Putain, réveillez-vous !

Posté par calebirri le 28 mai 2020

Ca fait des années qu’on dit que la dictature arrive, qu’on sent la démocratie fragile et les libertés diminuer… mais cette fois-ci ce n’est plus pour demain, ni pour les autres : c’est ici et maintenant, en France, en 2020, sous la présidence légale mais illégitime d’Emmanuel Macron.

On peut toujours attendre et se dire qu’il pourrait y avoir pire, mais je crois que notre lâcheté ne peut plus se cacher derrière le paravent du RN. Aujourd’hui nous affirmons sans détour que nous vivons en dictature, et qu’il nous faut nous révolter.

Liberté de déplacement, liberté d’association, liberté de manifestation, liberté d’opinion, séparation des pouvoirs, police violente, raciste et impunie, justice aux ordres, législatif aux ordres, parti unique, presse aux ordres, conflits d’intérêts, passes-droits, privilèges, et j’en oublie certainement un paquet, mais cela fait déjà beaucoup… beaucoup trop !

Il faut que les députés, les sénateurs, les hommes politiques , les syndicats, les journalistes, les associations et les ONGs que cette situation inquiète, désespère ou scandalise se lèvent et réagissent, publiquement et officiellement. Il faut désormais faire tomber ce gouvernement, car il tombera d’une manière ou d’une autre. Pour éviter que cela se fasse pour le pire il faut que ceux dont le rôle est public, c’est-à-dire qui se fait « au nom des citoyens » et non pas en leur nom propre, se réveillent enfin pour dire, demander, exiger, imposer à ce gouvernement de cesser de saboter ce qu’il nous reste de démocratie, et qu’il s’en aille ! Il nous faut, à défaut d’une nouvelle Constitution qui prendra du temps à être construite, un gouvernement provisoire et un nouveau Parlement, après destitution de l’actuel et dissolution de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Autrement, et chacun doit en prendre conscience, le risque d’un affrontement non plus idéologique ou verbal mais physique et violent deviendra au fur et à mesure des exactions commises par ce gouvernement et sa police le seul moyen qu’il restera au peuple, comme à chaque fois dans l’Histoire lorsqu’on veut le priver de sa liberté.

La violence étant bien sûr le terrain sur lequel rêve de s’installer le régime autoritaire actuel, il fait tout pour conduire le peuple à la révolte, en accord avec ce qu’avait très bien anticipé Orwell : « on n’établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature ».

Mains nous n’en voulons pas, ni de la violence ni de la dictature, et nous y sommes tous pourtant engagés dans ce chemin, malgré nous. Nous devons donc prendre nos responsablilités. Le peuple se bat déjà pour sa liberté, que ceux qui se disent se battre pour le peuple prennent les leurs. Nos enfants hériteront certes de nos choix mais aussi des vôtres ; ne l’oublions jamais.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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De la post-vérité à la post-démocratie

Posté par calebirri le 26 mai 2020

Nous y voilà. De fragile qu’elle était déjà, ce qui restait de démocratie dans notre pays dit « développé » s’est définitivement éteint avec la pandémie du coronavirus : désormais, en plus de ce que vous dites et de ce que vous faites, ce que vous pensez pourra être retenu contre vous.

La frontière ultime, l’espace intime de notre esprit, notre âme elle-même n’est plus en liberté : la censure est de retour.

Il est temps de le reconnaître, en France notre Constitution est bafouée, la séparation des pouvoirs n’est plus assurée, la presse n’est pas libre et la police fait désormais sa loi, directement dirigée par un gouvernement autoritaire et sans contrôle réel de la part de la représentation nationale, qui décidément ne sert même plus à faire semblant qu’on respecte les institutions. La cinquième République est morte, et elle a été remplacée par un régime autoritaire et technocratique qu’on pourrait qualifier de « post-démocratie » : nous n’avons pas encore complètement basculé dans la dictature, mais nous ne sommes définitivement plus en démocratie.

La post-démocratie pourrait être une définition d’un régime fondé sur le concept de « post-vérité », utilisé pour justifier toutes les mesures liberticides ou injustes prises par ce gouvernement : ce qui importe ce ne sont pas les faits mais l’utilisation qu’on en fait.

Si on prend le débat sur la chloroquine par exemple, le problème n’est pas pour le gouvernement de savoir si ça marche ou pas mais s’il a décidé que ça devait marcher ou pas. En fonction de son objectif (ou d’intérêts financiers ?) il appuiera les études qui vont dans le sens qui lui plaisent, et rejettera les autres comme mal conduites ou mal faites. Pour dire que la pandémie se termine on ne prendra donc plus en compte le nombre de morts s’il n’est pas bon mais celui des personnes en réanimation, s’il est meilleur. On sélectionnera les infos, les chiffres et les mots qui soutiennent la thèse appuyée par le gouvernement, on utilisera la puissance des médias publics et privés (les deux sont aux ordres), et on fera tout pour museler ou détruire médiatiquement, au besoin en sortant la loi Avia ou une autre, et cela deviendra une vérité officielle.
Après la pandémie on verra des gouvernements qui vous diront, chiffres et courbes à l’appui, que l’hydrochloroquine fonctionne, tandis que d’autres vous diront, chiffres et courbes à l’appui, que l’hydrochloroquine ne fonctionne pas.

En réalité nous ne saurons jamais avec une totale certitude si la chloroquine est un bon médicament contre le covid ou pas, comme cela se passe avec le glyphosate depuis des décennies (même si on s’en doute), et comme il a fallu également des décennies pour qu’on s’accorde mondialement pour dire que le tabac est dangereux à coup sûr (même si il s’est dit que la nicotine pouvait protéger du covid- vous voyez ?)

Ne pouvant avoir de certitudes les citoyens en sont réduits à développer des croyances, des convictions. Et on ne défend pas ses convictions avec de la science mais avec des émotions, comme le définit dans son application concrète le concept de « post-vérité ».

La société de contrôle devient alors une nécessité pour les gouvernants : pour que la vérité choisie ne soit pas contredite, il lui faut un effet majoritaire, ce qu’ils appellent le bon sens (c’est pratique il suffit de rajouter « bon » au sens qu’on a donné et imposer l’idée que c’en est vraiment), les contradicteurs étant des fous, des ignorants ou des criminels.

« S’il y a un espoir, il est chez les prolétaires » disait Winston Smith dans 1984. C’est que dans le bouquin « seuls les animaux et les prolétaires sont libres ». La technologie actuelle a apporté le télécran jusque chez les prolétaires, comment pourraient-ils se révolter ?

Ce covid aura été un véritable révélateur de la personnalité des gens. Et des entités abstraites sensées nous « gouverner ». On s’est étripés pour un médecin, on a consenti à des contraintes sociales contradictoires hallucinantes, et après l’auto-entreprise nous avons été jusqu’à nous autoriser nous-mêmes à sortir de chez nous !
Nous avons aussi appris que gouverner ce n’est pas « prévoir » mais bien « profiter ». En plus du fait que le phénomène de « double-pensée » (autrement appelé dissonance cognitive) est une pratique bien plus répandue et intégrée qu’on voulait bien le croire, à tous les étages de la pyramide sociale. En même temps jusqu’à ce qu’on apprenne la victoire certaine des alliés, il y avait quand même vachement plus de collabos que de résistants.

Nous avons quand même collectivement supporté tous les reculs et toutes les aberrations de ce gouvernement sans broncher, et aujourd’hui il apparaît même qu’il est plus dangereux pour soi et sa réputation (voire son casier judiciaire) de critiquer les violences policières que de les commettre.

Il ne s’agit plus aujourd’hui de dénoncer la dictature qui s’installe mais de lutter contre. Il faut entrer en résistance. Et le moindre geste, la moindre parole, la moindre action compte. Nous saurons nous reconnaître

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

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Covid-19 : un révélateur pour penser l’effondrement ?

Posté par calebirri le 16 avril 2020

Au début de l’épidémie, il y a eu un débat sur le fait de savoir s’il valait mieux un confinement total mais court pour éviter la propagation du virus, ou bien faire le pari de « l’immunité collective » afin non pas d’enrayer la maladie à court terme mais à plus long… Seulement face à la vague de malades et à l’engorgement des hôpitaux tout le monde s’est finalement rangé à l’option du confinement, et sans doute est-ce le bon choix… en tous les cas pour nos pays riches.

Car il faut être conscient d’une chose : le confinement est une pratique moyenâgeuse réservée aux riches des pays riches.

Aujourd’hui les chiffres tombent et même s’ils sont terribles – ils le sont- personne ne peut dire s’ils auraient-ils été bien pires sans le confinement ? Sachant que la maladie touche surtout certaines parties de la population, peut-on assurer que les victimes du Covid-19 n’auraient pas été touchées à plus ou moins court terme par un problème de santé équivalent, de toutes les manières ?

Ensuite, un des problèmes posés par la stratégie adoptée aujourd’hui est que même si elle a pour but d’éviter l’engorgement des urgences, elle est en train de créer une situation sanitaire et sociale dramatiques dont les conséquences à moyen et long terme vont être catastrophiques pour peut-être encore plus de gens que si on n’avait rien fait, en atteignant des populations qui n’auraient autrement été sans doute que très faiblement affectées par la maladie. Il faut se rendre compte qu’à l’évidence économiquement cette crise va foutre par terre un grand nombre d’entreprises (les plus petites et les plus fragiles) et donc autant de familles qui seront au chômage, au RSA ou à presque rien (travail intérimaire, stages, travail au noir ou au gris…), sans compter que les mesures qui suivront sur le droit du travail, le salaire, les impôts, les 35 heures, etc…, finiront d’appauvrir les plus fragiles d’entre nous. On aura entre temps sacrifié ceux qu’on appelle aujourd’hui « des héros » (les Gilets Jaunes en gros -transporteurs, infirmières, caissiers, employés Amazon, petits artisans,etc…) pour le confort de ceux qui ont les moyens de rester confinés, et dont les boîtes se font payer le chômage partiel par l’Etat qui le refacturera à n’en pas douter à ceux-là mêmes qui n’en bénéficient pas.

De plus, le nombre de malades et de morts aura été augmenté du fait des tergiversations gouvernementales et surtout du manque de masques, de tests, de lits et de personnel soignant : nous payons aujourd’hui les 40 années de politiques austéritaires précédentes.

Alors on a confiné, mais avec comme conséquence une possible deuxième vague toute aussi terrible que la première puisque l’immunité collective est apparemment très faible. En Chine elle semble arriver, et c’est ce que l’Histoire des épidémies nous apprend. Faudra-t-il se confiner encore dans quelques mois ?

Ne serait-il pas enfin temps de nous interroger sur notre manière d’envisager le monde et ce qu’on appelle notre « modèle de civilisation » ? Ne devrions-nous pas nous interroger sur la fin de vie et la manière dont nous traitons nos vieux dans nos pays riches ?

Au lieu de se demander comment vivre le plus longtemps possible, ne devrions-nous pas apprendre à vivre bien pour mourir mieux ? Au lieu de perdre sa vie à la gagner, ne vaudrait-il pas mieux apprendre à vivre moins mais vivre mieux ?

Pour préparer le monde de demain il faudrait plutôt arrêter de penser selon les principes d’hier : cela est très difficile à admettre et sans doute nombreux seront ceux qui s’opposeront à cette manière de voir mais je pense maintenant qu’il faut que l’Humanité assume ses échecs et son impuissance face aux forces de la Nature : il y aura des morts, beaucoup, beaucoup trop, et tout le monde ou presque sera touché de près ou de loin par la maladie. Mais après la vie reprendra comme elle l’a toujours fait. Notre plus grande erreur de riches n’est-elle pas de se croire plus forts que la Nature ?

L’Humanité ne peut pas se cacher derrière sa peur à attendre que cela se passe alors que cela ne passera pas : après le Covid-19 il y en aura un autre ou bien la canicule, et puis la pollution, et puis d’autres catastrophes encore comme la montée des eaux ou le manque d’eau potable et tout un tas d’autres horreurs. L’effondrement arrive et le Covid-19 devrait nous servir de révélateur, car nous ne sommes pas prêts. Philosophiquement, techniquement, politiquement, socialement, nous ne sommes pas aptes à affronter les dangers qui nous menacent collectivement.

comment font-ils dans les pays les plus pauvres ?

Dans les pays les plus pauvres, c’est très triste et très dur à entendre (et aussi à dire) mais ils se démerdent, ils n’ont pas le choix : ceux qui doivent mourir meurent mais les autres ne restent pas sur place à regarder les premiers mourir. Les questions de confinement sont des questions de riches : dans de nombreux pays la misère, la maladie et la guerre font de tels ravages qu’ils savent la vraie valeur de la vie, celle que nous avons fini par oublier : ils vivent contraints au salaire journalier et ne peuvent se permettre de ne pas sortir travailler, sous peine non pas de coronavirus mais de mort de faim, pour eux ou leurs enfants, et avec certitude. En fait pour beaucoup ils connaissent déjà les conditions d’existence d’après l’effondrement, et ils s’y adaptent par la force des choses : dans certains pays l’espérance de vie en bonne santé est bien inférieure à la nôtre, celle des riches qui ont les moyens de se confiner quand les pauvres sont sacrifiés.

Alors il faudra peut-être se résigner et accepter que l’espérance de vie à plus de 80 ans c’est fini. Il y a moins d’obèses en Afrique, et la moitié de la population a moins de 20 ans. Il faudra comprendre aussi que les Ehpads ne sont pas une solution civilisée de faire mourir nos vieux. Il faudra redécouvrir que la vie est fragile et que si les plus pauvres font plus d’enfants c’est parce que beaucoup meurent. Et que le fait de vivre depuis tant de temps avec Ebola, la faim et la guerre, cela relativise sans doute un peu les perspectives (et ça pourrait aussi aider certains à comprendre pourquoi tant de jeunes quittent leur pays d’origine et risquent leur vie pour aller en Europe). Dans bien des endroits du monde la philosophie de vie est bien différente de la nôtre, et nous qui méprisons tous ceux qui ne font pas comme nous depuis si longtemps nous allons peut-être mieux comprendre notre erreur. Que l’on trouve un médicament qui fonctionne ou pas ne changera pas cette problématique, il ne faut pas se réfugier derrière son petit doigt.

Car le monde de demain ce sont des catastrophes en chaîne, comme le montrent les incendies à Tchernobyl, la crise économique et les troubles sociaux qui vont suivre. La fin de l’Europe, et la guerre qui se profilera pour seulement survivre (à ce propos, regardez la très bonne série d’anticipation « L’effondrement ») finiront sans doute de convaincre ceux qui ne jurent que par le retour à la situation d’avant.

On verra bien aussi qu’on ne peut pas confiner une population qui a faim. Alors sans doute que les riches essaieront de se mettre à l’abri pendant que les pauvres crèvent de maladie ou de faim mais l’avantage des dictatures qui n’osent pas dire leur nom, c’est qu’elles n’ont souvent pas les moyens de leurs ambitions, et de ce fait sont tout de même contraintes à un minimum de sobriété dans le discours et même dans leurs actes.

Alors pour nous le peuple le choix ne va pas être compliqué : soit on sauve l’espérance de vie des riches et abaissons celles des autres, ceux qui travaillent, après avoir définitivement été transformés en esclaves ou chair à canons, soit on arrête les conneries et même si on fait tout ce qu’on peut pour sauver le maximum et de malades, en fabriquant tous nos masques et en respectant le maximum les mesures barrières pour le bien de tous, nous décidons de reprendre notre vie de libertés, avec ce qu’elle contient de risques et d’incertitudes. En faisant en sorte que tous les partisans du monde d’avant laissent la place à ceux du monde de demain, pour lesquels la lutte pour une alternative communiste sera à la hauteur des défis qui nous attendent.

Nous ne pouvons pas nous empêcher de vivre pour ne pas mourir, cela n’est pas humain.

Caleb Irri
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Ceci n’est pas un appel

Posté par calebirri le 5 avril 2020

J’avais préparé un énième appel destiné à motiver les troupes de la « vraie gauche » pour un rassemblement derrière l’indispensable changement de système que nous commande la situation actuelle…

Je voulais une fois encore, dans un non pas ultime mais répétitif espoir appeler à la convergence des luttes pour 2022, pour faire que les théories de Bernard Friot, le RIC et la mise en place d’une Assemblée Constituante soient l’eau, le ciment et le sable d’une alliance socialiste, démocratique et écologique, en guise de programme présidentiel pour ce qui semble être notre dernière chance. J’aurais aimé transporter d’espoir et d’énergie les foules entières de citoyens qui auraient compris à l’occasion du COVID-19 combien on leur a menti, comment on les a trompés, volés, utilisés, massacrés…. et qu’ils se penchent enfin sur les alternatives sérieuses qui remettent en cause le système actuel et permettent d’en entrevoir un autre…
J’aurais aussi aimé pouvoir expliquer comment, avec un autre mode de fonctionnement le COVID-19 lui-même n’aurait pas eu autant d’impact qu’en capitalisme, mais comment le prouver ?

Je rêvais alors de mettre en place une sorte de « groupe de travail », « d’intelligence collective » qui se chargerait du pouvoir non pas pour lui-même et ses donneurs d’ordre capitalistes mais pour mettre en place les conditions d’une véritable démocratie, en travaillant concrètement sur les propositions de Bernard Friot, avec comme bases le salaire à la qualification personnelle, la propriété d’usage et l’utilisation du RIC pour un changement radical de la production, de la consommation et des échanges…

Mais me voilà me relisant devant mon ordi : j’ai déjà écrit ça 20 fois, et tout le monde s’en tape ou presque. Et même si je suis persuadé que la grande majorité de mes compatriotes soutiendraient de tels changements s’ils savaient vraiment de quoi il s’agit, je sais que non seulement ce que je dis n’intéresse pas grand monde, mais en plus le fait que ce soit moi qui le dise limite encore plus la portée de ce que je dis. Si en tout et pour tout cet appel n’était lu ne serait-ce que 10 000 fois ce serait déjà un véritable exploit, mais même ainsi la portée serait ridicule, inopérante, inutile.

Alors je me suis dit procédons autrement : contactons tous les gens qui de près ou de loin gravitent autour des idées que je défends moi-même, et puis j’ai commencé une petite liste des gens « connus » que j’apprécie et qui pourraient relayer ce message. Mais comment d’abord leur faire parvenir un message à tous qui, dans la vie, ne sont pas forcément ni les meilleurs amis du monde ni même politiquement proches, et qui pour la plupart ont leurs idées bien arrêtées sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour « changer le monde » ? Pourtant sans eux il ne se passera rien ; et même avec eux cela sera difficile. J’en oublie sans doute un grand nombre et sans doute tous ne seraient pas d’accord pour figurer côte à côte parmi cette liste que je laisserai à la fin de cette absence d’appel. Les noms qui figureront ne sont donc pas des signataires ni des soutiens de ce « non-appel », que les choses soient bien claires. Mais rien ne m’interdit cependant de nommer ceux en qui j’espère un jour le rassemblement autour de la seule alternative susceptible selon moi de transformer réellement ce pays.

Bien sûr si je ne suis capable de convaincre personne de ceux-là -qui s’intéressent et connaissent bien ces sujets- alors comment convaincre ceux qui ne savent ni qui est Bernard Friot ni ce qu’il propose, ainsi que tous ceux qui n’en voudraient pas une fois qu’ils le connaîtront ? Les médias s’empresseraient de dénigrer son travail, à grands coups de « trop compliqué », « utopique », « dangereux » (« on a vu ce que ça donnait le communisme »), etc… Et même dans le cas où cet appel se diffusait et obtenait un écho favorable médiatiquement, que se passerait-il derrière ? La France serait-elle capable de soutenir dans sa majorité un changement si radical que celui proposé par Bernard Friot ? Et une Assemblée Constituante ? Sans doute pas, sans doute que les esprits ne sont pas encore prêts à se laisser convaincre par une vision du monde si différente de celle qu’ils connaissent aujourd’hui ?

Cela signifie in fine que faire un tel appel n’a pas de sens, et que le seul papier que je puisse faire est celui qui consiste à se lamenter une fois de plus sur notre sort et le chaos qui vient, à travers ce présent « non-appel » ; dire qu’en l’absence d’un tel rassemblement nous n’échapperons pas à la dictature, qu’elle soit celle de Macron ou de Le Pen, et que tous les efforts de ceux qui luttent chacun dans leur coin pour un autre modèle sont vains. Car ne croyez pas qu’ils changeront, ou qu’ils finiront par comprendre : ils se protégeront mieux la prochaine fois, c’est tout !

Ne restent donc plus pour les contestataires qu’à entrer dans la résistance, c’est-à-dire soit à se préparer et préparer les esprits pour après l’effondrement, soit se mettre à faire comme les riches, qui eux sont unis, et faire sécession.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Les personnes suivantes n’ont donc pas signé ce « non-appel » : je les place ici dans un ordre aléatoire, et je précise aussi que pour une raison ou pour une autre, et bien que je ne sois pas d’accord sur les opinions politiques de tel ou tel, j’estime ces hommes et femmes capables de réféchir positivement au monde qui vient.

Frédéric Lordon, Frédéric Taddéi, François Boulo, Aude Lancelin, Charlotte Girard, Emmanuel Todd, Olivier Berruyer, Bruno Gaccio, Juan Branco, Edwy Plenel, Denis Robert, Anasse Kazib, Daniel Schneidermann, Gaspard Glanz, Fabrice Arfi, François Ruffin, Daniel Mermet, Jérôme Rodriguez, Priscillia Ludosky, François Bégaudeau, Pablo Servigne, Paul Jorion, Jean Ziegler, Edgar Morin, Alain Damasio, Alain Deneault, Marc Endeweld, Thomas Piketty, Franck Lepage, Bruno Parmentier, Didier Maïsto,Kery James, Orelsan, David Dufresne, Philippe Pascot, Damien Saez, Keny Arkana, Aurelien Barreau, Maxime Renahy, Marie-Monique Robin, Vincent Cespedes, Monique Pinçon-Charlot, Gilles Balbastre, Eric Hazan, Olivier Besancenot, Jean-christophe Picard, Eric Toussaint, Thomas Porscher, Pierre Conesa, Baptiste Mylondo, Jeremie Zimmermann, François Surreau, Nicolas Hulot, Cyril Dion…..

Si jamais cela vous intéresse de découvrir quelles sont les théories de Friot il est très facile d’y accéder, pareil pour le RIC et l’Assemblée Constituante et pour ceux que ce non-appel intéresse, vous n’avez qu’à le transmettre à vos préférés de cette « non-liste » : on ne sait jamais…

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#onnoublierapas

Posté par calebirri le 28 mars 2020

Y en a marre. Y en a vraiment marre. Tous ces connards qui nous gouvernent, tous ces experts qui nous assènent leurs analyses de merde, tous ces philosophes qui veulent nous apprendre la vie, tous au chaud dans leurs apparts grand standing avec des revenus assurés et des comptes en banque bien remplis…

Vous n’êtes que des gros connards. Nous ne vous oublierons pas le moment venu. Tous ce que vous avez pu dire ou faire pourra être retenu contre vous.

Quand je pense que des gens vous font confiance, quand je pense qu’ils croient ce que vous dites, qu’ils suivent vos instructions et vos conseils de merde, ça me fout en l’air.

Et vous les citoyens, quand cesserez-vous de croire suppérieurs tous ces usurpateurs qui n’ont pour seule qualité que celle de savoir faire semblant ?

Semblant de savoir, semblant d’être forts, semblant d’être intelligents, semblant d’être bons ou semblant d’être humbles.

Tous les gens qui doivent décider actuellement de ce qu’il faut faire face au coronavirus en France comme ailleurs sont des cons qui comme vous et moi ne savent rien sur rien. Ils se sont élevés à cette position par une sorte de fatalité systémique qui pousse les plus orgueilleux et les plus vils, les plus cupides, à se mettre au dessus des autres en faisant semblant de savoir. Ils passent de l’agriculture à la culture en passant par l’économie ou l’écologie mais sont tout aussi incapables de gérer quoique ce soit d’autre que leur communication publique (et encore parfois).

Ces gens sont des branques, des incompétents qui sont complètement débordés par n’importe quelle situation « non normale ».

Si la chloroquine ne fonctionne pas sur tout le monde ni super bien qu’est-ce qu’on s’en tape s’il marche un peu ? Si les masques sont périmés mais qu’ils peuvent servir un peu et alors ? De toutes les manières nous n’avons rien de mieux je crois, non ? Vous serez tous comptables, vous les sachants/savants/experts/éditocrates/médecins de plateaux TV/philosphes de twitter et autres petits prétentieux. J’espère que les citoyens ne vous lâcheront pas. Qu’ils seront derrière vous pour vous mettre le nez dans votre caca.

EN attendant ce sont tous les pauvres et les précaires qui trinquent, toutes les femmes à qui ce gouvernement voulait bousiller encore la retraite, tous les malades et les pauvres qui bossent et qui meurent pour les autres, tandis que vous vous jettez sur la chloroquine au moindre doute sur votre santé. Vous me dégoûtez tellement. J’ai toujours pensé que détester les personnes était stupide et qu’il fallait toujours revenir au système qui a créé ces gens. Mais je ne peux m’empêcher de vous détester, tous dont je vois les forfaits commis sur twitter et ailleurs. Nous n’avez ni coeur ni esprit, avez-vous au moins une âme ? J’espère que la culpabilité et le regret vous rongent la nuit, avec la peur des conséquences de vos ignobles renoncements, arrangements, combines de merde pour biaiser les chiffres, louvoyer sur les retraites, détruire la démocratie et instaurer votre putain de dictature dans notre pays. Vous vous en mordrez les dents, l’Histoire retiendra votre forfaiture pour les siècles des siècles.

Allez brûler en enfer, vous ne méritez même pas qu’on vous nomme.

Caleb Irri

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covid-19 : les masques (enfin ceux qui restent) tombent

Posté par calebirri le 26 mars 2020

Ce n’est pas une petite histoire que ce coronavirus : il est les symptôme évident du dysfonctionnement de nos sociétés, le signal d’alarme que quelque chose de pourri est en train de détruire l’Humanité dans tous ses sens.

Dès le départ il y a eu un manque d’informations et de crédibilité des informations en provenance de la Chine. Lorsque le confinement a été imposé là-bas, ici on ne prenait le confinement que comme une preuve supplémentaire du caractère autoritaire des Chinois. Pensant avec la prétention habituelle des « Occidentaux » que si toutefois le virus passait par chez nous, on l’arrêterait bien vite.

Du coup, c’est dans une impréparation totale que le Covid-19 s’est propagé partout, présenté par nos gouvernants et tous les experts médiatiques habituels comme une « petite grippe » dont on faisait toute une histoire. Il nous semblait tout de même que la Chine en faisait un peu trop. En pensant plus ou moins secrètement que la dictature avait une vertu non négligeable, celle de nous protéger, nous les démocrates . Nos gouvernants l’assuraient alors : le virus ne passerait pas par nous.

Sauf que le travail des politiques n’est pas de savoir mais d’avoir l’air de savoir. Et c’est comme cela que même une fois en Italie le gouvernement français ne semble pas avoir pris la mesure de la gravité de la crise. Et on s’apercevra vite qu’en fait de préparation il n’y avait rien, ou si peu : nous n’étions tout simplement pas prêts. Pas assez de masques, pas assez de tests, pas assez de gels hydro-alcooliques, pas assez de respirateurs, pas assez de lits, pas assez de personnel, pas assez d’établissements…. Aujourd’hui les pays payent leurs politiques d’austérité, qui ont pelé les services publics jusqu’à l’os (surtout l’hôpital, de manière particulièrement brutale et systématique), rendant les services de santé exsangues pour le jour où une crise comme celle qui nous occupe aujourd’hui arriverait. Ce n’est pourtant pas faute d’en avoir prévenu tous les gouvernements successifs !

A cette crise de l’hôpital (baisse des effectifs, rémunération, mépris, formation, retraites, statut de la fonction publique, répression policière) a succédé le problème du « timing » et de la communication, avec des injonctions contradictoires au fur et à mesure que les jours passaient, et que les mauvaises nouvelles arrivaient d’Italie et d’ailleurs. On a accusé de ne pas être disciplinés les citoyens qui ont fait exactement ce qu’on leur disait de faire, et ils ont été voter malgré la crainte qu’on pouvait déjà sentir ici en France. Les médias ont comme à leur habitude relayé la parole gouvernementale sur toutes les chaînes et à toutes les heures, jusqu’au constat suivant : il fallait se confiner au plus vite. Plus d’une semaine après l’Italie, la France a cessé de faire la maline. Après avoir bien sûr dit non plus « Au revoir » mais « Adieu » à la solidarité européenne (ce n’est pas la plus grosse surprise de cette affaire). Peu à peu chacun s’est retiré chez soi avec les siens, et sauve qui peut, on ferme les frontières (tiens je croyais que c’était impossible ?). On se rue dans les magasins, on se bat pour du papier toilette, on fait de grandes annonces et de grandes promesses. Et nous n’avons toujours ni masques ni gel, ni pour les soignantes ni pour les Ehpad, ni pour les policiers ni pour les caissières.

Aujourd’hui les masques (ceux qui restaient) tombent en effet un par un : des pays volent les (vrais) masques de leurs alliés, d’autres veulent se réserver un vaccin, d’autres encore voudraient interdire de s’intéresser à un médicament potentiellement efficace. Des conflits d’intérêt apparaissent entre les labos en Chine, le mari de l’ex-ministre de la santé, et puis il y a les fake-news et les mensonges éhontés sur le port des masques et la prévoyance du gouvernement.

L’état d’urgence sanitaire, les drones, et les amendes disproportionnées (comme s’ils comptaient dessus pour rattraper les pertes économiques ?) ont fini de saboter ce qu’il restait de raison dans ce gouvernement. Comme on pouvait bien sûr le craindre des lois scélérates sont adoptées sans aucun contrôle ou presque, et on se prépare à détruire ce qui reste de droits sociaux en France (35heures, congés payés, heures supplémantaires) pour l’après-crise, car le confinement généralisé de la population entrainera inévitablement des catastrophes économiques majeures, après n’avoir fait que vaciller -provisoirement ?-
la bourse (doit-on s’en réjouir ?).

Bien sûr nous ne nions pas ici l’intéret de mesures fortes et contraignantes si elles sont vraiment provisoires et proportionnées, notamment en regard de ce qu’on exigera des riches pour participer à l’effort de reprise général. Mais l’expérience ne permet pas d’en être absolument certain…

Toujours est-il que nous ne sommes plus aujourd’hui -et pour combien de temps ?-
en démocratie en France, cela selon les critères du président lui-même. Le peuple accepte pour le moment cette situation car elle est de force majeure, mais il ne faut pas croire que cela suffira à éteindre les colères qui se font jour petit à petit…

Le fait que les « riches et puissants » de ce pays aient accès à des tests et des médicaments dont le peuple est dans son ensemble privé contribue à faire monter l’incompréhension et le mécontentement. S’il s’avérait que nous avions sous la main un médicament susceptible de fonctionner et que nous ne l’utilisions que pour certains ou pas à bon escient -le tout pour des raisons obscures et à éclaircir- alors le « crime contre l’Humanité » pourrait remplacer « la non-assistance à personne en danger »dans l’intitulé des plaintes qui seront déposées ultérieurement. Tandis que les soignants n’ont toujours pas assez de masques, que les chiffres de contamination sont biaisés par le manque de tests, et qu’on meurt en silence dans les Ehpads dont les morts ne sont pas comptabilisés sur l’épidémie. Pourtant, comme on ne meurt pas du froid en France mais de la misère, il est certain que si nous avions eu des masques, des respirateurs, des lits et des personnels en suffisance la crise ne serait pas la mêrme.

Toute la communication de ce gouvernement est une catastrophe dont on se servira sans doute plus tard dans les écoles pour savoir ce qu’il ne faut pas faire. Je sais bien que cette situation ne doit pas être facile à gérer mais l’amateurisme est ici poussé à son paroxysme.

En revanche question politique ils sont quand même forts : après nous avoir saoulé avec la réforme du chômage qui était si bonne qu’il a fallu en décaler l’application en catastrophe (elle écrasait comme on le disait depuis le début les plus fragiles), ils ont réussi à enterrer la réforme des retraites sans avoir à s’humilier encore plus suite aux nombreuses preuves flagrantes de leur incompétence sur ce projet. Au moins ici tout le monde s’en sort bien. Ou à peu près. D’ailleurs, ils vont avoir du mal à appliquer la réforme du chômage après l’hécatombe des faillites qui suivront le confinement, et à relancer celle des retraites compte-tenu de l’abaissement presque obligé de l’espérance de vie moyenne en France et en Europe suite au virus. Ils ne pourront plus dire qu’on doit travailler plus longtemps avant longtemps !

Maintenant la crise finira bien par passer, et il est certain qu’il faudra d’une manière ou d’une autre tirer les conséquences de ce qui peut sembler un des premiers signes tangibles de l’effondrement qui vient.

Certains veulent croire que les questions que cette crise posent sur le système mondialisé capitaliste vont faire peur à nos gouvernants et aux riches, et qu’ils vont de ce fait se préparer au changement de modèle de production, d’échange et de consommation. Et que la question écologique qui lui est attachée sera enfin réellement prise en compte : c’est à mon avius se tromper lourdement. Et plutôt deux fois qu’une. D’une part le système ne sera pas modifié, et d’une autre ce n’est pas la démocratie qui en sortira vainqueur. En réalité les riches qui déjà font sécession vont se barricader plus qu’avant encore : ils auront en plus des jets privés des petites structures privées dans lesquelles ils auront masques, respirateurs, meilleurs médecins et chloroquine à gogo.

Pour les pauvres, ils vont devoir bosser plus et plus dur, se taper les futurs virus et se contenter des masques en sopalin. Par contre ils oublieront vite, comme c’est le cas dans la plupart des pays pauvres, les contraintes écologiques ou biologiques : les gens vont logiquement se jeter sur le moment qui vient, car lorsqu’on vit au jour le jour, on ne se préoccupe pas de savoir si la semaine suivante l’air des riches sera plus pur que la semaine précédente. Il faut juste travailler pour manger, manger pour travailler.

En réalité le monde de demain, sans une prise de conscience massive de la part des citoyens (et non pas des gouvernants qui sont sans doute définitivement perdus), nous allons tout droit vers un système féodal dans lequel des Etats et des Entreprises permettront un niveau de vie formidable à une élite plus petite encore que celle d’hier et d’autrefois, avec une armée d’esclaves aisément remplaçables pour les servir. Il va falloir nous aussi faire sécession, sans faux espoir ni regret, avec des risques mais aussi de la responsabilité. Nous empêcher de vivre pour ne pas mourrir est une idée qui n’a pas d’avenir.

Caleb Irri
http://calebirri/unblog.fr

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