Théorie du complot : le H1N1 est un leurre

Posté par calebirri le 30 avril 2009

En même temps que les mauvaises nouvelles continuent d’affluer au sujet de la grippe, une rumeur se fait jour et se développe subrepticement sur certains sites… et si le virus de la grippe était un prétexte ?

 

Un prétexte pour quoi, me direz-vous… sans comprendre que l’esprit humain (qui plus est un cerveau d’adepte de la théorie du complot !!) possède une imagination capable de tout. Cela  passera mieux, j’espère, avec quelques hypothèses susceptibles de rassasier votre appétit :

 

-Pour certains tout d’abord, la grippe serait une manière d’écouler les stocks de médicaments invendus prévus pour la grippe aviaire et arrivant d’ici peu à la fin de leur date de validité.

-Pour d’autres elle serait un virus déjà lié à une certaine affaire de « baie des cochons » (et oui !)sur l’île de Cuba, ou bien un virus créé et développé par l’industrie pharmaceutique dans un objectif mercantile.

-d’autres encore font le lien entre la répression grandissante au Chiapas (Mexique) et la soudaine médiatisation de la grippe, qui occulte les autres informations.

-en Europe, quelques uns croient à une diversion dont profitent les gouvernements qui réussissent ainsi à dévier l’attention des masses des problèmes sociaux actuels.

 

Les justifications évoquées par ces « complotistes » sont d’une part l’opportunité de cette crise à un moment bien précis, et d’une autre le battage médiatique occultant de fait les autres sujets d’actualité. Pour ma part j’avoue que la possibilité d’interdire les rassemblements qu’offre une pandémie, ainsi que le retour des frontières que légitimerait celle-ci me surprennent. De plus, si l’on met tout cela en corrélation avec les lois difficiles qui sont à l’ordre des jours qui viennent, le climat de colère sociale qui monte en Europe, il semble en effet que cette grippe arrive à point nommé.

D’autant que les gouvernements ne prennent pas de grands risques politiques en jouant la transparence et la prévention absolus : si la pandémie est réelle, on ne leur reprochera ni d’avoir menti ni d’avoir trompé.  Et s’il ne se passe rien, ils diront sans doute que c’est grâce à leurs actions.

 

Ils sont vraiment terribles ces adorateurs de la théorie du complot : s’ils sont capables de nous inquiéter lorsque rien ne se passe, ils sont aussi capables de nous rassurer s’il se passe quelque chose…

 

caleb irri

Publié dans crise, double coup, politique? mensonges | 5 Commentaires »

Des Etats Généraux Citoyens pour une nouvelle Constitution

Posté par calebirri le 27 avril 2009

les forces vives qui contestent la tournure que prend notre monde sont nombreuses, mais ne sont pas représentées. Les volontés de rassemblement dont font preuve ces forces, à travers de multiples associations, blogs ou sites participatifs, ne sont malheureusement que peu relayées et, lorsqu’elles le sont, sont instrumentalisées par ceux qui les relaient.

 

De plus, la liberté d’expression, pour laquelle tant de gens sont prêts à combattre, est déjà moribonde car, si elle permet encore la critique, elle n’autorise plus la proposition. Aujourd’hui les termes  « révolution »,  « censure » ou « complot » sont systématiquement moqués, vidés de leur sens et anéantis sous un flot de contestations dites démocratiques. Il n’est plus désormais possible d’envisager officiellement un autre système que le capitalisme, un autre moyen de communiquer que le « politiquement correct », ou d’émettre l’hypothèse que les grandes décisions de ce monde sont prises en secret.

 

Cette propension à vouloir faire croire que l’Histoire, qui n’a été qu’un grand fatras de mensonges, de luttes pour le pouvoir et de révolutions continuelles, se serait assagie après la deuxième guerre mondiale (sous l’égide paternaliste de grands organismes mondiaux comme L’ONU, le FMI ou l’OMC) est propagande mensongère. La transparence aurait donc remplacé les complots, le capitalisme aurait annihilé la justification d’une révolution, la démocratie aurait fait disparaître la censure ?

 

Non, le monde n’a pas changé, et nous en avons la preuve tous les jours : guerres, misère, oppression, esclavage, duperies, violence, maladies, religion, jalousie… rien n’a changé, car l’homme n’a pas changé. Cela pourrait sembler pessimiste, mais il n’en n’est rien : car si l’homme « d’en haut » n’a pas changé, celui « d’en bas » non plus. En lui brûle encore et toujours la flamme qui lui a permis, maintes et maintes fois, de se lever pour accomplir des actes défendant son essence vitale, la liberté de penser. Et cela même s’il a toujours fini par se refaire berner, encore et toujours par ces mêmes profiteurs de rêves que sont les assoiffés de pouvoir.

 

Mais aujourd’hui, le danger est plus grand encore, et c’est pour cette raison qu’il faut préparer les conditions de la prochaine révolution. Les capacités technologiques d’oppression physiques et mentales sont désormais entre les mains du pouvoir, pouvoir qui n’attend que le moment opportun pour les utiliser, sans que nous ne puissions plus y échapper. Les « grands » de ce monde attendent, eux-aussi, le moment que nous attendons.

Sauf que eux, au moins, ont préparé la suite. Pas nous.

 

C’est pour cela qu’il est indispensable, et urgent de se mettre au travail, avec tous les hommes dont la volonté est d’offrir aux générations futures un monde où l’homme sera encore un être conscient, et disposant de son libre arbitre.

 

La proposition qui suit n’est qu’une proposition, ou plutôt même un appel,  qui est à destination de tous ceux qui voudraient poser leur pierre à un édifice nouveau, mais qui parfois ne savent ni où la poser, ni comment la lier aux autres.

Je propose donc l’ouverture d’un site internet participatif non pas basé sur la critique du système actuel, mais sur la proposition d’idées nouvelles.

Que tous les journalistes, scientifiques, enseignants, juristes, philosophes, blogueurs, étudiants, parents, tous ceux qui rêvent d’un autre monde puissent aider à établir une constitution nouvelle, qui fonctionne un peu à la manière d’un Wikipedia. La constitution actuelle, qui se réfère en théorie à la déclaration des droits de l’homme, a été tellement transformée par les réformes successives qu’elle ressemble à peu de chose prêt  à la caricature que faisait Orwell dans « la ferme des animaux ». et bien recréons un texte fondateur, comme l’ont fait nos ainés, et tâchons de ne pas refaire les mêmes erreurs. De ce texte découlera une constitution, à la quelle chacun sera en mesure de participer, et d’y comprendre quelque chose. Notre constitution actuelle est comme le manteau d’une nouvelle de Gogol : si rapiécé qu’on ne reconnaît plus le tissu d’origine. Comme si, au cours des âges, nous avions refusé d’en coudre un autre, et préféré y rajouter sans cesse d’autres morceaux, ce qui a fini par rendre ce manteau informe. Ce n’est plus un manteau, c’est une loque, un amas de petits bouts cousus les uns avec les autres, et qui ne tient plus chaud.

 

Recousons ensemble un nouveau manteau, et que ceux dont le métier est de coudre, ou de construire, entendent notre appel : s’ils savent comment poser les premières pierres, qu’ils nous montrent. Nous serons nombreux à en apporter d’autres, et nous apprendrons à coudre.

 

caleb irri

Publié dans la démocratie, la pensée du jour, révolution? | 5 Commentaires »

l’école pour ouvrir, pas pour fermer

Posté par calebirri le 24 avril 2009

Lorsque l’on est enfant, les adultes nous laissent croire à nos rêves. Père noël, contes de fées, magie et compagnie, tout est autorisé pour développer l’imaginaire. Certains rêvent d’être cosmonautes ou médecins, d’autres d’être pompiers ou policiers, et d’autres encore de vivre l’aventure, d’aller chasser le dragon ou de découvrir des tombeaux égyptiens.

 

Tout ceci est bien beau, mais en grandissant le champ des possibles se rétrécie, et l’imaginaire est vite frustré : les dragons n’existent pas, les pompiers ne gagnent pas des millions, les archéologues doivent avant tout creuser la terre avec des pinceaux… et pour être cosmonaute ou médecin, il faut se farcir un paquet de mathématiques et des études interminables. Rapidement, le discours parental se précise.

 

Avant de réaliser ses rêves, il faut de toute façon passer par l’école, et y réussir. Mais qu’est-ce que réussir à l’école ? réussir à obtenir les meilleures notes ou réussir à trouver sa voie ?

Tout découle de cette question, qui remet en cause la fonction de l’école dans la réalité : il faut aller à l’école pour « réussir » dans la vie, c’est à dire obtenir les meilleures notes pour avoir l’opportunité de choisir sa voie. 

Alors que l’école devrait être le moyen d’ouvrir au maximum les perspectives de l’enfant, le système de notations mis en place il y a fort longtemps ne fait que sélectionner les meilleurs éléments, en fermant les portes aux autres, et ce sans la moindre considération des volontés et des désirs de l’enfant. Et encore, même les meilleurs éléments sont sujets à des fermetures : d’une part en fonction des moyens des parents, et d’une autre part en imposant un choix, une direction à laquelle il faut se résigner bien avant d’avoir la maturité suffisante pour le faire. Finis les rêves de gosse, l’argent devient très vite l’objectif à atteindre, le symbole suprême de la « réussite ». Et c’est avec cet objectif qu’il faut composer pour faire son choix. Pour être riche il ne faut faire ni policier ni ouvrier, il faut faire des « affaires ». Petit à petit, ce qui ne venait même pas à l’esprit pur de l’enfant vient comme une évidence : il faut faire une école de commerce, et travailler dans la finance. Peu importe en quoi consiste le métier choisi, il faut gagner de l’argent.

 

Bien sûr, certains ouvriers sont devenus de grands chefs d’entreprise, les médecins ne sont pas à plaindre, et les policiers peuvent monter en grade. Mais à une condition, celle d’avoir réussi à faire correspondre ses désirs avec une volonté inébranlable. Car en réalité c’est là que se trouve la différence entre un bon médecin et un grand chef d’entreprise : il n’est pas là par défaut de réussite scolaire mais par choix délibéré, par volonté.

 

Mais combien de bons éléments sont ainsi écartés de leurs désirs par la sélection scolaire ? combien de volontaires ayant la vocation de guérir les autres en sont empêchés pas des résultats mathématiques désastreux (qui en plus ne leur serviront jamais par la suite) ? combien de financiers travaillant à rebrousse-poil auraient pu être de grands chefs d’entreprise, ou même d’excellents ouvriers ?

 

Pourtant, des siècles de philosophie, de psychologie, d’étude des hommes, ont montré clairement que l’on ne fait bien que ce que l’on aime.

 

Voilà à quoi devrait servir l’école : apprendre à découvrir ce que l’on aime. Peu importent les résultats, ou le temps qu’il y faut passer pour trouver sa voie. L’essentiel est le bonheur, pas l’argent. Il faut que l’école soit en mesure d’ouvrir un maximum de portes, et le rôle des professeurs devrait être non pas de noter, mais d’orienter, de comprendre les désirs, parfois secrets, des enfants qui recherchent leur voie. Et de les y accompagner, de les motiver, non pas de les sanctionner. De leurs donner les clefs, pas de leur fermer la porte au nez.

Si un enfant n’y arrive pas mais que le désir lui reste, il faut lui donner la possibilité de recommencer, et s’il ne se dégoûte pas de lui-même, il y arrivera.

 

Voilà l’école comme je l’aurais rêvé. Pourquoi n’existe-t-elle pas, me demanderez-vous ?

Et bien je vous répondrais alors par une autre question : qui voudrait alors être financier ??

 

caleb irri

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des rafles en France, mais pas de racisme !

Posté par calebirri le 21 avril 2009

Cela peut arriver à n’importe qui, à n’importe quel moment, et n’importe où. Ce matin, c’est plus de 150 personnes  (des Afghans pour la plupart) qui ont été victimes de ce qu’on appeler une rafle organisée, dans la « jungle » de calais.

A cela il faut ajouter l’augmentation fantastique des gardes à vue ces dernières années. Personne n’est plus à l’abri de se faire contrôler, arrêter, puis ficher. Les numéros indélébiles ne sont plus inscrits sur les bras, mais dans un fichier informatique indestructible, sous forme de prélèvements ADN. Les camps ne sont plus d’extermination mais de « rétention ». Il y a là aussi la police, la privation de liberté, mais les conditions ne sont pas forcément plus joyeuses. Et au lieu de les envoyer par trains entiers à l’abattoir, on préfère les renvoyer, en avion, dans leur pays d’origine. C’est là-bas qu’ils seront torturés et exterminés, comme l’ont déjà été de nombreux afghans renvoyés chez eux.

 

Et pendant ce temps là, on se félicite de la critique unanime faite au président iranien pour ces propos contre Israël.  En France, où l’on s’amuse presque de considérer les propos iraniens comme la conséquence d’un pays où les droits de l’homme sont bafoués, n’hésite pas à écraser ces mêmes droits sans vergogne. Ce pays qui se targue d’être le vainqueur du nazisme, alors qu’il n’est devenu résistant qu’à partir du jour où il a compris que les allemands allaient perdre la guerre, veut donner des leçons. Ce pays qui a utilisé les colonies jusqu’à ce qu’elles soient exsangues veut pourfendre les élucubrations d’un Etat qui se voit sous la menace continuelle d’une guerre, menée conjointement par Israël et les Etats-Unis. 

 

Et puis aujourd’hui on veut lancer une loi « anti-bandes », loi qui stipule que « faire partie, en connaissance de cause, d’un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens » deviendra un délit. On pourrait aisément conclure que les rafles ne se limiteront plus désormais aux étrangers, ce qui est une bonne chose du point de vue de l’égalité des chances : on ne pourra plus soupçonner l’Etat de racisme, tout le monde est ainsi éligible.

 

Mais au fait, un groupement qui poursuit le but de commettre des violences volontaires ou des dégradations de biens, ça peut être aussi le gouvernement, non ? Organisé oui, les violences contre des personnes brusquement licenciées oui, et des dégradations de biens à travers les délocalisations aussi.

 

Vivement que cette loi soit votée, qu’on puisse enfin attraper les coupables !

 

caleb irri

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enlève ta cagoule !

Posté par calebirri le 16 avril 2009

Quelle ineptie ! Interdire par décret le port de la cagoule dans les manifestations, très bien. Et puis après ?

Bien sûr des petits malins s’affubleront de lunettes de soleil, de capuches et de foulards…on interdira aussi le port du casque, le voile, ou les cheveux longs peut-être ? Alors on passera à la chaussette, au masque, au bandage, et puis quoi encore ?

 

Que croit le gouvernement ?  il faut interdire les bandes organisées, mais les fêtes entre amis ne sont-elles pas des bandes organisées ? Et les manifestations, les syndicats, les églises ? Le gouvernement n’est-il pas une bande organisée ?

 

Faudra-t-il mettre un insigne à son vêtement pour prouver, ou non, sa bonne foi, comme on le faisait à des époques pas si éloignées ? Qu’attend ce gouvernement ? À force de répression, d’interdictions, de décrets et de réformes, tout cela à la va-vite, à la « sauve-qui-peut », que croit-il pouvoir établir ?

 

Si c’est la contestation que ce gouvernement veut anéantir, il ne fera que la faire monter. Comme les américains ont créé plus de terroristes qu’ils en ont supprimés, la contestation ne fera que grandir pour s’opposer à cette escalade stupide et oppressive.

 

Mais n’est-ce pas là ce que désire ce gouvernement, qui finalement pour se maintenir au pouvoir n’a plus d’autre moyen que de créer l’insécurité pour se trouver justifier d’employer la force, ou même la loi martiale pour rester en place ? tout gouvernement contraint de légiférer contre les libertés individuelles est un gouvernement qui a peur, et qui court à l’échec.

 

Il faut faire cesser cette mascarade, et demander la démission de ce gouvernement. Il faut dissoudre l ‘assemblée, et refaire des élections. Il ne faut pas compter sur l’opposition, mais compter sur nous-mêmes, nous tous qui sommes contre ces aberrations sécuritaires, et cela avant que toutes les portes démocratiques soient totalement refermées. Il faut aller dans la rue, sous les fenêtres des grandes institutions françaises, tous ensemble réclamer notre dû, la liberté d’expression et la justice d’un gouvernement. Ce que le peuple a fait, il doit pouvoir le défaire.

 

Si le gouvernement est l’émanation du peuple, il doit respecter la volonté du peuple. Que l’on voit si le président résisterait, aujourd’hui, à un référendum sur son maintien au pouvoir !

Tous les points censés défendre et protéger nos libertés, qui sont inscrits dans la constitution, qui sont établis par la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, sont bafoués par ce gouvernement qui, s’il n’était pas inattaquable d’un point de vue juridique, serait moralement illégitime.

 

Pas besoin alors de cagoule, il faut réclamer justice, et montrer à tous les peuples qui sont, comme le notre, en voie d’extinction des libertés, que nous n’avons pas oublié ce que nous représentions, autrefois, pour tous les hommes avides de liberté : un exemple à suivre.

 

caleb irri

Publié dans la démocratie, révolution?, surveillance | Pas de Commentaire »

la politique expliquée par le foot

Posté par calebirri le 14 avril 2009

Voilà  comment les choses se passent : il y a deux équipes, le camp des gentils, et celui des méchants. Les supporters, qui représentent les peuples, sont donc les plus nombreux, et se croient chacun dans le camp des gentils. Ce sont eux qui font tourner la machine, en payant leurs places, en s’abonnant aux chaines sportives, en lisant les revues et en achetant les journaux.

 

Viennent ensuite les équipes, qui pourraient être les gouvernements de chaque camp. Ils font de leur mieux pour gagner le match, mais toucheront leur salaire même s’ils le perdent. D’autant que, s’ils sont payés en plus pour le perdre, certains seraient sans doute tentés de ne pas faire trop d’efforts.

 

Il y a bien sûr les arbitres, qui sont eux censés représenter la justice, et qui se targuent d’être incorruptibles et sans faille. Des erreurs sont souvent commises, mais la justice ne commet pas d’erreurs. Tant pis pour le classement ! les joueurs, eux, savent qu’en réalité les arbitres commettent des erreurs, et ce à tel point parfois que c’en est presque louche. Mais que voulez-vous, personne ne veut introduire la vidéo pour plus de justice ! personne ? si, le public bien sûr, mais pas les dirigeants.

 

Parce qu’il y a quelqu’un au dessus du gouvernement ? et oui bien sûr, il y en a du monde, au dessus, et autour même : des entraineurs, des présidents de club, une règle nationale, internationale enfin. Et puis des agents, des équipes techniques,  des industries formidables par leur poids économique : des produits dérivés, des journalistes, des sponsors, des millions et des millions chaque année…

Le système qui englobe tout est le même en politique qu’au foot, c’est le capitalisme. Il n’y a que le public, et quelques jeunes joueurs pour croire que c’est le sport qui est important.

 

Regardons un peu comment cela se passe : les plus grosses équipes, celles qui gagnent les championnats (les élections), sont toujours les plus riches. D’une part parce qu’elles ont le pouvoir de s’offrir les services des meilleurs, et d’une autre parce qu’elles réussissent parfois à s’offrir certains arbitres importants. Mais qui finance les grosses équipes ? ce sont les annonceurs, qui par l’intermédiaire des diffuseurs (qui sont rétribués pour ça) arrivent à vendre leurs produits au public. C’est donc le public qui nourrit tout ce petit monde, et avec le sourire en plus.

 

Mais les financiers ne sont pas naïfs, et veulent continuer de vendre leurs produits. C’est pour cela qu’ils sont tentés de s’assurer des résultats : la fin justifie les moyens. Les intermédiaires ayant tous un intérêt commun à continuer de faire venir le public, ils se sont donc réunis en instance internationale, qui définit les règles du jeu. Ici comme en politique s’assoient à la même table le Bien et le Mal, et il semble bien qu’ils parviennent à se mettre d’accord. Ensuite, il n’y a qu’à continuer de tricher, en s’assurant des arbitres en leur promettant de ne pas installer la vidéo ; ou tout simplement d’acheter les bons joueurs formés et repérés par les petites équipes, pour se maintenir en haut du tableau.

 

Mais depuis l’arrivée de la vidéo, il est possible que le prix des arbitres ait été largement revu à la baisse : la menace de la vidéo est une possibilité de pression qui peut permettre aux organisateurs de gagner un peu plus.

 

Maintenant, étudions un peu le match : les adversaires se connaissent bien, et s’aiment ou se détestent, mais acceptent de jouer ensemble. Le match, perdu ou gagné, avec ou sans tricherie, n’a pratiquement aucune conséquence sur le salaire des joueurs. Ils savent que les matchs sont truqués, ne serait-ce que du point de vue capitaliste : les meilleures équipes sont les plus riches.

 

Pour le public, qui s’indigne de la non-transparence de certains matchs, il accepte cependant les jugements des arbitres, et oublie les erreurs d’arbitrage pour se projeter dans le soutien de son équipe au match suivant. Il ne remet en question ni la valeur des arbitres, ni celle des joueurs, et encore moins des règles élaborées en haut lieu. Bien sûr, les petites équipes du bas du classement ne participent pas forcément à la duperie des grosses, et font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont. Mais une chose est sûre, ils ne gagneront pas de coupe.

 

Bien sûr, un jour la vidéo sera autorisée,  et les arbitres seront ou supprimés, ou inutiles. Le public aura l’impression d’avoir gagné en transparence, mais en réalité il se sera fait berner : car alors les matchs n’auront plus aucune saveur, et seront uniquement régentés par la capacité économique des équipes. Au lieu de discuter l’arbitrage, qui se fait en direct, des analystes chevronnés interprèteront les images à leur sauce, dans le secret de leurs studios, et émettront leur jugement sans qu’il soit possible de le contester. Ainsi il y aura l’apparente transparence, et la réelle institutionnalisation de la dictature par l’image. Le public aura encore été, comme toujours, le dindon de la farce.

 

caleb irri

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