Si les français ne voulaient pas

Posté par calebirri le 25 avril 2008

Depuis le premier janvier on ne fume plus dans les bars. Ce n’est pas que je sois contre, car j’ai moi-même une fille que je n’y emmenai qu’en été, pour pouvoir rester en terrasse. Je suis actuellement fumeur en culpabilisation et cette loi ne peut me faire que du bien.

Mais là n’est pas la question : je veux prendre cette loi comme un exemple. Sans même parler de la liberté qu’auraient dû avoir les propriétaires (privés) de choisir l’option de leur établissement (totalement fumeur ou totalement pas fumeur), cette interdiction est une véritable hypocrisie de la part du gouvernement sur le problème du tabac. S’agit-il de la santé publique, d’argent ? cette loi ne fait perdre de l’argent qu’aux commerçants, et peut-être l’Etat espère-t-il gagner par les amendes ce qu’il va perdre en impôts sur le tabac. Au niveau de la santé, l’air que nous respirons est celui de la pollution humaine.

 

Enfin ce n’est pas là que je voulais en venir. Ce qui importe réellement c’est la question de la liberté de l’homme, et de son renoncement si facile devant la simple évocation de la loi. C’est comme si l’on ignorait que le nombre est plus fort que tout, comme nous en avons déjà quelques exemples historiques. Imaginons :

Une sorte d’association de bars en résistance. Tous fument jusqu’à l’arrivée de la police mais, prévenus par un tiers, jettent en même temps l’objet du délit sur la chaussée. De deux choses l’une : soit la police fait payer chacun, soit le propriétaire prendra pour les autres. Et encore faut-il que le timing n’ait pas été bon.

On imagine bien que le gouvernement ne pourrait bien entendu faire payer tout le monde, ce serait donc au patron de régler la note. Dans mon exemple où la solidarité est sans faille, les cotisations versées par les clients rembourseraient l’amende, et on recommencerait.

Même au cas où les clients seraient tous sanctionnés, la solidarité les conduiraient à recommencer encore et encore, jusqu’à l’excès. On ne règle pas les amendes, ni les rappels, et encore moins les nouvelles. Je pense que le gouvernement n’aurait pas assez de cellules pour tous.

Et pour les patrons même chose. Les mettre en prison serait un incohérence financière pour l’Etat lui-même.

 

Pourquoi les fumeurs n’arrêteraient-ils pas de fumer pour faire perdre de l’argent à l’Etat, et à toutes les firmes qui en profitent ? pourquoi ne ferait-on pas grève contre les substances chimiques contenues à l’intérieur ? ou une coopérative de tabac bio ? tout est possible quand on est nombreux.

A Varsovie des milliers de juifs se sont laissés enfermer par des centaines de militaires. Pourquoi ne se sont-ils pas battus ? nous avons encore les apparences de la démocratie, et même cette apparence permettrai au peuple d’éviter les bains de sang. Que dirait la communauté internationale si l’armée française tirait à vue sur les fumeurs du pays ?

 

caleb irri

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