et si la gratuité, c’était possible ?

Posté par calebirri le 18 mars 2010

Dans un précédent article, j’évoquais la gratuité comme seule alternative. Bien conscient des difficultés inhérentes à un tel projet, il m’est cependant impossible de renoncer à cette utopie, qui j’ose le croire est dans le fond du coeur des hommes depuis la nuit des temps.  Alors que les puissants préparent dans l’obscurité la mise en place d’une utopie non moins difficile à réaliser, je m’aperçois peu à peu que « le nouvel ordre mondial » qui fait tant peur aux peuples n’est que le pendant « négatif » d’une autre gratuité. Elle est celle de l’esclavagisme forcé, violent et injuste. Mais les difficultés qu’il faut affronter pour parvenir à la réaliser sont au moins aussi grandes que pour parvenir à la gratuité libre et socialement juste, pour peu que ceux qui la préparent soient animés non pas par la soif de pouvoir, mais justement par celle de la justice et de la liberté.

Pour qu’un nouvel ordre mondial soit créé, il est tout d’abord nécessaire que cet ordre soit mondial, c’est à dire que le système s’applique partout sur notre planète, et que les règles de son fonctionnement soient les mêmes pour tous. Comme pour le communisme de Marx, un système autre que le capitalisme doit, pour être viable, s’appliquer partout. Car à moins que de viser à une autarcie extrêmement restrictive du point de vue des richesses (aucun pays ne possède toutes les ressources utiles en son sein), ou d’avoir une vision conquérante pour atteindre à cette satisfaction, ce système doit fonctionner partout de la même manière.

Le capitalisme a réussi ce tour de force historique qui consiste à imposer sa règle du jeu   partout à la fois. L’argent est le roi de la terre, et il n’est pas une nation qui ne fonctionne sans lui.  Mais si au départ son utilisation était sans doute une bonne idée, l’injustice inhérente à son principe de fonctionnement (il faut qu’il y ait des pauvres pour qu’il y ait des riches) entraîne toujours inévitablement la misère du plus grand nombre, et des guerres pour remettre le système en équilibre.

Comme je l’ai évoqué dans un autre article, le capitalisme est arrivé à un point de rupture du fait de la volonté de ceux qui dirigeaient les grandes nations depuis des siècles : s’apercevant qu’en suivant les propres règles qu’ils avaient fixé, leurs nations, en même temps que leur pouvoir, allaient finir par perdre leur puissance, ils ont fini par « trafiquer » ces règles pour rester en place. provoquant ainsi une crise économique implacable devant un jour ou l’autre se terminer par la guerre. Cette guerre leur laisserait du répit pour un moment, mais il est évident pour tous désormais que ceux qu’on appelle «  les pays émergents » vont quoiqu’il arrive, un jour ou l’autre, dépasser la puissance des pays riches, que ce soit militairement, ou économiquement.

D’où l’idée du nouvel ordre mondial, qui serait le seul moyen de s’assurer définitivement le contrôle du monde dans quelques mains. Ce nouvel ordre mondial qui, d’ailleurs, ne consiste pas en une gouvernance conjointe de tous les dirigeants des nations existantes, mais plutôt d’une prise de contrôle de quelques dirigeants des pays riches sur l’ensemble des autres nations, au moyen d’une guerre s’il le faut.

Mais il existe une autre manière de voir les choses qui, au lieu d’imposer la volonté de quelques uns à tous, permettrait à tous de décider de stopper la mise en place de cette utopie « négative » : la gratuité comme « don gratuit », plus juste et plus fraternel.

Je m’explique et je propose :

Imaginons un système utilisant une des plus grandes révolutions technologiques que la terre ait jamais produite : internet. Une sorte de serveur géant sur lequel les citoyens s’inscriraient pour donner ce qu’ils ont à donner, et recevoir ce que les autres veulent bien donner. Dans un premier temps, et sans nécessairement changer radicalement le fonctionnement du monde, chacun mettrait ses capacités, son talent, sa fonction au service de celui qui en a besoin : le paysan donnerait tout ce qu’il ne consomme pas, le peintre proposerait ses services, le mathématicien sa science, le transporteur son temps, le médecin son savoir….
Parallèlement, celui qui a besoin de nourriture, de refaire son toit ou de gérer ses stocks, en ferait la demande sur le même site, qui ferait correspondre les offres avec les besoins.

Le rôle de l’Etat, dans cette perspective, serait d’une part de coordonner ces deux flux, et d’autre part d’estimer précisément les besoins non satisfaits par le système, mis en relation avec les propositions des citoyens : là où il y a besoin d’un transport public, d’une autoroute, d’un immeuble, l’Etat doit trouver, ou proposer les formations correspondants à ces réalisations. Dans le cas des métiers trop pénibles, il serait aisé de mutualiser les forces, et de rendre « tournants » ces derniers, pour que chacun en fasse un petit peu, pendant que des scientifiques seraient chargés de réfléchir au meilleur moyen de s’en libérer, par la création de technologies permettant soit d’exécuter ces tâches, soit de les rendre obsolètes.

Ensuite, et pour éviter l’ennui et le manque de motivation d’un tel système, il serait nécessaire de trouver une sorte d’idéal commun à réaliser ensemble, mais ce n’est pas ce qui manque : satisfaire au besoins de tous en travaillant le moins possible, sauvegarder notre planète le plus longtemps possible, et préparer ensemble l’inévitable fin de celle-ci, en se projetant sur la recherche et l’installation future sur une autre planète, afin de continuer à offrir à nos enfants la formidable aventure qu’est celle d’être humain.

Pour ceux qui ne désirent pas participer, ou qui veulent recevoir sans donner, il pourrait très bien exister une sorte de « notation » vis à vis des citoyens, qui au lieu de stigmatiser, proposerait soit des formations pour s’améliorer, soit de changer de métier.

On peut très bien imaginer également qu’au bout d’un certain temps, il soit possible aux citoyens de changer d’activité, de se former, et pour l’Etat de toujours retravailler à faire correspondre les offres et les demandes. Si certaines technologies développées permettent de supprimer un besoin, ou d’en créer un autre, l’Etat serait en charge de répercuter au mieux les attentes de chacun, sans nuire à personne.

Ce système pourrait fonctionner d’abord localement, pour monter aux départements, régions, Etats, continents, et finir dans un grand centre mondial pour les projets concernant la planète. Le département peut demander et donner, l’Etat qui possède une ressource mais pas une autre peut bénéficier des deux, chacun ayant pour but de satisfaire au plus grand nombre.

Il serait ainsi possible de sortir des énergies polluantes, de la rareté, de la misère, et rendre enfin possible à la fois l’opulence et l’écologie, réconcilier la technologie et l’humain, en finir avec toutes les impossibilités structurelles que nous impose le capitalisme.

Il ne reste après cela qu’un seul problème à régler, et pas des moindres : sa mise en place. Car dans cette théorie, vous l’aurez peut-être remarqué, il y a un grand absent : le pouvoir. Ce pouvoir qui ne veut pas disparaître, et qui utilise  la guerre et la misère pour se maintenir en place. et qui ne veut surtout pas une chose : qu’on commence à croire qu’il est possible de se passer de lui.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

8 Réponses à “et si la gratuité, c’était possible ?”

  1. Betov dit :

    Cette utopie n’existera heureusement jamais, Caleb. La gratuité existe déjà et fonctionne. Exemple: Linux. Cette gratuité ne change rien à rien. Exemple: Linux.

    Le nombre d’à prioris non validés de l’article est impressionnant:

    - « Mondialisme ». Une notion qui ne tient aucun compte du concept « d’aire d’application ». Chaque production a une aire d’application naturelle (variable en fonction de chaque type de production). D’autre part, les différences entre races, paysages, cultures, sont nécessaires. Lutter contre, c’est aller contrer la nature et donc aller vers la disparition de l’espèce, d’une façon ou d’une autre.

    - « Autarcie extrêmement restrictive du point de vue des richesses ». Prouve le. Trouve moi un exemple de quelque chose d’important qu’on ne puisse pas trouver en France ou dans un pays voisin, et dont on ne puisse pas se passer. Et en trouverais-tu un petit, prouve que l’aire d’application mondiale d’un type de produits rend nécessaire d’étendre les aires d’applications de tous les autres au monde.

    - « Cette guerre leur laisserait du répit pour un moment ». Un très très long moment, Caleb. Déjà sans guerre atomique mondiale, les USA viennent d’être capables d’irradier gravement Gaza et l’Irak, au point que le nombre de nouveaux nés mal-formées conduit le Hamas à recommander d’éviter d’avoir des enfants, alors que c’est là leur meilleure arme. Les Etats Unis manifestent maintenant le désir d’attaquer le Vénézuéla, l’Iran, la Chine et la Russie. Rien que ça !!! Penser que ça puisse ne pas déboucher sur une fin (ou quasi) fin de l’humanité ne me semble pas très raisonnable.

    Atterri, Caleb. « Il faut qu’il y ait des pauvres pour qu’il y ait des riches » est une problématique simplissime. Il faut et il suffit de pénaliser la richesse pour résoudre le problème, et résoudre, du même coup, la quasi totalité des problèmes sociaux. L’excès de richesse relative est un crime. Faire en sorte que cet excès soit un délit ne tient qu’à une ***LOI***.

    Le plafond de richesse admissible est connu. C’est le niveau de richesse qu’un individu peut accumuler seul, par son propre travail. Pour accumuler plus, il est évidemment nécessaire de faire travailler autrui et d’en tirer des bénéfices. Or, Gagner de l’argent sur le travail d’autrui porte un nom: Le vol.

    Pour changer le monde, il suffit qu’un parti politique donne l’exemple, dans un pays, et que monte au cerveau d’un dirigeant l’idée que, s’il existe mille et une lois pour lutter contre la violence, il n’en existe étrangement aucune pour lutter contre cet autre violence qu’est la dominance sociale.

  2. calebirri dit :

    @ betov

    bonjour,

    à vrai dire je ne comprends pas très bien le début de votre commentaire…que cherchez-vous à me dire ?

    je ne remets à aucun moment en question ni la diversité des races et cultures, ni la spécificité des terres sur lesquelles les hommes vivent…

    ensuite, il est bien évident que certaines ressources manquent à certains pays, et certaines autres à d’autres. sinon, le commerce aurait moins d’intérêt, non ?

    et à propos de la guerre, tous les économistes sérieux vous diront que les pays émergents vont bien vite dépasser les « pays riches », et une des possibilités pour ces derniers d’y échapper, c’est bien la guerre, non ? je ne vois pas trop le rapport avec vos exemples, qui sont loin, à mon avis, de la réalité : si le désir des Etats-Unis était de faire sauter la planète, il n’aurait qu’à appuyer sur un bouton…

    pour la deuxième partie, je crois qu’au lieu d’atterrir, je serais plutôt tenté de vous demander de décoller… pourquoi pensez-vous que les lois dont vous parlez ne sont jamais votées?
    de nombreuses personnes ont déjà pensé à limiter l’accumulation, et y sont même parfois arrivés… mais juste pour un temps. car toujours l’appât du gain a repris le dessus, et celui qui possède l’argent possède le pouvoir d’en gagner toujours plus. tel est le capitalisme. vous cherchez à régler les problèmes du capitalisme, sans réussir à comprendre que le problème justement, c’est le capitalisme.

  3. Fab dit :

    Bonjour,

    C’est une belle idée qu’il faut défendre : ne lâchez rien !

    C’est à nous, le peuple, de proposer des solutions pour une société nouvelle VIABLE. Il faut donc dès aujourd’hui s’atteler à cette réflexion prospective que beaucoup refusent mais qui permettra de proposer un projet sérieux, « clés en main ».

    Le système de la gratuité et de l’échange existe, un exemple : http://selidaire.org/spip/article.php3?id_article=230

    Il faut le promouvoir et éventuellement le perfectionner. Et internet est, en plus du bouche à oreille, un excellent moyen (pourvu que ça dure…), le seul qui soit capable de rivaliser avec les médias traditionnels de masses laborieuses. Ces médias ne peuvent se permettre de faire cette publicité de la société du don et de la gratuité : ils sont le fer de lance de la société de consommation, société basée sur l’entretien du désir de consommer. Or la pérennité de ce désir de consommation ne peut être garantie que par le maintien du plus grand nombre dans la non-réflexion. Et cette non-réflexion n’est possible que chez des sujets constamment occupés : les médias traditionnels se doivent donc de garantir l’asservissement au travail, aux divertissements et aux loisirs.

    Ne lâchez rien.

  4. Betov dit :

    L’évocation de Linux est pourtant claire. Dans bien des domaines, l’informatique est à la pointe des évolutions sociales et les indique. Linux est un bon exemple de gratuité qui existe et qui fonctionne. La totalité des besoins informatiques sont maintenant couverts par Linux, sans bourse délier. Pourtant, qu’est que ça change ? Malgré les chiffres un peu gonflés par les prosélytes de Linux, la très grande majorité des gens continuent à utiliser Windows et à faire le beurre de MicroSoft. Toi même, sans doute (vu ta question), ne participe pas de cette gratuité qui existe. Linux parviendrait-il à remplacer Windows totalement (disons, dans un ou deux siècle(s), au rythme actuel…), que ça ne ferait ni chaud ni froid aux patrons du CAC-40.

    « Si le désir des Etats-Unis était de faire sauter la planète, il n’aurait qu’à appuyer sur un bouton ».

    Le désir des Etats-Unis est de dominer le monde pour satisfaire leur prédation. Ce qui, en l’état des choses, pose deux problèmes:

    1) Le reste du monde n’est pas toujours disposé à se coucher comme L’Union Européenne, et ce reste du monde détient 50% (50% croissants) des moyens militaires. De plus la situation des combattants est très dissymétrique: Lâcheté et bassesse du côté US, et motivations totale de l’autre.

    2) Les gestes désordonnés d’un malade mental ne sont pas toujours prévisibles. Jusqu’à présent, les pays de raison, la Chine, la Russie, les pays de la révolution bolivarienne,… ont réussit à dévier les agressions US. La Chine vient de réussir deux coups de maître dans ses approvisionnements énergétiques (gaziers et pétroliers) qui rendent sans objet les agressions US contre l’Afghanistan et l’Asie Centrale. La Russie vient de passer au rang de fournisseur privilégié de l’Europe, en même temps qu’elle mettait un terme aux agressions de l’Otan. Le Vénézuela, aidé par le Web participatif réussi à contenir cette propagande américaine qui prélude toujours à une agression. Or, tant que l’opinion n’est pas suffisamment manipulée, l’agression US, manifestement prévue et mise en place à partir de la Colombie, ne peut avoir lieu.

    Cette situation ne peut pas durer éternellement. Un jour ou l’autre, une opération sous faux pavillon sera de nouveau utilisée. Que les autres « restes du monde » restent passifs devant une agression US sur l’un d’eux… en attendant leur tour, est une chose sur laquelle je ne parierais pas.

    « De nombreuses personnes ont déjà pensé à limiter l’accumulation »

    Exemple ?

    « Vous cherchez à régler les problèmes du capitalisme »

    Pas du tout, justement. Je ne vois pas de raison de changer un système qui a fonctionné pendant des siècles. La capitalisme, aussi absurde soit-il, est un système comme un autre, et un système qui vaut bien la royauté, la dictature religieuse, ou le communisme. De plus, changer un système aussi complexe est très… compliqué. Alors qu’éditer une loi est très simple et ne coûte rien à personne.

  5. Régis dit :

    Il me semble indispensable de vous faire découvrir « Zeitgeist » et « Projet Venus » de Jacque Fresco…

    http://www.dailymotion.com/video/x9emk5_futur-by-design-projet-venus-stfr-p_tech

    http://www.dailymotion.com/video/x4jhkg_zeitgeist-remasterise-complet_news

    ça ne vous laissera pas indifférents c’est garanti!

  6. Fab dit :

    Bonjour,

    Il y a dans le Siné Hebdo du 17 mars un article de Raoul Vaneigem intitulé « Pourquoi je ne vote pas ». Il y fait allusion à la gratuité. Intéressant.

  7. dan dit :

    le système de gratuité existe déjà – ça s’appelle «  »LE SEL »
    c’est une action solidaire d’&échange de services ou objets
    Ce système fonctionne dans toutes les villes mais est peu développé et mériterait de l’être davantage

  8. Gus Sind'jé dit :

    Abolir le capitalisme et l’argent : oui !
    Toutefois, si on ne démantèle pas la société telle qu’on la connait cela ne veut rien dire car si l’argent et le capitalisme ont la mainmise sur les relations humaines en matière de « confort matériel « , ils ont surtout gangréné les relations sociales : même dans un monde de gratuité ( que je souhaite sincèrement ) quelle place donner à l’art, aux loisirs en règle général .

    Le plus dur ne serait pas forcément de repenser la production et la répartition des biens nécessaires à une vie en accord avec la planète et sa sauvegarde et en accord avec les idéaux d’égalité, en effet, les moyens de production et de répartition existent déjà et sont maitrisés.
    A l’opposé, comment faire accepter à la société des concepts nécessaires à un nouveau monde et tellement éloignés de notre vie actuelle : propriété privée et tout son chapelet de conséquences juridiques (responsabilité civile, …), liberté de religion et ses dérives fanatiques et plus largement toutes ces libertés individuelles que l’on chérit et jetons à la figure des autres dans notre vie de tous les jours. Comment faire comprendre aux gens qu’il n’y aura plus de stars, plus de « canons » que le regarde à la télé, plus de milliardaires que l’on envie, plus de rock-stars dont on adule la liberté et la panache ! Comment continuer à exister si la société n’est plus basée sur la compétition permanente ?

    Sommes-nous capables de « redevenir » un corps social plus haut que l’individu : car, le capitalisme ce n’est que le système économique capable de s’appliquer au libéralisme en tant que conception sociale. C’est l’individualisme qu’il faut d’abord éteindre.
    Mais que faire des chanteurs, des acteurs, des peintres, des sportifs, de la télé, des vacances, de la mode ?
    C’est justifié de travailler dans l’agriculture, l’artisanat : le bénéfice à autrui est valorisant. Mais comment valoriser un éboueur ou un gardien de prison quand on le met face aux artistes ou aux « intellectuels » ? Comment empêcher les gens de se soumettre à des caractères plus charismatiques ou socialement valorisés ?
    Alors certes, mon pessimisme sur ces questions est grand mais il y a longtemps que ces « problématiques » me préoccupent et j’ai quelques pistes :
    - L’état devrait ressembler davantage à la démocratie de plein air athénienne.
    Pas de partis politiques, pas de classes politiques professionnelles et un turn-over imposé pour tous les postes de « direction ». L’important est ici de concerner chacun à minima et de restreindre les ambitions personnelles.
    - Pour assurer une véritable équité sociale, il faudrait instiller à la conscience collective une nouvelle vision de la vie et de l’épanouissement : trop souvent les détracteurs de « l’alter mondialisme » peignent un tableau sombre, morne et triste de la vie de tous les jours, une sorte de « 1984 » stalinisé.
    Il est donc nécessaire de laisser à chacun le choix de s’épanouir tout en assurant que le souci du bien commun est conservé. Alors cela passe peut être par un genre de « service civil » pendant les 1ères années de la vie adulte où l’on devra assurer les tâches pénibles et « ingrates » de la société.
    Penser également le parcours professionnel pour ne pas voir des disparités entre les gens d’une même génération : plus on vieillit moins on exerce une activité pénible.
    Mais ce pose ici une question de premier ordre : comment former un chirurgien, un chercheur, un ingénieur si on doit travailler à l’usine entre 20 et 30 ans ? Picasso, Mozart, Baudelaire auraient-ils eu le même don s’ils avaient dus passer 10 ans dans une mine ?
    La réponse set évidemment non ! Donc ne devra-t-on pas renoncer à autant de médecine, autant de nouvelles technologies, à autant d’art qu’aujourd’hui ? Et dans ce cas vaut-il vraiment la peine de vivre autrement ? Moi je pense que oui, mais cette question est de l’ordre de la métaphysique : qu’est ce que Vivre ?
    Il faudra donc encore beaucoup de temps pour que les gens se posent de telles questions au lieu de débattre de « qui de Brad Pitt ou Tom Cruise est le plus sexy ? », « mini-jupe ou leggings ?», « appart dans le centre ville ou pavillon de banlieue ? »

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