le langage

Posté par calebirri le 31 août 2008

Le langage est une arme dangereuse.

 

Dès que l’on évoque le sujet d’Israël, les commentaires les plus extrêmes poussent comme une mauvaise herbe. Quand ce ne sont pas les insultes qui pleuvent.

 

Pourquoi ?

 

Il se peut que les sensibilités des intervenants sur le sujet soient ouvertement prononcées, mais force est de constater que le résultat des débats ouverts sur le sujet conduit toujours à des écarts de langage extrême, où les termes « sioniste » et « antisémite » ont la part belle.

Pourtant il est assez rare de voir dans les médias dits « classiques » ce genre de terme, les journalistes étant pour la plupart assez subtils pour tenter de ménager les susceptibilités des deux camps, c’est à dire les « pro-palestiniens », et les « pro-israéliens » ; encore qu’il faille prouver qu’être anti- israélien soit être pro-palestinien, et réciproquement. Mais il n’est pas innocent d’utiliser les deux termes précédents à la place des deux premiers, car en plus de ne pas signifier la même chose, les deux premiers sont aujourd’hui si difficiles à prononcer qu’ils peuvent vite se retourner contre ceux qui l’emploient.

 

Je m’étonne qu’il y ait si peu de personnes pour défendre le langage, qui utilisé de bonne manière suffirait souvent à éviter de sombres malentendus ; et de dangereux amalgames.

Car enfin on peut critiquer la politique menée par Israël sans détester son peuple, ou dénoncer le terrorisme du Hamas sans vouloir la mort des Palestiniens. De la même façon que l’on peut ne pas aimer l’administration Bush sans être anti-américain. Tout en ayant des opinions similaires sur les gouvernements russe, chinois ou iranien.

 

Ce sont les mêmes abus de langage qui conduisent à fabriquer de la haine. Comme avec le terme « islamiste », que la plupart confondent avec « islamique », ce qui est totalement différent. A force de simplifications langagières on finit par prendre les musulmans pour des islamistes, et par extension pour des terroristes. De la même manière qu’un individu critiquant le gouvernement d’Israël a vite fait de se faire taxer d’anti-israélien, et par extension d’antisémite, ce qui n’a rien à voir.

 

Il est évocateur que les altermondialistes soient taxés d’antisémitisme en même temps que de se voir encore affublés d’être marxistes-trotskistes-léninistes-stalinistes, pendant que leurs « ennemis » sont traités de fascistes-nazis-réactionnaires-conservateurs (et parfois même sionistes en même temps que nazis !)

Au sujet des altermondialistes, ils étaient auparavant dénommés « antimondialistes », ce qui est bien différent. Mais nous n’en sommes plus là. Las.

 

A mon avis, l’être humain est si profondément stupide qu’il ne voit pas qu’il est victime d’un terrible complot judéo-maçonnique orchestré par des trotskystes nazis islamistes…

 

Mais j’ai peur d’en avoir déjà trop dit.

 

 

caleb irri

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le PS réuni?

Posté par calebirri le 29 août 2008

France-info, vendredi 29 août 2008, page d’accueil du site internet : une photo magnifique du premier secrétaire du PS, regardant d’un air tendre sa compagne d’hier, de profil en premier plan, radieuse et concentrée. Quelle belle image…

 

Il paraît même qu’ils se sont embrassés (au sens américain du terme bien entendu).

Cela cacherait-il quelque chose ? à l’heure de la peopolisation du politique et aux vues des retombées médiatiques majeures qu’ont provoqué l’idylle du président il y a peu, les mauvaises langues adeptes de la théorie du complot auraient vite fait de voir dans ces démonstrations publiques le feuilleton phare-que dis-je la « télé-réalité »- de cette fin d’été.

 

Pas d’informations officielles bien sûr, et même les supputations sont supputées. Il n’y a que pour l’instant des types comme moi pour faire gonfler l’affaire, ce que je regrette et dont je m’excuse bien évidemment.

 

Mais d’ici à quelques jours, si le coup est bien monté (et si je ne m’emballe pas trop), devraient fleurir toutes les conjectures possibles et inimaginables concernant le rabibochage du parti socialiste.

 

Le plus étonnant dans tout ça, c’est que dans un camp comme dans l’autre, ils se débrouillent toujours pour parler le moins possible de politique ; comme si ils n’avaient rien à en dire.

 

Et comme si nous ne voulions rien entendre.

 

caleb irri

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la belle vie

Posté par calebirri le 28 août 2008

Les prix continuent d’augmenter, de 6,6% en moyenne. Pourtant, le prix du pétrole a fortement baissé, ainsi que celui des matières premières.

Est-ce le fait d’anticipations, ou tout simplement que comme avec l’essence, les distributeurs rechignent à repartir à la baisse ?

 

Mais que pouvons-nous y faire ? sommes-nous trop faibles pour nous rebeller, ou trop exploités pour y même penser ?

 

Pourtant, la force des grands groupes de distribution réside dans ses employés, qui fournissent le travail de production, et qui ensuite le rachètent plus cher qu’il n’a couté à produire.

Alors quoi, cesser le travail pour faire valoir nos droits ?

 

 

Mais il faut bien manger, et puis il y a les délocalisations, les licenciements…

 

Mais on ne peut pas délocaliser la grande distribution, les magasins doivent se trouver sur le territoire quand même !

 

Oui bien sûr ! ce qu’on ne peut pas délocaliser, on peut l’automatiser. N’avez-vous pas encore testé les nouvelles caisses électroniques, celles où vous faites vous-même le travail du distributeur ?

 

Bon, alors on ne peut donc rien faire contre l’augmentation des prix ?

 

Si, manger moins ! cela règlera en plus le problème de l’obésité, elle n’est pas belle la vie?

 

caleb irri

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La politique du ridicule

Posté par calebirri le 28 août 2008

Après une campagne tonitruante dont le point numéro 15 du programme finissait par « je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques », le président a trouvé plus judicieux ensuite de parler de « réalisme économique » pour justifier sa soumission aux volontés chinoises.

 

Ce même président a également trouvé judicieux de se dire l’ami de Bush en même temps que d’Obama, et tout ceci sans oublier d’être à la fois celui de la Russie, des Palestiniens et des Israéliens, sans oublier bien sûr le Liban et la Syrie. Cela peut paraître beaucoup, et même un peu difficile à croire.

Etre l’ami de tout le monde en essayant de crédibiliser une position moralisatrice à l’encontre de chacun semble l’aveu d’une parfaite méconnaissance des relations internationales.

D’autant qu’il n’a échappé à personne que les raisons qui motivent les réactions françaises sont plus tournées vers l’économie que l’humanitaire…

 

Mais ne soyons pas naïfs, ménager la chèvre et le chou fera peut-être remonter le gouvernement dans les sondages français, mais n’améliorera sans doute pas l’état des relations internationales. Tout cela se fait très bien sans la France, et la réaction russe aux paroles cette fois-ci belliqueuses du ministre des affaires étrangères en est une preuve : « une imagination malade ». Ce n’est pas le mot « malade » qui me choque le plus, il ne fait qu’appuyer le fait que du point de vue de la Russie, la possibilité de sanctions économiques est négligeable. « malade » est un terme fort et montre bien la provocation gratuite que peut même se permettre d’employer la Russie à l’égard de la France.

 

Le pire réside sans doute dans l’incohérence des actes diplomatiques français qui, pour contenter une opinion inconstante, résistent à toutes les critiques et les humiliations au sujet de la Chine, pour ensuite s’engager très nettement contre la Russie, et tout cela pour apprendre aujourd’hui que la Chine soutiendrait la Russie… tout ça pour rien !

 

Mais trêve de plaisanteries. Aux vues de se qui se prépare dans un proche futur, il est évident que la France devra se positionner clairement dans un camp ou un autre. Car si elle est pour l’instant ridicule, la politique étrangère de la France pourra s’avérer ensuite plus que dangereuse.

 

caleb irri

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Afghanistan: la grande reculade

Posté par calebirri le 23 août 2008

Il n’y a pas deux ans, le président en campagne désirait le retour des troupes françaises engagées en Afghanistan. Il y a à peine quelques mois, il annonçait le renforcement des troupes engagées dans ce pays. Au grand damne de la gauche, d’une partie de la droite et de la majorité des français.

 

Tout le monde était à peu près d’accord pour demander un vote du parlement avant de prendre cette décision, mais le président ne jugea pas cet argument démocratique comme valable : et voilà la France engagée dans ce que tout le monde considère dorénavant comme un bourbier.

 

Quelques semaines plus tard, et dix jeunes gens tués, des enfants presque, ainsi qu’une vingtaine d’autres blessée, et le premier ministre semble enfin prendre conscience que la guerre c’est tuer, mais aussi se faire tuer.

 

Faudrait-il donc voter le retour des troupes françaises d’Afghanistan ? Voilà la question posée aujourd’hui à droite comme à gauche, et ce après avoir « grandiloqué » sur la nécessité d’une guerre que tous savaient pourtant déjà perdue.

Les questions que je me pose, moi, sont les suivantes :

- peut-on continuer à faire confiance à un gouvernement qui ne réfléchit pas avant d’agir, et qui joue ainsi avec la vie de jeunes hommes qui, à deux ou trois ans près, sont quasiment des « enfants-soldats » ?

-est-ce réellement pour glorifier ce genre de « héros » sacrifiés que la lettre de Guy Moquet est lue aux élèves ?

-que peut-on attendre des revirements successifs dont nous afflige ce gouvernement qui ne sait pas où il va, et d’un président qui semble tout juste découvrir les responsabilités de sa fonction ?

 

caleb irri

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réflexion sur la raison, la passion et l’instinct

Posté par calebirri le 21 août 2008

Il est établi par d’anciens philosophes que l’homme est un animal doué de raison ; la raison s’opposant à l’instinct, et non pas comme on pourrait le croire à la passion, que l’on a jamais connu chez l’animal.

 

Mais le fait que l’homme soit le seul être capable d’agir contre son propre intérêt pousse à croire que la raison n’a pas le sens qu’on lui donne d’ordinaire.

 

La raison est la faculté, pour l’homme donc, de prendre des décisions à l’encontre de son cœur, ce qui s’oppose en apparence à la passion. Comme si l’homme était sans cesse en contradiction entre le cœur et l’esprit, et qu’il fallait choisir.

 

On considère aujourd’hui les décisions du cœur comme de mauvaises décisions, en partant du principe que la passion est nuisible à l’homme. Mais l’homme n’est-il pas aussi un animal doué de passion ?

 

Car l’animal, lui, n’est qu’instinct, et c’est cet instinct qui lui tient lieu de raison. On pourrait presque dire une raison pure. Jamais l’animal ne décide selon son cœur (son âme), car il en est dénué.

Ce qui sépare l’homme de l’animal, c’est justement la passion, non pas en opposition avec la raison (les deux ne sont pas toujours en contradiction), mais avec l’instinct.

L’homme confond instinctif et passionné car les deux sont irréfléchis. Sauf que ces deux états n’ont pas la même nature, la notion de « bien » et de « mal » n’existant pas chez l’animal. Par conséquent, l’absence de réflexion chez l’animal est pure, dénuée du calcul que fait l’homme inconsciemment dans la réalisation de ses passions, et même dans l’exercice de sa raison.

 

L’homme passionné ne va pas tuer en disant « j’ai faim donc je me sers », mais « c’est mal, mais j’ai faim ». on peut aisément confondre ces deux actes en les expliquant par l’instinct de sauvegarde impliquant de tuer pour se nourrir. Mais dans ce cas l’homme ne serait plus homme.

 

L’animal lui, prend toujours la bonne décision, car elle n’est ni bonne ni mauvaise pour lui. Elle est bonne de fait pour la Nature, la symbiose de l’écosystème. L’animal est plus que raisonnable, il est purement instinctif.

 

Un homme totalement raisonnable serait un homme non passionné, incapable de sentiments, un homme que le sort de son espèce n’intéresse pas : sa disparition ne remettrait pas en cause la perfection de la Nature.

 

Et l’homme ne pleurerait ni sur son sort, ni sur celui de ces congénères. L’homme parfaitement raisonnable ne serait déjà plus un homme.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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