de l’inégalité

Posté par calebirri le 24 novembre 2008

Les hommes naissent libres et égaux en droits. Ce principe juridique est censé rétablir une justice que l’on peut donc supposer en son absence non respectée.

Ce principe est également la justification des inégalités suivant la naissance, car cela suppose qu’en ayant les mêmes chances au départ, à l’arrivée on puisse compter les points sans contestation possible.

Deux écoles s’affrontent cependant au dessus de cette affirmation constitutionnelle. Les uns affirmant que, génétiquement, nous ne naissions en réalité pas avec les mêmes chances, et qu’ainsi la Loi permettait à chacun d’avoir sa chance.

Les autres  (et parfois les mêmes !) précisant que toutes ces différences étaient notre point commun, et qu’il y avait trop de paramètres pour permettre une mesure qualitative de ces différences.

De plus, les hypothèses évolutionniste et créationnistes  semblent converger sur le fait que nous soyons tous les frères issus d’une même souche primitive, que ce soit Dieu ou un grand singe, ou même les deux.

 

Je ne m’étendrai pas sur les développements eugénistes auxquels peuvent conduire certaines de ces théories pour éclaircir la mienne : les hommes sont si semblables qu’ils font tout pour se distinguer.

 

Que la génétique soit responsable de notre naissance, que nous ayons été créés par Dieu ou par hasard, que nous arrivions beaux ou bêtes, engendrés par Noé ou par Darwin, rien n’y fait : nous sommes tous aussi stupides, arrogants, passionnés et contradictoires, égoïstes et lâches que notre voisin. Notre frère en nullité.

 

C’est pour cela que la science existe. Et l’art aussi. La mode, la politique, la guerre, le capitalisme, le foot, l’alcool, l’amour….

 

On cherche pour trouver ce qui nous distingue de l’autre (généralement pour montrer sa supériorité). On écrit des romans de héros pour y croire, et on fait des guerres pour être comme ces héros. La mode et la politique sont faites pour se montrer, le capitalisme pour quantifier tout ça, le foot pour passer à la télé, l’alcool pour montrer sa capacité de résistance à l’alcool, l’amour pour montrer qu’on est heureux….  

 

De peur de ressembler « à tout le monde » la science des corps et des esprits s’évertue à trouver toutes les différences qui peuvent nous rendre meilleurs ou moins bons. Pour ce faire et souvent avec difficulté, ils sont contraints pour se rehausser à devoir rabaisser les autres, en créant judicieusement les règles des inégalités futures, qui consistent le plus souvent  à camoufler leur incapacité mentale à se distinguer derrière des critères soi-disant scientifiques dont les ramifications se perdent jusqu’à l’existence de Dieu : la génétique en est un bon exemple.

 

Pour conclure et pour résumer l’orgueil et la vanité de l’homme je voudrais citer Pascal, dans ses « Pensées » : « nous sommes si présomptueux, que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus ; et nous sommes si vains, que l’estime de cinq ou six personnes qui nous environnent, nous amuse et nous contente ».

 

caleb irri

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