Quand le FMI parle de guerre, le dow jones s’envole de sept pourcent.

Posté par calebirri le 24 mars 2009

Voilà à quoi se shoote la bourse. Sur le site « Boursorama », un article titre ainsi : « Crise : le directeur du FMI douche l’optimisme à peine naissant des marchés ». Pour ceux qui n’auront pas le courage de suivre ce lien, on peut y lire quelques phrases remarquables, et de nature à refroidir même les non-initiés de la finance : « Tout ceci va bouleverser de façon spectaculaire le chômage dans de nombreux pays » et « menace de jeter des millions de personnes dans la pauvreté », s’est alarmé le directeur du FMI.

Citant les données « effrayantes » du Bureau international du travail et de la Banque mondiale, le Français a rappelé que 50 millions de personnes étaient susceptibles de perdre leur emploi en raison de la débâcle économique actuelle tandis que 46 millions pourraient tomber dans la pauvreté.

Une situation qui, selon lui, pourrait non seulement conduire à des troubles sociaux mais aussi alimenter des guerres: « ceci peut constituer la racine d’agitation sociale, menacer la démocratie et peut-être même, dans certains cas, se terminer en guerre », a-t-il avancé.

 

Dans le même temps les acteurs boursiers (qui ne lisent sans doute pas « Boursorama » !), font monter les cours aujourd’hui, échaudés par l’annonce d’un nouveau plan de relance américain. Faut-il considérer le plan de relance des Etats-Unis comme une réponse aux propos alarmants du FMI, ou bien ces annonces comme une réponse au plan de relance ? Et surtout, à qui les marchés font-ils confiance ?

Visiblement il semblerait que les craintes du FMI ne pèsent pas beaucoup face aux milliards américains. Si tout doit se casser la figure et que les contribuables permettent de garantir grassement les retraites des financiers avant le chaos, il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre. Ils se tiendront, biens à l’abri des mouvements sociaux et autres guerres derrière un matelas confortable offert par le peuple qui, non content d’engraisser les responsables de tous ses maux, se réjouit même des offrandes qu’il leur apporte… et puis la guerre de toute façon, ce n’est pas eux qui la feront n’est-ce pas ? La dette, ils ne la paieront pas non plus.

 

D’ailleurs, quand on y pense, les guerres en Irak et en Afghanistan ont été la meilleure façon de faire remonter les cours après le 11 septembre… pas étonnant quand on voit à qui profitent ces guerres…

 

caleb irri

Publié dans crise, double coup, mondialisation, relations internationales | Pas de Commentaire »

comment faire la révolution

Posté par calebirri le 22 mars 2009

Pour combattre le système qui nous oppresse, il est primordial de le connaître. Facile à dire, mais impossible à faire. Les règles internationales, ou supranationales, sont non contraignantes au niveau d’un Etat qui ne serait pas signataire de ces textes. Restent les lois nationales, dont les préceptes fondateurs sont inscrits dans une constitution. Cette constitution est le sommet d’une pyramide qui possède de nombreux étages, et dont la base la plus large est formée des applications concrètes définies par le journal officiel. Ce journal est librement consultable, pour peu qu’on ait le temps d’y consacrer quelques siècles.

 

Les lois qui régissent nos actes sont un amas sans cesse renouvelé d’adaptations, de reprises ou de changements, et il n’est pas rare de découvrir l’origine de certaines dans le code civil napoléonien. Qui pour la plupart sont déjà le reliquat de lois et de traditions séculières. Impossible d’imaginer sortir quelque chose de ce fatras, à moins que d’y perdre non seulement son latin, mais aussi sa raison. Il ne faut même pas chercher à prendre le problème par ce bout là : c’est comme si on préférait à tout prix réparer une maison qui s’écroule au lieu de la refaire de zéro.

 

Car si les lois sont modifiables, la constitution l’est aussi. C’est à mon avis par là qu’il faut commencer. En France, la constitution a été modifiée il y a peu, et ce texte est capable d’être digéré, pour peu qu’on s’en donne la peine. Elle définit clairement les pouvoirs du gouvernement, ainsi que les limites de ces derniers. Elle définit également les droits et devoirs des citoyens, qui doivent de gré ou de force se soumettre à l’autorité d’un gouvernement démocratiquement élu.

 

Ce texte primordial est censé se référer à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, texte qui lui même pourrait juridiquement être remis en cause (ce qui a déjà été fait). Cela signifie donc que les textes fondateurs d’un Etat comme la France sont modifiables, et ce de bout en bout. Mais cela reste théorique, car concrètement le changement constitutionnel est dépendant des lois qui dépendent de la constitution. Pour changer radicalement la constitution, il faudrait en réalité que le fatras décrit plus haut soit intelligible non par ceux qui font les lois, mais par la base citoyenne qui élit ceux qui font les lois. Sans cela, peu de chances réelles de changement. Comme on l’a vu pour le traité européen, d’une part les citoyens n’ont pas les moyens de connaître le texte dans sa globalité, et de l’autre les politiques censés nous éclairer sont eux mêmes soit aussi incompétents que les citoyens, soit capables d’en dire volontairement n’importe quoi. Ensuite, on voit bien que les lois autorisent et le référendum, et en même temps autorisent de ne pas se préoccuper de celui-ci. Les seuls changements possibles ne sont pas ceux que le peuple est en droit d’attendre.

C’est comme le suffrage universel direct : s’il est intrinsèquement une bonne chose, il ne peut malheureusement être démocratique qu’à condition du caractère « éclairé » des citoyens. Sans cela il restera une illusion.

Alors que faire ?

 

Prenons le concept de « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » inscrit dans « la charte des Nations-Unies » de 1945. Il réaffirme ce droit, et permet à un peuple de déclarer son indépendance. Ensuite et depuis 1980, la France a signé le « pacte international relatif aux droits civils et politiques », qui stipule : « tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. » Je ne reviendrai pas sur les nombreuses atteintes aux droits protégés définis, mais il serait tout de même intéressant de s’interroger sur la force de contrainte des Nations-Unies. Mais ce n’est pas le sujet. En théorie ces droits existent et doivent s’appliquer. De même pour le droit à l’autodétermination.  

 

 

 

Ainsi il devient théoriquement possible de créer une nouvelle constitution, librement et sans violence, et protégée par le droit international. Il ne reste plus qu’à l’écrire… si elle est juste, elle trouvera et un peuple, et un territoire.

 

caleb irri

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la grève est un moyen, pas un objectif

Posté par calebirri le 19 mars 2009

Aujourd’hui  c’est la grève. Le terme « grève générale » n’est pas officiel, mais tous sont invités à y participer. Dans les médias foisonnent les sondages sur le consentement des français, des conseils de transport, et même un guide pour mieux connaître ses droits et ses devoirs lors des manifestations.

C’est au sujet  des objectifs de cette grande grève que les médias se font moins prolifiques : en définitive, que va-t-il se passer ? du monde dans les rues, un certain nombre selon la police, deux à trois fois ce nombre selon les organisations. Il y aura des chants, des cris et des slogans drôles ou acerbes. Les rapaces politiques de tous bords se mettront en tête des cortèges, et tenteront de faire croire que le combat du peuple est leur combat.

 

A la fin des cortèges il y aura ici ou là quelques heurts avec la police, et quelques interpellations musclées, pour rappeler au peuple qui manifeste que l’Etat reste le maître à bord. Les médias et les politiques en seront bien entendus désolés. Ceux de gauche jugeront tout de même cette journée comme une victoire, ceux de droite interpréteront ce mouvement comme une incitation à poursuivre les réformes engagées. Et puis après ?

 

Après rien. Tout ce petit monde rentrera chez lui, en attendant le prochain mot d’ordre de la prochaine grève, toute aussi inutile que la précédente. Ce petit monde semblera satisfait du sacrifice de sa journée pour la démocratie, sans s’apercevoir que son acte implique par lui-même l’acceptation du système qu’il croit rejeter. La grève et la manifestation sont des actions autorisées par l’Etat car elles forment un exutoire visible et contrôlable des masses. Elles permettent ainsi au peuple de croire en son pouvoir, en même temps qu’elles renforcent la capacité de l’Etat à se porter garant de l’ordre public.

 

Pour le reste, les choses ne vont en rien changer après cette grève, car pour qu’elle ait du sens il faudrait qu’elle coûte à l’Etat, financièrement parlant. La grève en Guadeloupe n’a été qu’une demi-réussite, car bien que montrant la véritable force du peuple, elle n’a pas réussi à mettre en péril l’équilibre des puissances. Pour qu’une grève parvienne à un résultat, il lui faudrait durer si longtemps qu’elle soit en mesure de faire perdre plus d’argent à l’Etat (et ses bénéficiaires) qu’elle n’en fait gagner. Car il ne faut pas croire : si les impôts servent au bien public, ils servent également au train de vie de nos élus, qui en plus que de toucher un salaire sur les deniers publics, se fait payer pour soutenir des lois réduisant sans cesse les moyens du peuple, et cela tout en s’excluant de ce peuple dont ils sont censés être l’émanation. Si les salariés sont payés si peu, c’est qu’ils servent également de plus-value à ceux qui les exploitent.  Les ressources des oppresseurs ne sont fournies que par la force  et la bêtise du peuple, qui croit encore les mensonges de ceux qui nous gouvernent.

 

Le problème est qu’une grève générale et pérenne entrainerait des troubles sociaux si grands qu’elle n’entrainerait que la violence et le chaos ; sans rien changer au système qui est la cause des malheurs humains.

Car cette grève, comme la précédente et sans doute comme la suivante, n’a aucun autre objectif que de dénoncer les systèmes politique et économique. Pour les propositions il n’y a rien.

Ce qu’il faudrait avant tout, avant une grève  dure et durable, c’est un projet alternatif cohérent et tout aussi global que la mondialisation capitaliste. Face au nouvel ordre économique mondial il faut définir un nouvel ordre social mondial. Supprimer quelques paradis fiscaux n’est qu’une illusion : s’il n’en restait même qu’un seul, cela reviendrait au même. Le Luxembourg suffirait bien à l’Europe, car en plus que de cumuler les trois secrets (bancaire, judiciaire et fiscal), il centraliserait et sécuriserait ainsi contre certaines actions comme celle lancée par Obama face à la Suisse.

 

Pour le reste, il faudrait former une sorte de fédération internationale alternative, fédération dont aucun Etat ne serait exclu. Créer des groupes de travail régionaux qui réfléchiraient à un  nouvel ordre fondé sur d’autres principes que le monde capitaliste. Partir du principe que l’homme n’est ni bon ni mauvais mais influençable. Si ses comportements sont influençables il est alors possible de lui faire comprendre que notre planète suffit à tous, et qu’il lui faut simplement réfléchir autrement.

Il faudrait déterminer de quoi ce monde à besoin, et qu’elles sont les ressources de ce monde.

Il faudrait réfléchir ensemble à ce que les peuples sont en droit d’exiger  et ce qu’il est possible de leur offrir. Réfléchir à un monde sans argent, ou sans banques, ou sans religion, ou sans armes, ou sans pollution. Repenser et revoir tous les théoriciens historiques qui ont planché au cours des âges sur ces questions. Etudier qu’elles pourraient être les conséquences de changements radicaux de paradigmes sociétaux. Former des théories adaptées à l’homme, et non pas auxquelles l’homme doit s’adapter. Proposer et faire participer tous les véritables intéressés aux problèmes de pénibilité du travail, aux victimes des retraites de misère, aux désirs des patrons, et ainsi dégager les voies d’un changement véritable pour le monde de nos descendants.

 

Il faudrait être capables de sacrifier volontairement et consciemment notre égoïsme au profit des générations futures, pour être juste en mesure de leur offrir un autre avenir que celui que nous dessinons, et auquel nous participons malgré nous.

Ensuite, et quand tout cela aura bien avancé, nous pourrons faire la grève. Une grève pacifique et en pleine conscience de notre force, la force de celui qui sait pourquoi il agit.

 

caleb irri

Publié dans crise, le travail, révolution? | 3 Commentaires »

Comment la mort se sert des médias qui servent la politique

Posté par calebirri le 13 mars 2009

Un jeune de 17 ans qui tue 15 personnes est un drame qu’il semble a priori difficile à expliquer. Les médias, toujours à l’affut du sordide, tentent malgré tout de faire un cas représentatif de cet acte sanguinaire et dénué de sens,

 

Pour ce faire, de nombreuses hypothèses ont déjà été soumises au peuple, hypothèses qui ne tarderont sans doute pas à faire l’objet de projets de lois, de réformes et de polémiques. Car il faut dire que si les médias sont prompts à « surfer » sur les faits divers, les politiques le sont tout autant pour se servir de ces derniers à des fins qui correspondent à leurs aspirations.  Regardons un peu comment peuvent se dessiner ces explications :

 

Tout d’abord, il a été signifié que sur les 15 personnes se trouvaient une majorité de femmes, ce qui semblait corroborer la thèse d’une vengeance à l’encontre de la gente féminine, d’autant que le jeune homme avait subi il y a peu une rupture sentimentale. Je suppose que de cette hypothèse découleront de nombreuses discussions sur le thème d’un retour aux collèges non-mixtes, cela pour éviter de tels drames dans le futur.

 

Ensuite, il a été dit que le tueur était en possession d’une arme de son père, un  amateur de tirs qui possédait de nombreuses armes, et qui emmenait parfois son fils lors de ses séances d’entrainement. J’ai entendu dire que certains évoquaient la possibilité de rendre le père responsable des actes de son fils, ce qui pourrait engendrer de nombreux questionnements juridiques si cela était permis.

 

On a parlé aussi, bien sûr, de la sécurité dans les écoles, et de la nécessité de la vidéo-surveillance (qui ne sert jamais a priori mais plutôt après les faits), ou  de la police (qui serait donc prête à tirer au moindre geste suspect).

 

Il y a encore la possibilité psychiatrique, car le tueur avait consulté des médecins lors d’une dépression l’année précédant les faits. Je suppose que le débat sur l’enfermement volontaire et la surveillance psychiatrique de tous les élèves sera au cœur d’une nouvelle réforme pénitentiaire, et relancera aussi la surveillance des comportements des enfants dès trois ans. 

 

Et puis nous avons appris que le jeune homme jouait à des jeux violents sur internet, et aimait les films d’horreur. Faudra-t-il supprimer ces derniers pour parfaire à l’éducation des jeunes, ou mettre sous surveillance étroite les jeunes enfants jouant au gendarme et au voleur dans la cour de récréation ?

Pour finir il faut dire que le meurtrier avait annoncé ses actes sur un forum internet, ce qui pourrait justifier d’une part les communications internet dans leur ensemble, et d’autre part créer une sorte de délit de « non-dénonciation » de comportements suspects sur internet…

 

Mais les médias ont beau jeu de dénoncer toutes les responsabilités ayant pu conduire à ce terrible drame ; il me semble pourtant qu’ils en ont oublié une, et justement la leur. Le texte écrit par le tueur sur internet évoquait clairement son sentiment d’incompréhension et d’abandon, et désirait plus que tout « qu’on parle de lui »… ce qui est fait, et qui ressemble beaucoup à ce qu’on a déjà vu…dans les médias… qui font le jeu de la politique. Car face à la colère et à l’incompréhension du peuple, et au lieu d’aider à l’éducation des nombreux jeunes en mal d’amour, les politiques en profiteront une fois de plus pour raccourcir un peu notre laisse. Et cela en créant toujours plus de prisons, à la place des écoles .

 

caleb irri

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crise automobile : et si on baissait les prix?

Posté par calebirri le 4 mars 2009

Baisse des ventes automobiles, restructurations, licenciements, plans de départ volontaires, aides de l’Etat, tout a été essayé pour sauver l’automobile. Tout ou presque, car je m’étonne que personne n’ait évoqué cette possibilité pourtant assez logique: et si les entreprises baissaient tout simplement les prix de leurs produits ?

 

C’est à croire que les lois du marché, si vantées il y a peu, ne sont déjà plus que de mauvais souvenirs…souvenirs dont il me reste cependant quelques traces : lorsque la demande baisse, les prix baissent. Selon ces lois (qui n’ont pourtant pas encore disparu), la rareté fait monter les prix, et l’abondance les fait baisser.

Car lorsqu’on regarde les stocks s’étendre chaque jour un peu plus, on pourrait imaginer que les vendeurs désirent avant tout les écouler ; les soldes ont d’ailleurs été créés à cet effet.

 

Il est vraiment étonnant, voire suspect, qu’avant même de baisser leurs prix les entreprises en soient rendus à licencier sans même tenter cette possibilité. Comment imaginer que des gens ayant perdu leur emploi soient en mesure de consommer, et ainsi de relancer la machine économique ? Et combien de personnes seraient ravies de changer de voiture (pour une voiture plus propre et moins gourmande) si les prix étaient plus abordables ?

 

C’est comme pour obtenir ces satanés crédits bancaires : acheter une voiture en « cash » n’est plus réellement d’actualité, et il faut pour la plupart se résigner à recourir au crédit. Que faire si la banque ne prête pas ?

 

A l’école, les enseignants de l’école pour les petits refusent les inscriptions, car il manque du personnel et des locaux adaptés. Et c’est la crise dans le bâtiment, et on renvoie les fonctionnaires ? Comment croire que ces gens vont consommer s’ils ne reçoivent pas de salaire ? Il y a pourtant une demande ? où est-elle cette fabuleuse trouvaille tant et tant de fois répétée : « la demande crée l’offre » ?

Dans les hôpitaux, les personnels de santé sont submergés par le travail, pourquoi ne crée-t-on pas des emplois ? J’ai toujours entendu dire que la consommation était le moteur de l’économie, et que l’emploi était la priorité de chaque gouvernement successif. le consommateur était il y a peu le héros des temps modernes, car par sa consommation  il favorisait la production, et incidemment de l’emploi, et il en restait même pour les impôts, si utiles à l’aide sociale et au bien public dans son ensemble.

 

Alors que les pauvres rêveraient de pouvoir consommer plus, que la sauvegarde de notre planète devrait être un formidable créateur d’emplois, que nourrir tous les affamés devraient être notre seul souci, nos politiques nous rabâchent sans cesse ces mêmes méthodes capitalistes qu’ils font semblant de dénoncer. Tout est fait en dépit du bon sens. Comme si le résultat de leurs erreurs passées (la crise d’aujourd’hui) n’était rien, ils veulent encore nous faire croire qu’ils vont nous en sortir. Comment ? il n’y a qu’à regarder, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets : c’est écrit dans les livres d’histoire, et ce n’est pas beau à voir.

 

caleb irri

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j’accuse oui, mais tout le monde!

Posté par calebirri le 2 mars 2009

J’accuse le président de tenter d’établir un régime autoritaire sous couvert d’une crise dont il profite

 

J’accuse le gouvernement de soutenir la politique du président pour des raisons viles, à savoir l’avidité de pouvoir et d’argent, et ce bien qu’ils connaissent le but de cette politique.

 

J’accuse l’UMP et tous ses membres influents de lâcheté, car malgré leur mécontentement évident ils ne disent rien.

 

J’accuse la gauche tout entière de n’être plus à gauche, et d’avoir abandonné son rôle d’opposition.

 

J’accuse les extrêmes de souffler sur les braises sociales et de faire ainsi le jeu du gouvernement en place en justifiant les mesures sécuritaires  prises par ce dernier.

J’accuse les citoyens de tout bord de voter, et ainsi de perpétuer cette illusion démocratique qui consiste en réalité à faire élire le plus habile au jeu du marketing.

 

J’accuse les non-votants de se complaire dans l’inaction, au risque de devenir complices du résultat des votants.

 

J’accuse les pauvres de se satisfaire de leur misère, et les riches de faire croire à leur générosité.

 

J’accuse les parents de laisser détruire l’héritage qu’ils lègueront à leurs enfants, et j’accuse les enfants de suivre les conseils de leurs parents.

 

J’accuse les travailleurs de participer au système qui les achète, et j’accuse les chômeurs de participer également à ce système.

 

J’accuse les religions de pousser l’homme à se battre au nom d’un dieu qu’ils bafouent, et j’accuse les athées d’avoir abandonné l’espérance.

 

J’accuse les Etats de saboter la planète pour de l’argent, et j’accuse l’argent de saboter les Etats.

 

J’accuse enfin les hommes tous ensemble, qui parviennent toujours à faire la guerre alors qu’ils désirent la paix

 

caleb irri

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