane des prêtres, ou les rouflaquettes !
Mais le gouvernement ne semble pas prêt à agir de la sorte, de la même manière qu’il ne souhaite pas que les tensions sociales s’apaisent, car cela sert leurs intérêts : diviser pour mieux régner. C’est un jeu très dangereux…

 

Caleb irri

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l’arnaque constitutionnelle

Posté par calebirri le 19 avril 2010

Lorsqu’on regarde la constitution, on est tout d’abord saisi par son apparente simplicité, voire par sa logique implacable. Tout semble couler de source, et la justesse des propositions paraît incontestable.
Pourtant, le lecteur peut rapidement tomber dans des méandres tortueux et infinis, s’il prend soin de vouloir tout comprendre.

Car si le texte de la constitution est assez court, concis et peut-être même limpide pour certains, un nombre non négligeable de points sont sujets à confusion, qui ont trait à la définition d’un principe dans ce qui est appelé « loi organique ». Et c’est justement là que tout se corse. Car les lois organiques sont modifiables par l’assemblée, ce qui constitue une forme d’adaptabilité de la constitution. Mais si ce principe est censé permettre une sorte de souplesse à cette dernière, elle concerne quand même certains points majeurs de notre démocratie, comme par exemple le mode de scrutin, ou les finances de l’Etat. Ce qui signifie que la constitution n’est pas intangible, et que certaines modifications des lois organiques peuvent transformer « légitimement » certains principes constitutionnels, pour peu qu’ils aient été validés par le conseil constitutionnel.

Si on se penche un tant soit peu sur le problème, il ne faut pas creuser trop loin pour s’apercevoir que, de toutes manières, les premiers principes garantis par la constitution, même s’ils semblent justes et bons, sont en réalité loin d’être appliqués parfaitement (loin de là) : c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose « qui cloche » entre le texte fondateur de notre république et son application concrète. Et si ce « quelque chose » se produit malgré la force de la constitution, c’est qu’elle doit tout de même avoir des failles… dans lesquelles on peut peut-être s’engouffrer à travers ces lois organiques, comme certaines votées il y a peu, au sujet de l’élection présidentielle (2006), ou du financement des partis politiques (2003). Et même, à y regarder de plus près, on s’apercevrait que le nombre des lois organiques votées ces derniers temps est certes conséquent  (voir liste), mais que les intitulés de ces lois montrent surtout l’extrême poids de ces lois organiques sur la vie démocratique. Et tout cela bien sûr sans compter les modifications directes de la constitution pour l’Europe, ainsi que pour le « renforcement des pouvoirs » du parlement. Il reste à souligner à ce propos que les lois concernant le referendum, la nomination des présidents de France télévisions, de Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France, la Haute Cour, la saisine du conseil économique, social et environnemental, ou le défenseur des droits n’ont pas été encore adoptés (tiens tiens, France télévisions et Radio France ?)

Je ne me lancerais pas dans la lecture de ces modifications, qu’il faudrait pour être juste comparer aux textes initiaux, ni dans les retours incessants entre alinéas multiples, car je n’aurais pas assez d’une seule vie pour en venir à bout. Mais je prendrai rapidement le cas de deux lois organiques assez récemment modifiées ayant pour sujet le financement des campagnes et le mode d’élection des députés… mis en rapport avec la nouvelle proposition sur la réforme territoriale, on imagine très vite le résultat de cette corrélation, surtout validée par les expériences législatives récentes.

Regardons ces financements, et ces modes d’élection, puis étudions la composition du parlement : nous constaterons rapidement que nous sommes coincés entre le marteau et l’enclume

 

Pour le financement des élections, on s’aperçoit que c’est l’Etat qui subventionne la majorité des campagnes législatives, selon un procédé tel que les partis déjà en place ont le plus de chance d’obtenir à la fois plus de sièges, et plus d’argent.  Les « petits partis » n’ont pour leur part qu’une visibilité moindre, des subventions inférieures voire nulles, et finissent par obtenir une représentativité parlementaire ne correspondant pas à leur représentativité populaire.

 

De plus, en choisissant le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour l’élection des députés et des sénateurs, le jeu de la pluralité est soumis aux alliances et aux subventions, qui font rapidement ressortir les deux grandes formations classiques au détriment des autres. Ensuite, il n’est pas nécessaire de s’interroger longtemps pour comprendre que cette situation arrange bien l’hégémonie des deux grands groupes se partagent à tour de rôle le pouvoir : remboursés largement de leurs frais de campagnes, et certains d’être soit dans la majorité soit dans l’opposition, ils peuvent continuer à se voter les émoluments qu’ils désirent, et modifier et la loi, et la constitution, pour ainsi dire à leur guise.

 

Si on regarde maintenant la composition du parlement et son mode de fonctionnement, on comprend mieux comment se fait le découpage : forts de leurs subventions et de leur visibilité, les deux grands partis font presque jeu égal en nombre de votes reçus, que ce soit pour l’élection de l’assemblée nationale ou pour le Sénat, ne laissant aux autres formations que des miettes, et aucun pouvoir.
Cela signifie donc que la constitution, qui garantit en théorie le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, est à la merci des lois organiques qui permettent aux deux grands partis (à juste titre du coup) dits « institutionnels » de se partager le pouvoir, sans laisser la possibilité aux autres partis de se faire une place. Possédants à la fois le pouvoir de modifier les règles les concernant, le mode de scrutin, le financement de leurs campagnes, il n’en faut pas plus pour entrevoir de quels pouvoirs disposent les deux camps « opposés », qui ne luttent plus désormais pour le peuple mais pour le pouvoir. Ayants plus ou moins adopté le comportement de la classe sociale dans laquelle ils évoluent (leurs émoluments sont substantiels puisqu’ils se les votent entre eux), ils ne s’agitent plus que pour ou contre certains détails leur accordant plus ou moins de sièges, ou de subventions. Il n’y a qu’à voir les résultats des votes sur la modification de la constitution, ou sur le traité européen : dans le premier cas (comme dans celui de la réforme territoriale qui va arriver bientôt) ils se battront jusqu’au bout pour ne pas perdre leurs privilèges respectifs, et dans le second, ils étaient tous d’accord car cela les arrangeait tous deux.

 

Mais le peuple dans tout ça, tout ce petit monde s’en moque éperdument. La seule chose que nous garantit la constitution aujourd’hui, c’est le droit d’être d’accord, ou de nous la fermer. Pour le reste, elle a savamment été vidée de son sens : elle ne vaut plus un clou.

 

Caleb Irri

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vues sur le nucléaire

Posté par calebirri le 15 avril 2010

Vous ne trouvez pas qu’on parle beaucoup de nucléaire en ce moment ?
Sanctions contre l’Iran, traité de non prolifération, sommet sur la sécurité nucléaire…en quelques jours, il est souvent question de nucléaire, et avec cela de défense…et d’attaque !

Bombe nucléaire… voilà deux mots qui font peur. Mais à qui ? il faut quand même savoir que la bombe nucléaire n’est ni l’arme la plus destructrice (si on regarde en nombre de morts par rapport au temps qui passe), ni la plus nouvelle. De nombreux pays la possèdent, et pas que des amis : on appelle ça la dissuasion, fonctionnant sur le principe du « c’est toi qui a commencé ». Cette bombe-là, j’ai du mal à l’imaginer, car d’une part les bombes d’aujourd’hui sont si puissantes qu’elles engendreraient une catastrophe sans nom (y compris au niveau de l’environnement), et d’une autre parce qu’un tel « échange de politesses » serait la porte ouverte à la destruction totale (et inutile) de tous côtés.

Il y a aussi « le bluff », qui consiste à faire croire que l’on possède la bombe, et surtout qu’on a la capacité de la faire fonctionner, au bon moment et au bon endroit, ce qui suppose une infrastructure un peu plus complexe que le fait de posséder quelques tonnes d’uranium enrichi.

Ensuite, il faut quand même bien s’imaginer que les pays qui se targuent de la posséder (quand bien même s’ils sont « du bon côté » du fameux ‘Axe du mal’ dessiné par monsieur Bush et son équipe), ne sont pas assez fous pour attaquer les premiers sans avoir suffisamment de soutien après ça ! En effet, que ferait l’Iran avec la bombe ? Sur qui l’envoyer, et avec quelles conséquences ?
S’il est bien une chose dont il faut être absolument certain, c’est que la bombe iranienne ne fait pas véritablement peur à Israël, et encore moins aux Etats-unis !

Mais cette bombe nucléaire, elle fait donc peur à qui ? à nous seulement, les éternelles victimes de l’envoûtement médiatique, les conditionnés de la propagande… et c’est bien sûr pour cette raison qu’on nous brandit la menace iranienne (de la même manière qu’on nous brandissait les armes de destruction massive irakienne, souvenez-vous), ou la menace terroriste, ou les deux réunies : en effet, qui peut croire à la capacité technique et logistique (transformer l’uranium enrichi en bombe et la balancer là où l’on veut)d’un groupe terroriste qui a commis ses précédents attentats avec des cutters ? quelle formidable puissance se cacherait derrière une telle énigme ? à la rigueur, il n’y aurait plus vraiment besoin de se parer des masques du terrorisme !

Non, vraiment, l’explication la plus plausible est celle, une fois de plus, de la machination pure et simple : le fait de brandir la menace du nucléaire iranien, ou terroriste, c’est juste le moyen de pression utilisé par les Etats-unis et leurs alliés pour provoquer une réaction justifiant l’intervention militaire. Bien sûr, l’Iran doit être réellement tenté de posséder cette fameuse bombe pour atteindre à la dissuasion, et cela doit jouer sur le flou entretenu par son régime dans le cadre du bluff. Mais les Etats-Unis ne veulent pas prendre de risques, et les tractations pour parvenir à un accord sur des sanctions font partie des subtilités médiatiques destinées à montrer publiquement la bonne volonté démocratique des futurs agresseurs. Et lorsque l’on regarde ne serait-ce que l’agenda du président français cette semaine, on peut se faire une idée de l’origine géographique du commencement des hostilités (Shimon Peres pour Israël jeudi, Catherine Ashton pour l’Europe vendredi, puis dans la foulée Cheikh Nasser Mohammed Al Ahmad AL-SABAH pour le Koxeit). Il suffirait presque d’un petit pas grand-chose pour que l’on assiste à l’embrasement tant redouté…

En fin de compte, ce n’est sans doute pas la bombe qui intéresse tout ce petit monde, elle nous intéresse seulement nous, le peuple. Ce qui intéresse les dirigeants de tous les camps, c’est de donner suffisamment de travail et de loisirs aux peuples, pour qu’ils continuent à voter (ou non ) pour valider périodiquement leur asservissement. Et en ces temps de crise, ils savent ce que le capitalisme exige pour repartir : une bonne purge…par la guerre. Des emplois, l’unité nationale, des usines qui tournent, des dirigeants pris pour des sauveurs, la restriction des libertés acceptée, et bien sûr le nombre de victimes, qui arrangerait bien le problème des retraites ! c’est pour cela que les bombes, c’est bien gentil mais les morts ne travaillent pas pour remplir les poches de leurs maîtres.

Et vous pouvez en être sûrs, là-dessus ils sont tous d’accord !

Caleb Irri

http://www.calebirri.unblog.fr

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