comment faire encore confiance aux gouvernements?

Posté par calebirri le 11 novembre 2008

Sur lemonde.fr, parait aujourd’hui un court article provenant du site de la BBC (http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/11/11/une-bombe-nucleaire-americaine-a-ete-perdue-au-groenland_1117171_3222.html) évoquant froidement la « perte » d’une bombe nucléaire au Groenland en 1968. Une bombe nucléaire, rien que ça !! et nous ne l’apprenons que quarante ans après, sans que personne n’y trouve rien à redire.

 

Serait-ce cette sorte de prescription mentale que l’on nomme « oubli », la durée de classification des dossiers ou bien la désolante impuissance des médias ? Se pourrait-il également que cela découle d’une volonté délibérée de cacher certains faits qui ne sont pas à la gloire de ceux qui les ont commandités ?

 

J’entends d’ici les objections soulevées à cette question : quoi, encore la théorie du complot ! c’est une honte et blablabla et blablabla…

Mais quoi, cette histoire de bombe nucléaire est-elle le seul mensonge des gouvernements ?

Et l’Irak, et le Watergate, et la guerre du Vietnam, et Kennedy ? et je n’évoque ici que les Etats-Unis, en oubliant tous les autres complots historiques que nous n’apprenons toujours qu’un demi siècle plus tard, alors que tous les protagonistes de ces affaires sont morts et enterrés.

 

Il y a quand même de quoi s’interroger sur les communications gouvernementales, qui pour cette affaire de bombe avaient indiqué l’avoir détruite (et au fait, que se passe-t-il lorsque l’on détruit une bombe nucléaire ?)

 

Il est facile de vouloir toujours dénoncer les adeptes « de la théorie du complot » comme si ils constituaient une sorte de communauté sectaire fanatique. L’Histoire, qui peine déjà à donner une image crédible d’elle-même, n’a pas cependant réussi à oublier tous les mensonges qui L’ont forgé, et ils sont nombreux. Et de la même façon qu’on ne peut croire en l’infaillibilité de nos gouvernements, on ne peut pas non plus se fier à leur angélisme. Se poser la question est un acte sain, voire citoyen. Le terme « théorie du complot » est une trouvaille judicieuse permettant d’étiqueter arbitrairement tout septique « victime d’une secte » et décrédibilisant ses interrogations.

 

Le problème avec l’histoire du « complot », c’est que l’émission de preuves est chose quasi impossible (et oui si c’est caché c’est bien caché) et que cela alimente tous les fantasmes sans limite.

De plus dans ce genre d’affaires, les intervenants sont souvent anonymes (pour des raisons de sécurité), et les coupables sont morts.

Alors que faire ? attendre quarante ans pour dire que oui, finalement, telle ou telle affaire était bien le résultat d’un complot ? oui, certains pourront bien dire qu’ils avaient prévenu, mais à quoi bon maintenant ?

 

Mais pas besoin d’aller jusqu’au complot pour cette histoire de bombe perdue. Certains pourraient évidemment y voir une manipulation savamment étudiée pour utiliser cette bombe comme rempart aux velléités extérieures de conquérir les richesses du sous-sol avoisinant, mais mon explication est beaucoup plus simple, même si elle n’est pas plus flatteuse envers l’intelligence de nos dirigeants.

Encore que la deuxième partie de cette explication les rassurera…

 

Tout d’abord, il faut être honnête, et admettre que contrairement à nos fantasmes, les personnes formant les gouvernements ne sont ni plus ni moins que des hommes, et sont aussi faillibles que nous-mêmes. Qu’ils aient ou non une volonté de complot ne change rien au fait que la plupart de leurs plans (économiques, sociaux, guerriers ou autres) sont voués à l’échec (on le voit bien aujourd’hui et sans doute moins bien que demain).

 

Lorsque les preuves flagrantes de leur incompétence (comme perdre une bombe nucléaire) peuvent être établies -et c’est la deuxième partie de l’explication- les gouvernements font alors montre d’une capacité formidable à la dissimulation, à la protection de leur image et aux retournements de situation.

On peut être quasiment certain que la plupart des agents travaillant pour les gouvernements ne sont pas affectés sur des postes prévisionnels mais sur des missions de rattrapage a posteriori des erreurs commises, erreurs qui si elles étaient connues rendraient impossible la confiance des peuples envers leurs dirigeants. Quant aux complots (il y en a eu et il y en aura encore), faire connaître leur existence le plus tard possible est une exigence bien compréhensible.

 

Comme pour les mesures économiques, les gouvernements ne travaillent plus à créer de nouveaux moyens de prospérer, mais tentent désespérément de rattraper les erreurs antérieures, tout en essayant de faire croire d’une part qu’il n’y a pas eu d’erreurs, et d’une autre que les nouveautés vont rattraper ces erreurs…

 

 

caleb irri

Laisser un commentaire

 

"Un homme qui crie n'est pa... |
ENDYMION |
le bien être de candresse e... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mareil Autrement
| Etudiants du lycée Bertran ...
| Bienvenue sur le blog du RC...