internet et la révolution

Posté par calebirri le 31 mars 2010

Internet n’est pas une simple évolution technologique : c’est une révolution. En terme de médias, internet représente à grande échelle ce que représentaient il y a quelques décennies l’arrivée de la radio, c’est à dire la possibilité pour tout un  chacun, ou presque, d’exprimer ses opinions sur un canal capable de toucher un vaste public.

On le voit aujourd’hui, l’essentiel de la contestation a déserté les télés, les radios, et même la plupart des journaux écrits, pour se retrouver rassemblée dans une vaste communauté sur internet, le « web », ou « la toile ». Et pour cause, internet est en effet le seul moyen de communication libre et totalement indépendant, car il permet à tous de s’exprimer… partout et instantanément, de manière anonyme et en relative impunité, et tout cela à peu de frais.

Bien sûr, ce canal fait peur aux dictatures actuelles ou en devenir, car après avoir réussi à museler toutes les autres formes de contestation traditionnelles au moyen de la dépendance financière, elles se trouvent en face d’un réseau mondial sans frontière capable de transmettre écrits, images et sons à l’autre bout de la planète en une seconde, et dans toutes les langues de Babel. Les secrets d’Etat, les rumeurs, les mensonges, les scandales et les erreurs de nos chers dirigeants sont désormais susceptibles de se retrouver rapidement connus de tous, sans contrôle, sans moyen de les stopper ou presque.

On le voit bien aujourd’hui, les « buzzs » font l’actualité, et il n’est pas rare de trouver les dernières nouvelles sur internet avant de les voir figurer en une de tous les journaux, ce qui peut s’avérer plus qu’embarrassant pour les élites qui nous dirigent. Et à l’heure du repli sur soi qui suit chaque crise économique de grande ampleur, à l’heure où les tensions sociales font craindre des débordements, où la voix des plus faibles veut se faire entendre, où la contestation se fait plus vive et plus unie, les gouvernants cherchent désormais par tous les moyens à faire cesser toute possibilité d’élargir les rassemblements, d’endiguer la vague contestataire, d’empêcher l’organisation de celle-ci.

Le formidable outil de propagande « internet » est en réalité une arme à double-tranchant, qui peut aisément se retourner contre ceux qui l’ont pourtant créée pour les mêmes raisons qui les effraient aujourd’hui. A l’origine parfait moyen de propagande, internet devient peut à peu l’instrument de la contestation, et c’est bien la raison pour laquelle on veut lui trouver un « modèle économique », c’est à dire le moyen de le rendre dépendant du pouvoir financier, c’est à dire également du pouvoir politique.

Des projets comme l’ACTA, Hadopi ou Loppsi, sous prétexte de satisfaire à des exigences de sécurité et de rentabilité, sont en réalité le seul moyen que nos gouvernants ont trouvé pour contrôler cette arme dangereuse, afin qu’elle ne puisse pas se retourner contre eux. Sachant qu’ils ne pourront pas indéfiniment garder le silence sur certaines informations en les censurant sur les médias traditionnels, ils redoutent que tous les contestataires de tous les pays s’unissent sur internet : envisagez la puissance de cette force en liberté… le fameux “prolétaires de tous les pays, unissez-vous”, cela semble presque ridicule à côté d’un “internautes de tous les pays, unissez-vous”.

En ces temps de crise économique et sociale, on s’aperçoit en effet à quel point tous les mouvements contestataires sont ceux qui gravitent sur internet, et dont la puissance est considérable, si toutefois ils réussissaient à s’unir. De plus, la puissance de sa portée, ainsi que sa liberté d’action, sa rapidité, sa quasi gratuité, son universalité sont peut-être la clef qui permettrait à tous de libérer les consciences du joug auquel ils sont assujettis.

Tous ceux qui veulent « changer le monde » ont bien compris que le meilleur moyen de diffuser leurs idées est internet, et ils ne s’en privent pas. Internet est la possible réalisation d’une sorte de vaste « méthode Descartes » (tout désapprendre pour tout réapprendre) capable de confronter le monde au défis qui l’attend, en même temps que de l’éclairer sur le conditionnement dont il est victime depuis tant de siècles. Mais pour combien de temps encore ?

Il nous faut absolument protéger l’indépendance (et donc la gratuité) de ce qui est sans doute le dernier rempart pour conserver notre liberté de penser, et de résister. Et peut-être même le ferment d’une transformation beaucoup plus importante…

Même si la tâche semble presque impossible à réaliser, il faut se rendre compte que ceux qui ont réussi à créer le monde que nous subissons aujourd’hui ont commencé à poser les premières pierres de leur édifice il n’y a pas si longtemps. Et surtout qu’avec les moyens de diffusion dont nous disposons actuellement, le chemin peut être beaucoup plus rapide à parcourir.

Il nous faut absolument nous rassembler dès aujourd’hui, pour dans un premier temps protéger cet outil formidable, et créer dans un second temps le nouveau système dont nous voulons tous. Pour que, le jour où il sera prêt, il puisse être proposé à tous en même temps, et partout. Il faut dès à présent réfléchir aux moyens de contourner la censure qui guette internet, et refuser de mettre les doigts dans l’engrenage de la dépendance financière que nous propose nos gouvernants. Ceux-là mêmes qui se font financer l’information (que ce soit par le public ou par le privé) ont déjà perdu, que les autres ne croient pas à l’illusion de cette liberté. Pour que l’information soit libre, il faut qu’elle continue à être gratuite, ou au moins mutuelle.

ne laissons pas tomber avant d’avoir commencé, car nos enfants ont besoin de nous…

Caleb Irri

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et si on supprimait les banques ?

Posté par calebirri le 27 mars 2010

A l’origine, la banque se résumait à la présence d’un agent de change sur les lieux de vie sociale, où un homme était chargé de convertir les différentes monnaies pour correspondre à celle locale. Peu à peu, et pour faire simple, elle est devenue un organisme fonctionnant de la manière suivante : les individus possédant de l’argent en liquide lui confiaient celui-ci, afin qu’il soit protégé des vols. Pendant ce temps-là, il payait une taxe pour ce service. Mais peu à peu l’idée germa qu’il était possible au banquier (un usurier à l’époque) de prêter une partie de cette argent à un tiers, pour peu que ce dernier s’engage à lui rembourser la somme, plus un petit intérêt pour la prise de risque. Sachant cela, le prêteur se mit à exiger lui aussi une petite partie de ce surplus.

Tout cela alla doucement en se complexifiant et en se développant, car plus la banque avait le pouvoir de prêter, plus elle gagnait d’argent, et disposait de liquidités à prêter. Devenant à force immensément riches, elles finirent par faire peur à l’Etat, car elles risquaient de créer une faillite de ce dernier par la survenue d’une crise économique : si tous les épargnants venaient à retirer leurs liquidités en même temps, les banques n’auraient pas les fonds propres suffisants pour rembourser tout le monde. L’Etat se mit donc en frais pour d’une part être le seul batteur de monnaie, et ensuite pour garantir les fonds propres des banques, tout cela par l’intermédiaire d’une banque centrale, ou nationale, forte et toute puissante. Ce fut le début d’une longue bataille pour le contrôle de la monnaie, dont les répercussions sur l’Histoire furent gigantesques.

Aujourd’hui, il semble que la bataille soit terminée, et se soit soldée par une alliance du pouvoir politique et du pouvoir financier. Les banques sont assurées par des organismes supérieurs comme le FMI, qui garantit au plus haut niveau politique la solvabilité des plus gros centres financiers. Elles peuvent donc désormais légalement prêter de l’argent qu’elles n’ont même pas. Il n’est nul besoin d’avoir cet argent. Il suffit de le créer pour la durée de l’emprunt. cela signifie que si elle vous prête cent euros, elle ne possède en réalité que l’euro que vous avez versé au départ. Simple ligne de compte. Mais cet argent fictif qui vous est prêté, la banque le considère comme acquis (puisque vous vous engagez à le rembourser), et fait monter la valeur de la banque. C’est ainsi que se crée la monnaie.

Et la banque se fait de l’argent sur tout et tous, à chaque instant et dans tous les lieux possibles. Pas de frontières pour l’argent, ni de fermeture. Forte de la création occasionnée par les crédits, elle joue sur les marchés la somme qu’elle n’a pas encore reçu, et fait des profits avec cet argent « fictif », sans discontinuer.

Mais bien évidemment, la banque ne profite qu’aux riches. Car seuls ceux qui ont satisfait leurs besoins essentiels peuvent épargner, ou emprunter. Cet argent épargné, censé rapporter quelques pourcents, n’est pour la majorité que l’apport nécessaire à l’obtention d’un futur crédit qui leur coûtera en définitive beaucoup plus que ce que les misérables intérêts engendrés leur a rapporté. Et pendant ce temps, la banque aura prêté votre épargne, et taxé votre crédit, et multiplié ses gains. Lorsqu’on imagine qu’une maison coûte à la fin du crédit presque deux fois son prix, il y a de quoi se poser des questions. Mais ceux qui sont les plus riches sont aussi ceux qui empruntent moins, et qui payent donc le moins cher. Un homme capable de payer sa maison en cash peut se payer, pour le même prix que le pauvre, une maison presque deux fois plus grande.

De plus la banque, en prêtant une petite somme à un pauvre (à un taux exorbitant bien sûr), fait ainsi ses plus gros bénéfices, sans véritable prise de risque. Car si le pauvre met plus de temps à rembourser, il ne peut pourtant s’endetter à  hauteur d’un pourcentage supérieur à celui du riche. D’autant que lorsqu’un emprunteur cesse de rembourser, la banque conserve ou l’hypothèque, ou l’assurance, ou l’aide de l’Etat.

Mais les fonds propres sur lesquels se base toute cette arnaque ne sont que le fait des épargnants, l’argent « réel ». Cela signifie que si les petits épargnants lâchent la banque et reprennent leurs liquidités, la banque fera faillite en très peu de temps. Ainsi, l’injustice dont sont victimes les pauvres n’est que le résultat du comportement des pauvres eux-mêmes. En refusant de jouer à ce jeu, ils peuvent s’en libérer.

Car en réalité, à quoi servent les banques ? que produisent-elles dont l’homme ne peut absolument se passer ?

Rien, à part peut-être leur propre mise en servitude…  En supprimant les banques, nous ne remettrions en cause que leurs bénéfices, leur puissance et notre asservissement. Mais le monde peut très bien fonctionner sans cela. Et je dirais même plus, il pourrait même fonctionner mieux :

Réfléchissez bien à cela :

Qu’est-ce qui empêche de sauver la planète ? des considérations financières
Qu’est-ce qui empêche de  nourrir tout le monde ? des considérations financières
Qu’est-ce qui empêche de loger tout le monde, de le soigner, de l’éduquer, de l’habiller, de le rendre heureux ? toujours les considérations financières.

Ce capitalisme, que nombreux défendent pour ce qu’il est censé permettre, est en réalité la cause même des maux qui pervertissent jusqu’à l’âme humaine, qui la conditionne jusqu’à lui faire croire que les maux qu’il engendre ne sont résiliables que par son intermédiaire….

Mais tout cela n’est qu’une illusion. L’Histoire devrait nous le montrer, mais même l’Histoire est transformée par ceux qui ont le pouvoir de L’écrire, et surtout de la diffuser.  Ce ne sont pas les bourses qu’il faut supprimer, mais les banques. Pas par la force, mais par leur obsolescence. Elles se sont, au cours des âges, donné une valeur qu’elles n’ont que parce qu’on veut bien y croire. Il est cependant tout à fait possible de le leur ôter, en les rendant inutiles, car elles ne produisent rien d’autre que les conditions de leur puissance, et celles de notre faiblesse. Rien qui ne nous soit ni utile, ni bénéfique, bien au contraire…

 

En réalité, peu importent les mesures envisagées pour tenter d’amoindrir le pouvoir des banques, elles ne peuvent que conduire au mieux à un échec, et au pire à leur renforcement. Et tant que l’homme est capable de se satisfaire de l’illusion capitaliste pour s’autoriser à continuer à agir dans le cadre de ce système, il doit assumer le fait qu’il accepte tous les maux dont je parlais plus haut. L’argent est un bien rare, et celui qui en profite le fait au détriment de quelqu’un d’autre, ailleurs sur la planète; c’est aussi simple que cela.
la seule possibilité de sortir de cette aberrante injustice ne peut passer que par la suppression de l’argent, et donc des banques. Et seul un système basé sur le don et la gratuité, dont j’imaginais les bases ailleurs, est capable de résoudre les problèmes créés par le capitalisme. En se passant des banques, on se passe à la fois du pouvoir et de ses dérives, et de l’exploitation du plus grand nombre par le plus petit. Il serait en réalité beaucoup plus facile, et beaucoup moins utopique en définitive, de régler ces problèmes en établissant un système parallèle rendant obsolète le capitalisme que de régler ces mêmes problèmes à l’intérieur du capitalisme.

 

Pour ce faire, internet est un moyen formidable permettant d’unir, de transmettre et de libérer, et c’est sans doute par ce seul biais que peuvent se réaliser les espoirs des hommes. C’est d’ailleurs bien pour cette raison que d’une part les gouvernements veulent nous supprimer cet outil, et d’une autre que tous les hommes désireux de liberté doivent tout faire pour conserver la liberté et la propriété collective de ce fabuleux média.

 

ce sera le sujet d’un prochain billet.

 

Caleb Irri

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Fight-Club, le conditionnement et… la crise

Posté par calebirri le 26 mars 2010

Je repense souvent à ce film. L’histoire d’un homme déboussolé, pris d’une aversion soudaine pour sa vie morose, matérialiste et dénuée de sens. Sa rencontre avec la souffrance humaine, au travers de thérapies de groupes censées lui rendre le sommeil, le pousse à une sorte de dédoublement de personnalité le conduisant petit à petit à la marge de la société, pour finir dans la violence et le chaos, par l’intermédiaire d’un mentor, qui n’est en réalité que la projection mentale de son double dés-inhibé.

Je me souviens à quel point la violence de certaines scènes était réaliste, et de quelle manière ce film fut considéré par la plupart comme une sorte d’apologie du combat, de la destruction, du chaos : le conditionnement dénoncé dans le film avait déjà rempli son oeuvre de sape, et le message éminemment politique de ce film fut largement négligé. La majorité n’en a retenu en effet que le physique de Brad Pitt, et la schizophrénie du héros.

Pourtant, ce film délivre une vision du monde extrêmement aboutie, et préfigure (en 1999 pour le film mais en 1996 pour le bouquin) la folie qui s’est peu à peu emparée de chacun de nous, jusqu’à ne plus être capables de nous regarder en face. Nous-mêmes victimes du conditionnement matérialiste, nous sommes tombés dans le même piège que le héros, à savoir le culte de la violence, le culte du chef, le culte de l’aveuglement et de la soumission volontaire.

En essayant de se libérer de ce monde capitaliste, le héros du film suit une évolution mentale  (à travers son double) qui le conduit inévitablement à la violence, et au conditionnement des autres pour accomplir son oeuvre qu’il pense salvatrice. Au fur et à mesure qu’il se détache de la société qu’il critique (il vit dans un squatt, cesse de travailler, vole, ment, frappe), il finit par tomber dans tous les travers qu’il dénonce lui-même, ceux desquels il a essayé de se libérer. Il met en place une véritable armée de subalternes dévolus aux basses oeuvres de son projet, sans les instruire de celui-ci, sans les éveiller aux raisons qui le poussent à agir ainsi, sans les considérer autrement que des instruments à la solde de sa volonté. Ces exécutants, que peut-être il aurait voulu voir participer volontairement, sont tellement conditionnés par la société qu’ils ne ressentent même pas le besoin, ni le désir de connaître ce projet…en quelque sorte, le simple fait de participer à un mouvement qu’ils considèrent « alternatif », ou « révolutionnaire », leur suffit. S’ils peuvent obtenir un sourire du chef, c’est déjà une récompense.

Je ne sais si le héros utilise ces hommes comme des instruments par mépris (du fait que le but ne les intéresse même pas, ils veulent juste l’action), ou bien s’il décide volontairement de les conditionner à  devenir des instruments pour parvenir à réaliser son objectif (car en définitive, si le Fight-Club se développe, c’est parce que personne ne respecte le silence pourtant imposé), mais toujours est-il qu’il ne les considère pas comme des êtres humains à part entière. Comment a-t-il pu en arriver là ? libérer les hommes de leur asservissement matérialiste en les asservissant d’une autre manière est-il meilleur que de libérer des hommes qu’on ne considère pas valoir cette liberté ?

Voilà bien toute la contradiction de la révolution, et la véritable question qui doit être posée lorsque l’on évoque la transformation du monde. Car c’est à une véritable transformation du monde que travaille le héros du film. Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais son but ultime est tout simplement de faire sauter tous les grands centres financiers. Plus de banques, plus de compte, plus de dettes, plus de bonus, plus de capitalisme. C’est sur cette image que se termine ce film. Le héros a réalisé son oeuvre, appelé « projet Chaos ».

Et c’est ici que nous nous retrouvons avec la crise. Car si le film se termine ici, sans suite, sans projet derrière ce coup de force, nous sommes nous, dans le monde réel, confrontés à un bien plus vaste problème : que se passe-t-il après la fin des banques ? les pillages, la violence, la guerre, la misère, le chaos ?

Il est bien beau de vouloir se séparer d’un système, encore faut-il en avoir un autre à proposer derrière…
Pour éviter le chaos, et pour supprimer le capitalisme, la violence est la dernière des choses à faire. Eveiller les consciences aux hommes au lieu de les conditionner à accepter la révolution, voilà qui devrait suffire à faire tomber les banques sans avoir à les faire sauter. Les rendre obsolètes par notre volonté éclairée de ne plus nous soumettre, après avoir préparé ce qui suivra leur obsolescence, voilà la seule possibilité de changer ce monde.

 

Caleb Irri

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participer, c’est déjà collaborer

Posté par calebirri le 24 mars 2010

Pour lutter contre la crise, de nombreux économistes réfléchissent sans repos à l’instauration de mesures capables de faire sortir le monde de cette spirale infernale. Bien sûr, il se trouve que, par une logique qui appartient à la nature de l’Histoire (en deux ans le renouvellement de l’élite économique n’est pas possible), la plupart des personnes qui se penchent sur cet épineux problème sont exactement les mêmes que ceux qui d’une part n’ont pas réussi à voir venir cette crise, et d’une autre part que ceux qui ont participé  (consciemment ou pas) à son avènement.

Il ne s’agit pas ici de les stigmatiser outre mesure, car bien que volontaires pour participer à cette tâche, ces hommes sont en général des hommes de bonne foi, la tête enfoncée dans le guidon, incapables de se rendre compte de la plus vaste entreprise qu’ils sont en train d’accomplir : comme le premier imbécile venu (vous ou moi), il consomme, travaille et vit comme il le peut, sans se soucier de savoir si la voiture électrique qu’il achète va ou non réellement faire plus de mal à la nature que celle qu’il possédait avant, ou si le fait d’acheter des tomates au mois de janvier incite à l’exploitation de pauvres types ici ou ailleurs sur la planète. C’est comme ça et puis c’est tout.

Ces hommes-là donc, rivalisent d’ingéniosité pour tenter de proposer au monde une solution pour sortir de la crise, croyant sincèrement que leur activité est susceptible d’arranger les choses.
Certains veulent supprimer les paradis fiscaux, d’autres interdire les paris sur les fluctuations boursières, d’autres encore supprimer la bourse, et d’autres enfin créer une sorte de panier de monnaies capable de remplacer l’hégémonie d’un dollar en mal d’amour. On nous parle de plus en plus de gouvernance économique mondiale, de moralisation du capitalisme, et même de décroissance ou de croissance durable. Tout ceci orné de statistiques, de prévisions, et enrobé de morale, ou d’idéologie.

Tous ceux-là, ceux qui nous parlent en même temps de justice sociale, d’égalité ou d’équité, n’ont toujours pas compris que la nature même de leur réflexion est incompatible avec la réalité d’un système qui n’autorise pas ces valeurs. Aveuglés par les mensonges d’une Histoire qui arrange leurs convictions (ou leur lâcheté), ils n’ont toujours pas perçu que les avancées sociales permises durant les « âges d’or » de la croissance économique des pays riches et puissants ne l’ont été qu’à condition du retard des autres pays, et croient parfois sincèrement qu’en retrouvant la croissance ils permettront de rétablir une forme de justice sociale bénéfique à tous.

Mais pour les autres, ceux qui ne se laissent pas abuser par l’Histoire, ils savent qu’il est impossible, en tous cas à long terme, de rendre l’égalité et la justice pour tous. Conscients du véritable fonctionnement de ce système, ils préfèrent en profiter, et assument pleinement l’injustice de celui-ci par la référence à une idéologie qu’ils aimeraient voir acceptée par tous : les plus forts doivent commander aux plus faibles. Forts de ce raisonnement, ces derniers ont une longueur d’avance sur les premiers, car ils sont déjà débarrassés des scrupules liés à la morale « humaniste », ainsi que des freins que la justice sociale met en place à travers la démocratie. Ils possèdent et l’argent, et le pouvoir, écrivent l’Histoire, fabriquent les crises et les guerres, et en bénéficient quoiqu’il arrive. Si la croissance est là ils gagnent, mais aussi si elle n’est pas là. Si la guerre survient, ils gagnent également de part et d’autre des deux camps. Car toujours le fort se nourrit du faible pour devenir plus fort.

Mais l’appétit des forts s’agrandit à mesure qu’ils prennent de l’embonpoint : la justice sociale, la démocratie, le droit du travail, le syndicalisme, le droit de grève, même dans les pays riches, tous ces droits sont des contre-pouvoirs puissants  qui les empêchent de satisfaire totalement leur appétit sans limite. L’idéal, pour eux, serait évidemment le pouvoir absolu, et la mise sous tutelle totale des « faibles », c’est à dire le plus grand nombre. Et la rentabilité maximum, c’est l’esclavage. C’est de cette simple idée qu’est née la conception du fameux « nouvel ordre mondial ». Seulement jusqu’à aujourd’hui, et dans toute l’histoire, les esclaves ont toujours fini par se révolter.

Alors, et depuis longtemps déjà, « ceux qui savent » ont mis au point une technique assez bien aboutie, qui consiste à entraîner les peuples eux-mêmes vers leur propre perte, en leur faisant dans un premier temps adhérer à leur idéologie (les forts doivent dominer), et dans un second temps les pousser à se croire si faibles qu’ils n’ont d’autre choix que de se laisser guider, dans leur propre intérêt. Assez subtilement il faut en convenir, ils sont parvenus à faire travailler les hommes, même les plus malins, à l’établissement de leur pire cauchemar : l’esclavagisme. Croyants même sincèrement travailler au bien des autres, toutes « les petites mains » de ceux qui nous pondent réformes, théories économiques et autres « plans de sauvegarde » sont ceux qui nous entraînent dans ce qu’ils redoutent le plus. Victimes de la croyance qu’ainsi ils passeront du côté des « forts », en réalité ils les servent, rien que par leur participation.

 

Nous conduisant ainsi, peu à peu, à travers ce conditionnement discret, les victimes elles-mêmes deviennent les instigatrices de ce nouvel ordre : une violence commise, et on instaure une mesure sécuritaire. Une mesure sécuritaire produit de la violence. On instaure une loi « plus sécuritaire »… on crée la violence….

Malheureusement pour nous, les techniques actuelles, fruits des innovations créées en principe pour servir les hommes, ont elles-mêmes le pouvoir de nous asservir encore plus. Le jour où la misère, créée volontairement à force de la combattre au lieu l’empêcher d’exister, sera telle que la révolte semble inévitable, ces techniques permettront de sacrifier les dernières libertés qui nous restent, au nom même de cette liberté. Avec ces techniques, il sera désormais impossible de se mouvoir, et surtout de penser, car tous nos actes seront inscrits dans des limites strictes nous empêchant d’accéder et au savoir, et donc à la pensée. Nous serons leurs esclaves pour de bon, car nous n’avons pas su, ou pas voulu, comprendre qu’en acceptant le système tel qu’il fonctionne, nous travaillons tous, de fait, à l’élaboration collective de notre perte. A près avoir accepté l’injustice capitaliste, il nous faudra nous résigner à accepter l’asservissement pour tous.

 

Caleb Irri

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la réponse des politiques au peuple français : « pile je gagne, face tu perds »

Posté par calebirri le 22 mars 2010

Ça y est, c’est fait !

Les régionales sont enfin terminées… taux d’abstention record que l’on connaissait déjà à l’avance, victoire de la gauche que l’on avait prédit, échec de la droite anticipé …et front national en hausse, la seule donnée divergente par rapport aux sondages. Mais qu’importe, après tout, cela ne va pas changer grand chose aux conséquences de ces élections !

Des présidents de régions seront donc élus, et les promesses de campagne bien vite oubliées, comme les précédentes d’ailleurs. La seule chose qui importe à nos hommes politiques, c’est bien sûr la présidentielle, et à défaut une place bien au chaud dans la région, qui doit rapporter un petit salaire généreux, et permettre de « renforcer ses réseaux ». Pas un mot sur le coût de la campagne, ni sur la vaste fumisterie qui s’est organisée à droite comme à gauche : tout le monde est bien content comme cela, car comme le disait monsieur Le Pen à « l’entre-deux tours » : de toutes façons 90% des propositions faites par la gauche dans les régions sont votées par la droite. Et pour cause, lorsqu’il s’agit de se voter des retraites en or, ou de s’augmenter les « frais de représentation » à l’extérieur, tout le monde est d’accord n’est-ce pas ?

Pour le reste, tout sera bien entendu comme avant, avec peut-être pour chacun des opportunités de se caler un petit espace dans la véritable bataille qui s’annonce donc, à savoir cette satanée présidentielle de 2012. Que le message des citoyens ait été pour ou contre le gouvernement, pour ou contre la gestion de sa région, ce sera bien selon l’interprétation qu’on en veut bien faire, comme on l’a vu tout au long de cette sinistre mascarade… pour la gauche et l’écologie, il s’agit de ne pas faire sauter cette alliance tout de suite, et pour la droite il s’agit de profiter de cette occasion pour évincer discrètement les « gêneurs », tout en faisant fi des véritables attentes citoyennes : les citoyens, tous nos bons politiques s’en moquent éperdument !

Regardez donc, au lendemain même des résultats, il n’est plus question ni des problèmes des Français, ni de la crise internationale, mais seulement des alliances qu’il sera possible de conclure, ou des programmes qu’il faudra proposer. Même pas une journée après les élections, tous avouent implicitement leur total désintérêt vis à vis de celles-ci. il veulent un programme, un candidat, des alliances. Tous prêts à se tirer dans les pattes au moindre geste suspect de la part de l’ami d’hier, ils n’ont tous en vue qu’une seule chose : leur malheureuse petite personne. Après nous avoir implorés d’aller voter, après nous avoir vendu un programme auquel personne (et surtout pas eux) ne croit plus, après s’être presque insultés en direct sur tous les plateaux-télés complaisamment organisés à cet effet, tout ce petit monde retourne au boulot le lendemain, disposant de la gestion de budgets considérables, après avoir complètement négligé toutes les réformes soit-disant si urgentes et si vitales  pour notre pays pendant plusieurs semaines, et tout cela aussi simplement qu’ils arrivent à se vouvoyer en public et à se tutoyer dans le privé.

Et ils nous parlent de démocratie, du pouvoir du peuple, d’engagements, de droits et de devoirs…. la belle affaire. Et ceux qui y croient encore sont les plus à plaindre. A ce jeu de dupes, nos politiques auraient tort de se priver : payés à faire semblant de s’entretuer, tandis qu’en sous-main ils ne font que jouer ; et comme disait Coluche, « tant que je gagne je joue ! ». Sauf qu’ici c’est un jeu contre le peuple que la politique joue : et une fois encore elle lui répond : « pile je gagne, face tu perds »…

Tant qu’ils conservent la « légitimité des urnes », c’est à dire que tant qu’il y aura assez de naïfs pour croire encore à un véritable combat idéologique entre deux camps qui s’affrontent pour le bien des peuples, ils ont gagné la véritable partie. Regardez bien le remaniement ministériel post-électoral : pour la droite, le « recentrage à droite » est le signe que le président a compris le message des urnes. Pour la droite, celui-ci ne signifie rien d’autre que l’incompréhension du message des urnes. Alors qu’en réalité, le message des urnes était pourtant bel et bien, et une fois de plus, celui-ci : « à droite comme à gauche, vos méthodes nous affligent, et nous ne voulons pas de vous pour nous représenter. Malheureusement, vous ne voulez pas nous entendre, alors cela n’a aucune utilité : on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. C’est triste à dire, mais notre seul force est équivalente au silence du néant. Nous n’espérons plus rien de votre part. »

Bien sûr, ce message est tout de même ressenti par nos « élites », qui sont moins stupides qu’on aimerait bien le croire. Alors ils vont plus loin que ce raisonnement désabusé.Ils savent bien que, comme lors de l’élection présidentielle de 2002, les citoyens sont capables de voter. Le jour où un véritable programme serait proposé au peuple, ou émanerait du peuple (on peut rêver !), les citoyens iraient voter. Mais ce jour-là n’arrivera pas, car ils l’empêcheront à tout prix.

Alors en attendant, et d’ici à peu, presque tranquillement, les hommes politiques de droite comme de gauche voteront comme un seul homme une nouvelle loi, obligeant tous les citoyens à voter. « Puisque vous ne voulez pas utiliser votre droit de vote libre et citoyen, nous vous contraindrons à le faire ». Comme si la liberté pouvait être une obligation, un nouveau devoir sera créé, pour être sûr que la légitimité dont ils se parent ne cesse jamais. Et au passage, s’ils peuvent gagner quelques subsides supplémentaires par l’intermédiaire des amendes infligées aux récalcitrants qui ne veulent pas rentrer dans le rang… c’est tout bénéfice !

En définitive, les élections ne servent qu’à légitimer ce jeu : si c’est pile ils gagnent, si c’est face on perd. Le reste n’est qu’une course au premier arrivé, mais ce jeu ne nous concerne pas.

 

Caleb Irri

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et si la gratuité, c’était possible ?

Posté par calebirri le 18 mars 2010

Dans un précédent article, j’évoquais la gratuité comme seule alternative. Bien conscient des difficultés inhérentes à un tel projet, il m’est cependant impossible de renoncer à cette utopie, qui j’ose le croire est dans le fond du coeur des hommes depuis la nuit des temps.  Alors que les puissants préparent dans l’obscurité la mise en place d’une utopie non moins difficile à réaliser, je m’aperçois peu à peu que « le nouvel ordre mondial » qui fait tant peur aux peuples n’est que le pendant « négatif » d’une autre gratuité. Elle est celle de l’esclavagisme forcé, violent et injuste. Mais les difficultés qu’il faut affronter pour parvenir à la réaliser sont au moins aussi grandes que pour parvenir à la gratuité libre et socialement juste, pour peu que ceux qui la préparent soient animés non pas par la soif de pouvoir, mais justement par celle de la justice et de la liberté.

Pour qu’un nouvel ordre mondial soit créé, il est tout d’abord nécessaire que cet ordre soit mondial, c’est à dire que le système s’applique partout sur notre planète, et que les règles de son fonctionnement soient les mêmes pour tous. Comme pour le communisme de Marx, un système autre que le capitalisme doit, pour être viable, s’appliquer partout. Car à moins que de viser à une autarcie extrêmement restrictive du point de vue des richesses (aucun pays ne possède toutes les ressources utiles en son sein), ou d’avoir une vision conquérante pour atteindre à cette satisfaction, ce système doit fonctionner partout de la même manière.

Le capitalisme a réussi ce tour de force historique qui consiste à imposer sa règle du jeu   partout à la fois. L’argent est le roi de la terre, et il n’est pas une nation qui ne fonctionne sans lui.  Mais si au départ son utilisation était sans doute une bonne idée, l’injustice inhérente à son principe de fonctionnement (il faut qu’il y ait des pauvres pour qu’il y ait des riches) entraîne toujours inévitablement la misère du plus grand nombre, et des guerres pour remettre le système en équilibre.

Comme je l’ai évoqué dans un autre article, le capitalisme est arrivé à un point de rupture du fait de la volonté de ceux qui dirigeaient les grandes nations depuis des siècles : s’apercevant qu’en suivant les propres règles qu’ils avaient fixé, leurs nations, en même temps que leur pouvoir, allaient finir par perdre leur puissance, ils ont fini par « trafiquer » ces règles pour rester en place. provoquant ainsi une crise économique implacable devant un jour ou l’autre se terminer par la guerre. Cette guerre leur laisserait du répit pour un moment, mais il est évident pour tous désormais que ceux qu’on appelle «  les pays émergents » vont quoiqu’il arrive, un jour ou l’autre, dépasser la puissance des pays riches, que ce soit militairement, ou économiquement.

D’où l’idée du nouvel ordre mondial, qui serait le seul moyen de s’assurer définitivement le contrôle du monde dans quelques mains. Ce nouvel ordre mondial qui, d’ailleurs, ne consiste pas en une gouvernance conjointe de tous les dirigeants des nations existantes, mais plutôt d’une prise de contrôle de quelques dirigeants des pays riches sur l’ensemble des autres nations, au moyen d’une guerre s’il le faut.

Mais il existe une autre manière de voir les choses qui, au lieu d’imposer la volonté de quelques uns à tous, permettrait à tous de décider de stopper la mise en place de cette utopie « négative » : la gratuité comme « don gratuit », plus juste et plus fraternel.

Je m’explique et je propose :

Imaginons un système utilisant une des plus grandes révolutions technologiques que la terre ait jamais produite : internet. Une sorte de serveur géant sur lequel les citoyens s’inscriraient pour donner ce qu’ils ont à donner, et recevoir ce que les autres veulent bien donner. Dans un premier temps, et sans nécessairement changer radicalement le fonctionnement du monde, chacun mettrait ses capacités, son talent, sa fonction au service de celui qui en a besoin : le paysan donnerait tout ce qu’il ne consomme pas, le peintre proposerait ses services, le mathématicien sa science, le transporteur son temps, le médecin son savoir….
Parallèlement, celui qui a besoin de nourriture, de refaire son toit ou de gérer ses stocks, en ferait la demande sur le même site, qui ferait correspondre les offres avec les besoins.

Le rôle de l’Etat, dans cette perspective, serait d’une part de coordonner ces deux flux, et d’autre part d’estimer précisément les besoins non satisfaits par le système, mis en relation avec les propositions des citoyens : là où il y a besoin d’un transport public, d’une autoroute, d’un immeuble, l’Etat doit trouver, ou proposer les formations correspondants à ces réalisations. Dans le cas des métiers trop pénibles, il serait aisé de mutualiser les forces, et de rendre « tournants » ces derniers, pour que chacun en fasse un petit peu, pendant que des scientifiques seraient chargés de réfléchir au meilleur moyen de s’en libérer, par la création de technologies permettant soit d’exécuter ces tâches, soit de les rendre obsolètes.

Ensuite, et pour éviter l’ennui et le manque de motivation d’un tel système, il serait nécessaire de trouver une sorte d’idéal commun à réaliser ensemble, mais ce n’est pas ce qui manque : satisfaire au besoins de tous en travaillant le moins possible, sauvegarder notre planète le plus longtemps possible, et préparer ensemble l’inévitable fin de celle-ci, en se projetant sur la recherche et l’installation future sur une autre planète, afin de continuer à offrir à nos enfants la formidable aventure qu’est celle d’être humain.

Pour ceux qui ne désirent pas participer, ou qui veulent recevoir sans donner, il pourrait très bien exister une sorte de « notation » vis à vis des citoyens, qui au lieu de stigmatiser, proposerait soit des formations pour s’améliorer, soit de changer de métier.

On peut très bien imaginer également qu’au bout d’un certain temps, il soit possible aux citoyens de changer d’activité, de se former, et pour l’Etat de toujours retravailler à faire correspondre les offres et les demandes. Si certaines technologies développées permettent de supprimer un besoin, ou d’en créer un autre, l’Etat serait en charge de répercuter au mieux les attentes de chacun, sans nuire à personne.

Ce système pourrait fonctionner d’abord localement, pour monter aux départements, régions, Etats, continents, et finir dans un grand centre mondial pour les projets concernant la planète. Le département peut demander et donner, l’Etat qui possède une ressource mais pas une autre peut bénéficier des deux, chacun ayant pour but de satisfaire au plus grand nombre.

Il serait ainsi possible de sortir des énergies polluantes, de la rareté, de la misère, et rendre enfin possible à la fois l’opulence et l’écologie, réconcilier la technologie et l’humain, en finir avec toutes les impossibilités structurelles que nous impose le capitalisme.

Il ne reste après cela qu’un seul problème à régler, et pas des moindres : sa mise en place. Car dans cette théorie, vous l’aurez peut-être remarqué, il y a un grand absent : le pouvoir. Ce pouvoir qui ne veut pas disparaître, et qui utilise  la guerre et la misère pour se maintenir en place. et qui ne veut surtout pas une chose : qu’on commence à croire qu’il est possible de se passer de lui.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Publié dans la démocratie, mondialisation, relations internationales, un nouveau système | 8 Commentaires »

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