Le président est-il un roi ?

Posté par calebirri le 8 janvier 2009

Notre président semble disposer de pouvoirs que je ne soupçonnais même pas chez son prédécesseur. En effet il lui suffit d’avoir une idée pour que, quelques mois après (et ce malgré de vives protestations, des débats et tout et tout) on se retrouve avec une loi qui réalise ses volontés sans coup férir.

 

Hier l’audiovisuel public, aujourd’hui les juges d’instruction, et demain sans doute le travail le dimanche. N’existe-t-il pas de contre-pouvoir capable d’arrêter le massacre ?

 

Au sujet du juge d’instruction, je dois avouer que le contenu de la réforme m’est totalement obscur, mais le principe me paraît clair : le président décide, et le gouvernement  (on pourrait le nommer « la cour ») répercute, tout simplement.

 

Depuis son élection, le président a mis tellement de « chantiers » en route qu’il est presque impossible de les citer sans en oublier un. C’est une véritable transformation législative qui s’est mise en route depuis son élection, transformation dont les effets ne nous sont pas encore connus. Une certitude cependant : le pays dans lequel nous vivons est en train de changer radicalement. Plus surveillés, plus oppressés, plus pauvres et moins protégés par l’Etat, Celui-là même qui est censé nous servir.

 

Les droits se transforment peu à peu en devoirs (avoir un emploi, une assurance santé, le respect des institutions), et les libertés s’amoindrissent. Tandis que le train de vie de l’Etat accélère, la population serre les dents et ronge son frein. L’opposition politique est anéantie, la justice bafouée (encore un exemple avec Gérard Schivardi condamné pour 223,45 euros, Marchiani gracié), et on accuse de terrorisme quelques pauvres jeunes désœuvrés qui n’ont fait que faire perdre de l’argent à la SNCF.

 

A côté de cela, et pendant que les SDF mouraient de froid dans les rues, le président vendait des armes au Brésil, et se faisait réserver une plage entière pour assurer sa « sécurité ». il contrôle aujourd’hui la presse, la justice, l’armée, l’économie toute entière lui obéit. Ses enfants sont placés, et sa famille ne semble pas avoir besoin de la discrimination positive pour réussir.

 

Pendant les manifestations on empêche aux journalistes de faire leur travail, on arrête les enfants à l’école pour les renvoyer ailleurs, on lâche les chiens dans des collèges, on fait le passeport biométrique. On veut ficher les enfants dès trois ans, envoyer de force les « fous » en hôpital psychiatrique (un contestataire peut-il être considéré comme fou ?), les jeunes en prison dès treize ans. On ne peut pas siffler la Marseillaise, on doit lire la lettre de Guy Moquet (glorifier l’envoi d’enfants-soldats à la guerre ?), et surtout on ne peut pas se moquer du président (ni même répondre avec les insultes que lui à le droit d’utiliser).

 

Pourtant, on aimerait bien lui dire quand même, mais peut-être d’une façon plus royale :

« Sire, je souhaiterais ardemment que vous quittiez iceux lieux promptement »

 

caleb irri

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