Le sport est-il nuisible ?

Posté par calebirri le 24 juin 2008

On entend souvent dire que le sport rassemble les hommes. Mais la guerre aussi !

 

Considéré il y a quelques siècles comme un loisir pour oisifs, le sport est aujourd’hui considéré comme une sorte de guerre non-violente. Car dans le sport on ne joue plus ensemble, on se bat contre.

 

Il est d’ailleurs assez amusant de constater à quel point le chauvinisme (pour employer un terme des plus consensuels) est encore d’actualité : peu importe le sport en question, nous avons toujours tendance à soutenir l’équipe de notre ville ou le représentant de notre nation.

Enfin. Le sport engendre à présent plus de problèmes qu’il semble en régler : violences dans et autour des stades, dopage, corruption, collusions politico-financières, salaires des champions, tout cela c’est aussi le sport.

J’ai même entendu il y a peu l’histoire d’un homme qui, lors d’un match intercommunal sans enjeu majeur, avait taclé un concurrent de l’équipe adverse et l’avait ainsi légèrement blessé. Ce dernier portât plainte afin d’obtenir réparation du préjudice subi…

 

Alors voilà. Face à toutes ces dérives sportives, je me permets humblement de proposer aux peuples de nouvelles pratiques, plus en accord avec le rassemblement promis par le sport.

Tout d’abord je supprimerai les salaires scandaleux obtenus (souvent au prix de leur dignité) par les sportifs connus, leur accordant généreusement le droit de conserver les fruits de leurs contrats publicitaires ; c’est quand même grâce à eux que la minute de pub vaut des millions !

 

Ensuite, j’organiserai des J.O. utiles, bien loin des futilités consistant à courir le plus vite autour d’un stade, ou de se jeter sur un ballon au mépris de sa vie… je mettrai en place des concours de construction de murs, où l’on jugerait de l’aptitude du concurrent à le réaliser dans les règles de l’art. Il y aurait aussi l’épreuve du creusage de puits dans le désert, ou bien même des épreuves collectives réalisant des ponts dans des endroits sinistrés ; la course à la récolte, et bien d’autres choses encore. Tout cela bien sûr dans les pays qui en ont besoin.

 

A bien y réfléchir je me demande si finalement tout cela n’existait pas déjà avant ; mais on appelait cela autrement : le travail, je crois. Peut-être la mécanisation a-t-elle fait fuir les bras, qui faute d’activité physique ont inventé le sport… mais inutile.

Mais que ces bras se rassurent : il y a encore des endroits où ils pourraient servir.

 

caleb irri

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De l’inutilité de la politique

Posté par calebirri le 14 juin 2008

Après chaque émission du genre « à vous de juger » je ressens la douloureuse sensation de m’être fait blousé. Pourtant les sujets sont importants, et il y a sur les plateaux tout le gratin… un premier ministre face au chef du PS, ça donne envie de regarder !

 

Mais voilà, à chaque fois c’est pareil, je ressors du débat atterré par le temps perdu à écouter les inepties proférées par tous les intervenants ; quand je n’ai pas quitté l’émission en cours de route.

Le seul intérêt consiste en réalité à admirer les passes d’armes entre les différents protagonistes, à étudier la transpiration de l’un deux pour savoir lequel est mis en difficulté…

 

Mais pour le débat lui-même on n’avance pas : la langue de bois est d’un matériau plus résistant encore, si bien que personne ne répond ni aux questions posées, ni ne semble intéressé par les prétendues réponses apportées. C’est comme si chacun ne suivait que sa propre pensée, espérant obtenir le plus de temps de parole possible pour déverser son discours sans fond à propos de ses soi-disant convictions. Que Fillon soit d’accord avec la politique de Sarkozy n’importe guère, que Hollande ne soit pas de gauche non plus. Que la population attende du gouvernement (ou de l’opposition) des réponses concrètes ne les intéresse pas, le but de ces émissions étant pour les participants d’éviter soigneusement tous les « pièges » du direct, à savoir ne pas trembler, ne pas perdre son calme, ne jamais donner un avis clair et tenter à tout prix de déstabiliser le concurrent.

 

Pas de fond, uniquement de la forme. C’est à se demander si le métier d’homme politique n’est pas le même que celui de VRP, mettant en avant les avantages du produit « Sarko » tout en ne répondant jamais directement aux critiques sur ce produit. et à gauche c’est pareil, rien qu’une absurde référence à un peuple dont ce parti est définitivement séparé.

Chacun repartira chez soi content, n’ayant ni craqué ni abordé de front aucun des sujets qui intéressent les français, conscient sans doute de l’inutilité de leur travail, et aussi de leur hypocrisie mutuelle. Ils se retrouveront sans doute dans les coulisses après l’émission, se serrant la main et peut-être même en blaguant cinq minutes, se félicitant de la stupidité des spectateurs qui reviennent à chaque fois en espérant des réponses… qui ne viendront pas.

 

La politique, c’est l’art de ne pas répondre aux questions tout en ayant l’air de s’en préoccuper.

 

caleb irri

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Tout cela finira bien par retomber sur nous

Posté par calebirri le 6 juin 2008

On le voit bien à travers toutes les informations contradictoires qui nous parviennent : les chiffres mentent, la réalité dément les chiffres.

 

Les chiffres montrent que le chômage baisse, mais la croissance est au plus bas. Sans compter les futures suppressions d’emploi qui se profilent.

La production de pétrole est dit-on suffisante, mais les prix flambent, à tel point qu’on prévoit les 150 dollars pour juillet.

La récession aux Etats-Unis touchera moins la France que les autres pays, alors que le CAC40 plonge de deux pour cent.

On nous affirme que le niveau de vie moyen des hommes s’élève, tandis qu’on constate au contraire un appauvrissement grandissant.

 

Lorsque je pense à ces mensonges éhontés, je suis toujours enclin à la colère, mais seulement dans un premier temps. Ensuite je raisonne un peu et je sais que la réalité dépassera à terme la fiction. Quand le peuple a faim, il reprend ses droits.

Et puis je repense à Orwell, à la « verichip », à « bienvenue à Gattaca », au « meilleur des mondes »…

Quand le peuple se réveillera, ne sera-t-il pas trop tard ? et aura-t-il les moyens de se réveiller ?

Pas si sûr en fait…

 

je finis généralement par chasser volontairement le sujet de mon esprit, car je suis à nouveau en colère… à chaque fois c’est pareil !

 

caleb irri

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Nous passons tous notre temps à nous plaindre

Posté par calebirri le 1 juin 2008

Que ce soit le pouvoir d’achat, la famine ou les guerres dans le monde, l’exploitation des enfants ou les trafics d’organes, la maltraitance des animaux, la violence et les duperies, les parachutes dorés et la mauvaise éducation des enfants, à entendre les peuples c’est à croire que personne n’est content.

 

Et pourtant c’est bien fait pour nous : nous sommes le résultat de notre histoire, et ce n’est rien d’autre que notre comportement individuel, mis en rapport avec tous les autres comportements individuels, qui induit objectivement et logiquement les problèmes que nous déplorons ensuite.

Quelle hypocrisie !

 

Un bon exemple de cette hypocrisie, trouvé dans une émission radiophonique : les banques et leur obligation de « mise en garde » du client. Comment imaginer qu’une banque puisse réaliser un tel effort ? Ce serait comme se tirer une balle dans le pied !

Il ne faut pas être naïf, le travail d’une banque est de faire de l’argent, pas d’aider le client. Lorsqu’une banque fait un prêt à un particulier et hypothèque la maison pour servir de caution, il ne lui est jamais désagréable de récupérer la maison au quart de sa valeur, ni d’ailleurs de récupérer les intérêts du bon payeur. C’est comme si un commerçant avait l’obligation de dire à son client qu’il avait payé le produit la moitié du prix qu’il le vend. Pas facile d’acheter après ça…

 

Alors quoi : les commerçants sont tous des voleurs, et la banque est un commerçant ? oui, certainement. Mais n’allons pas nous plaindre après. Nous le savons. Et nous l’acceptons. Et nous nous en satisfaisons pleinement.

Car il faut être honnête, la richesse de nos pays dits « civilisés » n’est que la conséquence de la misère des autres, et nous entérinons cette volonté par nos votes, ainsi que par notre façon de vivre : lorsque nous trouvons les baskets à la mode trop chères, nous incitons à exploiter les « petites mains » les produisant. Lorsque nous critiquons les étrangers venant travailler au noir et sans sécurité sociale, c’est comme si nous réclamions des produits plus chers.

 

La mondialisation ne date pas d’hier, elle permet seulement de nommer autrement le colonialisme, à exprimer la puissance du capitalisme sur le monde tout entier. Lorsque l’on s’apitoie sur les misères du monde on devrait plutôt s’apitoyer sur son propre sort, car nous sommes les responsables de ces misères. Au lieu de critiquer le commerçant qui vend trop cher on devrait d’abord comprendre qu’il est lui-même à la fois victime et coupable, car ses prix sont à la fois le résultat d’une exploitation structurelle par lui non désirée (destinée à faire baisser ses coûts de revient), et en même temps la cause d’une exploitation future d’un client qui n’aura pas (lui non plus) désiré cette exploitation dont il sera lui aussi la cause (son besoin d’augmenter son pouvoir d’achat pour faire face aux prix exorbitants du commerçant).

 

Pour conclure, on peut être sûr que la misère a de beaux jours devant elle, ainsi que la volonté d’en sortir. Mais tant que l’on continuera à donner des réponses économiques à un problème économique, on ne sortira pas du cercle capitaliste. Alors qu’en réalité la cause de la misère humaine EST le capitalisme. Voilà pourquoi nous ne règlerons pas le problème de cette manière, et ce malgré la volonté générale évidente d’y remédier.

 

Car pour le reste l’humanité dispose de tout ce qu’il faut pour se satisfaire entièrement : la technologie, les moyens de production, la volonté, l’intelligence, rien ne manque. Sauf une chose peut-être : comprendre enfin que le moyen n’est pas le but, et que l’argent (on devrait s’en être rendu compte après toutes ces politiques « économiques et sociales » contradictoires ratées) est une idole indigne de l’être humain. Il en est même l’ennemi, car il le déshumanise.

 

caleb irri

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