le cannabis

Posté par calebirri le 27 avril 2008

Le cannabis est un problème dont on ne parle pas assez.

En effet un très grand nombre de personnes consomment cette substance, qui a longtemps été considérée comme une drogue douce, et qui aujourd’hui est traitée comme une drogue dure.

Les consommateurs réguliers, ces dernières années, ont une difficulté grandissante à s’en procurer. Qu’on s’entende bien sur le fait que je ne remets pas en cause la nocivité du produit, comme celle du tabac ou de l’alcool… seulement il apparaît que la cocaïne et autres extasies sont plus faciles à trouver que le cannabis, ce qui m’effraie pour l’avenir.

Je sais qu’en hollande par exemple, la légalisation de cette substance n’a engendré ni plus de morts en voiture, ni plus de drames familiaux qu’il y en a en France, car le cannabis est la seule drogue avec laquelle il n’existe pas d’overdose.

Le problème de l’interdiction est qu’il engendre non seulement la prospérité des dealers (petits et gros), mais aussi une baisse conséquente de la qualité des produits. Pour compenser la pénurie, des vendeurs peu scrupuleux veulent récupérer leur marge sur le poids du produit, en y ajoutant des substances autrement plus dangereuses qu’est le cannabis à l’origine.

Les dealers, que ce soit en banlieue ou ailleurs, sont entretenus dans leur commerce par cette interdiction, qui n’a que des effets désastreux en terme de violence et d’économie.

Je ne comprends pas comment un dirigeant peut ne pas comprendre l’avantage qu’il y aurait à la légalisation, ou même dans un premier temps à la dépénalisation.

Tout d’abord le consommateur moyen est une personne qui ne recherche pas le profit, mais simplement un produit. Le dealer est souvent un consommateur qui, faute d’en avoir les moyens, vend ce produit dans le but de s’offrir sa consommation. Nul doute sur le fait que la plupart des consommateurs préfèreraient éviter le marché parallèle pour s’offrir la qualité.

Ensuite, une activité commerciale légale permettrait à l’Etat de taxer cette vente, et en même temps de focaliser les efforts des agents douaniers sur les drogues dures qui ravagent les jeunes, riches comme pauvres.

Une activité légale est une activité réglementée, et la santé n’est pas le dernier souci des consommateurs.

A ce propos, les consommateurs ne fument du tabac avec le cannabis que pour des raisons économiques, et bon nombre de fumeurs seraient ravis de n’avoir pas à ajouter de tabac à leur consommation.

Une activité dépénalisée serait déjà une avancée, car elle permettrait aux consommateurs leur propre production, ce qui enrayerait presque immédiatement l’intérêt pour le marché noir. Et pas de marché noir, c’est moins d’argent sale, moins d’armes et moins de violence. Plus d’argent pour l’Etat, la mort économique des petits dealers et leur retour sur les bancs de l’école.

Moins de petits dealers, c’est moins de possibilités pour les jeunes de trouver cette substance très jeunes. Les buralistes vendant des cigarettes à des mineurs sont condamnables, ils pourraient l’être aussi pour le cannabis.

Cela n’empêche pas la prévention, à savoir que comme l’alcool le cannabis n’est pas à conseiller à des dépressifs ou certaines pathologies, et que toute combustion est mauvaise pour la santé. Et que, comme pour tout, l’abus est dangereux pour la santé.

 

caleb irri

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