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la conscience ruine la science

Posté par calebirri le 17 juillet 2008

C’est sans doute un progrès, la science avance. Et avec elle la conscience se développe.

Il est assez clair maintenant que les activités humaines ont un impact non négligeable sur notre planète, même si toutes les conséquences ne sont pas encore totalement déterminées.

La science a permis une croissance fantastique durant les dernières décennies, sans que ses effets soient mesurés sur un long terme. On sortait sans arrêt des nouvelles molécules, de nouveaux produits chimiques, qui furent utilisés à outrance jusqu’à preuve de leur nocivité : la peinture au plomb, l’amiante, les biberons en plastique, les jouets, les téléphones portables… tant qu’un produit n’est pas réputé dangereux, on considère qu’il ne l’est pas. Et si on ne cherche pas, on ne trouvera pas.

 

Mais peu à peu, et toujours a posteriori, on s’aperçoit que certains produits, comme les pH talâtes ou certains médicaments contre les effets de la ménopause sont désormais plus vite contrôlables scientifiquement. On le voit également au sujet du « champix », il y a quelques mois un champion contre le tabac, aujourd’hui accusé de troubler le comportement de ceux qui l’utilisent. On étudie aussi les effets sur l’organisme du « wifi », ceux des nanotechnologies, et on prévoit déjà ceux de la modification génétique… tout va très vite.

 

Et avec cette rapidité augmentent aussi les capacités d’interprétation scientifique, qui reposent aujourd’hui des questions d’ordre moral, ou éthique, car la science est en mesure que la science peut nuire à l’homme, et ce de manière irrévocable. Peu à peu on s’aperçoit qu’il est meilleur de consommer des produits « bio », de s’isoler en paille et de se chauffer au bois. Ne manquent plus que le transport à cheval et le retour au féodalisme, nous revoilà au moyen-âge.

 

La science se trouve actuellement clairement confrontée à une question, qu’elle croyait avoir éludée en l’évinçant, la question primordiale que tout scientifique devrait se poser avant de mettre sur le marché de nouvelles technologies : l’application de cette nouveauté peut-elle provoquer à long terme plus de bien que de mal ?

 

C’est dans ce sens uniquement que la science pourra véritablement être considérée comme un progrès. Autrement il faudrait peut-être apprendre à se contenter de ce qu’on a, il paraît que tout n’était pas si mal, avant…

 

caleb irri

Publié dans philo | Pas de Commentaire »

fumer

Posté par calebirri le 16 juillet 2008

J’ai la vilaine habitude de fumer.

Comme tout un chacun depuis quelques années déjà, je suis malgré moi assujetti au message « préventif » désormais inscrit sur chaque paquet de tabac : des mises en garde variées, et très explicites, tout cela en gros caractères noirs sur fond blanc.

 

Ce n’est pas qu’on ignorait les dangers du tabac, mais cette mesure a été « imposée » aux producteurs pour qu’il n’y ait plus de doute possible.

 

J’ai volontairement placé le terme « imposée » entre guillemets, et ce pour la simple et bonne raison que les formidables lobbies du tabac n’ont pas eu l’air de se battre à la hauteur des enjeux annoncés.

La France a toutefois échappé aux images proposées dans certains pays, mais je doute de leur efficacité : un bout de papier plié suffi largement à l’oublier…

 

Enfin. S’il n’est pas sûr que cette loi eût un effet majeur sur la consommation de tabac, il en est un non négligeable ; et que je m’étonne de n’avoir pas remarqué avant : les industries productrices sont désormais légalement couvertes. Plus de poursuites pénales possibles à leur encontre, nous étions prévenus ! et quand on voit la multiplicité des messages diffusés, on comprend mieux la place qui leur est accordée sur ces paquets.

 

Encore une entourloupe qui, sous couvert de protéger les citoyens, protège en définitive un coupable libre d’ajouter encore plus de saletés dans ses produits ; on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas !

 

caleb irri

Publié dans la pensée du jour, Non classé | Pas de Commentaire »

le travail

Posté par calebirri le 10 juillet 2008

Les anciens croyaient naïvement en une société d’opulence, rendue possible par les avancées de la science, libérant ainsi les hommes de la punition divine que constituait le travail.

 

Ils rêvaient d’un monde où toutes les tâches pénibles seraient réalisées sans difficulté, en accordant à l’homme le loisir de se préoccuper de lui-même.

 

Force est de constater que ce monde n’existe pas, et sans doute n’existera jamais : aujourd’hui la valeur « travail » est devenue la réalisation d’un être humain, qui n’a désormais comme alternatives que ce travail, ou la mort.

 

Le monde dans lequel nous vivons actuellement n’est tourné que vers cette valeur, à travers laquelle s’exprime toute l’essence de l’homme, en même temps que la contradiction qui fait son essence : travailler pour gagner de l’argent, pour vivre sans travailler. Mais la mort arrive souvent avant de profiter. Plus on a de temps, moins on fait d’argent. Plus on fait d’argent, moins on a de temps.

 

L’essentiel est de continuer à gagner assez d’argent pour acheter du temps, ce temps que l’on donne pour gagner cet argent.

 

 

Que vont devenir tous ces gens qui perdent depuis quelques mois leurs emplois ? par centaines, par milliers, ce qu’on appelle « la crise » les met à la porte. Pas de travail, pas d’argent. On pourra truquer les chiffres encore quelques temps, mais arrivera bien un moment où tous ces gens se trouveront dans la rue, à crier famine. La faute à la mondialisation ? la belle affaire… qui va payer le RMI de tous ces pauvres qui ne payent plus d’impôts ? il faut quand même bien faire quelque chose ! privatisons donc la santé, l’école, et tous les autres services publics… ça ne suffit pas ? Et si nous imposions aux pauvres l’obligation d’accepter n’importe quel emploi, ne serait-ce pas une bonne idée ? avec tous les étrangers que nous refoulons, il y a bien des emplois à pourvoir dans le bâtiment, le ménage, le service ou les ordures… ceux qui ont voté voulaient les mettre dehors, il faut bien les remplacer !

 

Oui, ce sont des métiers difficiles, bien sûr, mais même les cadres travailleront plus. Enfin ils auront droit de le faire. Peut-être… Mais attention, l’amendement sur les cadres et du nombre de jours en plus qu’ils sont susceptibles de travailler est un leurre envoyé au peuple : d’une part pour que l’on considère le gouvernement comme équitable, et de l’autre pour qu’on oublie que la loi dans son ensemble supprime la notion même de durée légale de travail.

 

Ce qui est positif, c’est qu’au bout d’un moment nous aurons tous un travail, sans avoir besoin de devenir des délocalisés, des immigrés de la mondialisation. Nous cotiserons tous à nouveau pour un nouveau service public centralisé, et peut-être même nos tickets de rationnement, tout cela rendu possible par les merveilleuses avancées technologiques tant désirées par nos aînés : dossier médical informatisé, nourriture génétiquement modifiée, déplacement sécurisés, surveillance globalisée, et nous n’aurons même plus besoin de poches pour les tickets, ni même de pickpockets : tout sera dans notre bras, à l’intérieur d’une jolie puce électronique reliée au monde par le satellite. Le voilà le monde de demain.

 

En revanche, nous ne pourrons ni choisir notre alimentation, ni notre lieu d’habitation, et encore moins notre emploi.

 

Mais il faut bien faire quelques sacrifices pour le bien de l’humanité… Non ?

 

caleb irri

 

Publié dans le travail | Pas de Commentaire »

 

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