que veut le gouvernement?

Posté par calebirri le 31 mai 2009

Surveiller les communications, arrêter les enfants, privatiser les services publics déficitaires, nationaliser les entreprises bénéficiaires, supprimer les permis de conduire, renvoyer les étrangers, mettre au chômage les fonctionnaires et les salariés du privé, sauver les banques, interdire les grèves et les manifestations, anéantir toute opposition politique, et après ? ? ?Quel est le véritable sens de tout cela ?
Les hommes et femmes qui nous gouvernent sont-ils si incompétents que tout ce qu’ils réforment entraine une catastrophe, ou bien sont-ils si rusés qu’ils nous conduisent bien gentiment là où ils l’ont décidé ?

Pour tout dire je ne crois pas trop à leur nullité totale, bien que certains exécutants miment parfaitement bien cet état. Mais s’ils ont réellement un objectif, un but, lequel ? je n’ose pas imaginer qu’un gouvernement tout entier puisse rêver d’appauvrir et d’oppresser un peuple tout entier par plaisir, il faut bien qu’il y ait autre chose. Se pourrait-il que ce soit par précipitation, par méconnaissance des effets de leur politique ? il y a pourtant des conseillers, des secrétaires, des journaux, des juges, tout un tas d’individus capables de leur expliquer les conséquences de leurs agissements. Tous ne peuvent quand même pas approuver, ni se soumettre sans résister.

Leur égo n’est tout de même pas si disproportionné (j’espère en tous cas) qu’ils n’osent tout simplement pas avouer leurs erreurs et que, pour ne pas avoir à revenir dessus, ils préfèrent continuer à en faire de plus grandes pour tenter de cacher les précédentes. Il doit bien y avoir une raison pourtant. Je suis loin d’être le seul à entrevoir les effets de la politique gouvernementale actuelle, et ces effets sont plus que désastreux.

Il y a l’argent et le pouvoir, mais ils en ont ! plus, toujours plus d’accord, mais rien ne les empêche de se voter de plus grosses indemnités, ou de plus gros pouvoirs. Faut-il aller pour autant vers l’autoritarisme ?

Une vision pour la France, je veux bien mais laquelle ? tous les dictateurs avaient aussi des visions pour leur pays ; si c’est celle de la misère pour tous, ce sera une belle réussite mais je doute que cela leur apporte une quelconque satisfaction personnelle. Et si c’est celle de la richesse pour le plus grand nombre, il ne fait aucun doute que c’est un échec, y compris sur le plan personnel.

Alors pourquoi, dans quel but ? ?

Asservir le monde, le nouvel ordre mondial, 1984, l’esclavagisme, la terreur et la guerre, c’est ça leur objectif ?
Qu’y a t il a gagner à oppresser et abrutir les peuples, à les terroriser et les soumettre à un contrôle total ? est-ce que diriger un troupeau de moutons (sans vouloir offenser les bergers bien sûrs) est plus satisfaisant que de faire s’épanouir les peuples ? à ce compte là ils n’ont qu’à s’y mettre, on se cotisera pour les moutons…

Ou alors on ne nous a pas tout dit, et des aliens ont pris possession de nos gouvernants pour établir un vaste camp de travail à l’échelle de la planète pour leur servir d’esclaves. Ou peut-être Dieu s’est-il dit que les hommes ne méritaient plus d’en être encore, et a-t-il incarné ses envoyés pour nous ôter notre condition humaine, allez savoir ; et puis il faut bien trouver quelque chose à la fin !

Autrement, nous les aurions déjà mis à la porte, non ? ?

 

caleb irri

Publié dans la démocratie, sarko, surveillance | Pas de Commentaire »

pourquoi la génétique ne me fait pas peur

Posté par calebirri le 30 mai 2009

Décrypter le génome humain puis le breveter, rendre la vie aux mammouths, cloner sa femme, vivre mille ans sans maladie, voilà des sujets qui inquiètent. Bien sûr on ne fait que commencer à entrevoir les catastrophes que la connaissance génétique est susceptible d’engendrer, et le débat sur l’éthique ou le rentable ne fait que commencer.

Mais par delà ce débat, il en est un qui, à ma connaissance, n’a pas été encore clairement tranché : celui de l’inné et de l’acquis, un bien vieux débat qui mérite qu’on s’y intéresse avant tout.

Et oui, il est bien beau de parler de la génétique  comme de la seule possibilité de conditionnement social. Aujourd’hui il est couramment accepté que nos comportements sont déterminés par notre capital génétique. Mais cela est-il exact ? Sans compter la valeur eugéniste d’un tel point de vue (si on considère que la violence ou l’homosexualité, la prédisposition à certaines maladies ou la capacité physique sont déterminables à priori, alors celui qui possède  ces informations devient en capacité de les éliminer, purement et simplement) rien ne prouve qu’il soit plus facile de fabriquer un individu sans défaut que de l’éduquer, de le conditionner à ce qu’on en désire faire.
Afin de prouver la primauté de la génétique sur le social, il n’est pas rare de voir les scientifiques se servir de la théorie de l’évolution comme soutien. Pourtant, cette corrélation est à relativiser compte tenu de son incohérence : l’adaptation au milieu (le social donc) est une donnée fondamentale de cette théorie, et ne place la génétique qu’au second rang.

Cela est explicable si l’on veut bien se donner la peine de regarder une évidence : si les caractères génétiques se transmettent et sont capables de muter à la génération suivante, c’est bien que le milieu est le facteur déclenchant de la mutation. De plus, certaines dispositions comme celle à une maladie génétique ne sont pas une certitude, car certains individus ne développeront jamais cette maladie. Cela signifie qu’au cours d’une existence, les gênes sont en mesure de s’activer ou non, de muter ou pas. Sans compter le fait que, pour que deux génomes (ou deux individus) se rencontrent, le rapprochement est  plus dicté par le climat social ( le génome est une hérédité sociale) que par sélection naturelle (comme les animaux qui s’accouplent avec l’individu dont le capital génétique -évidemment aux vues des qualités extérieures présentées- semble le plus à même de favoriser une descendance viable).

Mais ça n’est pas tout : l’épigénétique, c’est mon avis, est peu à peu en train de rendre compte de la prégnance du social sur la génétique. L’épigénétique, c’est en quelque sorte la capacité d’un gène à s’activer ou pas. Mais  quels sont les facteurs déclenchant, ou pas, un gêne ? ce que l’on mange, ce que l’on fait, le contexte extérieur, le milieu enfin. J’entendais l’autre jour un journaliste qui parlait du stress comme facteur de mutation. Il semblerait que ce soient les courants électriques générés par un stress qui en sont le moyen. Mais si des courants électriques sont capables d’être induits par un comportement, le capital génétique dont nous disposons à la naissance est un point de départ, pas un point d’arrivée. Ce que nous transmettons n’est pas seulement le mélange de deux génomes, c’est surtout le mélange de deux génomes modifiés par leur propre vie. Si les gênes se transmettaient tels qu’ils sont apparus, l’évolution n’existerait pas. Car s’ils nétaient pas capables d’évoluer en l’espace d’une seule génération, alors nous serions en droit de « supprimer » ceux et celles qui possèdent les gênes considérés comme nuisibles pour éviter toute descendance.

Alors maintenant, envisageons que 100 clones d’un acteur en vogue soient crées. Peut-on croire un instant que ces 100 bébés, même élevés par la même mère, deviennent des êtres semblables en tous points, de caractère, de physique et d’intelligence ? peut-on croire également que les enfants, faits avec 100 clones d’une starlette à la mode, seront les mêmes ?

Non, personne n’y peut croire sérieusement. Heureusement l’être humain n’est pas qu’un corps et son âme est si complexe que notre pouvoir ne suffit pas à expliquer la somme des instants qui la forgent. Jamais nous ne serons en mesure de comprendre un être de façon complète et totale, car pour cela il faudrait revivre la vie, instant par instant, de chaque être humain.

Nous pouvons donc tous dormir tranquilles car la génétique ne contrôle pas le social, qui est en réalité beaucoup plus puissant. Deux clones ne développerons jamais ni les mêmes aptitudes, ni les mêmes sentiments, ni les mêmes caractères. Il suffit pour deux frères de ne faire que regarder dans une direction différente à un instant donné, et que l’un admire les étoiles pendant que l’autre assiste à un drame de l’autre côte de la rue pour que leurs êtres ne soient plus jamais identiques.

Breveter le génome, bien, mais pour quoi faire ? nous ne sommes pas responsables non plus de celui avec lequel on naît. Refaire les mammouths très bien mais les mettre au zoo ou les laisser en liberté pour manger récoltes et troupeaux ? non, on les chasserait avant. Cloner sa femme serait-il plus évident que la séparation pour une autre ? vivre mille ans nous ferait-il tout multiplier par mille ou diviser par mille (ressources, peines de prison..) ?

Et les OGM, peuvent-ils nous tuer ? s’ils le peuvent l’homme n’aura que ce qu’il mérite, mais s’il résiste il s’adaptera, et les autres habitants de la planète aussi. Nous reviendrons alors au point de départ en se disant qu’on a perdu beaucoup de temps, surtout que la sélection génétique se fait naturellement, d’elle même.

Alors comme dit un proverbe chinois : si le problème a une solution, alors ça ne sert à rien de s’inquiéter. et si le problème n’a pas de solution, à quoi sert-il de s’inquiéter ?

 

caleb irri

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peut-on supprimer l’argent ?

Posté par calebirri le 27 mai 2009

Aristote dénonçait en son temps (vers 384-322 avant J.C.) ce qu’il appelait « la chrématistique ». ce terme n’est pas très courant, et il « décrit la pratique visant à l’accumulation de moyens d’acquisition en général, plus particulièrement de celui qui accumule la monnaie pour elle-même et non en vue d’une fin autre que son plaisir personnel » (Wikipedia).

 

Cette notion s’oppose pour Aristote à l’économie (étymologiquement la règle qui régit la maison, la communauté), indispensable pour réaliser les échanges nécessaires à la vie en société. L’activité qui consiste à accumuler de l’argent pour lui-même est considérée comme déshumanisante, en ce sens qu’ elle nuit à la vie en communauté des animaux politiques que nous sommes.

On voit bien à quel point le problème n’est pas nouveau. Il semble bien que le capitalisme existât (sous une autre appellation) dès l’apparition de la monnaie. Ce qu’il faut  également souligner, c’est le caractère nuisible de la pratique chrématistique déjà entrevu par Aristote. L’homme fait pour vivre en société ne participe pas au bien commun lorsque ses pratiques sont égoïstes.

Si cela peut sembler logique à première vue, il faut  tout de même rappeler sur quel paradigme est fondée notre économie : l’intérêt de chacun profitant à tous, la « main invisible ». on serait en droit de s’interroger sur la crédibilité d’une théorie se basant sur l’invisibilité de son mécanisme, mais les subtilités de cette théorie ne s’arrêtent pas là. Le terme « économie », qui selon Aristote est l’utilisation « positive » de l’argent (puisqu’elle profite au bien-être de la communauté) devient lorsqu’on change le paradigme fondamental le contraire de « l’économie » d’Aristote (puisque ce paradigme préconise l’accumulation de richesses pour sa satisfaction personnelle). Mais si l’on considère que cette même théorie soutient que la somme des intérêts individuels concoure au bénéfice de tous, alors ce terme « économie » devient acceptable.

C’est sur ce renversement de paradigme que s’établit le capitalisme dans son acception d’aujourd’hui. par une subtile transformation des idées que représentent un mot, l’économie communautaire d’Aristote est devenue l’économie individualiste.

 

Faut-il donc pour  se débarrasser de la chrématistique éduquer les populations au bien commun, en espérant que les dérives individualistes se résorbent, ou supprimer l’argent pour pratiquer les échanges autrement ?

je vois déjà les réponses arriver en masse, les uns arguant que le capitalisme est le moins pire des systèmes, les autres qu’on a bien vu ce que donnait le communisme. sans compter d’autres encore qui se tiennent les côtes en évoquant le troc.C’est généralement à ce niveau de pensée que s’arrête le débat sur la monnaie.

Pourtant, les solutions pour parvenir à un monde « meilleur » (c’est à dire un monde où la chrématistique n’existe pas) existent sans doute, pour peu qu’on débride son imagination et qu’on aille un peu plus loin dans la réflexion.

 

L’une de ces solutions consiste à établir une gouvernance internationale autoritaire qui réalise au niveau mondial un collectivisme d’Etat, avec contrôle total des agissements des populations, ce qui rendrait rapidement obsolète l’utilisation de la monnaie. Chacun pourrait, suivant sa condition sociale, accéder ou pas à certains lieux, certains produits, certains services.

Une autre possibilité serait de parvenir à un conditionnement éducatif et social si abouti que le luxe et l’excès seraient considérés comme moralement inconcevables. Cette humanité parfaite n’existe évidemment pas, mais si elle était créée il ne fait aucun doute que le capitalisme s’effondrerait de lui-même, pour laisser place à une sorte d’  « autogestion » éclairée et stagnante, comme un retour au paradis originel. Le conditionnement philosophique de ce monde idéal serait proche des sociétés primitives, où une vie dans laquelle on serait vêtu d’un pagne en cultivant une petite parcelle suffirait à chacun… on peut toujours rêver.

La dernière hypothèse serait la suppression de la monnaie au profit du « don gratuit », une pratique qui rappelle la religion mais qui n’est en réalité que l’aspiration profonde des êtres humains. Le don gratuit est un acte généreux qui se différencie de l’échange par son absence d’obligation de retour.  Il implique la mise en place d’un système différent basé sur l’opulence et non plus sur la rareté. L’avantage d’un tel système est grand, car il permettrait à la fois de satisfaire aux besoins essentiels de tous, et cela sans nuire à autrui.

Les suppressions des emplois liés à l’argent pourraient libérer l’homme de la contrainte du temps de travail, en lui en accordant plus pour la recherche de nouvelles méthodes, de nouvelles techniques favorisant l’amélioration des conditions de vie. Car ce système ne remet pas en cause le progrès technique : les défis qui attendent l’humanité sont gigantesques, et l’abondance en est un qui réclame beaucoup d’intelligences et de savoirs-faire.

 

Seulement voilà : il semblerait bien que la première hypothèse soit celle retenue. Face à l’immensité des dégâts engendrés par des siècles d’individualisme centré sur les valeurs de concurrence et de rareté, la tâche consistant à envisager le partage et l’opulence peut paraître irréalisable. Alors, au lieu de s’acharner à comprendre pourquoi le capitalisme  fabrique de la misère, l’homme fait semblant de croire que c’est le capitalisme qui la supprimera. Ainsi il peut continuer ses agissements égoïstes, sans avoir à se retourner sur ses propres erreurs. ni entrevoir les conséquences de celles-ci.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

voir http://calebirri.unblog.fr/2010/04/25/lexperience-de-la-gratuite/

et http://calebirri.unblog.fr/2010/03/18/et-si-la-gratuite-cetait-possible/

Publié dans argent, crise, révolution?, un nouveau système | 2 Commentaires »

et si les décideurs decendaient « en bas »

Posté par calebirri le 21 mai 2009

Hier, mon attention a été arrêtée sur un article du Figaro.fr intitulé « dans la peau d’un conseiller Pôle emploi ». cet article racontait comment monsieur Wauquiez avait pris part, le temps d’une journée, à la vie d’une agence du pôle-emploi. Bien sûr la visée médiatique de ce geste est toute symbolique, et la durée de son implication est bien trop courte pour être représentative de la vie réelle des conseillers en emploi.

Néanmoins, c’est une méthode qui reste à étudier.

L’avantage principal d’une telle pratique est de  vivre une journée réelle du monde « d’en bas ». les hommes ne sont plus des chiffres mais des personnalités avec un coeur et une âme. Une journée complète passée face à des personnes en difficulté, en première ligne, fait ressentir dans son être les problèmes sociaux.
Bien sûr, quelques heures à un poste ne suffisent pas à faire ressentir les effets du temps sur la personnalité du conseiller (fatigue, énervement, lassitude…), mais elles ont au moins le mérite de se confronter à la réalité.

Ensuite, le fait de s’impliquer physiquement au sein d’une équipe, quand on est un décideur, est toujours bien vu par l’équipe. Les sentiments des personnes sont toujours positifs lorsqu’on s’intéresse à eux, et ce en dépit de leur orientation politique. Comme aux temps où les chefs se mettaient en péril physiquement pour galvaniser les énergies, un patron force toujours le respect de ses employés lorsqu’il « met la main à la pâte ». c’est le même principe pour un ministre. Le fait de s’intégrer dans l’équipe fait descendre pour un moment le chef au statut commun. Il est pour un temps critiquable, accessible, soumis aux mêmes contraintes que ceux qu’il dirige.

L’inévitable rapprochement de vues qu’instaure l’intégration du chef dans l’équipe dont il a la charge est un double avantage, car il permet d’une part au chef de s’apercevoir de certaines difficultés auxquelles il n’a pas pensé, ou de l’ambiance qui règne dans l’équipe et de les résoudre en améliorant certaines conditions de travail. D’une autre part cette amélioration des conditions de travail constitue sans doute un opportunité d’améliorer la productivité de l’équipe. bien sûr, on pourrait penser qu’un chef mal-intentionné détourne ses découvertes pour opprimer son équipe, et c’est pour cela sans doute que le facteur-temps est important. Sur un temps raisonnablement prégnant, ou/et à intervalles réguliers, on pourrait ainsi faire confiance aux relations humaines pour parvenir à défendre les intérêts communs plutôt qu’égoïstes.

Cette descente « en bas » qu’a effectuée monsieur Wauquiez est une idée qui me plaît assez depuis quelques temps.

On pourrait généraliser une telle mesure, et pourquoi pas la légaliser… dans chaque entreprise, dans chaque administration, dans chaque hiérarchie qui existe, il devrait y avoir un laps de temps, qui reste à définir selon chaque cas ( ainsi qu’une répétition de cette pratique dans la durée) imposé au décideur, destiné à la pratique de tous les étages hiérarchiques de  l’équipe dont il a la charge.

Il serait aisé de tester une telle mesure, et il me semble qu’elle ne pourrait raisonnablement être refusée ni par les chefs, ni par l’équipe. Car si les élus sont censés être l’émanation du peuple, tous les chefs se doivent de protéger leur équipe, ne serait-ce que parce que sans équipe, un chef n’en est pas un.

Et pour les équipes, il ne fait aucun doute qu’ils seraient enchantés d’une telle mesure. non?

caleb irri

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l’Etat contre le capitalisme ?

Posté par calebirri le 20 mai 2009

On parle beaucoup de révolution ces derniers temps, mais peu de la bataille qui fait rage entre les deux puissances qui se partagent le pouvoir. Les uns sont pleins d’argent, et rêvent de pouvoir ; les autres sont pleins de pouvoirs et rêvent d’argent. A priori on pourrait penser que ces deux puissances (le pouvoir et l’argent) ont tout pour s’entendre, ce qui a plutôt été le cas jusqu’à maintenant. Les grosses industries et les banques ont besoin du soutien des Etats, et les Etats ont besoin de l’argent des entreprises.

Les deux puissances connaissant les besoins de l’autre et ses propres faiblesses, il est assez logique que les deux pouvoirs se soient rapprochés dans un intérêt commun : la preuve étant que de nombreux hommes riches ont le pouvoir, et réciproquement.

Alors, me direz-vous, comment l’Etat peut-il être opposé au capitalisme ?

Et bien deux possibilités peuvent répondre à cette question :

-Tout d’abord que l’une des deux puissances ait pris l’ascendant sur l’autre (il faut d’abord être riche pour atteindre au pouvoir, ou bien il faut d’abord atteindre le pouvoir pour accéder à la richesse ?)
-La deuxième hypothèse est la venue d’une crise qui atteint l’un des deux pouvoirs, et qui risque d’entraîner l’autre puissance dans sa chute.

Il se pourrait qu’en réalité les deux facteurs aient joué un rôle dans la cassure qui se précise entre les deux puissances, car la puissance du capitalisme est autodestructrice : à force d’exiger plus de dérégulation de la part du pouvoir politique, le capitalisme a conduit à des excès qui ont fait surchauffer son mécanisme. Il lui faut de l’air, du carburant, du liquide pour continuer à fonctionner. Mais comme l’argent est désormais réunis entre peu de mains, les entreprises se voient contraintes ou de licencier, ou de demander l’aide des Etats : deux mesures impopulaires qui mettent le pouvoir politique en péril, car les aides de l’Etat appauvrissent les peuples, et les licenciements appauvrissent l’Etat.

Avec la crise que traverse le capitalisme, un avantage a été donné au pouvoir politique, qui par ses aides se trouve en passe d’exiger des compensations de la part du pouvoir financier. Aujourd’hui, l’Etat est en mesure de prendre place dans la direction des entreprises en difficulté, et de nationaliser les banques. Cette mainmise du pouvoir politique sur le pouvoir financier peut rapidement conduire à l’inutilité du capitalisme, car si le pouvoir financier retourne à l’Etat, il cessera d’exercer son opposition à une sorte de monarchisme absolutiste.

A partir du moment où l’Etat deviendra l’employeur unique (il donne l’argent), l’unique receveur (les impôts et taxes), et également l’unique émetteur (il fabrique la monnaie), alors la monnaie devient inutile…et le collectivisme possible, pour peu que l’on établisse un nouveau régime politique ; régime qui se met peu à peu en place à travers la concentration des pouvoirs judiciaire, médiatique, politique et financier.

On pourrait éventuellement envisager une troisième hypothèse, qui ferait également participer le pouvoir financier à l’écroulement du système capitaliste. sentant l’inéluctabilité de cet effondrement, quelques financiers se sont ralliés au pouvoir politique pour préparer ensemble « l’après-capitalisme ». certains récalcitrants sont remplacés, mais remerciés grassement (stock-options, retraites et parachutes…) pour qu’ils ne contestent pas, pendant que les politiques fournissent les crédits supplémentaires qui vont précipiter cet effondrement, tout cela afin de justifier la volonté de transparence absolue des échanges monétaires en critiquant l’opacité qui règne dans la finance : paradis fiscaux que l’on veut supprimer, salaires que l’on veut limiter, scandales sur les frais de représentation de certains députés, affaire de traders « fous »…. tout cela conduira d’ici peu les peuples à exiger cette transparence, qui sera la surveillance totale et absolue de tous les échanges qui existent ; c’est à dire le contrôle effectif de nos moindres faits et gestes.

C’est à ce moment-là que l’on nous dira que le capitalisme est mort :l’Etat l’aura tué.

 

caleb irri

Publié dans crise, politique?, surveillance | Pas de Commentaire »

Pourquoi je n’irai pas voter

Posté par calebirri le 12 mai 2009

Il y a quelques jours, à propos d’un amendement du parlement européen refusant la « double-peine » à propos du téléchargement, monsieur Copé affirmait que les décisions prises par le parlement européen n’ont pas de valeur si elles ne sont pas également adoptées par le conseil des ministres européens. Je me précipite donc sur internet pour comprendre de quoi il s’agit: procédure de codécision.

 

En principe cette procédure est la règle, mais il existe un grand nombre d’exceptions (40 sur 90). Pour les exceptions, le Conseil des ministres décide seul, ou peut simplement consulter le parlement.

 Par contre, lorsque la procédure de codécision  est entamée, il semble que le parlement ne puisse faire accepter une proposition législative sans l’accord d’une majorité qualifiée du conseil des ministres européens. S’il le conseil et le parlement ne réussissent pas à trouver un accord après une première lecture, alors la loi (ou l’amendement) finit par passer aux oubliettes (ou en commission de conciliation, c’est égal). Bien sûr le parlement à également le pouvoir de s’opposer à une proposition de loi- propositions à l’unique initiative de la commission européenne (un commissaire par pays). A la majorité absolue bien sûr, et non pas de celle des parlementaires présents : il y a 288 parlementaires de droite, 217 de gauche, 100 centristes, sur 736 membres.  Le Conseil lui, dispose d’une sorte de droit à enterrer le projet sous la poussière du temps (pas de délai).

Mais alors, les élections européennes, c’est du flan? À quoi sert-il de voter pour des députés n’ayant pas le pouvoir de s’opposer à nos gouvernants? Surtout quand on sait que le parlement ne s’est opposé que deux fois sur les 420 textes proposés entre 1999 et 2004!

 Cela montre bien quel intérêt peuvent avoir ces élections (hors mises les indemnités supplémentaires qu’offre le statut de député européen) pour la droite comme pour la gauche : ils sont d’accord sur tout!

  Mais ce n’est pas tout. Ce sont les dirigeants de toute l’Europe qui ont imposé et imposent la signature du traité de Lisbonne. Pourquoi y tiennent-ils tant, alors que tout semble si bien fonctionner? En plus de l’indécence des pouvoirs qu’ils se sont arrogés, nos dirigeants craignent-ils encore une opposition qui tienne son rôle? Il n’y a pas que cela j’espère.

 

Se pourrait-il alors  qu’il n’y ait que le nombre des domaines exclus de la conciliation par le traité de Lisbonne qui soit important pour les dirigeants, mais pas les élections du parlement?

 

Car si j’ai bien compris, la liste de ces exclusions s’allonge de 21 domaines dont on ne connaît pas la liste précise. Seuls certains sont connus, et des plus édifiants: politique étrangère et de sécurité, marché intérieur, tarifs douaniers, une partie de la politique agricole (les OGM?), où le conseil des ministres décidera seul.

La fiscalité, une partie de la politique sociale (la mise en chantiers de nouvelles prisons?), après une simple consultation du parlement.

Et pour finir, la politique monétaire laissée à la seule banque centrale européenne.

Alors voilà : pour ma part je n’irai pas voter. Pas la peine. J’y retournerai quand les votes « blanc » seront comptabilisés, afin que le peuple puisse montrer clairement notre opposition aux candidats, et à toute cette mascarade qui ne nous offre que des clones pour alternatives.

 

caleb irri

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