Coloniser les planètes pour sauver l’Univers

Posté par calebirri le 26 février 2017

Aujourd’hui on a cessé de croire à la mondialisation pour de mauvaises raisons : on croit qu’il n’y en a plus assez pour tout le monde, et que c’est parce que nous sommes trop nombreux. Alors qu’en réalité c’est le capitalisme qui crée la rareté des ressources disponibles. Nous avons longtemps cru que le marché allait permettre au monde de n’être qu’une seule et même entité dirigée par ses lois, mais aujourd’hui nous sommes prêts à nous battre jusqu’à la dernière goutte d’eau potable pour éviter au voisin, « l’étranger », de la boire à notre place. C’est le retour aux conflits pour les ressources.

Il n’y a que trois façons de régler le problème : celle actuelle qui consiste à ne rien changer, à faire comme on fait avec la crise économique : on planque tout ce qu’on peut sous le tapis sans rien changer vraiment, et on espère que çe n’est pas sur nous que tout va s’écrouler.

Il y a la décroissance, qui consiste à faire équitablement avec ce que l’on a, en espérant que cela suffise pour tenir assez longtemps sans catastrophe majeure, que les ressources reviennent…

Et puis il y a la colonisation d’autres planètes, sur lesquelles l’Humanité pourrait au choix survivre ou se développer. Cette option vous fait faire un bond dans votre esprit mais à moins que de s’asseoir sur l’avenir de l’Humanité c’est un futur qu’il faudra bien envisager un jour.

Les deux premières options sont déjà fort bien décrites et théorisées, mais la dernière nous plonge dans l’inconnu : les voyages interstellaires sont une option qu’actuellement il est véritablement très difficile de concevoir : on se retrouve face à l’Univers et son infini. Infini qui s’oppose à la finitude de notre planète.

Mais quoi qu’on en dise aujourd’hui et malgré les millions de planètes qui existent sans pouvoir nous recevoir il en est quelques milliers qui doivent bien pouvoir convenir : à quoi servirait un Univers infini si c’est pour y circonscrire la vie (ou sa possibilité) à la finitude de notre planète Terre ?

Et à partir du moment où l’Homme existe, que l’Univers existe et qu’il nous offre des perspectives infinies de développement (que ce soit en nombre ou en temps), alors il nous faut nous développer et croître, ne serait-ce que pour cette bonne raison : si l’Homme disparaît, alors l’instant d’après la mort du dernier l’Univers disparaîtra lui-aussi tout entier.

On peut toujours dire que l’Homme est une espèce destructrice et envahissante, mais c’est quand même la seule qui puisse témoigner non seulement de sa propre existence, mais aussi et surtout de l’existence de l’Univers tout entier. Si l’Humanité disparaissait, qui pourra dire qu’Il existe ?

De toutes les manières, que ce soit dans 100 ans ou dans 1000 ans, il faudra bien un jour partir, car notre Terre a, contrairement à l’Univers, des limites. Si toutefois nous n’avons pas tout foutu en l’air avant.

Mais cela ne signifie pas pour autant que la fin de l’espèce est pour demain, ni que la démographie soit un véritable problème : la Nature s’adapte à toutes les situations. Et qu’on le veuille ou non nous en faisons encore partie.

Quoiqu’il en soit, la théorie selon laquelle la démographie va nous asphyxier est totalement impossible : soit le taux de natalité chutera, soit la mortalité augmentera : il y aura les guerres, les famines, les nouvelles maladies, et les catastrophes naturelles.

Cela ne signifie pas non plus que la guerre est la seule solution -et heureusement !

Mais qui a lu Asimov ne peut plus voir les choses comme cela. Après les guerres et les famines la Vie reprendra ses droits. Même si justement nous ne sommes plus que quelques uns, nous repartirons. La Terre, comme l’Homme, a encore bien des ressources (chaque année nous produisons plus que nous ne pouvons consommer collectivement), et si nous parvenions à nous séparer des contraintes relatives au capitalisme, il ne fait aucun doute que l’écologie deviendrait rapidement compatible avec une production propre et sans déchet, accessible à tous.

Et puis il y a les 3 dimensions. Sous la mer, sur terre et dans les airs. Toutes les possibilités techniques d’aménagement et de production sont loin d’avoir été explorées.

Enfin il y a la technologie. Pour peu qu’elle ne soit pas dirigée à des fins mercantiles, on peut rêver un jour d’atteindre la Singularité.

Il ne faut d’ailleurs pas se tromper sur ce que cela signifie : à un moment donné des découvertes scientifiques, l’Homme atteindra une limite à partir de laquelle son intelligence ne sera plus à la hauteur des possibilités de l’Intelligence Artificielle.

Il lui faudra alors soit se modifier pour améliorer ses propres performances (c’est le transhumanisme), soit se résigner à laisser à l’IA des instructions (comme trouver le moyen d’effectuer des voyages interstellaires ?) qu’elle se chargera ensuite d’accomplir de la manière qui lui semblera la plus appropriée.

A ce moment l’IA pourrait très bien expliquer comment elle a résolu, par exemple, le problème de la matière noire ; mais il faudrait plus d’une vie de savant pour le comprendre.

Tout cela pour dire que si on laisse la chance aux Hommes de prendre leur destin en main, tout n’est peut-être pas perdu. Il se peut qu’en une génération, par une seule découverte, de nouvelles perspectives nous permettent de compenser les comportements totalement suicidaires de notre « collectif ».

Sinon, nous serons la génération qui aura permis à l’Humanité (et à l’Univers donc) de disparaître à jamais dans le néant.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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plaidoyer pour une gestion intelligente des commentaires

Posté par calebirri le 22 février 2017

Internet a permis au « courrier des lecteurs » d’antan de se faire lire partout, tout le temps et sur tous les sujets. Ainsi que d’être envoyé de n’importe où, n’importe quand et sur n’importe quel sujet. Par n’importe qui. Dans l’anonymat le plus complet -ou presque.

Face à cette possibilité offerte à tous (ou presque), il y a ceux qui attendent deséspéremment derrière leur clavier qu’on leur réponde, et ceux dont le nombre de commentaires reçus explose jusqu’à ce qu’il devienne presque inhumain de pouvoir « physiquement » suivre ce flux sans fin.

Il y a ceux qui écrivent beaucoup ou très peu, très long ou très court, aggressifs ou dithyrambiques. Il y a ceux qui ont le temps, ceux qui font des fautes tout le temps, et puis aussi ceux qui répondent à tout, ceux qui vous attendent au tournant… le spectre des échanges sur internet et si immense que la gestion des commentaires est un casse-tête infini : la modération (ou la censure pour certains) est un art délicat auquel chaque internaute est confronté en tant que lecteur bien sûr, mais aussi et surtout en tant que commentateur, et enfin auteur.

Car s’il est aisé de crier à la censure quand son commentaire ne passe pas en ligne, il l’est beaucoup moins de savoir réagir en tant qu’auteur, surtout lorsque le nombre de commentaires et/ou le sujet abordé entraînent des dérapages ou des difficultés de suivi.

Il ya bien sûr ceux qui modèrent (ou font modérer) et ceux qui ne modèrent pas, ceux qui laissent tout passer,ou rien.

Car il n’y a pas 36 solutions :

si l’on ferme les commentaires, on est certain de ne pas être gêné par les commentaires ; mais on prend le risque de ne pas susciter l’attrait pour ses écrits.
Si on laisse ouverts les commentaires sans aucun contrôle, alors le problème est de deux types : -soit on risque de laisser passer des commentaires condamnables sur son site, soit on prend celui (si le site marche) d’être noyé sous le flux ininterrompu des commentaires et de ne plus parvenir à suivre (pour le lecteur qui arrive en plein milieu d’une discussion commencée deux jours auparavant).

Il faut se rendre compte que le caractère participatif d’internet atteint un stade critique dans son développement, et qu’il faut désormais passer à un autre stade dans la gestion des commentaires. Car si l’internet est un outil de communication formidable, nous sommes aujourd’hui incapables de l’utiliser correctement. Pour le moment c’est l’anarchie la plus complète : chaque site se démmerde comme il peut. Il y a ceux qui modèrent a priori ou a posteriori, suivant ou non une charte de bonne conduite. Il y a ceux qui ouvrent les commentaires jusqu’à 100, ou une fois de temps en temps. Ceux qui font appel à des modérateurs, rémunérés ou non, ceux qui replient certains commentaires ou ceux qui font un classement, ceux qui vous identifient et ceux qui bloquent certaines « IP ». On a même vu récemment une « grève des commentaires » pour montrer à quel point cet espace de liberté est important. Ou certains sites publier certains commentaires particulièrement détestables « pour montrer » ce à quoi les modérateurs sont confrontés quotidiennement. Sans compter ceux qui décident de les interdire purement et simplement.

A tout ce fatras s’ajoutent les trolls et les monomaniaques, ceux qui scrutent les fautes d’orthographe et ceux qui discutent sans fin, les double ou triple pseudos avec parfois des ordinateurs différents, sans oublier les « faux commentaires » de spams, les paranos et autres emmerdeurs.

Il arrive donc régulièrement que l’on se retrouve sur un site fréquenté avec l’impression qu’on ne sortira pas d’ici avant deux jours si on veut suivre une discussion quelque peu poussée. Ou bien au contraire que la discussion n’ira jamais bien loin. Il doit pourtant bien y avoir un moyen de rendre cet espace intéressant et constructif, viable et accessible au plus grand nombre… ? Nous qui parlons sans cesse de démocratie participative et directe, nous ne sommes même pas capables la plupart du temps (il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil sur l’état des « discussions » qui suivent en général les articles de certains sites « grand public » pour constater le ridicule de la situation) non pas de trouver un accord entre nous, mais tout simplement d’avoir une discussion constructive à plus de deux ou trois.

A quoi nous sert toute notre technologie, à quoi servent tous ces algorythmes ?

Etre capables d’échanger collectiement sur un sujet donné, sans s’insulter ni se moquer, est un pré-requis pour parvenir à un consensus qui ne soit pas systématiquement rendu impossible par le brouillage des débats. De là à aboutir à des prises de décisions collectives il y a un bon bout de chemin à faire… Et pourquoi ne pas commencer par réfléchir ensemble à une meilleure manière de gérer les commentaires ?

Faut-il préserver l’anonymat, fermer ou limiter le nombre, la longueur, faut-il noter les commentaires, que faire des trolls, censurer ou non, comment suivre les conversations, supprimer les doublons, les insultes, par moyen humain ou informatique, il y a tout un tas de questions qui devraient être posées et débattues avant de formuler des propositions plus concrêtes.

Je propose qu’on démarre ici, sur Agoravox, qui est une véritable aubaine puisque ce site rassemble à peu près tous les travers des commentateurs mais traite in fine plutôt bien ce problème . Si des membres de l’équipe étaient intéressés pour partager avec nous leur avis, ils sont les bienvenus. D’autant que si cela les intéressait vraiment, nous pourrions peut-être même envisager la mise en place d’un questionnaire sur le sujet. Si certains sont intéressés qu’ils me contactent !

Ensuite nous pourrions faire des tests mais c’est l’idée, en gros…

Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à commenter…

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

PS : je vous laisse ci-dessous, en vrac et pour exemple, quelques unes des questions auxquelles on pourrait répondre :

1. Faut-il ouvrir les commentaires ou non ?

Si non on arrête là, si oui :

2. Si oui, faut-il les ouvrir tout le temps, à tous et pour tous les sujets ?

On peut imaginer les ouvrir « un certain temps », jusqu’à un certain nombre de commentaires, ou seulement à ceux qui sont inscrits. Aussi bien que pour certains sujets, et selon certaines conditions (charte, nombre de commentaires limités, un certain ratio de votes « pour » et de votes « contre » ?, identité révélée…)

3. Quelles infos peuvent être demandées :

-un identifiant (nom ou pseudo), une adresse mail valide, un numéro de sécu, un statut particulier (« au dessus » de « lecteur ») après avoir validé certaines conditions ?

se pose la question des pseudos, des multi-identités et des IP cachées.

4. Comment cadrer les commentaires :

en nombre de commentaires autorisés, en nombre de mots ou de caractères, les fautes d’orthographe, les insultes, les trolls ?

5. Peut-on noter les commentaires et comment ?

Par + et -, par profil, par pertincence ? Et comment dans un grand nombre de commentaires repérer ceux qui sont intéressants, ceux qui font doublon, les bonnes et les mauvaises blagues, les trolls? Doit-on laisser parler tout le monde, doit on censurer certaines paroles si elles ne sont pas insultantes mais quand même aggressives, ou nazies ou islamistes ?

comment différencier l’opinion de la propagande ou du prosélytisme ?

6. Faut-il une charte ?

Une charte nationale, une charte définie par blog ou site, et qui la rédige et qui décide ?

7. La modération

Faut-il modérer tout le temps, jamais, parfois ?

Qui modère qui ? les responsables du site ou les commentateurs, des modérateurs physiques, rémunérés, ou des logiciels automatiques ?

Modérer a priori ou a posteriori ?

doit-on justifier et expliquer sa modération ?

8. les trolls ou « flameurs »

comment les repérer, les empêcher de nuire ? Les censurer ou leur répondre, et jusqu’à quel point ?
Comment et selon quels critères doit s’effectuer cette modération/censure ?Qu’est-ce qui peut permettre de les différencier ? La loi ? La charte ? un logiciel ? En fonction d’un certain nombre de votes ?

Laisser le commentaire mais l’assortir d’une réponse estampillée « attention suspiçion de troll » ?
Repérer les IP et faire la chasse ?

Feriez-vous plus confinace à un algorythme ou à un humain pour ce boulot ?

Que penser de la modération collective, et quelle forme pourrait-elle prendre ?

Si vous avez des propositions de questions je suis preneur, je vais m’y mettre si personne ne s’y lance mais si il y en a de motivés je suis aussi preneur !

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Le revenu universel non, mais le salaire à vie ?

Posté par calebirri le 10 février 2017

Il y a seulement quelques années j’aurais rêvé que soit discutée publiquement l’hypothèse du revenu de base. Et puis c’est arrivé… malheureusement ?

C’est que cette idée, qui a pu un temps apparaître comme autenthiquement « de gauche », a vite été dénoncée par tous ceux qui se sont quelque peu penchés sur le sujet ; à tel point qu’aujourd’hui on l’appelle revenu universel pour « gommer » le terme « de base » qui signifiait trop bien ce qu’il était : la roue de secours du capitalisme. J’utilise ici les termes de Bernard Friot car en définitive pendant qu’on parle du revenu universel, on ne parle pas du salaire à vie.

Désormais -et que l’on soit de droite ou de gauche- on veut ou on ne veut pas le revenu universel pour de mauvaises raisons : ceux qui le désirent croient pouvoir économiser sur le RSA et les diverses allocations, licencier un paquet de gars dans l’administration, et faire baisser les salaires après avoir expliqué que le salaire minimum est devenu obsolète avec le revenu de base : Le smic sera de fait abaissé au niveau du revenu de base.

Tandis que ceux qui le craignent croient que le fait de recevoir de l’argent tous les mois sans contrepartie va inciter les gens à ne rien faire, tout en faisant augmenter l’immigration.

Il y a cependant un point positif à tout ce débat, et non négligeable : il semble que soient de plus en plus nombreux ceux qui ont compris que notre civilisation se dirigeait inévitablement vers la fin du travail, et qu’il fallait réfléchir sérieusement à des alternatives pour continuer de faire fonctionner la société.

Le plus grand problème réside dans l’amalgame qui est fait entre le revenu universel et le salaire à vie. Car une fois qu’on aura abandonné ou accepté le revenu universel (pour de mauvaises raisons dans un sens comme dans l’autre), on oubliera le salaire à vie, de la même manière qu’on a oublié le communisme véritable alors qu’il n’a jamais été mis en place nulle part. Au lieu de prendre le temps de se coltiner avec une théorie complète mais plus difficile d’accès comme l’est celle proposée par Bernard Friot, on jette aux « révolutionnaires » pressés un erzatz de socialisme dont les plus grands bénéficiaires ne seront pas ceux que l’on croit. Ce manque de lucidité et de courage pousse les pisse-froid à se contenter d’une mesure qui, volontairement incomplète dans les propositions des réformateurs, sera contre productive.

Or il n’est pas possible de rejeter les thèses de Friot d’un revers de la main en disant « ce n’est pas possible » ou c’est « le retour des soviétiques ». Nous ne pouvons pas nous contenter de reculer le moment où nous y réfléchirons, car en attendant le monde poursuit sa course vers le chaos. On aura beau taxer les robots pour reculer l’échéance, les robots finiront bien par l’emporter. Soit on veut que les choses changent et il nous faut réfléchir, prévoir et anticiper ce changement, soit on décide de ne pas changer mais il faut alors se résigner à accepter nos politiques et leurs débats stériles avec des déplacements du curseur idéologique (avec d’un côté un peu plus de social et de l’autre un peu plus d’économique), en espérant que les choses ne tournent pas trop mal en attendant des lendemains qui chantent.

D’ailleurs, l’échec de toutes les révolutions ne provient-il pas du manque de préparation de celles-ci ? Lorsque la colère ou la faim pousse les hommes à se révolter contre un gouvernement en place, ce n’est pas parce qu’ils croient en un monde meilleur auquel ils auraient adhéré mais parce qu’ils ne peuvent pas en supporter de pire. Si les révolutionnaires savaient ce qu’ils veulent instaurer ils ne se laisseraient pas chaque fois voler leurs révolutions par tous les dictateurs en embuscade ; la loi du plus fort est toujours celle qui occupe le vide laissé par un système effondré.

C’est bien pour cette raison qu’il faut prendre le temps d’étudier les thèses de Friot. Je ne défends pas Friot contre les autres, et je ne suis pas l’adepte d’un gourou. Je ne sais pas si sa théorie est la meilleure ni si elle fonctionne, mais seulement que sa pensée est proprement révolutionnaire. Elle est juste tellement loin de ce qu’on a l’habitude de voir qu’il faut du temps et de la connaissance pour y accéder. Souvent on se dit qu’en attendant le salaire à vie on fera déjà pas trop mal avec le revenu de base. En passant à côté du salaire à vie.

Je voudrais qu’on ne se pose pas la question du lendemain mais celle du surlendemain ; après Trump et tous les autres tarés qui arrivent. Je voudrais que des gens compétents et honnêtes s’emparent du sujet pour nous dire comment ça se passerait dans un tel monde… C’est qu’il y a quelques points de sa démonstration qui restent à préciser, et pas des moindres : nous n’avons pas actuellement de réponse sur la manière dont se comporteraient les prix à l’intérieur du pays qui mettrait en place un tel système, ni comment les relations commerciales et financières seraient gérées suite à une telle transformation.

Il y a aussi la question épineuse des métiers pénibles et de l’oisiveté, ainsi que celle concernant la mise en place effective d’un tel système (à savoir quelles institutions pour faire la transition entre le mode de production capitaliste actuel et le nouveau système Friot). Et que faisons nous du patrimoine détenu par les étangers et même les nationaux, comment se clarifie la propriété et tout un tas de « détails » comme ceux-ci.

Que cela donnerait-il dans la mondialisation, au niveau de l’environnement, du travail de la recherche ou du logement, quelles seraient les conséquences économiques, diplomatiques d’une telle révolution ?

Que des spécialistes économistes, sociologues, philospohes ou d’autres réfléchissent à la manière de mettre en place les conditions du changement de système en cohérence non pas avec le stalinisme redouté par certains mais avec la démocratie dont rêvent la plupart d’entre nous.

Nous avons pour cela de nombreux outils qui mis ensemble pourraient servir à penser tous ensemble ce changement. Pendant qu’ils s’écharpent sur le revenu universel et autres fadaises, nous avons l’opportunité de réaliser les conditions nécessaires à une révolution imparable : le jour où nous saurons pour quoi nous nous battons, la révolution ne sera même plus nécessaire.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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Où nous mènent les petits calculs

Posté par calebirri le 31 janvier 2017

Je déteste les hommes politiques. Un homme qui se présente devant d’autres hommes en disant « moi je suis capable » est au mieux un grand naïf, et au pire un imposteur. Il faudrait pouvoir éviter l’un comme l’autre.

Et je hais plus que tout les petits calculs qui précèdent chaque rendez-vous électoral. Rendez-vous qui nous entraînent sous le quinquennat d’une élection à l’autre aussi certainement que les épisodes d’une mauvaise série qui n’aurait pas de fin.

Alors voilà, je m’apprête ici à faire comme les autres ce petit calcul pour voir où il m’emmène, juste pour confirmer mes doutes…

Il y a actuellement 9 possibilités de 2ème tour aux présidentielles :

1- Le Pen/Fillon
2- Le Pen/Macron
3- Le Pen/Hamon
4- Le Pen/Mélenchon
5- Fillon/Macron
6- Fillon/mélenchon
7- Fillon/Hamon
8- Macron/Mélenchon
9- Macron/hamon

Sans vouloir exagérer je pense que l’on peut dores et déjà retirer les hypothèses 8 et 9 pour les raisons qu’on imagine : à moins d’un séisme à la suite duquel les autres seraient emportés corps et biens, il n’y a quasiment aucune chance pour que ces configurations se produisent.

Restent 7 hypothèses:

Si on considère la 7ème (Fillon/Hamon), cela impliquerait que Jadot, Mélenchon et Macron se sont alliés à Hamon, tandis que Le Pen s’est retrouvée ejectée de la course (genre une « affaire » découverte dans le bon timing). Il est inutile d’aller plus loin.

Pour la 6ème (Fillon/Mélenchon), même chose que pour la 7ème à ceci près que c’est autour de Mélenchon que toute la « gauche » se rassemblerait. On peut également retirer cette hypothèse.

Et pour la 5ème (Fillon/Macron), impossible aussi, selon toute vraissemblance : que le PS se rapproche de Macron passe encore, mais que les partisans de Mélenchon ou de Hamon votent (au premier tour) pour Macron me semble assez impossible. Que des partisans de la droite votent Macron n’aurait rien de surprenant. Mais si on regarde bien, ceux qui sont suceptibles de voter pour Macron sont les mêmes que ceux susceptibles de voter pour Fillon, et réciproquement. C’est pourquoi il est difficile d’imaginer les trouver tous deux ensemble au deuxième tour.

Pour la 4ème (Le Pen/Mélenchon), il faudrait que Hamon se désiste pour Mélenchon mais le PS préferera Macron à Mélenchon. Cette hypothèse est à rejeter tout de suite.

Pour la 3ème (Le Pen/Hamon), il faudrait que Mélenchon se désiste au profit de Hamon, mais il restera Macron en embuscade et je doute que ce dernier se résigne à s’aligner. D’autant que cette configuration est la seule plausible dont le résultat du deuxième tour n’est pas certain.

Restent les deux premières hypothèses :

la 2ème (Le Pen/Macron), verrait Macron président presque à coup sûr : il rassemblerait les déçus de Valls et de Fillon, et prendrait les « anti Le Pen ».

la 1ère (Le Pen/Fillon), verrait sans doute Fillon l’emporter, ce qui signifierait que les 3 « de gauche » n’auraient pas réussi à s’entendre.

En gros, si Mélenchon ne se désiste pas au profit de Hamon, il y aura soit Macron soit Fillon.

Maintenant il faut savoir que comme tout le monde fait à peu près le même petit calcul que celui que je viens de faire (je n’entends que ça depuis les résultats du deuxième tour de la primaire), on retombe sur l’inévitable question du vote utile… et de l’arnaque de ce concept .

Selon toute vraissemblance Mélenchon ne soutiendra pas Hamon, sauf à enterrer définitivement sa carrière et les espoirs qu’il suscite à gauche

Hamon ne soutiendra pas non plus Mélenchon au risque de fair exploser le PS

Macron ne soutiendra ni l’un ni l’autre.

Les Sarkozistes et les Vallsistes préfèreront Macron, la gauche pour Hamon.

Si maintenant, au deuxième tour,
Hamon/Le Pen : on prend le risque d’un « Ni Ni » susceptible de faire passer Le Pen
Fillon/Le Pen : même risque
Macron/Le Pen : C’est vraissemblablement Macron qui passerait dans cette configuration, Macron ne faisant vraiment peur ni à la droite ni à la gauche

In fine, on arrive à la conclusion suivante : pour éviter Le Pen il faut voter Macron dès le premier tour.
Tout ça pour ça ! En gros circulez il n’y a rien à voir, les jeux sont faits.

Toute cette mascarade n’a pour objectif que de faire croire que nous décidons de notre président alors qu’en réalité il n’en est rien. Le simple fait de calculer devrait nous convaincre non pas de voter Macron mais bien plutôt de remettre en cause le système électif qui nous conduit à faire ce genre de calculs qui nous entrainent d’élection en élection à perpétuer l’alternance jusqu’à ce que le peuple finisse par mettre au pouvoir celui qui gueule le plus fort en promettant n’importe quoi. Histoire qu’on regrette le bon vieux temps de l’alternance d’antan.

Il paraît que c’est cela la démocratie

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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À bas les politiques, et vive LA politique !

Posté par calebirri le 12 décembre 2016

Je viens de regarder l’émission « Zone interdite » sur le « mal-logement ». 4 millions de personnes qui n’ont pas de logement. Ca fait un paquet de logements à construire non ? Quand je pense que certains disent qu’il n’y a pas assez de travail en France.

L’Etat et les préfectures sont incapables de gérer la misère que leurs supérieurs hiérarchiques ont contribué à créer. C’est inadmissible et pourtant, en 2016 dans un pays que l’on dit civilisé, riche, on nous répond qu’il n’y a pas assez de sous, pas assez de logements, pas assez de travail. Pourtant l’évasion fiscale atteint des records, et les tonnes de bombes que nous envoyons au nom de la paix coûtent elles-aussi des millions. Par jour.

Je suis de plus en plus dégoûté par ce monde qui n’a plus la moindre notion de décence. Ils veulent qu’on vote pour eux tous ces pourris qui sont incapables de faire ne serait-ce que le minimum pour nourrir et loger la population ? Non, vous n’aurez pas ma voix. Vous n’en méritez aucune, que vous vous disiez de droite ou de gauche. Regardez ce père de famille dans un logement insalubre avec ses deux enfants dont la santé pâtit de cette situation : on se fout de sa gueule, tout simplement, il n’y a pas d’autre terme. Et le gars qui a des diplômes et qui dort dans la forêt, ou le père qui ne voit pas sa fille parce qu’il dort dans sa voiture ? Comment est-ce possible ?

Je serais le gars avec les deux enfants je serai rentré avec les caméras de M6, j’aurais crié sur tous les toits le nom du conseiller, ainsi que celui du « supérieur hiérarchique » (c’est une « victoire » quand on arrive à le joindre !!), du maire de la ville et ameuté toute la préfecture. Que ces gens-là aient honte. Ils n’y sont pour rien ? Si, ils votent pour faire perdurer cette arnaque, ils entretiennent un système qui fait que lorsqu’un gars comme celui qui loue son terrain aux familles en détresse et essaie de leur rendre la vie moins pénible on lui met des bâtons dans les roues, on le traîne devant les tribunaux.

C’est incroyable quand même, alors que les solutions sont si simples à mettre en oeuvre. Déjà Orwell, dans son livre « dans la dèche à Londres et à Paris », évoquait la remise en état des lieux abandonnés et insalubres par les SDF eux-mêmes, et qu’en leur offrant un « chez-eux » pourri plutôt que d’attendre qu’une solution meilleure se débloque on leur permettait de se projeter dans un futur leur appartenant.

Il suffirait de peu de choses pour que des maires, des députés, des propriétaires avec un coeur à la place d’une calculette autorisent la réhabilitation des logements abandonnés à des familles qui s’investiraient pour les rendre vivables et sains. Ils pourraient avoir une adresse, récupérer partout où le gâchis pullule les matières premières pour retaper les logements, et faire de leurs jardins des potagers susceptibles d’améliorer leur alimentation.

Pour l’eau et l’électricité, le solaire est tout indiqué et il existe désormais de nombreux équipements peu énergivores pour assainir ou pomper l’eau.

Il ne faut pas attendre des politiques qu’ils fassent ce qu’ils n’ont jamais voulu faire depuis tant d’années. Il faut s’affranchir des lois qui empêchent de construire sur des terres agricoles quand le propriétaire est d’accord, il faut empêcher EDF d’être propriétaire de l’électricité qu’on produit.

Tous ces types qui veulent nous gouverner sont de mauvaises personnes, et même leur charité n’est qu’un calcul pour acheter vos voix, pour que vous les fassiez taire ensuite pendant la durée de leur mandat.

Il faut qu’il y ait des types qui réfléchissent au moyen de trouver des propriétaires acceptant de donner qui une parcelle de terre, qui un logement pourri, qui une forêt dont il n’a pas l’usage, et le donne à des associations dont l’objectif serait de viabiliser un projet logement + nourriture. Adapter aux populations demandeuses et aux ressources disponibles (semences, animaux de basse-cour, bois, ciment, surplus de chantiers et tout ce qui peut servir), coordonner les bonnes volontés avec pourquoi pas des formateurs qui valideraient des compétences, et inventer les méthodes pouvant conduire vers l’autonomie « suffisante » à une vie décente en termes d’énergie, de confort et de nourriture.

Il faut laisser dans leur bulle ceux qui, « là-haut », s’amusent avec nos vies. Les élections qui arrivent sont de la poudre aux yeux, cela n’a aucun intérêt. Commencer à travailler entre nous, pour nous. Il n’y a pas besoin de se soumettre à un parti pour cela. Des gens ont besoin de logements ? Qu’on en construise, il paraît que des gens cherchent du boulot. Ils n’ont pas assez à manger ? Mais la nature pousse toute seule, et les poules pondent un oeuf par jour ! Il fait froid l’hiver ? Mais le soleil éclaire tous les jours, gratos, et la technologie avance.. Les petits villages sont désertés ? Et bien quand on vous dit qu’on ne manque pas de place !

Quand nous aurons compris que les êtres nuisibles qui nous ont foutus dans cette merde sont les mêmes que ceux qui disent qu’ils vont nous en sortir on pourra enfin commencer à faire autre chose que cette lamentable mascarade qu’ils nomment politique. Arrêtez de voter, arrêtez de vous intéresser à eux, de les écouter ou de les craindre. Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux, c’est clair non ? Et vous les journalistes, vous le voyez aussi non, alors pourquoi continuer à parler d’eux ? Et vous les policiers et militaires, vous n’en avez pas marre qu’on vous envoie tuer ou vous faire tuer pour du pognon qui n’est même pas pour vos familles ? Et vous dans vos entreprises, de travailler pour acheter les produits que vous fabriquez ? Vous dans les administrations de vous réfugier derrière votre hiérarchie pour ne pas assumer la honte de ne pas pouvoir faire votre boulot correctement ?

Putain c’est partout pareil, chacun trouve cette situation scandaleuse. Et pourtant on continue de boire toute cette propagande sans rechigner : pendant les pubs de l’émission sur les mal-logés il y avait des bijoux de luxe, du parfum et des téléphones portables à presque 1000 euros. Enfoirés, va !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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misère de la politique ?

Posté par calebirri le 15 septembre 2016

Ca ne pouvait pas manquer : les prochaines élections sont déjà dans toutes les têtes… Reviennent déjà en force les petites phrases assassines, les commentaires sur ces petites phrases, et puis les sondages ; les discours enflammés, les promesses en l’air, les polémiques sans fin, les scandales révélés… jusqu’au bouquet final avec le vote utile et tout le tralala.

Comme cela se passe depuis des dizaines et des dizaines d’années, en France comme ailleurs, la mascarade des élections éclipsera la misère de la politique. La misère des programmes, la misère des idées. Durant les mois qui viennent nos journalistes ne feront que compter les points, tandis que les citoyens suivront cette « période électorale » comme ils suivent une série télévisée.

Bon. Pour que Nicolas Sarkozy (lui ou un de ses clones) l’emporte, il lui faut Marine Le Pen en face au deuxième tour.
Pour François Hollande (lui ou un de ses clones), il lui faut aussi Marine Le Pen au deuxième tour. Afin de pouvoir utiliser l’atout « vote-utile« . Les autres peuvent aller se rhabiller, ils se soumettront pour quelques porte-feuilles dès le soir du premier tour.

Pliée l’élection, ce sera le camp de Hollande ou le camp de Sarkozy, et puis on continuera comme avant. Et si c’est Le Pen, et bien ce sera pire. Un peu plus vite ou un peu plus fort. Mais que ce soit avec l’un ou avec l’autre de ces guignols le pire est au bout du chemin. Le monde est ainsi fait que le politique et ce qu’on appelle communément « l’opinion publique » fonctionnent en cycle fermé : l’opinion publique influence les discours des politiques qui influencent l’opinion publique, par l’intermédiaire des médias possédés par ceux qui corrompent les politiques, et qui ne leurs laissent le choix que de se battre dans le vide (médiatique !) ou que de se voir apprendre à pratiquer le double-langage pour pouvoir sortir ses mensonges sans s’étouffer.

Ceci étant dit, il faut quand même retenir qu’en occultant totalement les débats d’idées (qui pourraient avoir lieu si nos prétendants à la victoire en avaient ?), les hommes politiques peuvent ainsi continuer à dire n’importe quoi sans que cela n’écorne leurs chances de victoire. Servis par des journalistes connivents, à tel point que ceux dont nos politiques redoutent les paroles sont désormais les chroniqueurs à la mode…

Le problème c’est que tant que les citoyens continuent de croire qu’en allant voter ils font leur devoir nous continuerons collectivement de cautionner cette insupportable mascarade. Il faut pourtant que cela cesse. Tous ceux qui veulent « changer les choses » devraient s’apercevoir que le changement ne viendra pas du bulletin de vote qu’il déposera dans l’urne, comme depuis des décennies, mais peut-être justement de l’absence de ces bulletins dans les urnes de France. Pour montrer notre mécontentement, nous devrions laisser élire un roi sans peuple. Puisque le système électoral actuel ne permet pas le changement de gouvernance (un parti unique à trois têtes plus ou moins vilaines), alors il ne doit pas être légitimé par notre participation. Si dans le monde le président français est élu avec 20% de participation, il lui sera difficile de se sentir investi par ce « peuple français »… On pourrait alors peut-être commencer à se poser les bonnes questions.

Et à ceux qui se demandent ce qu’on pourrait faire après ça, il existe tout un tas de projets d’Assemblée Constituante prêts à servir, pour peu que les citoyens veuillent bien se donner un peu la peine de s’y intéresser.

Mais les citoyens, veulent-ils vraiment du changement ? C’est peut-être cela la question la plus importante à laquelle il faudrait répondre… Et si nos politiques travaillaient non pas au changement mais justement à l’absence de changement ? Si au lieu de nous informer nos médias nous endormaient avec une jolie série à suspense afin que nous ne désirions même plus de changement ? Et bien si c’était le cas, alors nos hommes politiques ne seraient pas si bêtes ; et peut-être même ont-ils bien des idées, des vraies… mais attention : ils prendraient bien soin de ne jamais les divulguer !

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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