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la France, un pays développé?

Posté par calebirri le 27 janvier 2009

Une vague de froid, une tempête, il n’en faut pas plus pour déstabiliser le pays tout entier.

Malgré la « puissance française » et son acuité légendaire, il semble qu’aujourd’hui la France soit en réalité à la merci du premier dérèglement venu. Pas de train, pas d’électricité, pas d’avions, pas de téléphone, pas d’eau, pas de chauffage…sont-ils là les résultats du progrès technique,  du développement économique et social ?

Pourtant, il paraît que la France est un pays développé, une pointure même, qui se croit (et qui se dit) encore capable de donner des leçons aux autres, et de porter haut le flambeau du développement à l’extérieur de ses frontières…

Au lieu de se demander s’il est plus judicieux d’enterrer les lignes électriques que de les laisser à la merci des éléments, ne faudrait-il pas mieux se demander comment faire pour vivre sans ? si par malheur il arrivait une guerre, ou même un événement climatique considérable, il ne fait désormais aucun doute que la France ne tiendrait pas le coup très longtemps.

 

Sans compter que (aux dires de certains experts) les centrales électriques, en plus d’être potentiellement proches de la saturation, seraient dans un état de sécurité alarmant.

 

Mais ce n’est malheureusement pas tout : les indicateurs de développement communément admis par tous sont loin de prouver celui de notre cher pays : la liberté de la presse en net recul selon tous les rapports indépendants, mais aussi le respect des droits de l’homme. Le taux de fécondité (et oui, un taux de fécondité au dessous de seuil reproductif est considéré comme une preuve de développement !) est en hausse, et d’ici peu le taux de chômage grimpera encore.

Il y a ensuite le délabrement éducatif, les atteintes au droit de grève et la casse du service public, sans compter la sape des aides sociales, la privatisation rampante de la sécurité sociale et la hausse des actes de délinquance.

 

Qu’appelle-t-on au juste le développement ?

 

Il se pourrait qu’au train où vont les choses, d’ici quelques temps les modèles de développement s’inversent quelque peu, car en réalité pour se développer l’homme a besoin d’un minimum qui tend à ne pas être assuré par l’Etat.

On pourrait très bien imaginer que celui qui roule à vélo ou en charrette, qui cultive sa petite parcelle et qui se chauffe au bois devienne le nouveau héros du développement durable. Ce nouvel homme moderne serait capable de s’allumer un feu pour se chauffer, et disposerait pourquoi pas d’un puits, et s’il est vraiment riche d’un moulin à eau, ou à vents. Celui-là serait capable d’envoyer des courriers par la poste si elle existe, ou par pigeon-voyageur peut-être !

S’il dispose d’un fusil ou même d’un arc, et qu’il dispose de quelques poules, il est possible que cet homme soit non seulement ce nouveau modèle de développement, mais aussi beaucoup plus que ça :

L’homme du futur.

 

caleb irri

Publié dans crise, la pensée du jour, misère | Pas de Commentaire »

la crise, les sociétés secrètes et le nouvel ordre mondial

Posté par calebirri le 23 janvier 2009

A la suite d’une réflexion concernant les sociétés secrètes et leur lien avec ce qu’on appelle le nouvel ordre mondial, je me suis pris à repenser au livre d’Umberto Eco, « le pendule de Foucault ». Dans ce livre, qui retrace pas à pas l’évolution de ces sociétés secrètes au cours des âges, l’auteur arrive à la conclusion que j’expliciterai ainsi : les sociétés secrètes sont créées par ceux qui y croient. Leur fonctionnement n’est pas évolutif mais rétrospectif, en ce sens que chaque créateur d’une nouvelle société se revendique toujours de la précédente, ce qui crée ainsi le lien qui deviendra « historique » pour le créateur suivant.

Partant d’une interprétation orientée de certains textes ou symboles, et usant du mysticisme comme de l’imagination d’un romancier, les différents mythes hermétiques sont fondés sur des éléments invérifiables et souvent faux. Mais à force d’être repris et transformés, agencés différemment et mélangés, tous les évènements de l’Histoire du monde se retrouvent liés en une sorte d’explication générale confuse et si étendue qu’elle peut sembler véridique, surtout à celui qui veut y croire.

 

Toujours désireux de me prouver à moi-même ce que j’avance, je me remis en mémoire deux citations qui m’avaient interpellées la veille, et me fis un devoir de les lier entre elles, et même si possible avec aujourd’hui. Je vous les donne.

 

Talleyrand  a dit : « il faut agiter le peuple avant de s’en servir »

 

Jefferson a dit  (en 1804): « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis ».

Ces deux citations peuvent sembler n’avoir aucun point commun, à moins que l’historien adepte des dates soit parmi nous, ou que certains petits malins trouvent déjà la juxtaposition de ces deux phrases un peu suspecte.

 

Par soucis d’honnêteté, je dois avouer que ma science des dates est plus que limitée, et que je dois moi-même être influencé par les écrits qui tombent sous mon regard, le terme « nouvel ordre mondial » ayant du être prononcé dans le contexte de la phrase de Talleyrand (mais pas à son sujet).

 

Il faut dire tout d’abord que ces deux hommes se sont certainement connus, car en 1784 Jefferson (1743-1826) se trouvait en France en tant qu’ambassadeur des Etats-Unis, et Talleyrand (1754-1838) était un évêque en 1789. Tous deux connaissaient apparemment un dénommé Adam Weishaupt, célèbre créateur d’une société secrète qui devint rapidement une composante du « grand-Orient », toujours existante aujourd’hui.

 

En 1804, Jefferson était selon Internet en querelle avec la banque centrale américaine, qui était une banque privée, ce qui selon ses propos le dérangeait.

 

Il peut sembler étonnant de faire un lien entre ces deux personnages qui selon toute vraisemblance devaient plutôt se détester, d’autant que leur combat n’était pas le même ; car à en croire Internet (toujours lui !), les partisans de la banque privée étaient plutôt du côté « secret », et visiblement Jefferson y était opposé. Mais ce détail ne fait pas vaciller les convictions de l’initié, qui connaît les vraies raisons de cette contradiction : un certain Alexander Hamilton, secrétaire au trésor de 1789 à 1795 et allié des sociétés secrètes visant à instaurer la banque nationale privée, aida malgré tout Jefferson à accéder au pouvoir en 1800 (étrange, non ?). selon des sources dites « plus sûres » comme wikipedia, Hamilton se serrait rallié au camp de Jefferson du fait de sa détestation de l’autre candidat, un certain Aaron Burr. Cela est fortement envisageable, d’autant que Burr tua Hamilton en 1804 lors d’un duel.

 

Mais selon d’autres sources, un certain rendez-vous secret s’est produit en 1790 entre Hamilton et Jefferson (un autre, Madison, y était également), où Jefferson accepta de soutenir le plan d’Hamilton en échange du projet « Potomac River »

 

Qu’en est-il réellement ? il faut dire que tout cela devient réellement compliqué, et c’est cela la force de l’imagination créatrice ; peu à peu tout devient possible, et il suffit de « croire » pour voir les liens que l’on désire.

 

Pour revenir à mon histoire, la politique d’Hamilton fut adoptée en 1790 et apparemment largement basée sur l’endettement. En 1811 le contrat avec la banque centrale américaine (créée en 1790) prit fin, car les problèmes financiers des Etats-Unis étaient grands. Cette banque, comme la politique économique était selon Internet fortement influencée par l’Angleterre (par l’intermédiaire d’Hamilton je le rappelle). Une année plus tard commençait une guerre entre les anglais qui voulaient récupérer des colonies, et les Etats-Unis, qui à la fin d’une guerre les ayant totalement ruiné, revinrent signer le contrat avec la banque centrale.

 

De son côté, le personnage nommé plus haut, nommé Madison, écrivait en 1789 à Jefferson : « Diviser pour régner, cette règle corrompue propre à la tyrannie est, sous certaines conditions, la seule politique qui permettra à une république d’être administrée par de justes principes. »

Qui est-il au juste ? le président élu en 1809 bien sûr !!

 

Pour rapprocher un peu Jefferson de Talleyrand, il faut ajouter que Jefferson parlait très bien le français,  et qu’en 1797 une correspondance avec un certain Liancourt sous-entend un lien entre ces deux personnages.

 

On pourrait continuer le cheminement sur le long terme, mais j’ai peur de lasser, et de perdre le lecteur qui a bien vu, je pense, jusqu’où on pouvait aller dans l’interprétation des évènements :

Jefferson, un homme au départ plutôt porté à la liberté, se serait fait entrainer dans des combines plus ou moins officielles pour arriver, puis se maintenir au pouvoir, et ce grâce à son ancien « ennemi » Hamilton, lui-même une sorte de transfuge à la solde du pouvoir anglais.

 

Ce pouvoir anglais, par cet intermédiaire et la politique économique qu’il a mené, réussit à entraîner les Etats-Unis dans une crise qui déboucha sur une guerre, dont l’issue sera l’acceptation par les Etats-Unis de cette fameuse banque centrale dont Jefferson semblait l’ennemi.

 

Réalité ou pas, il semble que l’on puisse tout de même croire à certains faits sinon secrets, au moins obscurs qui expliquent les relations de la France avec les Etats-Unis, et leur jeu trouble avec les anglais.

 

Mais que des faits se soient déroulés dans l’ombre favorise-t-il la croyance en une conspiration, ou une conjuration particulière ?

Aujourd’hui comme hier les relations des grands personnages de l’Etat se font plus ou moins secrètement, et il est rare de connaître la teneur les discussions qui, par exemple, se déroulent dans le bureau ovale ou lors des grands rendez-vous internationaux.

 

Société secrète ou pas, peu importe finalement, car l’histoire se fait toujours sans nous, et souvent sans notre consentement. Celui qui veut y voir de l’occulte y trouvera son compte, et celui qui veut voir y les logiques difficultés diplomatiques aussi.

 

caleb irri

Publié dans double coup, politique? mensonges, relations internationales | Pas de Commentaire »

non, le président n’est pas un menteur

Posté par calebirri le 10 janvier 2009

Tout bien réfléchi, je me demande aujourd’hui si je ne me suis pas trompé sur toute la ligne : Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont en passe de réaliser toutes les promesses de campagne, et ce malgré la crise qui menace, ailleurs, le monde.

J’en veux pour preuve essentielle le slogan principal du président, « ensemble, tout devient possible » : effectivement, de gré ou de force, tout devient aujourd’hui possible en France. J’imagine bien que ceci ne suffira pas à satisfaire le lecteur retord, et je vais donc m’empresser de satisfaire son appétit, en vous déroulant par le menu (mais rapidement soyez rassuré) les 15 objectifs affichés du programme présidentiel, mis en corrélation avec leur mise en place effective.

 

-1 : Mettre fin à l’impuissance publique

Après les réformes de l’audiovisuel, de la carte judiciaire et le renforcement des pouvoirs du Parlement, le gouvernement s’apprête à réformer le statut des juges d’instruction et la presse.

-2 : une démocratie irréprochable

En effet, les individus émettant des reproches sur l’état de la démocratie en France sont vite réprimandés, ou remis à leur place : les convocations récurrentes de certains récalcitrants sont là pour en attester.

-3 : vaincre le chômage

A force de radiations et de réformes des aides sociales, il se pourrait bien que d’ici peu les chômeurs basculent dans la misère… et vaincre les chômeurs, c’est vaincre le chômage.

-4 : réhabiliter le travail

Une fois les anciens chômeurs devenus misérables et les SDF recensés, les contestataires et les fous enfermés, les étrangers expulsés, il sera assez aisé d’obliger tout ce petit monde à travailler…

-5 : augmenter le pouvoir d’achat

Les réalisations de cette promesse semblent plus difficiles à mettre en évidence, mais c’est parce que notre œil ne voit pas les choses sous l’angle qu’il faut : le pouvoir d’achat, c’est celui du gouvernement d’acheter la force de travail des citoyens à un prix intéressant pour lui.

-6 : l’Europe doit protéger dans la mondialisation

Doit protéger ses propres intérêts dans le cadre de la mondialisation, en instaurant ce qu’on nomme aujourd’hui la gouvernance mondiale, ou nouvel ordre mondial.

-7 : répondre à l’urgence du développement durable

C’est à dire mettre en place le plus vite possible une gouvernance mondiale susceptible d’empêcher la prévisible révolte qui succédera à l’échec  catastrophique du développement durable.

-8 : permettre à tous les Français d’être propriétaires de leur logement

C’est à partir du moment où le droit au logement deviendra un devoir (même pour les SDF) que le gouvernement pourra contraindre à acheter une maison (80 m pour presque le double de sa valeur), ce qui renflouera certainement les caisses de l’Etat.

-9 : transmettre les repères de l’autorité, du respect et du mérite

On le voit bien aujourd’hui : il est désormais impossible de se moquer du président, de siffler la Marseillaise ou de contester son autorité. Le message est transmis. Pour le mérite, les grâces présidentielles et les « cadeaux » faits aux amis le prouvent clairement.

-10 : une école qui garantit la réussite de tous les élèves

Mais oui bien sûr, un conditionnement si bien réalisé qu’il satisfasse parfaitement à ce que le gouvernement en attend : les élèves devenus moutons sont des élèves réussis.

-11 : mettre l’enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux

Les meilleurs mondiaux se trouvant être ceux qui permettent de gagner beaucoup d’argent sans en dépenser, le secteur privé (industrie pharmaceutique, armement et banques) va s’occuper de rentabiliser ces deux gouffres financiers, de les remettre à niveau.

-12 : sortir les quartiers difficiles de l’engrenage de la violence et de la relégation

En réprimant sévèrement les habitants des quartiers et en abaissant le niveau de vie des citoyens au niveau déjà bas de celui des banlieues, on sortira ainsi d’un engrenage pour une stabilité d’oppression et de misère.

-13 : maîtriser l’immigration

Bon, là les résultats sont très clairs. D’autant qu’avec la crise actuelle et la baisse générale du niveau de vie (salaires, aides sociales), il se peut que la France devienne de moins en moins attractive.

-14 : de grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables

Les grandes politiques de solidarité sont fraternelles car nous deviendront frères de misère, et responsables car elles ne nous permettrons pas d’aller trop loin dans cette solidarité : l’oppression sera l’autre pendant de la misère.

-15 : fiers d’être français

Oui, il est possible que nous devenions fiers d’être français : nous serons le seul pays au monde où un président fait tout ce qu’il promet.

 

caleb irri

Publié dans double coup, politique? mensonges, sarko | 2 Commentaires »

guerre:les règles du jeu

Posté par calebirri le 8 janvier 2009

Et oui c’est comme si on s’amusait. La guerre a ses règles, et comme pour tous les jeux, il faut que les deux parties soient d’accord pour y jouer. Bien sûr certaines mauvaises langues viendront dire que cela n’a rien à voir avec un jeu, qu’il y a des vies perdues, mais cela fait aussi partie du jeu. Les faits parlent d’eux mêmes :

Jusqu’à aujourd’hui, Israël bombardait la Palestine sans discontinuer, faisant fi des suppliques internationales, et surtout des civils mourant les uns après les autres.

 

La situation aurait pu continuer ainsi durant encore quelques temps, jusqu’au moment où les Palestiniens seraient morts de faim, ou qu’un voisin vienne les aider. Ceci n’est bien sûr pas encore fini, mais voilà qu’une nouvelle règle survient : désormais, trois heures seront accordées aux Palestiniens pour qu’ils puissent librement se déplacer, aller acheter de quoi se nourrir et se réchauffer, avant de retourner se cacher en attendant les prochaines bombes, où tout recommencera comme avant.

 

Cela me fait penser à une chose horrible dont je n’aurais jamais imaginé penser il y a quelques années : un camp où une population, du fait de son origine ethnique, se voit parquée, maltraitée, torturée, tuée pendant toute la journée, mais à qui l’on jette parfois quelques morceaux de pain, histoire de se divertir un peu, ou de faire des paris pour savoir si l’un court plus vite que l’autre…

 

J’ai vraiment honte en tant qu’être humain de ce qui se passe là-bas, et encore plus que ceux qui pratiquent cette « solution finale » soient ceux qui en aient le plus souffert. Comme un enfant violé qui plus tard se mettrait à violer aussi, Israël reproduit aujourd’hui les sévices qu’il a subis.

 

Quelle pitié !

 

J’espère au moins que cette ignominieuse trêve de trois heures quotidiennes ne servira pas à vendre aux Palestiniens les denrées israéliennes, ce serait vraiment trop moche

 

caleb irri

Publié dans misère, politique? mensonges | Pas de Commentaire »

Le président est-il un roi ?

Posté par calebirri le 8 janvier 2009

Notre président semble disposer de pouvoirs que je ne soupçonnais même pas chez son prédécesseur. En effet il lui suffit d’avoir une idée pour que, quelques mois après (et ce malgré de vives protestations, des débats et tout et tout) on se retrouve avec une loi qui réalise ses volontés sans coup férir.

 

Hier l’audiovisuel public, aujourd’hui les juges d’instruction, et demain sans doute le travail le dimanche. N’existe-t-il pas de contre-pouvoir capable d’arrêter le massacre ?

 

Au sujet du juge d’instruction, je dois avouer que le contenu de la réforme m’est totalement obscur, mais le principe me paraît clair : le président décide, et le gouvernement  (on pourrait le nommer « la cour ») répercute, tout simplement.

 

Depuis son élection, le président a mis tellement de « chantiers » en route qu’il est presque impossible de les citer sans en oublier un. C’est une véritable transformation législative qui s’est mise en route depuis son élection, transformation dont les effets ne nous sont pas encore connus. Une certitude cependant : le pays dans lequel nous vivons est en train de changer radicalement. Plus surveillés, plus oppressés, plus pauvres et moins protégés par l’Etat, Celui-là même qui est censé nous servir.

 

Les droits se transforment peu à peu en devoirs (avoir un emploi, une assurance santé, le respect des institutions), et les libertés s’amoindrissent. Tandis que le train de vie de l’Etat accélère, la population serre les dents et ronge son frein. L’opposition politique est anéantie, la justice bafouée (encore un exemple avec Gérard Schivardi condamné pour 223,45 euros, Marchiani gracié), et on accuse de terrorisme quelques pauvres jeunes désœuvrés qui n’ont fait que faire perdre de l’argent à la SNCF.

 

A côté de cela, et pendant que les SDF mouraient de froid dans les rues, le président vendait des armes au Brésil, et se faisait réserver une plage entière pour assurer sa « sécurité ». il contrôle aujourd’hui la presse, la justice, l’armée, l’économie toute entière lui obéit. Ses enfants sont placés, et sa famille ne semble pas avoir besoin de la discrimination positive pour réussir.

 

Pendant les manifestations on empêche aux journalistes de faire leur travail, on arrête les enfants à l’école pour les renvoyer ailleurs, on lâche les chiens dans des collèges, on fait le passeport biométrique. On veut ficher les enfants dès trois ans, envoyer de force les « fous » en hôpital psychiatrique (un contestataire peut-il être considéré comme fou ?), les jeunes en prison dès treize ans. On ne peut pas siffler la Marseillaise, on doit lire la lettre de Guy Moquet (glorifier l’envoi d’enfants-soldats à la guerre ?), et surtout on ne peut pas se moquer du président (ni même répondre avec les insultes que lui à le droit d’utiliser).

 

Pourtant, on aimerait bien lui dire quand même, mais peut-être d’une façon plus royale :

« Sire, je souhaiterais ardemment que vous quittiez iceux lieux promptement »

 

caleb irri

Publié dans la démocratie, sarko | Pas de Commentaire »

le renforcement des pouvoirs du parlement

Posté par calebirri le 6 janvier 2009

Je viens d’entendre sur France-info quelques réactions d’hommes politiques au sujet du report de la loi sur le travail dominical.

Comment est-il possible de croire à un véritable recul du gouvernement sur ce point ? les uns parlent d’un échec du gouvernement, les autres une victoire de l’opposition, et d’autres encore veulent croire à un désaccord au sein de la majorité.

Quelle naïveté, ou alors quelle erreur !

 

En réalité le gouvernement n’est pas si bête, et sait bien que les désaccords ne sont que provisoires…au même titre que le nombre d’amendements.

 

Dans quelques semaines ou mois, une nouvelle loi limitant le nombre d’amendements sera promulguée, et l’unité nationale sera vite retrouvée.

 

On pourra vite alors remettre en route les réformes, et même d’autres encore. Ainsi on verra bien comment les pouvoirs du parlement sont renforcés.

 

caleb irri

Publié dans double coup, la démocratie, la pensée du jour | Pas de Commentaire »

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